MOUSSES POLYURÉTHANNES, PROCÈDES POUR L'OBTENTION DES MOUSSES ET UTILISATION DE CES MOUSSES
La présente invention concerne les mousses polyuréthannes notamment utilisées pour la fabrication d'articles moulés tels que des semelles pour différents types de chaussure.
Elle concerne plus particulièrement une mousse polyuréthanne de faible densité présentant des propriétés mécaniques adaptées pour l'application semelles de chaussures et encore plus particulièrement pour les semelles de chaussures de sport ou pour les chaussures à semelle plate-forme notamment portées par les femmes.
Les mousses en polyuréthanne sont utilisées dans de nombreuses applications et peuvent se classer en deux types, mousses rigides et mousses flexibles. Le domaine de la présente invention concerne les mousses polyuréthannes flexibles.
Une des importantes applications de ces mousses flexibles est la fabrication de semelles pour chaussures, notamment pour chaussures de sport, et chaussure pour femme du type plate-forme. Plus particulièrement, les mousses polyuréthannes sont utilisées pour la fabrication d'une partie d'une semelle de chaussure appelée semelle intermédiaire ou semelle interne (plus généralement désignée par le terme anglais "mid sole")
Dans ces applications, la semelle doit présenter une bonne résistance à la déformation suite à une compression, une dureté et une résistance à la déchirure élevée, mais également doit procurer un certain confort agréable pour l'utilisateur.
Il a déjà été proposé des mousses polyuréthannes adaptées pour ces applications.
Toutefois, pour obtenir un niveau de propriétés convenables, la mousse polyuréthanne doit présenter une densité de l'ordre de 0,35 g/cm 3 au minimum ne permettant pas de produire des semelles de poids équivalents à celles obtenues avec un copolymère d'acétate de vinyle (EVA).
Il existe un problème de pouvoir réaliser des articles en mousse polyuréthanne de très faible densité, pour obtenir des articles de poids équivalents à ceux obtenus avec l'EVA tout en conservant le niveau de propriétés des mousses polyuréthannes, propriétés qui ne peuvent être obtenues avec les semelles en EVA.
Un des buts de la présente invention est de proposer une nouvelle mousse à base de polyuréthanne présentant des propriétés convenables pour les applications désirées notamment la fabrication de semelles intermédiaires et une densité faible par rapport aux mousses polyuréthannes de l'art antérieur, pour ainsi permettre la fabrication d'articles de faible poids et de bonnes propriétés.
A cet effet, un des objets de l'invention est une mousse polyuréthanne flexible obtenue par réaction entre un polyesterdiol et un composé diisocyanate caractérisée en ce qu'elle présente une densité inférieure à 0,3 g/cm3, une dureté ASCHER C supérieure ou égale à 45 et une résistance à la compression sous charge inférieure ou égale à 12 %.
Avantageusement la mousse de l'invention présente une Contrainte à la rupture en traction supérieure ou égale à 18 kg/cm2.
Selon une caractéristique préférée, elle présente une résistance à la déchirure supérieure ou égale à 2.5 kg/cm, et avantageusement un retrait au cours du moulage inférieur ou égal à 1.0 %.
Ces caractéristiques et propriétés sont déterminées par les méthodes décrites dans les normes suivantes :
*> La densité appelée également densité apparente est déterminée selon la norme ASTM D3574(A), (Cellular plastics and rubbers - Détermination of apparent density correspondant à la norme ISO 845).
*> La dureté est déterminée selon la norme NBR 14455 (Ascher C) ( Cellular materials, materials for soles and parts of shoes correspondant à la norme DIN 53543) avec un appareil dénommé DUROMETER Ascher C.
*> La résistance à la déchirure de la mousse est déterminée selon la norme ASTM D 3574 (F) *> La contrainte à la rupture en traction, est déterminée selon la norme ASTM D 412
»> L'allongement à la rupture est déterminé selon la norme ASTM D 412 (C) .
*> Le retrait au cours du moulage est mesuré selon la norme SATRA TM 70 ( Heat shrinkage of cellular soiling).
*> Déformation permanente sous charge (Compression set) est déterminée selon la norme ASTM D 395 (B) ( Flexible cellular polymeric materials correspondant à la norme ISO 1856).
Selon une caractéristique préférée de l'invention, la densité de la mousse est comprise entre 0,1 g/cm3 et 0,25 g/cm3, avantageusement entre 0,15 g/cm3 et 0,23 g/cm3 .
