CH99499A - Métier à tisser des tiges végétales semi-rigides. - Google Patents

Métier à tisser des tiges végétales semi-rigides.

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Fiacre Leger Jules
Theodore Leger Louis
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Fiacre Leger Jules
Theodore Leger Louis
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    • DTEXTILES; PAPER
    • D03WEAVING
    • D03DWOVEN FABRICS; METHODS OF WEAVING; LOOMS
    • D03D41/00Looms not otherwise provided for, e.g. for weaving chenille yarn; Details peculiar to these looms

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  • Textile Engineering (AREA)
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Description


  Métier à tisser des tiges végétales semi-rigides.    La présente invention se rapporte à un  métier à tisser des tiges végétales     semi-rigi-          des,    en vue d'obtenir un tissu ou réseau cons  titué par des tiges végétales semi-rigides telles  que jonc, bambou, roseau, osier et autres  analogues.  



  Les tiges peuvent être employées entières  ou être refendues; elles peuvent être impré  gnées ensuite ou recouvertes de tous in  grédients capables d'en modifier les qualités  ou défauts naturels.  



  Le réseau obtenu peut être à mailles aussi  serrées que le permet la flexibilité des brins       utilisés.     



  Ce réseau végétal peut être utilisé dans  beaucoup de cas comme le serait un réseau  ou un grillage métallique. Il peut notam  ment servir d'armature à tous genres de pan  neaux, revêtements, cloisonnements ou parois.  



  Dans le dessin joint, on a représenté  schématiquement et à titre d'exemple, une  forme     d'exécutiun    de l'objet de l'invention.  



       Fig.    1 est une vue de côté du métier, au  cun bâti n'étant indiqué;         Fig.    2 est une vue de côté du dispositif  donnant une tension supplémentaire aux  brins de lisière;       Fig.    3 montre une forme d'exécution d'un  réseau obtenu par le fonctionnement du  métier;       Fig.    4 est une vue de face partielle d'une  remisse du     métier;          Fig.    5 montre à une plus grande échelle  une vue partielle d'un détail de la     fig.    4;       Fig.    6 est une vue en coupe suivant la  ligne     A-A    de la     fig.    5;

         Fig.    7 est une vue partielle de face du  battant;       Fig.    8 montre à une plus grande échelle  une vue partielle de face, partie en coupe du  battant;       Fig.    9 est une coupe suivant la ligne       B-B    de la     fig.    8;       Fig.    10 montre une vue et une coupe  d'une autre forme d'exécution d'un réseau  obtenu par le fonctionnement .du métier.  



  Les fils 1 (impairs) et 2 (pairs) de la  chaîne constituée par des tiges végétales que  l'on peut abouter au fur et à mesure du tis  sage, passent à travers un peigne 3; puis,      dirigés par un groupe de rouleaux 4, 9, ils  passent sous un rouleau 5 plongé dans une  cuve 7.  



       Cette    cuve contient de l'eau ou un autre  liquide assouplissant, ou encore d'autres in  grédients, par exemple, pour imprégner ou  enduire les fils.  



  Une brosse 8 enlève l'excédent du liquide  entraîné. Un autre groupe rouleaux, 6, 9, est  disposé au-dessus de cette brosse; le rouleau  9 de chaque groupe qui sert de rouleau com  presseur et que l'on peut serrer contre 4     resp.     6, assure une tension régulière de l'ensemble.  



  Un autre peigne, 10, disposé à la suite,  maintient la régularité de     l'ensouple.     



  La nappe de fils 1, 2 passe ensuite entre  un groupe de rouleaux 11, 12 et 13; 13 peut  être serré contre 12.  



  Le serrage des rouleaux 9 et 13 contre les  rouleaux correspondants est réglable par tous  moyens appropriés.  



  Pour obtenir un réseau régulier, les lisières  (le la chaîne sont constituées au. moyen de  deux ou plusieurs fils accolés; on donne à ces  fils une tension plus grande à cause de la  traction exercée sur eux par la trame. Ce  résultat est obtenu en faisant passer les fils  de lisière sur des rouleaux supplémentaires  14 et 15 dont celui 14 est soumis à l'action  d'un contrepoids 16     (fig.    2).  



  Sortant des rouleaux 12 (ou 15) la. nappe  de fils ayant alors la tension voulue, se par  tage en deux parties: les fils pairs viennent  passer dans la remisse 17, les fils impairs  dans la remisse 16. De là tous les fils passent  dans le peigne 18 du     battant    19, dans lequel  est lancée la trame 34.  



