Dispositif de commande pour soupapes, vannes et autres organes obturateurs analogues. La présente invention- se rapporte à un dispositif de commande pour soupapes, van nes et autres organes obturateurs analogues.
Dans la commande des soupapes et au tres organes obturateurs analogues, il est im portant d'assurer la commande complète des- dits organes, tandis que, d'autre part, il est non. moins important d'empêcher un serrage excessif des organes lorsqu'ils atteignent les limites ., de leur- mouvement. Jusqu'ici on - a proposé pour ces organes, soit une commande par .embrayage à glissement, soit une com mande par moteur électrique dans laquelle -le moteur est mis hors circuit avant que -les limites précitées ne soient atteintes.
La pre mière commande est peu pratique, car elle nécessite un réglage délicat de l'embrayage à glissement: la seconde commande est éga lement peu pratique parce qu'elle dépend du moteur pour la- position finale de l'organe commandé et d'un moment limité pour en empêcher le serrage exagéré. De plus, la dernière commande, la plus commune d'ail leurs, comporte un moteur à vitesse relati vement faible . nécessitant un coupleur. de manaeuvre (controller) plus ou moins compli qué et coûteux.
Le dispositif de commande qui fait l'objet de cette invention comporte une unité motrice pour actionner l'organe à commander par l'intermédiaire d'un membre commandé relié à l'unité motrice par un engrenage de transmission, cet engrenage comprenant une pièce mobile normalement enrayée, en com binaison avec des moyens pour la relâcher et produire un dégagement sensiblement ins- tântanné dudit membre commandé de l'unité motrice quand celui-ci , a exécuté un mouve ment déterminé.
Sur les dessins. annexés, donnés à titre d'exemple, on a représenté plusieurs formes d'exécution de l'objet de l'invention, dans lesquelles l'unité motrice est formée par un petit moteur électrique; .
La fig. 1 est une vue en élévation de l'ensemble d'une forme d'exécution pour la commande d'une vanne; La fig. 2 est une coupe verticale de cette forme d'exécution; La fig. 3 est une coupe verticale de la même forme d'exécution, mais faite suivant un plan à angle dc-oit par rapport à la fig. 2; La fig. 4 est une vue en plan d'une par tie d'un mécanisme limiteur du dispositif; La fig. 5 'est une vue en plan d'une au tre partie de ce mécanisme limiteur; La fig. 6 est un schéma des moyens élec triques pour la commande du dispositif;
Les fig. 7 et 8 représentent, schémâti- -quement, quelques variantes de ces moyens de commande; La fig. 9 est en partie une coupe, en partie une élévation d'une variante du mé canisme moteur avec des moyens de com mande associés; La fig. 10 est une coupe horizontale d'une autre forme d'exécution de l'objet de l'invention; La fig. 11 est une coupe suivant la li gne 2-2 de la fig. <B><I>10;</I></B> La fig. 12 -est- une vue en plan corres pondant à- la fig. 10, sans moteur de com mande et avec une partie de carter arra chée;
La fig. 13 est une vue de côté de droite de la fig. 10, sans moteur de commande et avec le couvercle d'un carter enlevé; La fig. 14 est une vue en détail des parties que montre la fig. 10; La fig. 15, enfin, est un schéma des cir cuits électriques pour le moteur de commande de cette forme d'exécution.
Le mécanisme de la première forme d'exécution représentée aux fig. 1 à 5 com porte un arbre commandé 1, un arbre de commande 2 (fig. 2), un engrenage plané taire réducteur de vitesse 3 pour relier Par-. bre commandé à l'arbre de commande et un petit moteur électrique à grande vitesse 4 (fig. 3) relié à l'arbre de commande 2 par l'intermédiaire d'une roue hélicoïdale 6 et d'une vis sans fin 5. Les arbres et l'engre nage sont montés dans un carter 7 et le mo teur 4 est porte par un prolongement tubu. laire 8 dudit carter.
Le carter porte aussi un mécanisme limiteur dont on parlera plus loin et l'ensemble du mécanisme surmonte le corps de vanne 10 (fig. 1) pourvu d'un joug 11 auquel le mécanisme est assujetti au moyen d'une plaque de serrage 12 et de boulons de serrage 13 de façon que l'arbre commandé 1 soit parallèle à la tige 15 de commande de la vanne. Cet arbre est pourvu d'un pignon 16 engrenant avec une roue dentée 17, formant écrou, montée sur la tige 15. Un mouvement de rotation de la roue dentée 17 produit un mouvement de mon tée ou de descente de la tige 15 pour-ou- vrir ou fermer la vanne, suivant le sens de rotation de ladite roue.
L'arbre 1 est aussi muni d'un volant de manoeuvre 18 (fig. 1) permettant de le faire tourner à la main dans les conditions spécifiées plus loin.
L'arbre commandé 1 tourne dans un pa lier 20 porté par une des parois du carter 7; un prolongement 11, dudit arbre fait saillie à travers la paroi opposée du carter. L'arbre de commande 2 est creux et monté sur le prolongement 1a de l'arbre 1; il tourne à une extrémité dans un palier 22 formé dans une paroi du carter 7. L'arbre 2 porte la roue hélicoïdale 6 fixée sur lui; il porte également un pignon 23 qui est l'un des éléments de l'engrenage planétaire 3. Sur l'arbre 1 est fixé un plateau 24 portant des pignons 25 engrenant avec le pignon 23 de l'arbre 2 et avec une couronne 26 dentée intérieurement et montée de manière à pouvoir tourner dans le carter 7.
La couronne précitée forme un second élément de l'engrenage planétaire dont les pignons 25 constituent les organes planétaires proprement dits. La couronne 26 est logée entre un épaulement annulaire 27 ménagé à l'intérieur du carter et une ou plusieurs tiges 28 vissées dans la paroi du- dit carter. Elle présente une rainure périphé rique 29 destinée à recevoir les becs d'un double cliquet 30(fig. 3). A l'intérieur de la rainure 29 se trouve une saillie transversale 31 avec laquelle coopère le cliquet 30 et qui sert d'arrêt pour ladite couronne.
Le cliquet 30 est monté de manière à. pouvoir osciller sur un axe 32 (fig. 2). afin que lorsqu'un de ses becs s'engage dans la rainure 29, l'autre en soit dégagé. De cette façon; le cliquet 30 peut être basculé pour empêcher:la couronne 26 de tourner dans l'un ou l'autre sens tout en lui permettant de tourner dans le sens opposé d'une quantité correspondant-.à la longueur périphérique de la rainure 29, qui, comme on peut le voir, permet une révolu tion sensiblement complète de la couronne.