Selon une caractéristique préférentielle de l'invention, la mousse polyuréthanne comprend une charge particulaire inorganique dispersée, la concentration pondérale de ladite charge étant comprise entre 0.6 to 8% par rapport au poids de la mousse, de préférence entre 0.6 et 5 %.
Les mousses polyuréthannes de l'invention sont obtenues par réaction entre un composé comprenant au moins deux fonctions isocyanates, et un composé polyesterdiol. Avantageusement et de manière usuelle, le composé isocyanate est un prépolymère comprenant des fonctions terminales isocyanates. Le rapport molaire entre les fonctions isocyanates et hydroxyles est compris entre 1.0 to 1.5 avantageusement entre 1.2 et 1.5.
A titre d'illustration, les composés isocyanates convenables pour l'invention peuvent être aromatiques, cycliques saturés ou insaturés, aliphatiques. Les composés isocyanates préférés et habituellement utilisés dans la fabrication des mousses, notamment des mousses polyuréthannes, sont des prépolymères obtenus par réaction de polyesterpolyol ou polyétherpolyol avec deux molécules de diisocyanates. Dans ce cas, il est usuel d'appeler ces composés, des prépolymères isocyanates.
Les diisocyanates convenables notamment pour la fabrication des prépolymères isocyanates, comprennent les isocyanates aromatiques, tels que le toluène diisocyanate, le xylylène diisocyanate, le polyméthylène polyphénylène diisocyanate, les isocyanates cycliques saturés tels que le méthylène diphény diisocyanate hydrogéné, le toluène diisocyanate hydrogéné, l'isophorone diisocyanate, les diisocyanates aliphatiques, tels que l'hexaméthylène diisocyanate et la lysine diisocyanate.
Les prépolymères isocyanates préférés et habituellement utilisés sont ceux qui comprennent un segment souple formé par un polyoxyallkylène glycol qui a réagi avec du méthylènediphényle diisocyanate. Un tel composé est notamment avantageux pour la fabrication d'une mousse de faible densité notamment les mousses de l'invention.
Les polyesterdiols convenables pour l'invention sont généralement obtenus par réaction entre des acides dicarboxyliques comprenant de 2 à 12 atomes de carbone préférentiellement de 4 à 6 atomes de carbone et au moins un diol.
Comme exemples d'acides dicarboxyliques, on peut citer les diacides aliphatiques tels que l'acide adipique, l'acide succinique, l'acide glutarique, l'acide subérique, l'acide azélaique, l'acide sébacique, les acides aromatiques tels que les acides phtaliques, isophtalique, téréphtalique, naphténique. Ces diacides peuvent être utilisés individuellement ou en mélange.
Selon un mode de réalisation préféré de l'invention, le diacide utilisé est un mélange de diacides comprenant au moins 6 atomes de carbone, tel que l'acide adipique et au moins un diacide comprenant 5 atomes de carbone ou moins, avantageusement l'acide glutarique notamment le mélange d'acide adipique, d'acide succinique, d'acide glutarique.
Selon encore un mode de réalisation plus préféré de l'invention, les diacides utilisés pour la formation du polyesterdiol sont avantageusement, constitués par un mélange d'acide adipique et d'un mélange de diacides appelés AGS obtenu comme sous-produit dans le procédé de fabrication de l'acide adipique par oxydation du cyclohexanol et/ou de la cyclohexanone et qui comprend de l'acide adipique, de l'acide succinique et de l'acide glutarique.
On peut également utiliser des dérivés de ces diacides tels que les diesters comprenant de 1 à 4 atomes de carbone pour le reste provenant de l'alcool, les anhydrides d'acide, les chlorures d'acide.
Comme diols convenables pour l'invention, on peut citer les glycols comprenant de 2 à 10 atomes de carbone, de préférence de 2 à 6 atomes de carbone tels que l'éthylène glycol, le diéthylène glycol, le 1 ,4-butanediol, le 1 ,5-pentanediol, le 1 ,6-hexanediol, le 1 ,10-décanediol, le 2,2-diméthyl- 1 ,3-propanediol, le 1 ,3-propanediol, le dipropylène glycol, triméthylpropanol, le Bisphenol, l'1 ,1 ,3- triméthyl-triéthylènediol.
