Nouvelles utilisations cosmétiques d’un extrait de rose
DOMAINE TECHNIQUE
La présente invention se rapporte au domaine cosmétique, en particulier aux agents cosmétiques pour lutter contre les effets du stress et de la fatigue sur la peau.
ARRIERE PLAN TECHNOLOGIQUE
La peau est la première barrière protégeant l’organisme des agressions extérieures. Cet organe est composé par plusieurs couches de tissu. On distingue l’épiderme qui est la partie la plus externe de la peau, le derme, un tissu conjonctif constitué de fîbroblastes et d’une matrice extracellulaire, qui assure les fonctions de cohésion et de nutrition de la peau, et l’hypoderme constitué d’adipocytes.
L’épiderme est constitué par plusieurs strates cellulaires de kératinocytes. On distingue, entre autres, la couche germinative de l'épiderme, appelée couche basale, contenant, notamment, les cellules souches cutanées, la couche épineuse, Stratum spinosum, constituée de plusieurs couches de cellules polygonales, la couche granuleuse, Stratum granulosum, comprenant une à trois couches de cellules aplaties contenant des inclusions cytoplasmiques, les grains de kératohyaline, et enfin, le couche cornée, Stratum corneum qui est composée de cellules anucléées et riches en kératine appelées coméocytes qui correspondent au stade terminal de différenciation des kératinocytes.
Les cellules les plus externes de la couche cornée sont continuellement éliminées et remplacées par les cellules d’une couche inférieure, selon un processus appelé desquamation. La régénération cellulaire de la couche cornée est basée sur un processus de maturation cellulaire dans lequel les cellules de la couche basale de l’épiderme se différencient et migrent progressivement à travers les différentes strates de l’épiderme jusqu’à arriver à la couche cornée sous la forme de coméocytes.
La peau est soumise à de multiples agressions incluant l’exposition au tabac, à la pollution, aux produits chimiques divers, notamment aux composés organiques volatils, et à des conditions climatiques telles que le vent, le froid et la chaleur. La peau doit également faire face à des sources de stress moins directes, mais toutes aussi délétères, liées au mode de vie urbain, par exemple le stress psychologique lié aux conditions de travail ou à la sphère famille, le manque de sommeil, une hygiène alimentaire mauvaise ou déséquilibrée, ou encore la prise ponctuelle d’alcool. Les femmes menant de front vie de famille et travail et les jeunes actifs en milieu urbain sont particulièrement exposés à ces sources de stress et à une fatigue chronique.
Le stress psychologique survient lorsque l’individu fait face à une pression mentale, physique ou émotionnelle allant au-delà de son pouvoir d’adaptation. Ce stress est perçu par le cerveau et entraîne la sécrétion d’hormones de stress. Des recherches récentes ont montré que la peau était à la fois un percepteur du stress et une cible des réponses du stress.
Il a été ainsi montré que le métabolisme des cellules de la peau était fortement perturbé en conditions de stress. On a observé notamment que la sécrétion d’épinéphrine, une hormone de stress, induisait une accélération du métabolisme et une différenciation cellulaire accrue au niveau de l’épiderme ainsi qu’une augmentation de la production de mélanine par les mélanocytes. Ces modifications au niveau cellulaire se traduisent par une altération de l’aspect visuel de la peau. Les individus exposés au stress ou à la fatigue peuvent présenter des traits tirés, une perte d’éclat du teint voire un teint brouillé, des cernes et des poches au niveau des yeux. En d’autres termes, leur visage paraît fatigué et marqué, voire maladif. Or, renvoyer l’image d’une personne en forme peut être une préoccupation majeure pour les individus actifs travaillant, notamment dans un milieu concurrentiel et/ou au contact des clients.
Plusieurs entreprises développent et vendent des actifs ou produits cosmétiques visant à lutter contre les effets visibles de la fatigue et du stress.
La Demanderesse a, elle-même, développé des actifs visant à lutter contre les effets de la pollution, par exemple des agents anti-pollution et/ou des agents pour protéger la peau contre les agressions extérieures tels que l’actif Lanacityn™ PF, qui combine un extrait de Chrysanthellum Indicum et un polysaccharide marin, l’actif Exo-P™ comprenant une exopolysaccharide extrait des Kopara et l’actif Detoxium™, un sel de Nigari encapsulé dans un Ionosome™.
Néanmoins, il reste, à l’heure actuelle, un besoin pour de nouveaux actifs cosmétiques pour prévenir ou traiter les effets visibles du stress et de la fatigue sur la peau.
RESUME DE L’INVENTION
La présente invention concerne l’utilisation cosmétique d’une eau de rose et d’une huile essentielle de rose en combinaison pour prévenir ou traiter un ou plusieurs effets cutanés de la fatigue ou de l’exposition à un stress. Dans certains modes de réalisation, l’eau de rose et l’huile essentielle de rose en combinaison sont utilisées en tant qu’ agents activateurs d’un récepteur olfactif exprimé au niveau de la peau, de préférence choisi parmi le groupe constitué par OR10A6, OR2AG2, OR11H4 et leurs combinaisons. Le ou les effets cutanés causés par la fatigue ou l’exposition à un stress peuvent être choisis parmi une perte d’éclat de la peau, un teint terne, un teint brouillé, une perte d’uniformité du teint, les traits du visage tirés, des cernes
au niveau des yeux, des poches au niveau des yeux, les paupières gonflées et leurs combinaisons. Le stress subi par le sujet peut être de tout type. Il peut s’agir d’un stress choisi parmi le groupe constitué par la pollution, le tabac, des produits chimiques, un stress psychologique, une alimentation déséquilibrée, un manque de sommeil, une surcharge de travail, une vie urbaine, et des conditions climatiques telles que le vent ou le froid. Selon un mode de réalisation particulier, l’huile essentielle de rose et l’eau de rose sont utilisées en combinaison en tant qu’ agent antifatigue, agent revitalisant, agent anticeme, et/ou agent pour raviver l’éclat du teint. L’huile essentielle de rose et l’eau de rose sont généralement obtenues par un procédé de préparation comprenant une étape d’hydrodistillation des fleurs de Rosa damascena. De préférence, l’huile essentielle de rose et l’eau de rose ensemble présentent une teneur en méthyl eugénol inférieure à 500 ppm. Lorsqu’elles sont utilisées en combinaison, en particulier sous forme d’un mélange, l’eau de rose et l’huile essentielle de rose sont utilisées selon un rapport massique « eau de rose /huile essentielle de rose » allant de 1/4 à 4/1, de préférence de 2/3 à 3/2, et de manière plus préférée de 1/1 à 3/2.
Dans certains modes de réalisation, l’eau de rose et l’huile essentielle de rose sont utilisées sous la forme d’un mélange. Ce mélange peut être caractérisé en ce que :
- l’eau de rose présente dans le mélange est une eau de rose concentrée,
- le rapport massique « eau de rose / huile essentielle de rose » est compris dans une gamme allant 2/3 à 3/2, de préférence de 0,7 à 1,4, ou de 1,1 à 1,4 et
- l’eau de rose et l’huile essentielle de rose sont de préférence obtenues par un procédé comprenant une étape d’hydrodistillation de fleurs de rose de Damas.
Le mélange peut être associé, c’est-à-dire dispersé ou dissous, dans un véhicule acceptable sur le plan cosmétique, de préférence le pentylène glycol.