  A la suite du     battant    est constitué le ré  seau tissé.  



  Ce réseau, contournant un rouleau 20,  vient s'enrouler sur un rouleau 21.  



  Les remisses 16 et 17 sont semblables.  Comme elles doivent agir sur des fils plus  résistants que les fils des étoffes, elles sont  constituées par des cadres et des lisses 22 ri  gides     (fig.    4, 5 et 6). Ces dernières sont main  tenues dans les lames supérieures et infé  rieures des cadres.    Ces cadres sont suspendus à des câbles  23 passant sur des poulies 24     convenabla-          ment    fixées sur le bâti     (fig.    1).  



  Chaque lisse 22 est constituée par une  tige rigide comportant au milieu de sa lon  gueur un évidement 48, dans lequel sont lo  gées l'une au-dessus de l'autre, deux petites  poulies à gorge 25 entre lesquelles passent  les fils de chaîne. L'ouverture entre les  gorges des poulies représente le maillon des  lisses. Ces poulies permettent aux tiges végé  tales de la chaîne de glisser plus facilement,  surtout au passage des agrafes d'aboutement.  



  Les remisses 16 et 17 peuvent être cons  truites de manière à permettre de régler  l'écartement des lisses. Par exemple, les  extrémités des lisses peuvent s'engager dans  des rainures longitudinales des lames supé  rieurs et inférieures des cadres et y être  fixées au moyen de boulons passant par des  fentes longitudinales desdites lames. La par  tie latérale 49     (fig.    4) du cadre peut être dis  posée de manière amovible dans le but de  pouvoir augmenter ou diminuer le nombre des  lisses des remisses, suivant l'écartement dé  siré des lisses.  



  Les cadres 16 et 17 peuvent     manoeuvrer     librement suspendus aux câbles 23, mais ils       manoeuvreront    plus sûrement, s'ils sont gui  dés par des glissières (non indiquées sur le  dessin).  



  Les remisses 16 et 17 sont     manoeuvrées     par deux pédales 26 et 27 pivotant autour  d'un point 28. Des câbles 29 et 30, relient  chaque pédale à la remisse correspondante.  Ces câbles sont guidés par des poulies 31  et 32.  



  Pour diminuer l'amplitude du mouvement  des pédales et pour faciliter par conséquent  le travail du tisseur, on peut aussi intercaler  entre les pédales et les remisses un jeu de le  viers, ou tout autre dispositif donnant le  même résultat.  



  L'amplitude du mouvement des remisses a  besoin d'être grande, parce qu'entre les nappes  des fils pairs et impairs doit être lancée la  navette 33 portant la trame 34. Cette navette  est d'une forme habituelle, mais ses dimen-           sions    en sont très augmentées à cause de la  grosse section du fil de trame. Comme fil de  trame on peut     utiliser    des tiges végétales  semblables à celles qu'on emploie pour la  chaîne. En employant des tiges aboutées,  telles que celles de la     chaîne,    on obtient des  tissus du genre représenté dans la     fig.    3. Mais  on peut aussi employer comme trame des  tiges rigides de bambou, roseau etc. non abou  tées.

   Dans ce cas, on obtient un tissu, tel que  celui représenté à la     fig.    10.  



  Au cas où l'on utilise comme trame des  tiges végétales semi-rigides aboutées, on  emploie une navette comportant de préfé  rence une cannette constituée par une bobine  en bois du genre des     bobines    de fils de son  neries électriques.  



  Cette     navette    fonctionne comme celle des  métiers     â        tisser.    Elle passe le fil de trame,  dont la duite est serrée par le peigne 18 du  battant 19.  



  Ce battant, à cause de sa longue course C,  nécessitée encore par les dimensions de la na  vette 33, ne peut pas être pratiquement du  type oscillant courant. Il comporte     (fig.    1  et 7) un cadre 19 roulant à chacune de ses  extrémités au moyen des galets 35 entre des  glissières 36. Ce battant est     manoeuvré    au  moyen d'une poignée 37.  



  Les dents du peigne 18 du     battant,    ainsi  que celles des peignes 3 et 10, sont consti  tuées par des tiges 38     (fig.    7, 8 et 9) de sec  tion circulaire pouvant tourner facilement  autour de leur axe longitudinal dans des trous  aménagés dans les traverses du cadre corres  pondant.  



  Cette mobilité des dents des peignes di  minue l'effort de friction des fils contre  elles et surtout ne permet pas aux aspérités  créées par les     aboutages,    de s'y accrocher.  