On peut également utiliser des esters de ces diols avec les diacides décrits ci-dessus, notamment ceux contenant de 4 à 6 atomes de carbone, les produits de condensation d'acides hydroxycarboxyliques tels que l'acide hydroxycaproïque, les produits de polymérisation des lactones tels que la caprolactone, les polyesterdiols particulièrement préférés pour l'invention sont les polyadipates d'éthanediol, les polyadipates de 1 ,4-butanediol, les polyadipates de 1 ,6- hexanediol-néopentyl glycol, les polyadipates de 1 ,6-hexanediol, les polyadipates de1 ,4 butanediol, et les polycaprolactones. Ces polyesterdiols présentant avantageusement un poids moléculaire en nombre compris entre 5000 et 8000 sont préférés.
Selon une caractéristique préférée de l'invention, la mousse polyuréthanne contient une charge inorganique particulaire dispersée.
Comme charges particulaires inorganiques convenables pour l'invention on peut citer à titre d'exemple, les charges présentant des particules de taille inférieure à 60 μm de préférence inférieure 20 μm et encore plus avantageusement inférieure à 10 μm.
Ainsi, on peut citer comme charges convenables pour l'invention, les poudres d'aluminosilicate, de silice, d'oxydes de titane, de talc, de kaolin ou de carbonate de calcium, par exemple.
Selon un mode préférentiel de l'invention, les silices sont les charges préférées et plus particulièrement les silices notamment obtenues par précipitation.
Un autre objet de l'invention est un procédé de fabrication de mousses polyuréthannes comprenant une charge particulaire inorganique dispersée caractérisé en ce que les particules de ladite charge inorganique sont préalablement dispersées dans le polyesterdiol, la mousse polyuréthanne étant obtenue par réaction entre un composé diisocyanate et un mélange d'une composition formée par une suspension de la dite charge particulaire dans un polyesterdiol en présence d'un catalyseur et d'un agent formateur de mousse présent en une quantité nécessaire pour obtenir la densité désirée. Avantageusement, un agent extenseur de chaîne et des agents tensioactifs peuvent être ajoutés au milieu réactionnel de formation de la mousse.
Selon une caractéristique préférentielle de l'invention, la suspension de particules de charge inorganique dans le polyesterdiol peut être obtenue par addition des dites particules dans le milieu réactionnel d'estérification du polyesterdiol ou dans le milieu réactionnel en début de l'étape de polycondensation.
Ainsi, la charge inorganique peut être ajoutée directement dans le milieu, soit sous forme d'un prémélange avec le diol ou, selon le mode de réalisation préféré de l'invention, sous forme d'un prémélange avec au moins une partie des diacides.
Ainsi, par la mise en œuvre de ce procédé, on obtient une très bonne dispersion et suspension des particules de charge inorganique dans le polyesterdiol et donc une très bonne dispersion dans la mousse polyuréthanne qui sera obtenue avec cette dispersion.
Selon une caractéristique préférée de l'invention, la concentration pondérale de charges inorganiques dans le prémélange avec les diacides est comprise entre 2 % et 20 % de préférence entre 2 % et 12 %. La concentration de la charge inorganique dans le polyesterdiol est comprise entre 1 et 18 % en poids, de préférence entre 1 et 10% en poids..
De plus, le procédé de l'invention, notamment le procédé d'introduction de la charge inorganique sous forme de mélange avec les diacides permet d'obtenir une dispersion stable. Il est donc
possible avec le procédé de l'invention, de préparer des dispersions à base de polyesterpolyol et de les stocker avant leur utilisation pour la fabrication de mousse polyuréthanne.
Dans le mode de réalisation préféré de l'invention, le mélange de la charge avec les diacides peut être obtenu par mélange des granulés ou poudres de diacides avec les particules de charge inorganique, à température ambiante, par exemple, ou à une température comprise entre la température ambiante et 120°C.
Il est également possible de réaliser un enrobage des particules de charge inorganique avec une partie des diacides. Cet enrobage est obtenu par chauffage du mélange à une température supérieure à la température de fusion ou de ramollissement des diacides.
Dans ce mode de réalisation, l'enrobage des particules de charge inorganique est avantageusement réalisé avec un diacide comprenant un nombre d'atomes de carbone inférieur à 5 comme l'acide glutarique ou un mélange de diacides contenant un diacide comprenant moins de 5 atomes de carbone tel que le mélange de diacides appelé AGS.
Il est également possible d'ajouter à ce mélange ou au polyesterdiol, d'autres additifs habituellement utilisés dans la formulation des mousses polyuréthannes.