Dans certains modes de réalisation, l’eau de rose et l’huile essentielle de rose en combinaison sont utilisées en association avec un agent cosmétique actif additionnel, de préférence choisi dans le groupe constitué par les agents antirides, les agents antiâges, les agents antioxydants, les agents hydratants, les agents apaisants, les agents anti-rougeurs, les agents décongestionnants, les agents gommants ou exfoliants, les agents mâtifîants, les agents séborégulateurs, les actifs éclaircissants, les actifs anti-tâches ou anticemes, les agents tenseurs, les actifs anti-pollution, les filtres et écrans solaires, et leurs combinaisons. La combinaison d’huile essentielle de rose et d’eau de rose peut être incluse dans une composition cosmétique. La composition cosmétique peut être de tout type. Il peut s’agir d’une composition cosmétique choisie parmi le groupe constitué par les solutions aqueuses, les solutions hydroalcooliques, les émulsions huile-dans-eau (H/E) ou eau-dans huile (E/H) ou multiple (triple : E/H/E ou H/E/H),
les nanoémulsions, en particulier des nanoémulsions H/E, dont la taille des gouttes est inférieure à lOOnm, les gels aqueux, ou les dispersions d’une phase grasse dans une phase aqueuse à l’aide de sphérules, les suspensions, de préférence en milieux aqueux ou hydroalcoolique, les suspensions de liposomes, les poudres, les lotions, laits, les crèmes, les onguents, les gels, les mousses, et les pommades.
En particulier, la composition cosmétique peut être choisie parmi le groupe constitué par un sérum, une lotion, une crème de jour, une crème de nuit, un soin des yeux, un gel-crème, un fond de teint, et un spray pour le corps
Selon un aspect supplémentaire, l’invention a pour objet une composition cosmétique pour prévenir ou traiter les effets cutanés causés par la fatigue ou par l’exposition à un stress, ladite composition comprenant de 0,0001% à 10% en poids d’un mélange d’eau de rose et d’huile essentielle de rose.
L’invention a également pour objet une composition précurseur pour la préparation d’une composition cosmétique, comprenant :
- de 0,1% à 2% d’huile essentielle de rose et d’eau de rose, le rapport massique « eau de rose / huile essentielle de rose » étant de 2/3 à 3/2,
- de 97,9% à 99,9% de pentylène glycol et
- de 0% à 2% d’un ou plusieurs excipients acceptables sur le plan cosmétique.
Selon un autre aspect, l’invention concerne un procédé cosmétique pour prévenir ou traiter un ou plusieurs effets cutanés de la fatigue ou de l’exposition à un stress chez un individu, ledit procédé comprenant l’application d’une quantité cosmétiquement efficace d’une huile essentielle de rose et d’une eau de rose sur la peau de l’individu, de préférence au niveau du visage.
Les utilisations et procédés selon l’invention sont de préférence destinés aux sujets âgés de moins de 45 ans, notamment aux femmes de moins de 45 ans, de préférence de 25 à 40 ans. Selon certains modes de réalisation des utilisations et procédés selon l’invention, l’extrait de rose est utilisé en tant qu’agoniste d’un récepteur olfactif exprimé au niveau de la peau choisi parmi le groupe constitué par OR10A6, OR2AG2, OR11H4 et leurs combinaisons. L’invention a également pour objet l’utilisation cosmétique d’un agoniste d’un récepteur olfactif choisi parmi le groupe constitué par OR10A6, OR2AG2, OR11H4 et leurs combinaisons pour prévenir ou traiter un ou plusieurs effets cutanés de la fatigue ou de l’exposition à un stress, ledit agoniste étant appliqué par voie cutanée.
DESCRIPTION DES FIGURES
La Figure 1 montre les résultats de l’étude ex vivo réalisée sur des expiants de peau. Cette étude est décrite dans l’exemple 1 ci-après. Les Figures 1A-C montrent les variations des immunomarquages de la loricrine, du gH2AC et du G6pDH, respectivement, obtenus pour des coupes histologiques préparées au jour 9. Les groupes étudiés sont : expiants non-traités (témoin), expiants traités avec F « Extrait » (combinaison huile essentielle de rose/eau de rose), expiants traités avec l’épinéphrine et expiants traités avec l’épinéphrine et F « Extrait ». Contrairement à l’épinéphrine, F « Extrait » ne modifie pas de manière significative l’immunomarquage des différents marqueurs étudiés. En revanche, F « Extrait » permet de contrecarrer les effets de l’épinéphrine et maintient l’immunomarquage pour les différents marqueurs étudiés à des niveaux équivalents à ceux obtenus pour le groupe d’explants non- traité. Les résultats sont exprimés en % relativement aux données obtenues pour le groupe non traité. La figure 1D montre l’évolution de la production de mélanine dans les expiants de peau dans les différents groupes d’expérience. On voit que l’Extrait prévient la surproduction de mélanine induite par l’épinéphrine.
La Figure 2 montre les résultats obtenus dans l’étude in vitro de l’Exemple 2. L’ « Extrait » permet d’inhiber la production de mélanine par les mélanocytes induite par l’a-MSH. L’effet observé est dose-dépendant. Les résultats sont exprimés en pourcentage par rapport au groupe Contrôle (cellules exposées à l’a-MSH sans traitement avec F « Extrait »).
La Figure 3 présente les résultats de Fessai clinique présenté à l’Exemple 7. Les Figures 3A, 3B et 3C montrent les variations de luminosité, de l’intensité de pigmentation et éclaircissement de la peau après 7j (D7-D0) ou 28j de traitement par rapport au T0 (D28-D0), pour la crème placebo (crème A) et la crème contenant F « Extrait » à 1% (crème B). On voit une nette amélioration de l’aspect de la peau chez le groupe de femmes traitées avec la crème selon l’invention (Crème B).
La Figure 4 présente les résultats de Fessai clinique de l’Exemple 8 visant à évaluer l’effet de la combinaison « eau de rose et huile essentielle » de rose sur les cernes. La Figure 4 montre que le gel B contenant F « Extrait » à 1% permet d’atténuer de manière significative l’étendue et la couleur des cernes, et ceci dès 7 jours d’application, en comparaison avec un gel A placebo. La Figure 5 montre le pourcentage d’inhibition sur la tyrosinase exercée par la combinaison « eau de rose et huile essentielle » selon l’invention (« Actif »), l’huile essentielle de rose seule et l’eau de rose concentrée seule.
La Figure 6 montre la présence de OR10A6, OR11H4 et OR2AG2 sur expiant de peau par immunohistochimie.
DESCRIPTION DETAILLEE DE L’INVENTION
La rose est la fleur du rosier, arbuste du genre Rosa et de la famille des Rosaceae. Il s’agit de l’une des plantes les plus cultivées au monde et elle occupe la première place dans le marché des fleurs. Les extraits de rose trouvent différentes applications industrielles. L’huile essentielle de rose, également appelée essence de rose, est obtenue par hydrodistillation des pétales de la fleur et est particulièrement appréciée pour la composition des parfums. Elle rentre également dans la composition de nombreux produits cosmétiques, essentiellement en tant qu’excipient pour apporter une note parfumée. Elle peut être aussi utilisée, à titre d’actif cosmétique, notamment en tant qu’agent antiâge comme proposé dans le brevet FR 2 948 023.
L’eau de rose, qui correspond généralement à l’hydrolat obtenu au cours de l’hydrodistillation, est utilisée en tant qu’ arôme en agroalimentaire mais également en cosmétique, en particulier dans des compositions démaquillantes.
Après de longues recherches, la Demanderesse a découvert de nouvelles propriétés cosmétiques des extraits de rose.
La Demanderesse a montré que l’utilisation combinée d’eau de rose et d’huile essentielle de rose permet de protéger la peau contre les effets néfastes du stress et de la fatigue.