Cet engrenage détermine une commande à vitesse réduite de l'arbre 1 par l'arbre 2 et comme on le comprend, l'effet dudit engre nage peut être modifié par enrayage de la couronne 26 ; lorsque cette couronne est li bre, les pignons 25 peuvent tourner sur leurs axes respectifs sans produire de. couple ap préciable sur l'arbre 1.
De cette façon, le moteur .commandant l'arbre 1 dans l'un ou l'autre sens par l'inter médiaire de l'engrenage planétaire, .ledit ar bre peut "être libéré du moteur d'une ma nière sensiblement instantanée par simple déplacement du cliquet 30 hors du trajet de la saillie' 31.
Par suite, en déplaçant le cli- quet 36 aux moments propices, la: soupape peut-être commandée jusqu'aux limites de sa course, puis être instantanément libérée dû moteur, pour la protéger contre un déplace ment excessif et contre un serrage anormal: Puis, si le moteur est mis hors circuit en même temps que s'achève la commande, son inertie peut être utilisée pour continuer la rotation de la couronne de l'engrenage pla nétaire afin de réengager la saillie 31 avec le bec abaissé du cliquet et de produire ainsi un coup brusque sur la soupape pour bien appliquer celle-ci dans sa position terminale.
De plus, si l'on fait tourner la couronne 26 pour produire le fonctionnement . qui- vient d'être décrit, on remarquera que lors de la mise en marche de l'arbre 1 dans un sens opposé, la couronne devra faire pratiquement une révolution complète avant d'être arrêtée. par le cliquet. Cette particularité permet, au moteur de prendre de la vitesse, .pratique ment sans aucune charge, suffisamment pour. amorcer par son inertie le. =mouvement: de l'arbre 1 par un coup brusque lôrs de l'arrêt soudain de la couronné.
Le cliquet 30 peut être aussi actionné au moyen d'une poignée 33 (fig. 2) permettant de l'amener à une position neutre dans la quelle ses deux bées sont dégagés de la rainure de la couronne 26 de l'engrenage planétaire. Cette position du cliquet permet un jeu non limité de la couronne dans les deux sens et elle permet donc à l'arbre com mandé d'être actionné librement dans l'un ou l'autre sens au - moyen du volant 18. La poi gnée 33 porte une broche 33a disposée de manière à pouvoir s'engager dans une ou verture 33" du carter, afin de bloquer le cli- quet 30 en position neutre pendant la ma- noeuvre du volant -18.
Les arbres et organes dentés ci-dessus décrits sont disposés de manière à pouvoir "être introduits à l'intérieur du carter à tra vers une ouverture latérale recevant la par tie amovible 71, dudit carter, laquelle porte le palier 22 pour l'arbre de commande et l'arbre commandé. Le moteur 4 -est monté avec son arbre à angle droit par rapport-à l'arbre de commande et à l'arbre commandé et son arbre tourne dans des paliers à billes 34, 35 portés par des parois opposées du carter. La vis sans 'fin 5 est fixée sur l'ar bre du moteur entre ces paliers; elle -a un diamètre qui permet de la faire. passer. à travers le palier 35.
Les pièces peuvent être ainsi rapidement assemblées; le carter peut être rempli d'huile de. graissage pour les or ganes dentés qui y sont renfermés.
Le prolongement<B>1-</B> de l'arbre commandé 1, fait saillie hors du. carter 7 (fig. 2); il est relié par un pignon 36, un pignon fou 37 et un pignon 38 à une tige filetée rotative 39 qui commande un curseur mobile 40 du mé canisme. limiteur- ci-dessus mentionné. Ledit mécanisme limiteur est :monté dans la par tie supérieure.7" du carter. sous un couver- clé amovible 711; il comprend des moyens placés sous la dépendance. du curseur- 40,.
pour produire le déplacement du cliquet 30, et clés interrupteurs 41. et ..2 placés.. -égale-. ment sous la dépendance du curseur 40 pour interrompre le circuit du moteur de com mande.
Les moyens pour produire le déplacement du cliquet 30 comportent une barre 43 (fig. 3 et 4) montée à coulisse à l'intérieur du carter parallèlement à la tige filetée 39 et reliée par une broche 44 à un levier coudé 45. Ce dernier est articulé sur une tige 46 disposée perpendiculairement au pivot du cli- quet 30 et il coopère avec un second levier, 47, également articulé sur la tige 46 pour agir directement sur le cliquet 30.
Le levier 47 porte deux oreilles espacées 48, 49, qui enfourchent un doigt radial 30$ du cliquet 30 de manière que ledit cliquet puisse être déplacé par les oscillations du levier 47; des broches espacées 50, 51 sont prévues sur le levier 47 de part et d'autre d'un prolonge ment 52 du levier 45 de manière à réaliser une liaison à mouvement à vide entre les dits leviers. Le levier 47 présente en outre à une de ses extrémités une partie formant came 53 en prise avec un galet 54 porté par un piston 55 pressé par un ressort, la disposition de ces parties étant telle qu'elle assure l'oscillation du levier 47 par un mou vement brusque afin de déplacer le cliquet 30 par un coup brusque.
Ainsi qu'il est fa cile de comprendre, la barre coulissante 43 constitue la partie de commande des orga nes qui viennent d'être décrits et par l'os cillation du levier 45 amorce et continue le mouvement du levier 47 dans les deux sens jusqu'a ce que le sommet du bossage de la carne 53 dépasse le galet 54, après quoi la commande du levier 47 est abandonnée au piston à ressort 55. La barre 43 est fi letée et porte vissées sur elle, deux butées 56, 57 disposées sur le parcours du curseur mo bile 40 (fig. 2 et 4); de cette façon, les or ganes produisant le déplacement du cliquet sont, comme on le voit, mis sous la dépen dance du curseur mobile 40.
En d'autres termes, si ce dernier est déplacé de bas en haut, il obligera à un certain moment la bu tée 57 à déplacer la barre 43 dans le même sens et, au moyen des leviers 45 et 47, à déplacer le cliquet 30 dans une direction correspondante, tandis que, si le curseur 40 est mû de haut en bas, il fera mouvoir la barre 43 dans une direction opposée et le cliquet sera également déplacé dans une di rection opposée. Par suite, en réglant la po sition des butées 56, 57 par rapport au cur seur mobile, en laissant une tolérance pour le mouvement à vide dans la liaison entre la barre 43 et le cliquet 30, ce dernier peut être déplacé automatiquement en même temps que la soupape atteint les limites de son mouvement.
