CORPS DE VALVE POUR PULVERISATEUR
La présente invention concerne les corps de valve pour pulvérisateur ou analogue, comportant essentiellement un manchon de support de valve, un manchon de raccordement avec une poche apte à contenir un fluide, et des moyens pour relier les deux manchons, les deux manchons constituant un canal étanche pour permettre l'éjection du fluide contenu dans la poche en vue de sa pulvérisation.
Ces corps de valve trouvent des applications particulièrement avantageuses dans les bouteilles de pulvérisation de produits tels que des produits cosmétiques, alimentaires, thérapeutiques, etc.
On connaît déjà des pulvérisateurs comme celui qui est partiellement et schématiquement illustré sur la figure 1. Un tel pulvérisateur comporte essentiellement un corps de valve 101 comprenant un manchon 102 de support de valve de pulvérisation 103, un manchon de raccordement 104 avec une poche 105 apte à contenir un fluide à pulvériser. En général, la poche 105 est enfermée dans une enceinte étanche 106, le corps de valve 101 étant solidaire d'un orifice 107 réalisé dans la paroi de cette enceinte étanche de façon que la sortie de pulvérisation 108 de la valve 103 soit située à l'extérieur 109 de l'enceinte 106 mais que la poche 105 soit entièrement contenue dans cette enceinte. Un tel système de pulvérisation est connu en lui-même et fonctionne de la façon suivante :
Le fluide à pulvériser est contenu dans la poche 105 tandis qu'un fluide éjecteur sous pression est introduit dans l'enceinte 106 dans l'espace 110 compris entre la paroi de l'enceinte et la poche 105. Quand la valve 103 est actionnée, le fluide contenu dans la poche 105 mis en pression par le fluide éjecteur traverse le corps de valve 101 et est pulvérisé à la sortie 108.
L'un des problèmes qui se posent lors de la réalisation d'un tel pulvérisateur est la construction du corps de valve 101 et son raccordement avec la poche 105. Dans la majorité des cas, le raccordement se fait lors de la réalisation de la poche par superposition de deux feuilles étanches 111, 112 dont les bords 113, 114 sont soudés entre eux en emprisonnant le manchon de raccordement 104 de façon que le canal 115 défini dans le corps de valve débouche à l'intérieur de la poche 105.
L'une des solutions qui a été retenue pour réaliser la soudure des bords des feuilles avec le manchon de raccordement 104 est celle qui consiste à donner au manchon une forme
cylindrique munie de deux ailettes 116, 117 diamétralement opposées sur lesquelles viennent s'appuyer les deux feuilles de façon que, lorsque la soudure est effectuée entre les deux feuilles et le manchon, les ailettes contribuent à assurer une continuité des bords des deux feuilles sans angle vif important pour obtenir une parfaite étanchéité. Cette solution donne de très bons résultats mais peut présenter des inconvénients.
L'un de ces inconvénients est constitué par le fait qu'il n'est généralement pas possible d'exercer des pressions importantes sur le manchon de raccordement via les feuilles lors de la soudure, ce qui entraîne parfois des soudures dont la fiabilité n'est pas certaine et donc des fuites au niveau du raccordement avec la poche. Cet inconvénient oblige à effectuer des tests d' étanchéité sur tous les pulvérisateurs réalisés selon cette technique.
Un autre inconvénient est constitué par le fait que, comme ces corps de valve sont généralement réalisés par moulage et que les ailettes présentent un encombrement non négligeable, les moules utilisés pour la réalisation de ces corps de valve ont une structure relativement compliquée et onéreuse, comme les moules dits "à coulisseaux". Cette réalisation est par exemple décrite dans le DE-G-93 00 288.
Il a été proposé des solutions pour tenter de pallier les inconvénients mentionnés ci- dessus, notamment comme celle qui est exposée dans le FR-A-2 792 620.
La solution donnée dans ce dernier document permet de réaliser relativement facilement, séparément, chaque élément du pulvérisateur, notamment par la technique du moulage. En revanche, le nombre important de tous ces éléments, le corps de valve, les éléments constitutifs de la valve, les poches, l'adaptateur, etc., et leur montage, font perdre tout le bénéfice de leur réalisation relativement aisée.