Comme cela est illustré dans les exemples, l’eau de rose et l’huile essentielle de rose utilisées en combinaison permettent de protéger les cellules de la peau contre les effets de l’épinéphrine, une hormone qui est sécrétée en condition de stress. La Demanderesse a montré que l’utilisation d’un nouvel actif combinant l’eau de rose et l’huile essentielle de rose inhibe la production de mélanine chez les mélanocytes, production qui est par ailleurs induite en conditions de stress (Exemple 2). Il a été également montré que cet actif prévient la suractivation du métabolisme et de la différenciation cellulaire ainsi que les dommages de l’ADN, au niveau de l’épiderme d’explants de peau humain exposés à l’épinéphrine (Exemple 1). De manière notable, ce nouvel actif combinant à la fois une huile essentielle de rose et une eau de rose est un inhibiteur de tyrosinase plus puissant que l’huile essentielle de rose seule et est capable d’inhiber la production de mélanine induite par 1’ a-MSH plus efficacement que l’eau de rose seule: Ainsi, le nouvel actif selon l’invention diminue plus fortement la perturbation de la mélanogénèse induite par le stress, que ne le font l’huile essentielle de rose et l’eau de rose prises séparément (Exemples 3 et 4). En d’autres termes, la Demanderesse a montré que l’huile essentielle de rose
et l’eau de rose en combinaison agissent en synergie pour prévenir et traiter les effets du stress sur la peau.
En effet, les essais cliniques réalisés par la Demanderesse ont montré que l’application journalière d’une crème ou d’un gel comprenant un actif associant eau de rose et huile essentielle de rose réduit, de manière significative, l’effet de la fatigue et du stress au niveau de la peau chez des jeunes femmes exposées à un rythme de vie stressant: on note une amélioration significative de l’homogénéité et de l’éclat du teint ainsi qu’une atténuation nette des cernes chez les femmes traitées avec la crème ou le gel selon l’invention par rapport aux groupes placebo, et ceci dès sept jours de traitement (Exemples 7 et 8).
Sans vouloir être liée par une quelconque théorie, la Demanderesse pense que l’effet anti-stress de l’actif selon l’invention serait, au moins partiellement, lié à l’activation de certains récepteurs olfactifs exprimés par les kératinocytes, cette activation pouvant entraîner une inactivation du récepteur 2-adréncrgiquc et une désensibilisation des cellules vis-à-vis de l’épinéphrine. La Demanderesse a mis en évidence, pour la première fois, l’expression de récepteurs olfactifs OR10A6, OR2AG2 et OR11H4 au niveau des kératinocytes provenant d’échantillons de peau humaine, et au niveau de l’épiderme d’explants de peau humaine. La Demanderesse a, de plus montré, que l’actif selon l’invention ainsi que le 2-phényléthanol, un composé présent dans l’actif, sont capables d’activer ces récepteurs. De manière notable, l’actif selon l’invention permet, également, de contrecarrer la diminution de l’expression de OR2AG2 dans les expiants de peau exposés à l’épinéphrine, ce qui tend à montrer que le rôle protecteur de 1’ « Extrait » vis-à-vis du stress induit par l’épinéphrine est médié, au moins en partie, par une voie biologique impliquant OR2AG2 (Exemple 5).
Ainsi, les extraits de rose, notamment l’eau de rose et l’huile essentielle de rose en combinaison, permettent de prévenir et de traiter les effets cutanés du stress ainsi que les signes cutanés de la fatigue.
1. Utilisations et procédés cosmétiques selon l’invention
Selon un premier aspect, la présente invention concerne l’utilisation cosmétique, non thérapeutique, d’un extrait de rose, notamment en tant qu’agent antifatigue, défatigant ou anti stress. Plus généralement, l’extrait de rose est utilisé pour traiter, prévenir, ou atténuer un effet cutané de la fatigue ou d’un stress.
L’extrait de rose est typiquement un extrait obtenu à partir des fleurs ou des pétales de rose. L’extrait est de préférence choisi parmi une eau de rose, une huile essentielle de rose et les combinaisons de celles-ci.
Dans un mode de réalisation préféré, l’invention concerne l’utilisation cosmétique, non- thérapeutique, d’une eau de rose et d’une huile essentielle de rose en combinaison pour traiter, prévenir, ou atténuer un effet cutané de la fatigue ou d’un stress.
Ainsi, de manière préférée, l’eau de rose et l’huile essentielle de rose sont utilisées en combinaison, par exemple sous la forme d’un mélange, pouvant comprendre, en outre, un support acceptable sur le plan pharmaceutique. La combinaison cosmétique selon l’invention peut être notamment incluse dans une composition cosmétique pour la mise en œuvre des utilisations et procédés cosmétiques selon l’invention, comme cela est détaillé ci-après.
Dans le cadre de la présente invention, l’huile essentielle de rose et l’eau de rose sont de préférence obtenues par un procédé comprenant une étape d’hydrodistillation ou de distillation à la vapeur des fleurs de rose.
L’huile essentielle de rose contient les composés volatils liposo lubies issus de l’hydro distillation ou de la distillation de fleurs de rose alors que l’eau de rose contient les composés volatils hydrosolubles.
De préférence, l’huile essentielle et l’eau de rose sont obtenues par hydrodistillation.
L’hydrodistillation correspond à un procédé d’extraction des composés volatils présents dans la matrice végétale, c’est-à-dire dans les fleurs de rose par entrainement à la vapeur.
L’hydrodistillation peut être réalisée à partir d’une matrice végétale constituée de fleurs fraîches entières, de pétales de fleur, ou de fleurs broyées. Typiquement, la matrice végétale est mise en suspension dans l’eau et est chauffée. La vapeur qui se dégage entraîne les composés volatils qui sont condensés puis récoltés dans un vase de décantation. On peut utiliser un alambic, ou tout dispositif de distillation comprenant une colonne de distillation, un condenseur et un décanteur.
L’hydrodistillation des fleurs de rose permet d’obtenir, après condensation et décantation, deux fractions, à savoir :
- une fraction aqueuse contenant les composés organiques hydrosolubles volatils à partir de laquelle est obtenue l’eau de rose, et
- une fraction organique, surnageant la fraction aqueuse, contenant les composés liposolubles volatils à partir de laquelle est obtenue l’huile essentielle de rose.
L’eau de rose et l’huile essentielle de rose peuvent être obtenues directement à partir des fractions issues de l’hydrodistillation des fleurs de rose. Le cas échéant, les fractions aqueuse
et organique issues de l’hydrodistillation peuvent subir un ou plusieurs traitements afin d’obtenir l’eau de rose et l’huile essentielle de rose souhaitées, respectivement.
Ces traitements comprennent notamment des étapes de chromatographies, de concentration, d’extraction ou de distillation. Notamment, la fraction aqueuse issue de G hydrodistillation peut subir une étape de concentration par adsorption-désorption permettant de ne récupérer que les composés volatils d’intérêt et d’éliminer l’eau. Une telle étape peut être réalisée sur une résine adaptée, typiquement une résine hydrophobe capable de retenir les composés organiques volatils présents dans l’eau de rose. Les composés organiques volatils sont ensuite récupérés à l’aide d’un solvant adapté, qui est ensuite éliminé pour permettre l’obtention d’une eau de rose concentrée. Cette eau de rose ainsi concentrée peut être ensuite mélangée à l’huile essentielle afin d’obtenir un actif regroupant l’ensemble des composés volatils de la rose.
La fraction aqueuse et la fraction organique issue de l’hydrodistillation peuvent subir une étape supplémentaire permettant de les raffiner. Par exemple, la fraction aqueuse peut subir une étape supplémentaire de distillation afin de récolter la fraction d’huile essentielle résiduelle potentiellement présente dans la phase aqueuse. La phase organique peut subir une rectification, à savoir une distillation sous vide.
Dans un mode de réalisation supplémentaire ou additionnel, la fraction organique et/ou la fraction aqueuse issue de l’hydrodistillation peuvent subir une étape supplémentaire de distillation, par exemple une étape de distillation fractionnée, afin d’éliminer le méthyl eugénol. Ainsi, dans un mode de réalisation préféré, l’huile essentielle de rose et/ou l’eau de rose comprennent moins de 0,05%, de préférence moins de 500 ppm de méthyl eugénol.