Les interrupteurs limiteurs 41 et 42 sont tous deux construits de la même manière et sont d'un type courant. Si l'on examine en particulier l'interrupteur 41, on voit en fig. 5 qu'il comporte un contact fixe 58, porté par un support 59 fixé sur une paroi du carter, et un contact mobile 60 porté par un levier coudé 61 articulé sur le support 59 en 62, le levier 61 étant muni d'un ressort à bou din 63 travaillant à la tractation et également relié au support 59. Le ressort 63 est relié auxdits leviers et supports de manière à pou voir être déplacé transversalement au point d'articulation 62 à la suite de l'oscillation du levier de manière à produire une com mande dudit levier pour mettre. en prise ou dégager les contacts d'une façon brusque.
Le levier 61 de chaque interrupteur limi teur a une extrémité en fourche 64 et le curseur mobile 40 est muni de doigts 65 et 66 coopérant avec lesdites fourches des in terrupteurs 41 et 42 respectivement. La dis position da ces parties est telle que pour un mouvement du curseur 40 dans -des direc tions opposées à partir d'une position inter- médiaire, ledit curseur vienne en prise sélec tivement avec les leviers des deux interrup. teurs de manière à disposer ceux-ci pour leur ouverture rapide au moyen de leurs res sorts 63.
En outre, la disposition est telle que, lors du mouvement de retour du cur seur 40 après qu'il a produit l'ouverture de l'un ou l'autre interrupteur; il ramène immé diatement le levier de cet. interrupteur en. position pour permettre L, son ressort 63 de le refermer. Les doigts 65 et 66 sont reliés au curseur 40 au moyen des tiges filetées 67 et 68 respectivement qui permettent le ré glage des doigts par rapport audit curseur.
Par conséquent, par un réglage approprié des doigts 65 et 66, on peut occasionner l'ou verture automatique des interrupteurs 41, 42 simultanément avec le déplacement du cli- quet 30, grâce à quoi le moteur peut être mis hors circuit comme l'indique la fig. 6, simultanément avec le dégagement de l'arbre commandé de l'arbre de commande.
Sur la fig. 6, le moteur de commande est représenté schématiquement avec un induit A et un enroulement de champ de série F. Il est commandé par les interrupteurs limi teurs 41 et 42 et par un coupleur-combina- teur 70 à tambour inverseur, ces interrup teurs et ce coupleur-combinateur étant figu rés schématiquement. Le coupleur-corribina- teur 70 comporte une série de contacts 71, 72, 73, 74 et 75 et deux jeux de segments de contacts coopérants pour être mis alter nativement en prise avec ladite série de con tact.
Un des jeux de segments comporte un segment 76 destiné à former un pont sur les contacts 71 et 72 et un segment 77 de vant former pont sur les contacts 73, 74; l'autre jeu de segments comprend un seg ment 78 destiné à former pont sur les con tacts 72 et 73 et un segment 79 destiné à former pont sur les contacts 74 et 75.
Les deux interrupteurs limiteurs étant fermés et les segments étant dans la position représen tée en fig. 6, le circuit du moteur est établi de la manière suivante: à partir de la ligne, L, par le conducteur 80, le contact 73, le segment 77, le contact 74, le conducteur 81, l'induit du moteur de gauche à droite, le conducteur 82, le contact 72, le segment 76, le contact 77, le conducteur 83, l'interrup teur limiteur 42, le conducteur 84, l'enrou lement de champ en série F pour se rejoin dre à la ligne L'.
Le courant passant dans ce circuit fait tourner le moteur dans un sens et entretient sa marche d'une manière continue jusqu'à ce que le curseur mobile 40 déplace le cliquet 80 pour interrompre la commande mécanique et pour ouvrir simul tanément l'interrupteur 42, ouvrant ainsi le circuit du moteur, après quoi, comme il a été dit plus haut, le moteur produit par son inertie un coup brusque sur la soupape pour bien l'appliquer dans la position terminale. Pour déplacer la soupape dans la direction opposée, le coupleur-combinateur devra être mû de façon à dégager les segments 76 et 77 des contacts 71 à 75 et à mettre en prise les segments 78 et 79 avec lesdits contacts.
Le circuit du moteur est alors établi, à par tir de la ligne L, par le conducteur 80, le contact 73, le segment 78, le contact 72, le conducteur 82, l'induit du moteur de droite à gauche, le conducteur 81, le contact 74, le segment 79, le contact 75, le conducteur 85, l'interrupteur limiteur 41, les conducteurs 86 et 84, l'enroulement de champ en série F pour se rejoindre à la ligne L'. Ces con nexions provoquent le renversement du sens de courant dans l'induit du moteur et par suite, le renversement du mouvement de la soupape en dépendance du curseur 40 pour déplacer à nouveau le cliquet 30 en vue de l'interruption de la commande mécanique et ouvrir simultanément l'interrupteur limiteur 41 avec le résultat précédemment indiqué.
Le coupleur-combinateur 70 peut d'ailleurs être actionné pour arrêter et mettre en mar che le moteur à volonté entre les limites; pour indiquer la position de la soupape, on a prévu les lampes de signalisation 87 et 88. La lampe 87 est montée entre la ligne L et l'interrupteur limiteur 42; par suite elle s'allume chaque fois que l'interrupteur 42 est fermé et elle est éteinte par l'ouverture de l'interrupteur tandis que la lampe 88 est placée entre la ligne L et l'interrupteur li miteur 41 par lequel elle est commandée de la même manière.
L'allumage des deux lam pes 87 et 88 indique donc la fermeture des deux interrupteurs limiteurs et indique par conséquent que la soupape occupe une posi tion intermédiaire, tandis que l'extinction des lampes indique au contraire l'ouverture des interrupteurs limiteurs respectifs et montre par suite que la soupape se trouve dans une des positions limites correspondantes.
Dans la pratique, il peut parfois être avantageux de faire actionner le cliquet 30 par voie électromagnétique au lieu de mé canique, comme il a été dit plus haut; la fig. 7 représente un tel mécanisme de com mande du cliquet. Comme on le voit sur cette figure, le cliquet 30 est dans ce cas muni de deux solénoïdes de commande 89 et 90, le premier servant à le faire osciller vers la gauche, tandis que le second sert à le basculer vers la droite. Ces solénoïdes ont une connexion commune 91 sur la ligne L et des connexions indépendantes sur des con tacts auxiliaires des interrupteurs limiteurs. Le solénoïde 89 est relié par le conducteur 92 à un contact 93 disposé de manière à être relié à un contact 94 par un pont de con tact 95 porté par le levier de l'interrupteur 41 duquel il est isolé.