La présente invention a donc pour but de réaliser un corps de valve qui pallie les inconvénients mentionnés ci-dessus. Plus précisément, la présente invention a pour objet un corps de valve pour pulvérisateur ou analogue, comportant essentiellement un manchon de support de valve apte à contenir les éléments constitutifs d'une valve, un manchon de raccordement avec une poche apte à contenir un fluide, et des moyens pour relier les deux manchons, les deux manchons définissant un canal étanche pour permettre l'éjection d'un fluide en vue de sa pulvérisation, ledit manchon de raccordement étant constitué par deux parois en forme de voûtes courbes se rejoignant suivant un plan de jonction pour former une pièce de forme sensiblement cylindrique présentant une symétrie par rapport à deux plans perpendiculaires se coupant suivant son axe de symétrie, ledit plan de jonction constituant l'un des deux plans de symétrie, la surface extérieure de ces deux voûtes présentant en chaque point un rayon de
courbure dont la valeur est supérieure à la distance séparant ce point et l'axe de symétrie, chacun des deux dièdres tangents à la surface extérieure des deux voûtes et ayant pour arêtes les deux droites communes de ces deux surfaces dans ledit plan de jonction, ayant un angle au sommet inférieur à 180°, caractérisé par le fait que ledit manchon de support de valve apte à contemr les éléments constitutifs d'une valve présente une surface extérieure de forme sensiblement cylindrique et que ladite pièce de forme sensiblement cylindrique constituant le manchon de raccordement est entièrement contenue dans le volume défini par l'enveloppe de la surface extérieure cylindrique du manchon de support de valve.
D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront au cours de la description suivante donnée en regard des dessins annexés à titre illustratif mais nullement limitatif, dans lesquels :
La figure 1 représente, sous forme schématique, une vue en coupe d'une partie d'un mode de réalisation d'un pulvérisateur comportant un corps de valve selon l'art antérieur, décrit ci-avant dans le préambule à la présente description, La figure 2 représente, vu en perspective, un corps de valve pour pulvérisateur selon l'invention,
Les figures 3, 4 et 5 représentent un mode de réalisation avantageux d'un corps de valve pour pulvérisateur selon l'invention, les figures 3 et 4 étant deux vues en coupe transversale suivant deux plans perpendiculaires et la figure 5 une vue de dessous, La figure 6 représente un schéma en vue de dessous du corps de valve conforme à la vue selon la figure 5, permettant de faire ressortir les avantages structurels du corps de valve selon l'invention, et
La figure 7 représente de façon schématique, un autre mode de réalisation d'un corps de valve selon l'invention. II est précisé que, sur les six figures 2 à 7, les mêmes références désignent les mêmes éléments, quelle que soit la figure sur laquelle elles apparaissent et quelle que soit la forme de représentation de ces éléments. De même, si des éléments ne sont pas spécifiquement référencés sur l'une de ces figures 2 à 7, leurs références peuvent être aisément retrouvées en se reportant à une autre figure. II est aussi précisé que, lorsque, selon la définition de l'invention, l'objet de l'invention comporte "au moins un" élément ayant une fonction donnée, le mode de réalisation décrit peut comporter plusieurs de ces éléments.
De même, si le mode de réalisation de l'objet selon l'invention tel qu'illustré comporte plusieurs éléments de fonction identique et si, dans la description, il n'est pas
spécifié que l'objet selon cette invention doit obligatoirement comporter un nombre particulier de ces éléments, l'objet de l'invention pourra être défini comme comportant "au moins un" de ces éléments.
La présente invention concerne, comme représenté sur les figures 2 à 7, un corps de valve C pour pulvérisateur ou analogue, par exemple un pulvérisateur utilisé pour délivrer sous forme de fluide pulvérisé un médicament, un produit cosmétique, un produit alimentaire, etc.
Le corps de valve selon l'invention comporte un manchon de support de valve 1 apte à contenir les éléments constitutifs d'une valve, un manchon de raccordement 2 apte à être relié, comme il sera explicité ci-après, avec une poche P apte à contenir un fluide pouvant être pulvérisé quand il est mis sous pression, et des moyens 6 pour relier les deux manchons de façon que ces deux manchons définissent un canal étanche 7 pour permettre l'éjection du fluide contenu de façon directe ou indirecte dans la poche P en vue de sa pulvérisation à la sortie de la valve de pulvérisation. II est bien précisé que, une valve de pulvérisation étant parfaitement connue de l'art antérieur, elle ne sera pas décrite ici, dans le seul et unique but de simplifier la présente description.