L’huile essentielle de rose et l’eau de rose peuvent être préparées à partir de fleurs de rose de différentes espèces. Les espèces d’intérêt englobent, sans y être limitées, Rosa centifolia, Rosa alba, Rosa rugosa, Rosa gallica ou encore Rosa damascena. De préférence, l’eau de rose et l’huile essentielle de rose sont préparées à partir de Rosa damascena Mill., communément appelée rose de Damas.
Dans les utilisations selon l’invention, l’extrait de rose, en particulier la combinaison d’eau de rose et l’huile essentielle de rose, est appliqué(e) sur la peau.
Comme indiqué ci-avant, l’extrait de rose correspond, de préférence, à la combinaison d’une eau de rose et d’une huile essentielle de rose. Dans ce cas, l’invention concerne l’utilisation d’une eau de rose et d’une huile de rose en combinaison.
Dans le cadre de la présente invention, une « utilisation en combinaison » signifie que l’eau de rose et l’huile essentielle de rose peuvent être appliquées sur la peau simultanément ou de manière séparée. A titre d’exemple, l’eau de rose peut être appliquée sur la peau et quelques
minutes après, par exemple de 1 à 30 min après, de préférence immédiatement après, l’huile essentielle de rose est appliquée, ou vice versa.
Dans un mode de réalisation préféré, l’huile essentielle de rose et l’eau de rose sont utilisées simultanément.
Ainsi, dans un mode de réalisation particulier, l’eau de rose et l’huile essentielle de rose sont utilisées sous la forme d’un mélange et/ou incorporées au sein d’une composition cosmétique. Le rapport massique « eau de rose/huile essentielle de rose » dans le mélange ou dans la composition cosmétique est typiquement compris dans une gamme allant de 1/4 à 4/1, par exemple de 2/3 à 3/2 ou encore de 1/1 à 3/2. Dans certains modes de réalisation, le rapport massique « eau de rose/huile essentielle de rose » est compris dans une gamme allant de 0,7 à 1,4, de préférence de 1,1 à 1,4.
Dans un mode de réalisation particulier, l’extrait de rose selon l’invention est un mélange d’eau de rose et d’huile essentielle de rose dans lequel :
- l’eau de rose présente dans le mélange est une eau de rose concentrée,
- le rapport massique eau de rose / huile essentielle de rose est compris dans une gamme allant de 0,7 à 1,4, de préférence de 1,1 à 1,4,
- l’eau de rose et l’huile essentielle de rose sont de préférence obtenues par un procédé comprenant une étape d’hydrodistillation de fleurs de rose telles que les fleurs de rose de Damas.
On entend par « une eau de rose concentrée » une eau de rose dans laquelle au moins une partie de l’eau (c’est-à-dire au moins 50% de préférence au moins 95% voire 99,9% et même 100%) présente à l’issue de l’étape d’hydrodistillation ou de distillation initiale a été éliminée. Typiquement, l’eau de rose obtenue par hydrodistillation ou distillation peut être concentrée par une étape de concentration, de préférence une étape d’adsorption-désorption sur une résine hydrophobe.
Dans un mode de réalisation préféré, le mélange d’huile essentielle de rose comprend moins de 0,05%, de préférence moins de 500 ppm de méthyl eugénol. Une telle teneur en méthyl eugénol peut être obtenue en soumettant le mélange et/ou l’huile essentielle de rose à une étape de distillation fractionnée.
Dans certains modes de réalisation, l’eau de rose et l’huile essentielle de rose, ensemble (c’est- à-dire en combinaison, et de préférence sous forme de mélange) comprennent du 2- phényléthanol, du nérol, du citronellol, et du géraniol. Dans un mode de réalisation additionnel ou alternatif, le 2-phényléthanol et le citronellol représentent ensemble de 50% à 90% en poids
par rapport au poids de la combinaison, de préférence du mélange d’eau de rose et d’huile essentielle de rose. Le 2-phényléthanol peut représenter au moins 40%, de préférence au moins 50%, et jusqu’à 70%, en poids par rapport au poids de la combinaison, de préférence du mélange d’eau de rose et d’huile essentielle de rose. A titre additionnel ou alternatif, le citronellol peut représenter au moins 10%, et jusqu’à 30%, en poids de la combinaison ou dudit mélange.
Dans un mode de réalisation particulier, l’eau de rose et l’huile essentielle de rose comprennent ensemble (c’est-à-dire en tant que combinaison ou mélange) de :
- 45% à 65% de 2-phényléthanol,
- 0,1% à 15% de nérol,
- 10% à 25% de citronellol,
- 0,5% à 15% de géraniol,
- 0,1% à 10% de nonadécane, et de
- 0% à 5% d’alcool benzylique,
les pourcentages étant exprimés en poids par rapport au poids total de la combinaison, de préférence du mélange d’eau de rose et d’huile essentielle de rose (poids « eau de rose » plus poids « huile essentielle de rose »).
De préférence, la composition en composés volatils du mélange ou de la combinaison selon l’invention est déterminée par chromatographie en phase gazeuse, de préférence avec détection par spectrométrie de masse et/ou absorption UV.
Comme indiqué ci-avant, la Demanderesse a montré que l’application combinée d’une eau de rose et d’une huile essentielle rose sur la peau permet de prévenir et de traiter les effets cutanés du stress et de la fatigue. Plus généralement, l’utilisation combinée d’une eau de rose et d’une huile essentielle de rose, par exemple sous la forme d’un mélange et/ou intégrées séparément dans une composition cosmétique, permet de lutter contre les effets visibles du stress ou de la fatigue au niveau de la peau.
Au sens de l’invention, les termes « peau » et « cutané » se réfèrent à toute partie de la peau du corps humain, en particulier la peau du visage, y compris les lèvres et les paupières, le cou, et la peau des mains. De préférence, il s’agit de la peau au niveau du visage, y compris le contour des yeux et le contour des lèvres, et au niveau du cou.
Dans le cadre de la présente invention, on entend par « signes ou effets cutanés », toute altération, dommage ou modification non-pathologique de l’aspect visuel ou des propriétés mécaniques de la peau. Dans le cadre de la présente invention, les « signes ou effets cutanés » sont causés par, ou associés, à la fatigue ou à un stress.
On entend par « prévenir un signe ou un effet », le fait de retarder ou d’empêcher l’apparition dudit signe ou effet sur la peau.
On entend par « traiter un signe ou un effet », le fait de diminuer, d’atténuer, d’estomper, de corriger ou ralentir le développement dudit signe ou effet sur la peau.
On entend par « stress ou exposition à un stress » l’exposition de l’individu à tout type de stress qu’il soit d’ordre psychologique, environnemental ou physique, pouvant entraîner, directement ou indirectement, une altération ou modification, non-pathologique, des propriétés visuelles ou mécaniques de la peau.
Il peut s’agir notamment d’un stress d’ordre psychologique qui survient lorsque l’individu fait face à une pression mentale, physique ou émotionnelle allant au-delà de son pouvoir d’adaptation. Il peut s’agir notamment d’un stress psychologique résultant de conditions de vie ou de travail stressantes telles qu’une surcharge de travail, ou des événements de travail stressants (tels que la préparation d’examen, des présentations en public), des pressions psychologiques au travail ou dans la sphère privée, ou encore des surcharges émotionnelles dues par exemple à des problèmes familiaux.
Il peut s’agir également de stress induits par l’environnement, par exemple par des conditions climatiques extrêmes telles que le froid ou la chaleur, l’exposition à la pollution, notamment urbaine, telle que les gaz d’échappements, les particules fines ou les composés organiques volatils (COV). Plus généralement, il peut s’agir d’un stress résultant d’une agression environnementale .
Le stress peut être également lié au mode de vie, notamment à une alimentation déséquilibrée, et à la consommation d’aliments comprenant des additifs ou des aliments hyper transformés, à une exposition ou une consommation de tabac et/ou d’alcool, un manque de sommeil (par exemple moins de 8 heures, de préférence moins de 6 heures par nuit), un rythme de travail décalé (par exemple travail de nuit), à un décalage horaire (jet-lag) ou encore des temps de trajets domicile-bureau longs.