Le contact 94 est re lié au contact fixe principal de l'interrupteur limiteur et la disposition est telle que le pont de contact 95 ponte les contacts 93 et 94 lorsque l'interrupteur limiteur se meut vers la position d'ouverture, mais avant le dégagement de ses contacts principaux. Le solénoïde 90 est relié par le conducteur 96 à des contacts auxiliaires semblables de l'in terrupteur limiteur 42, les moyens de com mande étant, à d'autres points de vue, iden tiques à ceux que représente la fig. 6. Il ré sulte de ce qui précède que chaque interrup teur limiteur, lorsqu'il est actionné par le curseur 40, commence par faire exciter son solénoïde respectif pour déplacer le cliquet 30, puis cesse aussitôt d'exciter ce solénoïde, ce qui interrompt le circuit du moteur avec les résultats déjà exposés plus haut.
Il peut être avantageux aussi dans la pratique, parfois, de substituer une pièce coulissante au cliquet oscillant 30; la fig. 8 représente une variante de ce genre. Cette variante comporte un verrou 97 portant un ressort 98 destiné à l'avancer dans la rai nure de la couronne 26 de l'engrenage pla nétaire et un enroulement électromagnétique 99 servant à le retirer de ladite rainure, cet enroulement étant commandé par les inter rupteurs limiteurs et par le coupleur-combi- nateur 70.
Les interrupteurs limiteurs ont des contacts auxiliaires semblables à ceux de la fig. 7 et le coupleur-combinateur 70 est construit comme il a été décrit, avec addition de contacts extrêmes 100 et 101 et d'un prolongement des segments 76 et 79 pour venir respectivement en prise avec ces contacts additionnels. L'enroulement 99 est relié, â une extrémité, par le conducteur 102 à la ligne L; son extrémité opposée est re liée par des branches parallèles aux contacts 100 et 101 à travers les contacts auxiliaires des interrupteurs limiteurs 41 et 42 respec tivement.
Cette disposition est telle qu'avec le coupleur-combinateur 70 dans la position représentée, le déplacement de l'interrup teur limiteur 41 ferme le circuit de la ligne L à travers l'enroulement 99 par le conduc teur 103, les contacts auxiliaires de l'inter rupteur limiteur 42, le conducteur 104, le contact 100, le segment 76, le contact 71 et de là les contacts principaux de l'inter rupteur limiteur 42, l'enroulement de champ du moteur jusqu'à la ligne L'.
Il en résulte que, lorsque l'enroulement 99 est excité, le verrou 97 est retiré (ou dégagé de la rai nure 26), ce qui interrompt la commande mécanique et au moment de l'ouverture de l'interrupteur limiteur pour mettre le moteur hors circuit, l'enroulement cesse d'être excité pour permettre au verrou 97 de rentrer dans la rainure, ce qui produit les mêmes résul tats que le déplacement du cliquet double 30.
D'autre part, lorsque le coupleur-combinateur 70 est dans la position inverse, le bascule- ment de l'interrupteur limiteur 42 ferme le circuit de l'enroulement 99 depuis sa borne supérieure par le conducteur 105 à travers les contacts auxiliaires dudit interrupteur limiteur, par le conducteur 106, le contact 101, le segment 79, le contact 75 et de là par les contacts principaux de l'interrupteur limiteur 41, ce quia pour effet de dégager le verrou 97, puis le rendre libre de la ma nière qui vient d'être décrite.
Dans le cas où le dispositif doit servir â la commande de vannes devant recevoir un coup de serrage sensible aux limites de leur course, il convient d'adopter la forme d'exé cution de la fig. 9.
Le mécanisme de commande 110 de celle- ci est semblable à celui 'décrit plus haut et comporte un petit moteur électrique à grande- vitesse 113 actionnant par un engrenage (non représenté) un membre portant plusieurs pignons planétaires 114 engrenant avec le pignon 115 fixé à l'arbre commandé 116 et engrenant aussi avec la courronne rotative à denture intérieure 117. L'arbre 116 est dis posé pour être relié à la soupape à comman der et comme on le comprend, la commande de cet arbre par le moteur est en dépen dance de l'enrayage de la couronne 117.
De cette façon, la couronne 117 étant enrayée pour provoquer la commande de l'arbre 116, cet arbre peut être sensiblement instantané ment dégagé du moteur pour l'arrêt du pre mier par simple relâchement de la couronne. Comme dans le premier exemple, la cou ronne 117 est pourvue d'une rainure péri phérique 118 dans laquelle est prévue la saillie 119 coopérant avec le verrou coulissant 120 disposé pour être avancé dans la rainure et en être retiré.
Dans l'exemple de la fig. 9, le verrou coulissant 120 est fixé au noyau plongeur 121 d'un solénoïde 122. Celui-ci comporte une pièce de fermeture fixe 123 et le noyau 121 renferme, dans un évidement, un ressort à boudin 124 s'appuyant contre un bouchon fileté 123a vissé dans la pièce de fermeture 123 et tendant à pousser le noyau 121 vers le bas. De cette façon, le verrou 120 est sollicité à prendre sa position de verrouillage et peut en être retiré par le solénoïde 122 lors de son excitation, ledit solénoïde étant destiné à être intercalé dans le circuit du moteur et à agir seulement à la suite d'une surcharge prédéterminée dans ledit circuit.
Le solénoïde 122 est aussi utilisé pour interrompre le circuit du moteur et à cet effet il est combiné avec un interrupteur comportant un contact fixe 125 et un con- tact mobile 126 lequel fait normalement contact avec le contact fixe 125 et peut être écarté par la goupille 127 solidaire du noyau 121 et pouvant coulisser dans le bouchon 123a.
Le poste de commande 112 comporte une plaque de base 130 portant un interrupteur comprenant un électro-aimant 131 avec une armature mobile 132 constituant un bras de contact et pouvant s'engager avec une che ville de contact fixe 133. Le bras de con tact 132 s'appuïïe, en basculant, en 134 sur une console 135 et est relié, à son extré mité libre, par un ressort .l36 à une oreille 137 fixée à la plaque de base 130, ce res sort tendant à écarter le bras de contact 132 de l'électro-aimant 131 et de la cheville de contact 133. L'électro-aimant 131 ne sert que de moyen de retenue pour le bras de contact 132 qui devra être amené, à la main, en poçition de fermeture du circuit en ap puyant sur un bouton 138 établi à cet effet.