Le procédé décrit ci-dessus est particulièrement avantageux pour la fabrication des mousses polyuréthannes de l'invention, notamment pour obtenir un niveau de propriétés mécaniques et d'usage convenable pour les mousses de faible densité.
En effet, il est important pour obtenir un compromis de propriétés pour des mousses polyuréthannes de densité inférieure à 0,3 g/cm3 et notamment pour les mousses de densité inférieure à 0,25 g/cm3, d'utiliser des charges inorganiques de renfort réparties de manière uniforme dans la mousse.
En outre, l'utilisation d'un mélange de diacides comprenant un diacide de moins de 5 atomes de carbone en mélange avec un diacide de plus de 5 atomes de carbone peut permettre d'améliorer certaines propriétés mécaniques de la mousse polyuréthanne telles que, par exemple, l'élongation à la rupture, la dureté et la résistance à la déchirure des mousses. Cet effet est notamment intéressant et important pour compenser la diminution de l'élongation à la rupture générée par l'addition d'une charge inorganique. On a pu constater qu'en présence d'un polyesterdiol obtenu à partir d'un mélange de diacides tel que décrit ci-dessus et pour un certain domaine de
concentration en charges inorganiques (concentration élevée) l'élongation à la rupture est augmentée.
Selon un mode de réalisation préférentiel de l'invention, la charge inorganique est une silice amorphe, notamment celle obtenue par précipitation. Ces silices se présentent sous forme de particules agrégées de taille ou diamètre avantageusement inférieure à 50 μm.
Les silices précipitées sont préférées car elles peuvent se présenter sous forme de particules agglomérées formant des granulés de taille d'au moins 50μm ou supérieur à 150μm. Ces agglomérats se désagrègent facilement sous l'action de force d'agitation ou de cisaillement pour donner des particules de taille inférieure à quelques microns, par exemple inférieure à 5 μm, notamment lors du mélange avec les diacides ou les polyols.
Ces agglomérats peuvent se présenter sous forme de billes ou granulés sensiblement sphériques, obtenues par exemple par atomisation, comme décrit dans le brevet européen n ° 0018866. Cette silice est commercialisée sous une appellation générique de MICROPERLE. De telles silices qui présentent des propriétés remarquables de coulabilité, de dispersabilité et une capacité d'imprégnation élevée sont notamment décrites dans les brevets européens 966207, 984773, 520862 et les demandes internationales WO95/09187 et WO95/09128.
D'autres types de silices peuvent convenir à l'invention, comme celles décrites dans la demande de brevet français n°01 16881 qui sont des silices pyrogènées ou des silices partiellement déshydroxylées par calcination ou traitement de surface.
Ces exemples de silices utilisées comme substrat minéral solide ne sont décrits qu'à titre indicatif et comme modes de réalisation préférés. On peut également utiliser d'autres silices obtenues par d'autres procédés présentant des propriétés de porosité et de dispersabilité convenables pour réaliser l'invention.
La quantité de charge inorganique dans la suspension dans le polyesterdiol ou en mélange avec les diacides est choisie en fonction de la concentration en charge inorganique désirée dans la mousse polyuréthanne. Selon un autre objet de l'invention, les polyesterdiols contenant une charge inorganique sont obtenus selon un procédé de fabrication comprenant deux étapes, une première étape d'estérification et une seconde étape de polycondensation.
L'étape d'estérification est réalisée en mélangeant les diacides avec des diols, par exemple un mélange d'éthylène glycol et diéthylène glycol avec un rapport molaire diol/diacide compris entre 1 ,2 et 1 ,5.
La température de réaction dans cette première étape est augmentée progressivement au cours de l'avancement de la réaction. A titre d'exemple, le début de la réaction est effectué à une température de 160 °C pour arriver à une température de 220°C en fin de réaction. Selon l'invention, les diacides sont avantageusement ajoutés en mélange avec la charge inorganique.