En particulier, le stress est causé par le mode de vie urbain. Il peut s’agir en particulier d’un stress chronique, à savoir d’un stress auquel l’individu est exposé de manière continue ou répétée, pendant plusieurs jours (e.g. au moins 1, 2, 3, 4, 5, 6 ou 7 jours), plusieurs semaines (e.g. au moins 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7 ou 8 semaines) voire plusieurs mois (e.g. au moins 1, 2, 3, 4, 5, ou 6 mois).
Dans certains modes de réalisation, la peau est directement exposée au stress. Il s’agit dans ce cas, généralement, d’un stress environnemental tel que la pollution, le tabac ou les conditions climatiques extrêmes telles que la chaleur, le froid ou le vent.
Dans un mode de réalisation particulier, le sujet est exposé à un ou plusieurs stress choisis dans le groupe constitué par : le tabac, l’alcool, la pollution, le manque de sommeil, le stress psychologique, une alimentation déséquilibrée, une exposition alimentaire à des additifs ou à des aliments hyper-transformés, et une exposition à des températures élevées ou basses. Dans un autre mode de réalisation, le sujet est exposé à un ou plusieurs stress choisis parmi le groupe constitué par le tabac, la pollution, le manque de sommeil, le stress psychologique, et une alimentation déséquilibrée.
Dans le cadre de la présente invention, les signes cutanés causés par la fatigue ou l’exposition à un stress englobent, sans y être limités, une altération du teint de la peau, notamment un teint brouillé, un teint terne, une perte d’éclat du teint ou une perte d’uniformité du teint, des irrégularités de pigmentation de la peau incluant l’apparition de tâches pigmentaires, des traits du visage tirés, l’apparition de poches et/ou de cernes au niveau des yeux, le gonflement des paupières et leurs combinaisons. Ainsi, dans le cadre de la présente invention, l’extrait de rose, de préférence l’eau de rose et l’huile essentielle de rose en combinaison, peut/vent être utilisé(es), pour au moins une (1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9 ou 10) des finalités suivantes :
- Prévenir, traiter ou atténuer les cernes et/ou les poches aux niveaux des yeux,
- Prévenir, traiter ou atténuer le gonflement des paupières
- Prévenir, traiter ou réduire les irrégularités de pigmentation de la peau, y compris les tâches pigmentaires induites par le stress ou la fatigue,
- Homogénéiser ou unifier le teint du visage,
- Rendre le teint du visage plus lumineux et/ou plus éclatant et/ou plus clair,
- Prévenir ou traiter un teint terne, un teint brouillé et/ou des traits tirés,
- Rendre la peau, notamment au niveau du visage, plus fraîche et plus lumineuse,
- Apaiser les traits du visage,
- Rendre l’aspect de la peau moins fatigué, plus relaxé, plus frais
- Rendre le regard moins fatigué, plus reposé et plus lumineux,
- Promouvoir ou accélérer la récupération de l’épiderme, notamment au niveau du visage,
- Revitaliser la peau, notamment au niveau du visage,
- Promouvoir un effet bonne mine, et/ou
- Prévenir, traiter l’altération de, ou restaurer, la fonction barrière de la peau.
Il va de soi que de telles utilisations sont destinées à des individus exposés à la fatigue ou à un stress tels que définis ci-avant.
De manière plus générale, la présente invention concerne l’utilisation d’un extrait de rose de préférence d’une eau de rose et d’une huile essentielle de rose en combinaison, en tant qu’agent
antifatigue, agent défatigant, agent anti-stress, agent protecteur contre les effets du stress, agent apaisant, ou agent revitalisant de la peau, notamment chez un individu exposé à un stress ou à la fatigue. L’extrait de rose selon l’invention, de préférence une eau de rose et d’une huile essentielle de rose en combinaison, peut être également utilisé en tant qu’ agent éclaircissant du teint ou agent dépigmentant notamment chez un individu exposé à un stress ou à la fatigue. Comme cela est montré dans les exemples, l’utilisation combinée de l’eau de rose et de l’huile essentielle de rose permet de prévenir les effets de l’épinéphrine, l’hormone du stress, au niveau des cellules de la peau, notamment de l’épiderme. L’eau de rose et l’huile essentielle de rose en combinaison permettent ainsi de lutter contre la suractivation du métabolisme et de la différenciation cellulaire induite par le stress, notamment la production d’épinéphrine. Il a été également montré que l’eau de rose et l’huile essentielle de rose utilisées en combinaison préviennent la surproduction de mélanine par les mélanocytes induite par l’a-MSH.
Ainsi, l’invention a également pour objet l’utilisation cosmétique d’un extrait de rose, de préférence d’une eau de rose et d’une huile essentielle de rose en combinaison, chez un individu exposé au stress et/ou à la fatigue, pour :
- Réguler le métabolisme cellulaire au niveau de la peau, en particulier au niveau de l’épiderme, et/ou
- Prévenir une suractivation du métabolisme et/ou de la différenciation cellulaire causé par un stress au niveau de l’épiderme, et/ou
- Promouvoir et/ou accélérer la récupération des cellules de l’épiderme, et/ou
- Lutter contre les dommages au niveau de l’ADN des cellules de l’épiderme induits par le stress et/ou
- Prévenir l’augmentation de la production de mélanine par les mélanocytes en condition de stress.
Selon un aspect particulier, l’eau de rose et l’huile essentielle de rose sont utilisées en combinaison pour réguler l’expression de loricrine et de G6DPH au niveau des cellules de l’épiderme d’un individu exposé au stress.
Selon un autre aspect, l’huile essentielle de rose et l’eau de rose sont utilisées en tant que modulateurs, de préférence en tant qu’ activateurs ou agonistes d’un récepteur olfactif exprimé par les cellules de la peau, de préférence choisi parmi OR10A6, OR2AG2 et OR11H4.
Selon un autre aspect, l’huile essentielle de rose et l’eau de rose sont utilisées en tant que modulateur d’une voie de signalisation cellulaire de réponse au stress impliquant un récepteur olfactif, de préférence choisi parmi OR10A6, OR2AG2 et OR11H4.
A toute fin utile, il est à noter que la présente demande ne concerne pas rutilisation de l’huile essentielle de rose en tant qu’agent antiâge, c’est-à-dire en tant qu’agent pour traiter ou prévenir les effets du vieillissement cutané, y compris du photo-vieillissement.
Les individus visés par la présente invention peuvent être de tout âge et genre. Néanmoins, dans un mode de réalisation préféré, il s’agit d’un individu ayant moins de 45 ans et de préférence de plus de 20 ans. Il peut s’agir, par exemple, d’une femme ou d’un homme de 25 à 45 ans. De préférence, il s’agit d’une femme âgée de 25 à 40 ans.
Dans certains modes de réalisation, l’eau de rose et l’huile essentielle de rose sont utilisées en combinaison avec un ou plusieurs agents actifs à effet cosmétique supplémentaire(s).
On entend par « principe actif à effet cosmétique, agent actif à effet cosmétique, agent cosmétique ou actif à effet cosmétique » un composé capable d’exercer au moins un effet cosmétique sur la peau ou ses annexes. On entend par « effet cosmétique » tout effet non- thérapeutique visant à modifier et/ou améliorer l’aspect visuel et les propriétés mécaniques de la peau ou des muqueuses comme les lèvres, à les protéger des agressions externes (soleil, vent, humidité, sécheresse, produits chimiques), à prévenir et/ou à corriger les phénomènes liés à leur vieillissement, ou encore à prévenir ou traiter les effets causés par un stress ou la fatigue sur la peau.