  A chaque extrémité de la partie infé  rieure du cadre 19 est fixé un taquet 39.  Chacun de ces taquets actionne à chaque  serrage de duite, un cliquet 40.  



  Ces deux cliquets sont disposés à la glis  sière     inférieure    36 et chacun d'eux est sou  mis à l'action d'un ressort non dessiné, qui    tend à maintenir le     cliquet    dans la position  dessinée. Dans     cette    dernière chaque cliquet  40 s'engage dans une roue à rochet 41. Les  deux roues 41 sont disposées aux extrémités  du tambour 21, sur lequel s'enroule le tissu  obtenu par le fonctionnement du métier.  



  Au tambour 21 est fixé un câble 43, qui  passe sur une     poulie    44, et qui soutient un  contrepoids 42. Ce dernier tend à faire tourner  le tambour dans la direction de la flèche in  diquée à la     fig.    1. Tant que les     cliquets    40  s'engagent dans les roues 41, le tambour 21  ne peut pas tourner. Mais à la fin du mouve  ment d'aller du battant, les taquets 39 vien  nent buter contre les cliquets 40 et les dé  gagent des roues 41 de manière que l'action  du contrepoids 42 fasse tourner le tambour  21.

   Ce mouvement de rotation du tambour  est interrompu lorsque par suite du mouve  ment de retour du battant les taquets 39 dé  gagent les cliquets 40, qui par l'action des  ressorts     mentionnés    viennent bloquer de nou  veau le tambour 21 en s'engageant     dans    les  roues 41.  



  Nous venons de décrire le fonctionnement  du métier dans sa marche la plus simple.  Pour la confection des tissus ou réseaux en  visagés pourraient être employées la plupart  des armatures utilisées dans les étoffes, tant  en couleurs unies     qu'en    couleurs variées.    Dans l'exemple décrit, on a supposé que  le métier était actionné par le tisseur, mais  il est évident qu'on peut utiliser une autre  force motrice     quelconque.       Si l'on emploie comme trame des tiges  végétales qui bien que semi-rigides ne se  laissent plus mettre sous forme - de bobine,  ces tiges pourraient être placées à la main  successivement sur le     battant    entre chaque  nappe de fil. Elles pourraient aussi être  mises en place par tout distributeur méca  nique convenablement choisi.

    



  Entre le rouleau 20 et l'ensouple 21 on  pourrait aussi installer tout dispositif con  venable     d'enduisage,        d'imprégnation    ou de  peinture du réseau obtenu.

Claims (1)

  1. REVENDICATION Métier à tisser des tiges végétales semi- rigides, caractérisé par plusieurs groupes de rouleaux et par des peignes, ces peignes et ces rouleaux étant destinés à étaler les tiges vé gétales, formant la chaîne, en une nappe et à leur donner une tension suffisante, par des remisses dont les lisses sont rigides et munies chacune d'au moins une paire de poulies à gorge entre lesquelles passe un fil de la chaîne, et caractérisé par un battant à mou- @ement de va-et-vient rectiligne et roulant au moyen de galets entre des glissières et par un tambour pour enrouler le tissu obtenu par le fonctionnement du métier.
    SOUS-REVENDICATIONS: 1 Métier suivant la revendication, caracté risé en ce qu'une cuve contenant un li quide pour traiter la chaîne est interposée entre deux groupes consécutifs de rouleaux. Métier suivant la revendication, caracté risé en ce que les peignes sont munis de dents constituées par des tiges de section circulaire pouvant tourner autour de leur axe longitudinal pour éviter l'accrochage des aspérités des tiges. 3 Métier suivant la revendication, caracté risé en ce que le battant comporte un peigne, dont les dents sont constituées par des tiges de section circulaire pouvant tour ner autour de leur axe longitudinal. 4 Métier suivant la, revendication, caracté risé en ce que les remisses sont construites de manière à permettre de régler l'écarte ment de leurs lisses.
    5 Métier suivant la revendication, caracté risé en ce que sur les extrémités du tam bour sont calées des roues à rochet, dans les quelles s'engagent sous l'action de ressorts, des cliquets se trouvant dans le trajet de taquets fixés .au battant et destinés à dé gager les cliquets desdites roues chaque fois que le battant est arrivé à la, fin de sa, course aller, de manière qu'un contrepoids relié au tambour par un câble fasse tour ner le tambour jusqu'à ce que par suite du mouvement de retour du battant les taquets se dégagent des cliquets, qui s'engagent de nouveau clans les roues à rochet en blo quant ainsi le tambour.
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