La seconde étape de polycondensation est mise en œuvre avec addition d'un catalyseur tel que le titanate de tétrabutyle (TBT) à une concentration pondérale comprise avantageusement entre de 0.001 % et 0.010 % par rapport au poids de diacides engagés. La température de polymérisation est de 200 °C sous une pression comprise entre 10 et 20 mbar. Le polyesterdiol obtenu est caractérisé par l'indice d'hydroxyle (I0H) correspondant au nombre de mg de potasse par gramme de polyol pour transformer les fonctions hydroxyles en alcoolate et l'indice d'acide (lA) qui représente le nombre de mg de KOH nécessaire pour neutraliser 1 g de polyol. Le polyesterdiol est également caractérisé par la viscosité ainsi que par son poids moléculaire. Avantageusement, un additif limitant ou empêchant l'hydrolyse des fonctions esters est ajouté dans les polyesterdiols, tels que des carboimides comme les cyanamides; l'hydrogène cyanamide ; les carbimides; les cyanogènamides; les amidocyanogènes.
Il peut être également avantageux d'ajouter dans les polyesterdiols, des additifs stabilisants contre les UV tels que les aminés encombrées, des antioxydants des agents ignifugeants ou analogues. Les polyuréthannes de l'invention sont obtenus selon les procédés classiques et usuels. Ainsi, les polyesterdiols de l'invention sont mélangés avec un agent extenseur de chaîne, des agents tensio-actifs tels que, par exemple, les composés commercialisés par la société RHODIA sous les dénominations commerciales Rhodorsil SP3301 and SP3300, et le composé diisocyanate, en présence d'un agent formateur de mousse ou porogène et un catalyseur. Comme agent formateur de mousse, l'eau, les hydrocarbures, les chlorofluorocarbures, les fluorocarbures hydrogénés, le gaz carbonique peuvent être utilisés seuls ou en mélange. L'eau est l'agent formateur de mousse ou porogène préféré.
Comme catalyseurs convenables pour l'invention on peut citer les aminés tertiaires tels que la 1 ,4 diazabicyclo-(2, 2, 2)-octane N, N, N', N' - tétraméthylhéxaméthylinediamine; N, N, N', N' - tétraméthylpropylène diamine; N, N, N', N', N" - pentaméthyldiéthylénetriamine; triméthylaminoéthylpipérazine; N, N - diméthylcyclohexylamine; N, N - diméthylbenzylamine; N - méthylmorpholine; N - éthylmorpholine; triéthylamine; tributylamine; bis(diméthylaminoalkyl) pipérizines; N, N, N', N' - tétraméthyléthylènediamine; N, N, déthylben∑ylamine, bis(N, N, diéthylaminoalkyl)adipate ; N, N, N', N' tétraméthyl - 1 ,3 butanediamine; N, N, diméthyl - β - phényléthyldiamine, 1 ,2 - diméthyl imidazole; 2 - méthylimidazole et analogue. D'autres catalyseurs peuvent être utilisés tels que les composés organométalliques comme le dilaurate de dibutyl étain, oléate d'étain, le naphténate de cobalt, le naphténate de plomb.
D'autres additifs tels des pigments, des agents de coloration, des antioxydants peuvent être ajoutés.
Le mélange est injecté dans un moule pour former la mousse polyuréthanne et obtenir un article à la forme désirée tel que des semelles, par exemple. En réglant la quantité d'agent formateur de mousse, par exemple la quantité d'eau, il est possible d'obtenir des mousses de différentes densités par exemple comprises entre 0,1 et 0,3 g/cm3, avantageusement comprise entre 0,1 et 0,25 g/cm3, et encore plus avantageusement comprise entre 0,15 et 0,23 g/cm3.
L'invention permet d'obtenir notamment des mousses polyuréthanne de faible densité par exemple de l'ordre de 0,2 g/cm3 conduisant à des articles présentant des propriétés mécaniques et de confort convenables pour des applications comme les semelles de chaussure. Ces propriétés sont notamment convenables pour la fabrication des semelles intermédiaires ou internes (midsoles) pour chaussures de sport, chaussures de femme ou autres types de chaussures. Les compositions de l'invention permettent d'obtenir des articles présentant notamment des propriétés de rebond et de résistance à la déchirure élevées ainsi qu'un niveau de dureté permettant la réalisation de semelles intermédiaires pour les chaussures, notamment les chaussures de sport.
La propriété de rebond est évaluée par la détermination de la résilience à l'impact ou le rebond, déterminée par la hauteur de rebond d'une bille tombant sur la surface de la mousse. Cette caractéristique est exprimée en % correspondant à la hauteur de rebond par rapport à la hauteur de chute de la bille.
Ces semelles permettent d'améliorer le confort des chaussures, avec un poids de semelle équivalent à celui des semelles réalisées en EVA. De plus, les semelles obtenues avec les compositions de l'invention présentent des durées de vie améliorées car les propriétés de résistance au vieillissement et à la fatigue de la mousse polyuréthanne par rapport aux semelles en EVA limitent la détérioration de la semelle.