Ce bouton peut glisser dans la paroi anté rieure de la boîte 140 et comporte un pro longement 141 faisant saillie par le bras de contact 132 et portant une tête de contact 142 destinée à s'introduire entre deux lames de contact 143, 144 fixées à la plaque de base 130. En outre, le prolongement 141 porte un ressort à boudin 145 procurant une liaison à mouvement à vide entre le bouton 138 et le bras de contact 132, grâce à quoi, ce dernier étant dégagé, l'appui sur le bou ton 138 fait glisser la tête de contact 142 entre les lames 143, 144 antérieurement à la mise en position de fermeture de circuit dudit bras de contact.
D'autre part, la dis position des parties est telle qu'après mise en position de fermeture de circuit du bras de contact 132 et après relâchement du bou ton de pression 138, le ressort 145 portant contre le bras de contact produit le retrait de la pièce de contact 142 d'entre les lames de contact 143, 144. Le poste de commande comporte aussi un bouton de pression 146 permettant d'agir sur la queue du bras de contact 132 pour le dégager par force de l'électro-aimant de retenue 131. Les boutons de pression 138 et 146 sont prévus pour la mise en marche et l'arrêt du moteur et une lampe de signalisation 151 est logée à l'intérieur de la boîte 140. Comme on le voit au dessin, le bouton de pression 138 commande, par la pièce de contact 142, une dérivation de solénoïde de surcharge 122.
Quant aux connexions électriques, le mo teur 113 est du type en série et comporte un induit <I>a</I> et des enroulements de champ<I>f</I> alimentés par les lignes L2 <I>LI.</I> Le moteur est réversible par renversement du sens du courant passant par son induit et il est com biné avec un commutateur bipolaire 152.
Lorsque le commutateur 152 est dans la position représentée, en appuyant sur le bou ton de pression 138, on complète un circuit depuis la ligne L2 par la cheville de contact 133, le bras de contact 132, la console 135, l'enroulement de l'électro-aimant 131, le con ducteur 153, le pôle supérieur du commuta teur 152, le conducteur 154, l'induit a du moteur, le conducteur 155, le pôle inférieur du commutateur 152, le conducteur 156, le contact 143, le 'contact 142, le contact 144, les conducteurs<B>1.57,</B> 158, les enroulements de champ f du moteur à la ligne L3.
Par suite de ces connexions, le moteur 113 est mis en marche avec le solénoïde 122 désexcité, assurant par là l'avancement du verrou en position de verrouillage. Et, en supposant que le démarrage du moteur, comme décrit, tendra à faire tourner la cou ronne 119 dans le sens du mouvement des aiguilles d'une montre, on remarquera que ladite couronne sera à même d'exécuter une révolution sensiblement complète antérieure ment à l'enrayage par le verrou 120 et commencera, par conséquent, la rotation de l'arbre commandé avec un coup d'attaque prononcé.
Puis, en supposant la retenue du bouton de pression 138 pour le pontage des lames de contact 143, 144 de façon à main tenir le court-circuit sur le solénoïde 122 l'établissement des connexions de commande continuera à- se maintenir, indépendamment des relations de serrage de la partie com mandée. Mais si l'on suppose que l'organe commandé soit en mouvement et que le bouton de pression 138 soit dégagé, le solé noïde 122 sera intercalé dans le circuit du moteur, passant du commutateur<B>152</B> par le conducteur 169, l'interrupteur 125, 126 et le solénoïde 122 aux enroulements de champ du moteur.
Le solénoïde, toutefois, étant dis posé pour répondre seulement à une sur charge dans le circuit du moteur; demeurera inerte jusqu'à ce que l'organe commandé se bloque à la fin de son mouvement ou que son mouvement soit autrement entravé, après quoi, par .suite de sa construction, il agira pour retirer le verrou 120 pour rom pre par là sensiblement instantanément les connexions de commande. De plus, le solé noïde 122 ouvrira l'interrupteur 125, 126 pour interrompre le circuit du moteur.
Il produira donc sa désexcitation, mais entre- temps, l'interruption du circuit du moteur aura entraîné la désexcitation de l'électro aimant 131 et le basculement du bras de contact 132, lequel, en ouvrant le contact en 133, introduira dans le circuit du moteur la lampe 151 qui y est reliée en dérivation et qui présente une résistance de valeur telle qu'elle empêche la remise en marche du mo teur.- Cependant, l'inertie du moteur l'obligera à continuer sa rotation pendant une période de temps déterminée et à faire tourner la couronne 117 jusqu'it ce que la saillie 119 de celle-ci heurte le verrou 120, revenu pour communiquer un coup d'application final à l'organe commandé.
Lorsque le commutateur 152 est tourné à son autre position extrême, les moyens de commande fonctionneront comme précédem ment, mais de faon à faire mouvoir l'or gane commandé dans le sens inverse, et avec le moteur en mouvement dans l'un ou l'autre sens, la pression sur le bouton 146 fera arrêter le fonctionnement du moteur in dépendamment de la position de l'organe commandé. On comprend qu'en appuyant sur le bouton 146, on produira le basculement du bras de contact 132 pour introduire la lampe<B>151</B> dans le circuit du moteur avec le résultat exposé ci-dessus.
La lampe 151 est introduite dans le cir cuit quand l'interrupteur 131, 132 est ouvert et sera retranché du circuit quand ledit in terrupteur est fermé. Par conséquent, l'allu mage de la lampe 151 indiquera le repos ou l'inaction du moteur, tandis que son extinc tion indiquera l'opération active du moteur.
On conçoit que le solénoïde 122 peut être établi de façon à répondre à toute surcharge prédéterminée sur le moteur et que la sen sibilité du solénoïde représenté peut être réglée par ajustement du bouchon fileté 123a. En vissant celui-ci davantage dans la pièce 123, on donne lieu à une réduction de la sensibilité dudit solénoïde par suite d'une plus grande compression du ressort 124, tan dis qu'un ajustement inverse du bouchon 123'1 provoque une augmentation de la sensibilité dudit solénoïde par suite d'une réduction de la compression dudit ressort.
En ce qui concerne la forme d'exécution des fig. 10 à 15, l'arbre commandé 201 est monté dans un palier 209 (fig. 11) sur l'une des parois du carter 207; il comporte un prolongement 201a sur lequel est monté, de manière à pouvoir tourner, l'arbre de com mande 202 lequel est de forme tubulaire et s'engage dans un palier 210 de la paroi op posée dudit carter. La roue hélicoïdale 2021, est fixée à l'arbre de commande 202, tandis que la vis 205 est fixée à un arbre 211, tournant dans des paliers appropriés 212 et 213 (fig. 10) dans des parois opposées du carter; l'arbre 211 est relié au moyen d'un accouplement 214 à l'arbre du moteur.