De tels agents sont décrits ci-après et englobent, entres autres, les agents antirides, les agents antiâges, les agents antioxydants, les agents hydratants, les agents apaisants, les agents anti rougeurs, les agents décongestionnants, les agents gommants ou exfoliants, les agents mâtifiants, les agents séborégulateurs, les actifs éclaircissants, les actifs anti-tâches, les agents anticeme ou anti-poche, les actifs anti-pollution, les agents tenseurs, les filtres et écrans solaires, et leurs combinaisons.
Dans les utilisations selon l’invention, l’huile essentielle de rose et l’eau de rose sont généralement présentes en tant qu’agent cosmétique dans une composition cosmétique. En d’autres termes, l’huile essentielle de rose et l’eau de rose sont typiquement appliquées sur la peau de l’individu à traiter par l’intermédiaire d’une composition cosmétique.
L’huile essentielle de rose et l’eau de rose peuvent représenter ensemble (c’est-à-dire en tant que combinaison, de préférence en tant que mélange) de 0,0001% à 10%, de préférence de 0,0001% à 5% en poids, par exemple de 0,0005% à 1% en poids de la composition cosmétique, ou encore de 0,0005% à 0,01% en poids de la composition cosmétique totale.
Typiquement, ladite composition cosmétique comprend :
- de 0,0001% à 10% d’une combinaison d’eau de rose et d’huile essentielle de rose,
- de 0% à 30% d’un ou plusieurs agents actifs cosmétiques additionnels, et
- de 69,9999% à 99,9999% d’un ou plusieurs excipients acceptables sur le plan cosmétique, les pourcentages étant exprimés en poids par rapport au poids total de la composition cosmétique. Le ou les excipients acceptables sur le plan cosmétique présents dans la composition peuvent être choisis parmi les agents diluants, les agents dispersants, les agents gélifiants, les émollients, les agents de vectorisation comme les polymères polycationiques ou les phospholipides, les gommes, les résines, les solvants en particulier les alcools inférieurs notamment l’éthanol, l’isopropanol, le dipropylène glycol, le butylène glycol, le propanediol, la glycérine, le sorbitol, et le propylène glycol, les charges telles que les amidons modifiés et polymérisés, le dioxyde de titane, ou un stéarate métallique, les conservateurs, les huiles essentielles, les agents nacrés, les colorants, les absorbeurs d’odeur, les agents régulateurs du pH ou les agents neutralisants, les agents lubrifiants, les agents épaississants, les tensio-actifs dont les tensio-actifs anioniques, cationiques, amphotères ou non ioniques, les humectants, les agents mouillants, les agents dispersants, les parfums, les pigments organiques ou encore minéraux comme les oxydes de fer, les agents huileux comme les huiles ou des graisses d’origine végétale, les graisses d’origine animale, les huiles de synthèse comme la vaseline, les huiles de silicone (cyclométhicone), les esters d’alcool gras, des huiles fluorées, des cires, des argiles modifiées, des bentones, des sels métalliques d’acide gras, la silice, les polyéthylènes, du mica, les agents conservateurs, les agents antimicrobiens, des véhicules tels qu’une eau minérale, thermale ou florale, et/ou d’autres substances utilisées couramment en formulation dans le domaine cosmétique ou pharmaceutique.
Le ou les principes actifs cosmétiques additionnels peuvent être choisis parmi le groupe constitué par les agents antirides, les agents antiâges, les agents antioxydants, les agents hydratants, les agents apaisants, les agents anti-rougeurs, les agents décongestionnants, les agents gommants ou exfoliants, les agents mâtifïants, les agents sébo-régulateurs, les actifs éclaircissants, les actifs anti-tâches, les filtres et écrans solaires, et leurs combinaisons.
Notamment, la composition cosmétique peut comprendre des tocophérols, et/ou des extraits de plantes comme des extraits de graines de lin, des extraits d’exopolysaccharides de Vibrio, des peptides comme le trifluoroacétyl tripeptide-2.
De préférence, la composition cosmétique peut comprendre un actif choisi parmi un agent antiride, un agent anti-rougeur, un agent antioxydant, un actif hydratant, un agent apaisant, un agent sébo-régulateur, un agent anti-tâche ou éclaircissant, un agent tenseur, un actif anti pollution, un agent anticeme ou anti-poche, un filtre ou un écran solaire, et leurs combinaisons.
A titre d’exemple d’agents anti-pollution, on peut citer les extraits de Chrysanthellum Indicum les polysaccharides, notamment marins issus d’un milieu de fermentation d’Alteromonas et les sels de Nigari.
A titre d’exemple d’agents anticeme, on peut citer les extraits de Chrysantellum Indicum ou encore les extraits et les polysaccharides sulfatés d’algues, notamment d’Ascophyllum nodosum ou d Asparagopsis Armata.
A titre d’exemple d’agents hydratants, on peut citer l’urée, l’acide pidolique (PCA) et ses dérivés en particulier ses sels tels que l’arginine PCA, le chitosan PCA, ses sels de cuivre (Cuivre PCA), de magnésium (magnésium PCA), de sodium (sodium PCA) ou de zinc, l’éthylhéxyl PCA, le gluconate de calcium, l’acide hyaluronique et ses sels et autres glycosaminoglycanes, le frucose, le glucose, l’isomaltose, le lactose, le tréhalose, le polydextrose, le saccharose (Sucrose), le maltitol, le mannitol, le sorbitol, le xylitol et les autres hydrates de carbones et dérivés, les polyéthylène glycols tels que les PEG-7, PEG-8, PEG-10, PEG-12 ou PEG-14, la glycérine, le propylène glycol, le butylène glycol, la betaïne, la citrulline, le collagène et ses dérivés, l’histidine, les hydrolysats de soie, de kératine ou de soja, les extraits de plante riches en polysaccharides et/ou polyphénols, par exemple les extraits d’ Aloès, bleuet ( Centaurea cyanus ), les extraits riches en polysaccharides, notamment issus de milieux de fermentation de microorganismes marins tels que Alteromonas et les combinaisons de ceux-ci.
A titre d’exemple d’agents anti-âge, on peut citer l’acide ascorbique et ses dérivés comme l’ascorbyl phosphate de magnésium, les glycosaminoglycanes et leurs dérivés, les polysaccharides de Cyathea, le collagène, les extraits de graines de lin ( Linum usitatissimum ), les peptides comme le Caprooyl-Tetrapeptide-3 et le trifluoroacétyl tripeptide-2, les extraits de Polygonum aviculare, les extraits d’algues brunes, en particulier d’Ascophyllum nodosum, les extraits de fougères, en particulier de Cyathea cumingii.
A titre d’exemple d’agents apaisants, on peut citer l’allantoïne, les extraits d’aloès, de bouleau (par exemple Betula alba ), d’épilobe ( Epilobium angustifolium), de châtaignier (par exemple Castenea sativa), de bleuet (par exemple Centaurea cyanus), de centella (par exemple Centella asiatica), de prêle (par exemple Equisetum arvense ), de fenouil (par exemple Foeniculum vulgare), d’hamamélis (par exemple Hamamelis virginiana ), de lierre (par exemple Hedera hélix), à'habiscus sabdariffa, de lis (par exemple Lilium candidum), de mauve (par exemple Malva sylvestris), de mélisse (par exemple Melissa officinalis), de scutellaire (par exemple Scutellaria baicalensis), de mimosa (par exemple Mimosa tenuiflora), de potentille (par exemple Potentilla erecta), un extrait d’oligosaccharides ou un oligosaccharide, par exemple
de lin, les peptides comme le palmitoyl tripeptide-8, les extraits de polysaccharides, notamment les extraits d’exopolysaccharides issus du milieu de fermentation d’Alteromonas et les combinaisons de ceux-ci.
A titre d’exemple d’agents antioxydants, on peut citer le HMR (hydroxy méthyl résorcinol), l’acide ascorbique et ses dérivés, la vitamine B9, le chlorhydrate d’histidine, ou un extrait d’épilobe ( Epilobium augustifoliuwi) . Les principes actifs à effet antioxydant et de type vitamine sont généralement utilisés en un pourcentage massique d’au moins 1% par rapport au poids total de la composition cosmétique.