Selon une caractéristique de l'invention, le manchon de raccordement 2 est constitué par deux parois 11, 12 en forme de voûtes courbes, comme plus particulièrement visible sur les figures 2, 5 et 6, se rejoignant suivant un plan de jonction 13 pour former une pièce 14 de forme sensiblement cylindrique présentant sensiblement une symétrie par rapport à deux plans perpendiculaires 16, 17 se coupant suivant son axe de symétrie 15, le plan de jonction 13 constituant l'un 17 des deux plans de symétrie.
En outre, la surface extérieure 18, 19 de ces deux voûtes présentent en chaque point T un rayon de courbure R dont la valeur est supérieure à la distance D séparant ce point et l'axe de symétrie 15, figure 6.
De plus, chacun des deux dièdres 21, 22 tangents à la surface extérieure 18, 19 des deux voûtes et ayant respectivement pour arêtes 23, 24 les deux droites communes de ces deux surfaces 18, 19 dans plan de jonction 13, a un angle au sommet 25, 26 inférieur à 180°, figure 6.
Dans une réalisation préférentielle, le manchon de support de valve 1 présente une surface extérieure 30 de forme sensiblement cylindrique et, dans ce cas, il est particulièrement avantageux, pour une facilité de réalisation notamment par moulage dans un matériau comme de la matière plastique du type polypropylène ou analogue, que la pièce 14
de forme sensiblement cylindrique constituant le manchon de raccordement 2 telle que définie ci-dessus soit entièrement contenue dans le volume défini par l'enveloppe 31 de la surface extérieure cylindrique 30 du manchon de support de valve 1, comme dans les réalisations illustrées sur les figures 2 à 6. En effet, avec une telle structure, le corps de valve peut facilement être réalisé au moyen d'un moule ne comportant que deux parties, une fixe et une mobile, sans avoir recours, comme pour la réalisation des corps de valve selon l'art antérieur, à deux parties associées à au moins deux coulisseaux latéraux qui, comme les hommes du métier le savent, compliquent la réalisation des moules et, en plus, réduisent fortement le rythme de production des objets à réaliser.
Avantageusement, la surface extérieure 30 du manchon de support de valve est cylindrique de révolution et la dimension hors-tout maximale, figure 6, de la pièce 14 prise suivant une direction perpendiculaire à son axe de symétrie 15 est sensiblement égale au diamètre de cette surface, la dimension la plus petite de cette pièce 14 prise également suivant une direction perpendiculaire à son axe de symétrie étant donc inférieure à ce diamètre.
Bien entendu, les voûtes courbes peuvent être de toute forme aux conditions structurelles définies ci-dessus. Cependant, dans une réalisation avantageuse, les deux parois 11, 12 sont constituées par deux secteurs cylindriques de révolution, figure 6. Dans une réalisation préférentielle, comme celle qui est illustrée, les moyens 6 pour relier les deux manchons 1, 2 comme mentionné ci-dessus, sont constitués par une paroi 32 sensiblement perpendiculaire à l'axe de symétrie 15 de la pièce 14, les deux manchons 1, 2 étant respectivement solidaires des deux faces opposées 33, 34 de cette paroi, cette paroi comportant en outre une percée traversante 35 constituant la continuité du canal étanche 7. De plus, il est bien entendu que les axes 50 et 15 respectivement des deux manchons 1 et 2 sont avantageusement coaxiaux, comme dans les réalisations illustrées sur les figures.
Dans une réalisation pratique, la surface extérieure 45 du manchon de raccordement 2 comporte avantageusement une pluralité de gorges circulaires fines 46.
Le corps de valve décrit ci-dessus peut en outre comporter, comme illustré sur les figures 3 à 7, un embout de raccordement fluidique 40 situé dans l'espace 41 défini à l'intérieur du manchon de raccordement 2, figures 3 à 6, une extrémité 42 de cet embout 40 étant solidaire de façon étanche de la paroi 32 en étant sensiblement centrée sur la percée traversante 35, l'intérieur 42 du manchon de support de valve 1, la percée traversante 35 et l'intérieur 43 de l'embout 40 définissant le canal étanche 7.