L'en grenage planétaire 203 comprend un pignon 203a fixé à l'arbre de commande 202, un certain nombre de pignons 203" portés par un disque 215 (fig. 11), calé à son tour sur l'arbre commandé 201, et une couronne 203 dentée intérieurement, les pignons 2031, étant disposés entre le pignon 24a et la couronne dentée 203 et engrenant avec eux. La cou ronne dentée 203 est montée, de manière à pouvoir tourner, dans un support 216 m6- nagé à -l'intérieur du carter; elle constitue l'organe susceptible d'être enrayé et libéré dont il a été parlé plus haut.
Ainsi qu'il est facile de le comprendre, l'enrayage de la couronne 203 a pour effet de rendre soli daire l'engrenage planétaire de l'arbre de commande et de l'arbre commandé, ledit en grenage planétaire établissant la connexion entre ces deux arbres; lorsque la couronne est laissée libre, au contraire, l'engrenage peut tourner librement et l'arbre commandé cesse d'être entraîné par l'arbre de . coin-- mande.
Au point de vue de ce qui vient d'être dit, le mécanisme de commande est sembla ble à celui décrit pour le premier exemple.
Les organes utilisés dans la variante considérée ici pour enrayer la couronne 203 de l'engrenage planétaire comprennent deux verrous 218, 219 (fig. 11) montés de ma nière à pouvoir coulisser dans une -cloison intermédiaire 220 du carter 207. Ces verrous sont placés côte à côte immédiatement au- dessus de la couronne 203e et cette dernière comporte des rainures périphériques 221 et 222 destinées à recevoir lesdits verrous; de plus, des saillies 223 et 224 (fig. 10) sont placés dans les rainures 221 et 222 respec tivement, de façon que les verrous viennent buter contre elles.
Chacune des saillies pré sente des extrémités droites et une surface supérieure inclinée de manière à former came pour le but qui sera indiqué plus loin. Ces saillies sont opposées l'une à l'autre et pla cées à une distance convenable l'une de l'autre, à la périphérie de la couronne, pour empêcher la rotation de cette dernière dans les deux sens lorsque les deux verrous sont introduits dans l'espace compris entre les deux saillies.
D'autre part, la disposition est telle que, si l'on suppose que le moteur tend à faire tourner la couronne en sens inverse du mouvement des aiguilles d'une montre (fig. 10), le retrait du verrou 219, ait pour effet de rendre libre la couronne et de lui permettre de tourner dans le sens précité, tandis que la saillie 223 après un peu moins d'un tour de couronne vient rencontrer le verrou 218 et arrête de nouveau la couronne.
Inversement, si l'on suppose que le moteur tend à faire tourner la couronne dans le sens du mouvement des aiguilles d'une mon tre, le retrait du verrou<B>218</B> a pour effet de libérer la couronne en lui permettant de tour ner dans cette direction, tandis que la sail lie 224, après que la couronne a effectué un peu moins d'un tour, vient buter contre le verrou 219 et arrête de nouveau la cou ronne.
De cette facon, si l'on suppose que les deux verrous sont engagés dans leurs rainu res correspondantes, l'engrenage planétaire relie l'arbre commandé à l'arbre de com mande de telle manière que le premier soit entraîné par le second dans l'un ou l'autre sens et sans jeu. Si alors le verrou qui en raye la couronne est retiré, l'arbre commandé est dégagé de l'arbre de commande, ce qui permet à la couronne de tourner jusqu'à ce qu'elle soit arrêtée par l'autre verrou.
Si le sens de rotation de la commande est alors renversé, sans nouvel engagement du verrou retiré, la couronne pourra tourner librement jusqu'à ce que la saillie agissant en dernier lieu vienne buter contre la face opposée du verrou inséré, ce qui a pour effet de rétablir la connexion entre l'arbre commandé et l'or gane de commande et avec un choc brusque au premier. Si l'on suppose, par conséquent, qu'il s'agit de la commande d'une vanne, le mécanisme ci-dessus décrit permet de déga ger celle-ci rapidement, lorsqu'elle est appli quée sur son siège, et de l'écarter de son siège par un choc brusque; ainsi que cela sera exposé, des moyens sont prévus pour retirer les verrous automatiquement et d'une manière sélective, à des limites données et pour interrompre le courant du moteur de commande.
Les moyens limiteurs pour le retrait des verrous comprennent un levier de commande 230 (fig. 11) pour le verrou 218 et un levier de commande 231 (fig. 10 et 11) pour le verrou 219, ces deux leviers pivotant sur un arbre 232 qui passe à travers le carter 207 et qui est supporté dans les parois opposées de ce dernier. Ainsi qu'on le verra plus loin, ces leviers sont reliés avec jeu aux verrous, et ils sont munis, respectivement, de galets 233, 234 qui coopèrent avec des cames 235, 236 d'un organe baladeur 237 (fig. 1() et 14) relié à l'arbre commandé 201.
De plus, les cames, pendant qu'elles se déplacent, d'un mouvement rectiligne, avec l'organe baladeur, sont animées d'un mouvement de rotation et, dans des positions données de l'organe bala deur précité, lesdites cames tournent contre leurs galets respectifs pour faire osciller, d'une manière sélective, l'un ou l'autre des leviers 230, 231 pour le retrait sélectif des verrous.
Le levier 231 (fig. 10) comporte un pro longement 2311, en forme de fourche et sur l'arbre 232 est monté un levier coudé 238 présentant une oreille latérale 238', qui se place dans la fourche du levier 231 ; le levier 238 comporte aussi une partie en forme de fourche se trouvant en prise avec le verrou 2l9. L'oreille 238 est de dimension telle qu'elle puisse se loger avec jeu dans la four che du levier 231, afin de réaliser une liai son à mouvement à vide entre lesdits leviers. Un ressort 239 est intercalé entre une par tie du carter et une oreille 231b du levier 231 pour incliner celui-ci vers la position re présentée sur la fig. 10.