A titre d’exemple d’agents séborégulateurs, on peut citer les lignanes de lin, la poudre de riz, le gluconate de zinc, la sarcosine, un extrait de Cinnamomum zeylanicum bark, un extrait d’avocat, un extrait de Backhousia citriodora et les combinaisons de ceux-ci.
A titre d’agents anti-rougeurs, on peut citer les saponines, les flavonoïdes, les ruscogénines, les esculosides, et les extraits les contenant, par exemples les extraits de Ruscus, ainsi que certaines huiles essentielles, par exemple de lavande ou de romarin.
A titre d’exemple d’agents anti-tâches, on peut citer des extraits comme la réglisse ( Glycyrrhyza glabra), l’extrait de jackfruit ( Artocarpus heterophyllus), les extrait de Rumex ( R.occidentalis ), les extraits de plante appartenant au genre citrus, le resveratrol, les peptides comme l’oligopeptide-68, le nonapeptide-1, l’acide kojique, le magnésium ascorbyl phosphate et les combinaisons de ceux-ci.
L’extrait de rose, de préférence la combinaison d’eau de rose et d’huile essentielle de rose selon l’invention, notamment le mélange selon l’invention, peut être incorporé(e) dans n’importe quel type de composition cosmétique. De préférence, il s’agit d’une composition cosmétique ayant une forme adaptée à l’administration topique, en particulier adaptée à une application sur la peau. Ladite composition cosmétique peut se présenter sous la forme de solutions aqueuses, hydroalcooliques, d’émulsions huile-dans-eau (H/E) ou eau-dans huile (E/H) ou multiple (triple : E/H/E ou H/E/H), des nanoémulsions, en particulier des nanoémulsions H/E, dont la taille des gouttes est inférieure à lOOnm, de gels aqueux, de dispersions ou encore d’une poudre. La composition cosmétique selon l’invention peut se présenter sous la forme d’une lotion, d’un lait, d’une crème, d’un onguent, d’un gel, d’une mousse, d’une solution, d’une pommade. De manière plus générale, la composition selon l’invention peut se présenter également sous la forme d’un produit cosmétique de tout type. Il peut s’agir d’un soin cosmétique ou d’un produit de maquillage ou d’hygiène corporelle, par exemple une lotion, un lait, un sérum, un gel aqueux ou huileux, une émulsion, une crème, un gel-crème, une eau de soin, une pommade, un baume, un fond de teint, un spray, un ombre à paupière, un stick, un rouge à lèvre, un gloss, une mousse,
un déodorant, un masque nourrissant, un spray, notamment pour le buste et le visage, un gel douche, et un produit exfoliant ou gommant.
A titre illustratif et non-limitatif, la combinaison, notamment le mélange, d’eau de rose et d’huile essentielle de rose selon l’invention peut être présente à titre d’agent défatigant ou antistress dans une crème de jour. A titre d’exemple supplémentaire, ladite combinaison peut être présente dans un soin défatigant des yeux en tant qu’ agent anticeme. Ladite combinaison peut également être présente dans un sérum revitalisant en tant qu’agent pour protéger ou réparer les dommages liés au stress environnemental. Enfin, la combinaison selon l’invention peut être présente dans une crème de nuit en tant qu’agent pour promouvoir la récupération cellulaire au niveau de l’épiderme suite à une exposition à un stress.
L’invention a également pour objet l’utilisation d’une composition cosmétique comprenant une huile essentielle de rose et une eau de rose entant qu’agents cosmétiques pour traiter ou prévenir un signe cutané de la fatigue ou de l’exposition à un stress. Dans certains modes de réalisation, l’huile essentielle de rose et l’eau de rose sont présents dans la composition en tant que modulateurs, de préférence en tant qu’agonistes d’un récepteur olfactif exprimé par les cellules de la peau, de préférence choisi parmi OR10A6, OR2AG2 et OR11H4.
Un objet supplémentaire selon l’invention est un procédé cosmétique pour traiter ou prévenir un signe cutané de la fatigue ou de l’exposition à un stress chez un individu, comprenant l’administration en combinaison d’une quantité cosmétiquement acceptable d’un extrait de rose, de préférence par voie topique, audit individu.
Comme expliqué ci-avant, l’extrait de rose peut être choisi parmi une eau de rose, une huile essentielle de rose et leurs combinaisons. De préférence, il s’agit d’une eau de rose et d’une huile essentielle de rose. L’application est réalisée typiquement sur la peau à traiter, par exemple au niveau du visage, notamment au niveau du contour des yeux.
De préférence, la combinaison d’eau et d’huile essentielle de rose est présente dans une composition cosmétique telle que décrite précédemment, et est donc appliquée sous la forme d’une composition cosmétique, par exemple sous la forme d’une crème. Le procédé cosmétique selon l’invention a pour but de traiter ou prévenir un ou plusieurs effets cutanés du stress et de la fatigue, de préférence choisis parmi une altération du teint de la peau, notamment un teint brouillé, un teint terne, une perte d’éclat du teint ou une perte d’uniformité du teint, notamment l’apparition de tâches pigmentaires, des traits du visage tirés, l’apparition de poches et/ou de cernes au niveau des yeux. Le procédé selon l’invention peut permettre d’obtenir l’un quelconque des effets suivants, chez un individu exposé au stress ou à la fatigue :
- Prévenir, traiter ou atténuer les cernes et/ou les poches aux niveaux des yeux,
- Homogénéiser ou unifier le teint du visage,
- Rendre le teint du visage plus lumineux et/ou plus éclatant et/ou plus clair,
- Prévenir ou traiter un teint terne, un teint brouillé et/ou des traits tirés
- Prévenir ou traiter les irrégularités de pigmentation de la peau, y compris les tâches pigmentaires induites par le stress ou la fatigue,
- Rendre la peau, notamment au niveau du visage, plus fraîche et plus lumineuse
- Apaiser les traits du visage
- Rendre l’aspect de la peau moins fatigué, plus relaxé, plus frais
- Rendre le regard moins fatigué, plus reposé et plus lumineux
- Promouvoir ou accélérer la récupération de l’épiderme, notamment au niveau du visage
- Revitaliser la peau, notamment au niveau du visage,
- Prévenir, traiter ou atténuer le gonflement des paupières,
- Promouvoir un effet bonne mine, et/ou
- Prévenir, traiter l’altération de, ou restaurer, la fonction barrière de la peau.
Dans les méthodes et utilisations cosmétiques selon l’invention, la dose à administrer et la fréquence d’administration de la combinaison selon l’invention varient en fonction de l’effet cosmétique recherché, des caractéristiques de l’individu, en particulier de son sexe, de son âge et de son type de peau. Typiquement, l’extrait de rose, en particulier l’eau de rose et l’huile essentielle de rose en combinaison, peuvent être appliquées, sur la zone à traiter, une à deux fois par jour, typiquement le matin et/ou le soir, pendant plusieurs semaines consécutives voire plusieurs mois, par exemple au moins pendant 3 mois. A titre d’exemple, le patient peut appliquer une dose de 1 g à 2 g de composition cosmétique sur son visage, matin et soir.
2 Objets supplémentaires selon l’invention
Selon un aspect supplémentaire, l’invention a également pour objet une composition cosmétique comprenant une combinaison d’eau de rose et d’huile essentielle de rose. Typiquement, ladite composition cosmétique comprend :
- de 0,0001% à 10% d’une combinaison d’eau de rose et d’huile essentielle de rose,
- de 0% à 20% d’un ou plusieurs agents actifs cosmétiques additionnels, et
- de 79,9999% à 99,9999% d’un ou plusieurs excipients acceptables sur le plan cosmétique, les pourcentages étant exprimés en poids par rapport au poids total de la composition cosmétique les pourcentages étant exprimés en poids par rapport au poids total de la composition cosmétique.