Ces avantages et propriétés apparaîtront plus clairement au vu des exemples donnés ci-dessous à titre indicatif uniquement
Exemples 1 comparatifs :
Un essai de réalisation d'une mousse polyuréthanne à partir des formulations commercialisées par la société DOW CHEMICALS sous la dénomination VORALAST GF422 pour le polyol et
VORALAST GS 749 pour le prépolymère diisocyanate a été entrepris. La mousse polyuréthanne est obtenue en mélangeant les produits listés dans le tableau I selon les proportions en poids indiquées.
Tableau I
Les propriétés des mousses obtenues déterminées selon les méthodes normalisées décrites précédemment sont indiquées dans le tableau II suivant :
Tableau II
Ces essais montrent clairement l'effet sur les propriétés mécaniques d'une baisse de densité d'une mousse polyuréthanne quand les composés utilisés pour former cette mousse sont identiques, notamment une très forte baisse de la dureté.
Exemples 2 Une mousse polyuréthanne a été obtenue en utilisant comme polyol, un polyesterdiol préparée selon le mode opératoire suivant et comme prépolymère diisocyanate, le prépolymère de l'exemple 1 :
Dans une première étape de l'acide adipique mélangé avec 6 % de silice est ajouté à un mélange d'éthylène glycol (MEG) et de diéthylène glycol (DEG) contenant 70% en poids de MEG. Le rapport molaire entre les alcools et le diacide est compris entre 1 ,2 et 1 ,5.
La réaction est réalisée en chauffant le mélange à 160°C pendant 1 heure puis en élevant la température par pallier de 15°C jusqu'à 215°C. Cette réaction est réalisée sous atmosphère inerte, par exemple d'azote.
L'esterifiat obtenu est polycondensé dans une seconde étape après addition de titanate de tétrabutyle (TBT) à une concentration en poids de 0,003%) par rapport à la quantité de diacides ajoutée.
La polymérisation est réalisée à 200 °C sous pression réduite de 15-18 mbar. Le polyesterpolyol obtenu est caractérisé par l'indice OH (IOH), l'indice d'acide (lA) et la viscosité. Le mélange acide adipique/silice est obtenu par mélange de granulés d'acide adipique avec une poudre de silice commercialisée par la société Rhodia sous la dénomination commerciale TIXOSIL 365.
Deux essais sont réalisés avec une concentration en silice dans l'acide adipique différente: Exemple 2A : 6% en poids de silice dans le mélange acide adipique/silice Exemple 2B : 9% en poids de silice dans le mélange acide adipique/silice.
Les caractéristiques des polyesters polyols obtenus sont : Exemple 2A :
> ADOH/SiO2 (rapport massique): 94/06 > MEG/DEG (rapport molaire): 70/30
> IOH : 58.5mg de KOH/g polyol
> lA : 1.0 mg de KOH/g polyol
> Viscosité : 8000mPa.s à 35°C
Exemple 2B
> ADOH/SiO2 (rapport massique): 91/09
> MEG/DEG (rapport molaire): 70/30
> IOH : 51.7 mg de KOH/g polyol
> lA : 0.90 mg de KOH /g polyol > Viscosité : 11070 mPa - s à 35°C
Les mousses polyuréthanne ont été obtenues en mettant en œuvre les composés et proportions indiqués dans le tableau III ci-dessous :
TABLEAU
Les propriétés des mousses obtenues sont
Exemple 2A : > Densité : 0.21 ± 0.01 g/cm3 > Dureté (Ascher C) : 49 ± 1 > Contrainte à la rupture en traction : 26.6 +1.1 kg/cm2 Allongement à la rupture :280 ± 8 % Contrainte à la rupture en propagation de la déchirure :2.34 ± 0.17 kg/cm > Résistance à la déchirure : 9.9 ± 0.5 kg/cm > Résistance à la déformation (compression set) : 3.8 ± 0.4% Exemple 2B > Densité : 0,20 ± 0.01g/cm3 > Dureté (Ascher C) : 52 ± 1 > Contrainte à la rupture en traction : 24.23 ± 1.60kg/cm2 Allongement à la rupture : 218 ± 1 1 % Résistance à la propagation de la déchirure :2.54 ± 0.14 kg/cm > Résistance à la déchirure : 9.50 ± 0.40kg/cm > Résistance à la déformation (compression set) : 3.0 ± 0.5 %
Exemples 3 : les exemples 3a et 3b sont obtenus en utilisant respectivement un mélange acides/silice contenant d'une part de l'acide adipique et 6 % en poids de silice et d'autre part un mélange
contenant de l'acide adipique, 6 % en poids d'un mélange de diacides dénommés AGS et 6 % en poids de silice.