En d'autres termes, le ressort 239 fait prendre au levier 231 une direction telle que son galet soit amené sur le parcours de l'organe baladeur et que le verrou soit repoussé vers le bas, pour être amené en prise avec la couronne. Par suite, lorsque le levier 231 est actionné par l'or gane baladeur, il rattrappe d'abord le jeu existant entre ce dernier et le levier 238, après quoi il soulève le verrou pour dégager l'extrémité droite de la saillie 224 ce qui li bère la couronne; le jeu entre les leviers 231 et 238 permet ensuite un mouvement limité vers le haut du levier 238, indépen damment du levier 231, dans un but qui sera indiqué plus loin.
Le levier 230 (fig. 11) comporte une partie 2301, également en forme de fourche; avec ce levier est combiné un levier coudé 240 relié au verrou 218 et muni d'une oreille latérale 240a se projetant dans la partie 2301, en forme de fourche. Le le vier 230 est également muni d'un ressort 241 correspondant au ressort 239 et servant aussi à incliner ledit levier de la même manière et dans le même but que pour le levier 231.
De plus, le levier 230 est muni d'une tige filetée allongée 242 (fig. 11) pour son galet 233, ladite tige étant montée; de manière à pouvoir tourner, entre le levier précité et un bras de support 230b en saillie sur le moyeu du levier. Le galet 233 est vissé sur la tige 242; il est, par suite réglable par rapport au galet 234, ce qui permet de régler les limites entre lesquelles travaille l'arbre com mandé, ledit galet 233 pouvant être bloqué dans la position ajustée par une vis de ser rage 243 dont un fil métallique 244 empêche la rotation.
Les cames 235 et 236 (fig. 10 et 14) sont montées, de manière à pouvoir glisser, sur un arbre carré 246; elles sont comprises entre des bras 237a et 237b de l'organe ba ladeur 237, lequel comporte une traverse ou joug vissée sur un arbre fileté 246. La came 235 s'ajuste sur l'arbre 245 pour tourner avec lui, tandis que la came 236 est montée sur ledit arbre de manière à pouvoir y tour ner; elle est munie de dents 2361, destinées à venir en prise avec des dents 235a de la came 235.
La came 236 comporte en outre un moyeu 236b à gorge périphérique, qui peut tourner sur un palier de bras 2371, de l'organe baladeur, la disposition étant telle que la came précitée 236 puisse être déga gée de la came 235, tournée ensuite pour être réglée par rapport à celle-ci et remise enfin en prise avec elle.
Comme on le verra, ce réglage permet aussi de faire varier les limites entre lesquelles travaille l'organe commandé et pour permettre de maintenir les cames dans la position voulue de solida rité l'une par rapport à l'autre, l'organe ba ladeur est muni d'une vis de serrage 247 pouvant se placer dans la gorge périphérique du moyeu 236b. Par suite, ainsi qu'il est fa- cile de le comprendre, l'arbre fileté 246 as sure le mouvement de l'organe 237 pour pousser les cames le long de l'arbre carré 245, tandis que ce dernier produit la rota tion des cames pendant leur mouvement rec tiligne.
Les deux arbres 245 et 246 sont touril- lonnés dans des paliers des parois opposées du carter; les extrémités supérieures des deux arbres font saillie à travers le carter comme le montre la fig. 12. Sur l'arbre 245 (voir la même figure) est calée une roue dentée 250, tandis que l'arbre 246 porte, fixée sur lui, une roue dentée 251; la roue 250 est commandée, d'une manière intermittente, par l'arbre commandé 201, tandis que la roue 251 est commandée d'une manière continue par ledit arbre.
La roue 251 est actionnée par un pignon 252 (fig. 11 et 12) calé sur le prolongement 2011, de l'arbre de com mande 201, par l'intermédiaire d'un pignon 253 fou sur un tourillon 254 fixé à la paroi correspondante du carter, tandis que la roue 250 est actionnée par le même pignon par l'intermédiaire d'un secteur denté 255 fixé sur le moyeu du pignon fou 253 et engre nant avec un second pignon fou, 256, qui à son tour engrène avec la roue 250.
Ainsi qu'il a été dit plus haut, l'arbre fileté 246 est ainsi entraîné d'une manière continue par l'arbre 201 à une vitesse déterminée par les diamètres respectifs de la roue 251 et du pignon 252, tandis que l'arbre 245 por tant les cames est seulement commandé par intermittences ou, en d'autres termes, pas à pas, chaque pas de rotation dépendant d'un mouvement angulaire donné ou d'un nombre donné de tours de l'arbre 201 suivant le rapport de transmission des roues dentées. Comme le montre le dessin, le secteur denté 255 n'a que deux.dents et le pignon fou 253 a un diamètre supérieur à celui du pignon 252; par suite l'arbre 245 ne fait qu'une fraction de tour pour un certain nombre de tours de l'arbre commandé.
Il résulte de ce qui précède que l'organe baladeur, par son mouvement rectiligne, as- sure l'alignement des cames avec leurs galets respectifs pour des opérations données de l'arbre commandé, tandis que la rotation des cames, lorsqu'elles sont ainsi alignées, avec leurs galets, assure la commande des leviers portant lesdits galets et par conséquent le retrait des verrous correspondants. Il est 6vi- dent, par suite, que la rotation intermittente des cames permet au mécanisme d'assurer rapidement et efficacement l'alignement des cames avec leurs galets avant leur rotation contre ces derniers, tandis que les réglages précités du galet 233 et de la came 236 permettent de faire varier largement les li mites auxquelles les verrous sont retirés.
Les moyens commandant la fourniture de l'énergie au moteur électrique comportent, comme on le voit mieux sur la fig. 13, deux paires de contacts fixes 260-261 et 262-263, un contact mobile 264 formant pont pour la première et un autre contact mobile, ,'365, pour la dernière. Chacun desdits contacts fixes comporte une portée de pivotement 266 sur une plaque de support angulaire 267 et un organe à ressort de pression 268 pour maintenir ladite portée-pivot appliquée élas- tiquement contre la plaque 267 et sur le parcours du contact mobile correspondant, les plaques de support de tous les contacts étant fixées sur un bloc isolant 269.
Ce der nier est monté dans une chambre rectangu laire ménagée sur le côté du carter 207 (fig. 12) et il est muni de bornes pour toutes les connexions nécessaires des contacts. Les contacts mobiles formant ponts 264, 265, d'autre part, sont montés respectivement sur les bras verticaux des leviers coudés 240 et 238 qui, ainsi que cela a été décrit précé demment, sont en prise directement avec les verrous 218 et 219 respectivement. Chacun des contacts mobiles formant ponts comporte un cylindre fixé par un boulon isolé 270 à l'extrémité de son levier correspondant et, comme le montre la fig. 10,
chacun de ces contacts vient en prise avec les contacts fixes correspondants et les relie dans la po sition normale de son levier de support, c'est-à-dire dans la position dudit levier as- surant l'abaissement du verrou correspon dant.