Dans l'exemple de réalisation illustré sur ces figures, la longueur de cet embout 40 est sensiblement égale à la profondeur du manchon de raccordement 2, mais il est bien évident qu'il peut être plus long ou plus court. Cependant, sa section extérieure doit être inférieure à la section de la paroi intérieure 44 du manchon de raccordement. Selon un autre mode de réalisation schématiquement illustré sur la figure 7, l'embout de raccordement fluidique 40 peut être solidaire de façon de étanche de l' extrémité 72 du manchon de raccordement 2 opposée à celle qui est liée aux moyens de liaison 6 des deux manchons 1 et 2. L'embout 40 est alors situé en dehors du manchon de raccordement 2 en étant avantageusement entièrement contenu dans le volume délimité par l'enveloppe 73 définie par la surface extérieure cylindrique 45 du manchon de raccordement 2. Le canal 7 est alors dans ce mode de réalisation, formé successivement par l'intérieur 42 du manchon de support de valve 1, la percée traversante 35, l'intérieur 41 du manchon de raccordement 2 et l'intérieur de l'embout de raccordement fluidique 40.
Avec un tel corps de valve, la poche P est reliée au manchon de raccordement 2 de la façon avantageuse suivante :
Tout d? abord, on commence par réaliser deux feuilles 51, 52 , par exemple constituées d'un empilement de trois couches, une couche d'aluminium prise en sandwich entre deux couches par exemple de polypropylène, puis ces deux feuilles sont appliquées l'une sur l'autre de façon qu'une partie de leurs bords emprisonne le manchon de raccordement 2. Ensuite, les bords 53, 54 des deux feuilles au contact les uns des autres sont soudés entre eux, et les parties des bords au contact de la surface extérieure 45 des deux voûtes constituant le manchon de raccordement sont soudées sur cette surface.
Le soudage est par exemple effectué par thermo-soudage en appliquant des forces de pression antagonistes, comme représenté par les flèches 60 et 61, au moyen par exemple de deux matrices qui plaquent les bords 53, 54 des deux feuilles les uns sur les autres et les parties de ces bords au niveau des deux voûtes du manchon de raccordement 2 sur ces deux voûtes grâce à des formes en creux complémentaires de ces deux voûtes.
La forme sensiblement ovoïde de la pièce 14 constituant le manchon de raccordement permet à cette pièce de parfaitement résister à des forces antagonistes 60, 61 de forte intensité appliquées sur la surface 45.
Ainsi, la soudure est en tout point de bonne qualité et les forces qui sont appliquées au niveau et au voisinage des arêtes 23, 24 des dièdres 21, 22 permettent de bien appliquer les deux bords des deux feuilles l'un sur l'autre et sur le manchon, et d'obtenir une parfaite étanchéité au niveau de ces deux arêtes.
La poche P ainsi formée est parfaitement liée au manchon de raccordement 2 en réalisant un passage étanche sans fuite, les gorges fines 46 facilitant éventuellement le dégazage et/ou l'évacuation des vapeurs au moment de la soudure.
Quand le corps de valve C comporte un embout de raccordement comme l'embout 40, il est possible de raccorder à ce corps de valve une autre poche Pi avant de réaliser et raccorder la poche P comme décrit ci-dessus. Cette poche interne Pi sera enfichée par son orifice de sortie 70 sur l'embout 40. Si son orifice de sortie est constitué par un embout femelle long, elle pourra être enfichée sur l'embout 40 selon le mode de réalisation des figures 3 et 4. Si son orifice de sortie est constitué par un embout de faible longueur ou de longueur nulle, elle sera enfichée sur l'embout 40 selon le mode de réalisation de la figure 7. Lorsque le corps de valve C comporte un embout de raccordement 40, le produit à restituer sera contenu dans la poche intérieure Pi connectée à l'embout 40, tandis que le gaz propulseur sera situé dans l'espace 71 défini entre la poche externe P soudée au manchon de raccordement 2 et la poche intérieure Pi. Les éléments constituant la valve, comme le clapet, le siège du clapet, le bouton poussoir, le ressort de rappel, etc., (tous ces éléments sont connus en eux-mêmes et ne seront pas plus amplement décrits ici, dans l'unique souci de simplifier la présente description) sont ensuite placés dans le manchon de support de valve 1, pour former la valve, et le corps de valve C est monté en coopération avec, par exemple, une enveloppe métallique schématisée en 74 sur la figure 7. Ces éléments de valve et le procédé pour monter le corps de valve C en coopération avec l'enveloppe 74 n'entrant pas dans le champ de protection de la présente invention, ils ne seront pas décrits ici.
A la présente description, il apparaît que le corps de valve selon l'invention présente, comme mentionné auparavant, un coût de revient final très inférieur à ceux de l'art antérieur. Car sa structure lui confère notamment, d'une part une plus grande facilité de réalisation par moulage en un seule pièce avec un moule de structure très simple, et donc un coût de fabrication très inférieur, et d'autre part une utilisation polyvalente comme explicité ci- dessus.