Les caractéristiques des polyesterdiols obtenus sont :
Exemple 3A :
> ADOH/SiO2 (rapport massique): 94/06
> MEG/DEG (rapport molaire): 70/30
> IOH : 57.7mg de KOH/g polyol > lA : 0.78mg de KOH/g polyol
> Viscosité : 7440mPa.s à 35°C
Exemple 3B
> ADOH/SiO2/AGS (rapport massique): 88/06/06 > MEG/DEG (rapport molaire): 70/30
> IOH : 54.7mg de KOH/g polyol
> lA : 0.70mg de KOH/g polyol
> Viscosité : 8040 mPa.s à 35°C
La mousse polyuréthanne obtenue selon les indications données dans le tableau III présente les propriétés suivantes :
Exemple 3A
Densité : 0,20 ± 0.01 g/cm3
Dureté (Ascher C) : 46 ± 3
Contrainte à la rupture en traction : 24.00 ± 3.30kg/cm2
Allongement à la rupture : 252 ± 29 %
Résistance à la propagation de la déchirure : 2.63 ± 0.30 Kg/cm Résistance à la déchirure : 10,5 ± 0.7 kg/cm
Résistance à la déformation (compression set) : 3.3 ± 0.6%
Exemple 3B
Densité : 0,20 ± 0.01 g/cm3 Dureté (Ascher C) : 48 ± 3
Contrainte à la rupture en traction : 24.10 ± 2.30kg/cm2 Allongement à la rupture : 280 ± 23% Résistance à la propagation de la déchirure : 2.9 ± 026Kg/cm Résistance à la déchirure : 10,2 +0.8 kg/cm Résistance à la déformation (compression set) : 4.9 ± 0.4 %
Exemples 4 les exemples 4a et 4b sont obtenus en utilisant respectivement un mélange acides/silice contenant de l'acide adipique, 6 % en poids d'un mélange de diacides dénommés AGS et 6 % en poids de silice. Le mélange utilisé dans l 'exemple 4a est obtenu par un mélange mécanique des différents composants.
Le mélange utilisé pour la réalisation de l'exemple 4b est obtenu par enrobage de la charge inorganique par le mélange de diacides AGS et mélange physique avec l'acide adipique.
Les caractéristiques des polyesters polyols obtenus sont :
Exemple 4A :
> ADOH/SiO2/AGS (rapport massique): 88/06/06
> MEG/DEG (rapport molaire): 70/30 > IOH : 54.7mg de KOH/g polyol
> lA : 0.70mg de KOH/g polyol
> Viscosité : 8040 mPa.s à 35°C
Exemple 4B
> ADOH/SiO2/AGS (rapport massique): 88/06/06
> MEG/DEG (rapport molaire): 70/30
> IOH : 51.8 mg de KOH/g polyol
> lA : 0.70mg de KOH/g polyol > Viscosité : 10850 mPa.s à 35°C
La mousse polyuréthanne obtenue selon les indications données dans le tableau III présente les propriétés suivantes :
Exemple 4A
Densité : 0,20 ± 0.01 g/cm3
Dureté (Ascher C) : 48 ± 3
Contrainte à la rupture en traction : 24.10 ± 2.30kg/cm2
Allongement à la rupture : 280 ± 23%
Résistance à la propagation de la déchirure : 2.9 ± 026Kg/cm
Résistance à la déchirure : 10,2 ±0.8 kg/cm
Résistance à la déformation (compression set) : 4.9 ± 0.4 %
Exemple 4B
Densité : 0,20 ± 0.01 g/cm3 Dureté (Ascher C) : 52 ± 2
Contrainte à la rupture en traction : 23.00 ± 1.70kg/cm2 Allongement à la rupture : 293 ± 23% Résistance à la propagation de la déchirure : 2.83 ± 0.34Kg/cm Résistance à la déchirure : 10,1 ± 0.7 kg/cm Résistance à la déformation (compression set) : 5.6 ± 0.8%