Par suite, lorsque l'un des verrous est retiré, comme cela a été dit plus haut, son levier de commande correspondant tend aussi à retirer le contact porté par lui et à s'éloi gner des contacts fixes correspondants, mais ces derniers sont disposés de manière à main tenir le circuit fermé pendant tout le mou vement du levier. D'autre part, chaque con tact mobile est établi de manière à être dé gagé de ses contacts fixes par un faible mouvement supplémentaire du levier de sup port correspondant, les surfaces inclinées pré citées des saillies 2\'3, 224 portées par la couronne 203 assurant ce mouvement ulté rieur des leviers.
Par exemple, si l'on sup pose que la couronne 203 tend à tourner en sens inverse du mouvement des aiguilles d'une montre et que le verrou 219 est retiré, comme il a été indiqué plus haut, la saillie 221 de la couronne passe sous le verrou pré cité et, par l'intermédiaire de la surface in clinée, il le soulève pour produire le mouve ment additionnel du levier coudé 238. Si l'on suppose maintenant que la couronne 203 tende à tourner dans le sens du mou vement des aiguilles d'une montre et que le verrou 218 soit retiré, la couronne tournera de manière à repousser la saillie 223 sous ledit verrou et, par l'intermédiaire de la sur face inclinée, il le soulèvera pour produire le mouvement additionnel du levier coudé correspondant.
Comme la connexion à mou vement à vide existant entre chaque paire de leviers 238, 231 et 240, 230 laisse au premier levier de chaque paire la liberté de se mouvoir indépendamment de l'autre sui vant le retrait des verrous par l'effet de l'organe baladeur, le mouvement ultérieur des leviers 238 et 240 pour le dégagement du contact porté par eux des contacts fixes correspondants ne sera pas contrarié par le frottement des organes.
De plus, comme la couronne 203 , lorsqu'elle est libérée, tourne à une vitesse très rapidement croissante, les saillies biseautées de ladite couronne donne ront une commande rapide des verrous et une commande rapide des Contacts mobiles pour les dégager des contacts fixes et avec les leviers 238 et 240 établis comme sur le dessin, un léger mouvement desdits leviers aux verrous déterminera un mouvement d'écar tement relativement grand entre les contacts.
Avec la dispo.@ition de circuit électrique ci-après décrite, il convient, après l'ouverture de chaque interrupteur limiteur, d'en empê cher la fermeture à nouveau pendant la marche en 'sens inverse du moteur, tandis que les organes de commande décrits tendent à libérer lesdits interrupteurs pour leur fer meture, aussitôt que la couronne a tourné d'une quantité suffisante pour dégager les saillies 223 et 224 de sous leurs verrous correspondants.
Pour obtenir ce résultat, les leviers 238 et 240 sont respectivement mu nis de chevilles 238 et 240 formant saillie latéralement (fig. 11 et 13), tandis qu'un cli- quet de verrouillage 271 (fig. 10 et 13) pour lesdites chevilles est monté à pivot sur un support 272 à l'intérieur du carter, un res sort 273 amenant ledit cliquet dans la posi tion de verrouillage.
La disposition est telle que l'ouverture de l'un ou l'autre interrup teur ait pour effet d'amener en prise la che ville correspondante avec ledit cliquet pour maintenir ouvert l'interrupteur, tandis que le cliquet a une forme telle qu'il libère l'inter rupteur ainsi maintenu lorsqu'il est soumis à l'action de son ressort de rappel 239 ou 241, à la suite de l'éloignement de l'organe bala deur du trajet du levier correspondant par suite du renversement de marche du moteur de commande.
La fig. 15 montre schématiquement le moteur électrique 4 avec un induit A et un enroulement de champ en série F; cette figure montre aussi schématiquement les in terrupteurs limiteurs ci-dessus décrits et un coupleur combinateur à tambour 275 pour compléter le circuit du moteur à travers les interrupteurs limiteurs et pour renverser le sens de passage, du courant à travers l'induit du moteur. Les deux interrupteurs limiteurs sont montés en série avec le moteur, l'un étant compris dans les connexions du moteur pour 1a marche en avant et l'autre étant compris dans les connexions du moteur pour la marche arrière.
D'une manière plus pré cise, avec le coupleur-combinateur à tambour dans la position représentée le circuit part de la ligne L, renferme les contacts 276, 277, 278, le conducteur 279, l'induit A (le courant passant de gauche à droite), le con ducteur 280, les contacts 281, 282 et 283, le conducteur 284, les contacts 260, 264 et 261 de l'un des interrupteurs limiteurs, le conducteur 285 et l'enroulement de Champ F du moteur et revient à la ligne L'.
D'autre part, avec le coupleur- combinateur à tambour dans son autre position,. le circuit est com plété, à partir de la ligne L, par les con tacts 276, 286 et 281, le conducteur 280, l'induit A du moteur (le courant passant de droite à gauche), le conducteur 279, les con tacts 276, 287 et 288, les conducteurs 289, les contacts 262, 265 et 263 de l'autre in terrupteur limiteur et l'enroulement de champ F du moteur, avec retour à la ligne L' comme décrit plus haut. Ainsi l'un des interrupteurs limiteurs sert à interrompre le circuit du moteur quand celui-ci agit dans une direction donnée, tan dis que l'autre sert à interrompre le circuit du moteur quand le moteur agit dans la di rection opposée.
Le mécanisme décrit produit une manoeuvre rapide de chaque interrupteur limiteur pour une interruption rapide du cir cuit du moteur simultanément avec le déga gement de la couronne 203 pour l'interrup tion de la liaison de commande. Par suite, la rotation de la couronne 203 et le réta blissement de la liaison de commande par rotation de ladite couronne de la manière décrite ci-dessus, dépendra du mouvement d'inertie du moteur au moment du change ment de marche de celui-ci, et comme on le comprend, l'un ou l'autre des interrupteurs limiteurs sera toujours fermé, grâce à quoi, le moteur, après avoir été arrêté, peut être mis en marche dans une direction opposée.
On remarquera, en outre, que le méca nisme limiteur décrit provoque la remise en place du verrou retiré et la fermeture de l'interrupteur ouvert lors d'un mouvement inverse d'amplitude relativement faible de l'organe baladeur et ainsi le dispositif com mandé peut être renversé en un point quel conque entre des limites éloignées, ce qui est souvent très avantageux.