Dans certains modes de réalisation, ladite composition cosmétique comprend
- de 0,0001% à 0,01% d’une combinaison d’eau de rose et d’huile essentielle de rose,
- de 0% à 30% d’un ou plusieurs agents actifs cosmétiques additionnels, et
- de 69,9999% à 99,9999% d’un ou plusieurs excipients acceptables sur le plan cosmétique, les pourcentages étant exprimés en poids par rapport au poids total de la composition cosmétique. Le rapport massique eau de rose/huile essentielle de rose dans la composition cosmétique est tel que décrit précédemment, notamment compris dans une gamme allant de 1/4 à 4/1, par exemple de 2/3 à 3/2.
Il va de soi que l’extrait, les agents actifs additionnels et les excipients acceptables sur le plan pharmaceutique sont tels que décrits ci-avant. De même, la composition cosmétique peut être de tout type, comme expliqué précédemment. De préférence, la composition cosmétique est pour prévenir ou traiter un signe cutané de la fatigue ou de l’exposition à un stress, notamment un stress environnemental.
Comme indiqué ci-avant, dans certains modes de réalisation selon l’invention, l’eau de rose et d’huile essentielle de rose sont utilisées sous la forme d’un mélange. Comme expliqué ci-avant, ce mélange peut être caractérisé notamment en ce que :
- l’eau de rose présente dans le mélange est une eau de rose concentrée,
- le rapport massique eau de rose / huile essentielle de rose est compris dans une gamme allant de 0,7 à 1,4, de préférence de 1,1 à 1,4,
- l’eau de rose et l’huile essentielle de rose sont obtenues par un procédé comprenant une étape d’hydrodistillation de fleurs de rose telles que les fleurs de rose de Damas, et/ou
- le mélange comprend moins de 0,05%, de préférence moins de 500 ppm de méthyl eugénol. Ce mélange peut être associé à un véhicule acceptable sur le plan cosmétique. Le véhicule acceptable sur le plan cosmétique peut être de tout type. Le véhicule acceptable sur le plan cosmétique peut être choisi dans le groupe constitué par l’eau, les solvants en particulier les alcools inférieurs notamment l’éthanol, l’isopropanol, le dipropylène glycol, le butylène glycol, le propanediol, la glycérine, le sorbitol, le propylène glycol et le pentylène glycol, une solution aqueuse, ou un mélange de ces véhicules.
A titre d’exemple, le véhicule acceptable sur le plan cosmétique peut être le pentylène glycol. Un ou plusieurs excipients acceptables sur le plan cosmétique peuvent être présents. Le ou lesdits excipients peuvent être choisis dans le groupe constitué par les stabilisateurs, les conservateurs, les agents pH, les agents de vectorisation, les agents de charge, les hydrotropes notamment les tensioactifs.
L’agent de vectorisation peut être choisi parmi le groupe constitué par les micelles, les liposomes, y compris les liposomes unilamellaires ou multilamellaires, les niosomes, les
éthosomes, les systèmes lamellaires, les nanosomes, les vésicules lipidiques ou polymériques, les nanosphères, les micro ou nano-particules de polymères naturels ou non, les hydrogels. Des exemples particuliers de liposomes et de systèmes lamellaires pour la mise en œuvre de la présente invention sont décrits, entre autres, dans les demandes de brevet français n° 1358589 et n° 1262303 déposées au nom de la Demanderesse.
Le mélange d’eau de rose et d’huile essentielle de rose associé au véhicule acceptable sur le plan cosmétique et à ou plusieurs excipients optionnels tels que définis ci-avant forment une composition cosmétique dite « précurseur » destinée à être incorporée dans un produit cosmétique.
Ainsi, un objet supplémentaire selon l’invention est une composition cosmétique « précurseur ».
Une telle composition cosmétique « précurseur » comprend généralement de 0,01% à 10%, par exemple de 0,1% à 2% d’un mélange d’huile essentielle de rose et d’eau de rose, et de 90% à 99,99%, par exemple de 98% à 99,9% d’un véhicule acceptable sur le plan cosmétique tel que le pentylène glycol, les pourcentages étant exprimés en poids par rapport au poids total de la composition. Le ou les excipients cosmétiques additionnels peuvent représenter de 0% à 10%, notamment de 0% à 2% en poids de la composition cosmétique « précurseur ».
Il va de soi que ledit mélange, ledit véhicule et ledit ou lesdits excipients cosmétiques additionnels sont tels que définis ci-avant.
La présente invention a également pour objet l’utilisation de ladite composition « précurseur » pour la préparation d’une composition cosmétique. Il va de soi que ladite composition cosmétique finale est particulièrement adaptée pour la mise en œuvre de l’une quelconque des utilisations cosmétiques selon l’invention, et peut présenter l’une quelconque des caractéristiques décrites ci-avant.
A titre d’exemple, la composition cosmétique précurseur comprend :
- de 0,1% à 2% d’huile essentielle de rose et d’eau de rose, le rapport massique eau de rose / huile essentielle de rose étant de 2/3 à 3/2,
- de 97,9% à 99,9% de pentylène glycol et
- de 0% à 2% d’un ou plusieurs excipients acceptables sur le plan cosmétique.
Dans certains modes de réalisation, la composition « précurseur » comprend moins de 20 ppm, de préférence moins de 10 ppm de méthyl-eugénol.
Dans un mode de réalisation additionnel ou alternatif, la composition « précurseur » comprend de 0,1% à 2% d’eau de rose et d’huile essentielle de rose, et de 98% à 99,9% de pentylène glycol.
La composition « précurseur » selon l’invention représente généralement de 0,01% à 10%, de préférence de 0,1% à 5% en poids de la composition cosmétique finale.
Ladite composition cosmétique peut être obtenue en mélangeant une composition « précurseur » selon l’invention avec un ou plusieurs excipients sur le plan cosmétique et/ou avec un ou plusieurs actifs additionnels à effet cosmétique.
D’autres aspects et avantages de la présente invention apparaîtront à la lecture des exemples qui suivent, qui doivent être considérés comme illustratifs et en aucun cas comme limitatifs.
3. Autres objets selon l’invention
La Demanderesse a montré pour la première fois que les récepteurs olfactifs OR10A6, OR2AG2 et OR11H4 sont exprimés au niveau des kératinocytes de la peau chez l’homme. Or, la Demanderesse a montré que l’extrait de rose selon l’invention, notamment un extrait combinant une huile essentielle de rose et une eau de rose, est un agoniste de ces récepteurs. La Demanderesse a également montré que le 2-phényléthanol, un composé présent dans l’actif selon l’invention, active ces récepteurs. Sans être liée par une quelconque théorie, la Demanderesse est d’avis que l’effet anti-stress de l’actif selon l’invention pourrait, au moins partiellement, résulter d’une activation du récepteur olfactif OR10A6 et/ou OR2AG2 et/ou OR11H4.
Ainsi, un objet supplémentaire selon l’invention est l’utilisation d’un agoniste d’un récepteur olfactif choisi parmi OR10A6, OR2AG2 et OR11H4 en tant qu’agent cosmétique.
Le récepteur olfactif OR10A6, appelé comme tel selon la nomenclature classique (voir https://genome.weizmann.ac.il/horde), est également désigné dans la littérature sous le nom de « Olfactory receptor 10A6 », avec le numéro d’accès UniProt: Q8NH74 et le numéro d’accès GenelD : 390093.
Le récepteur olfactif OR2AG2, appelé comme tel selon la nomenclature classique (voir https://genome.weizmann.ac.il/horde), est également désigné dans la littérature sous le nom de « Olfactory receptor 2AG2 », sous le numéro d’accès UniProt : A6NM03 et le numéro d’accès GenelD : 338755.
Le récepteur olfactif OR11H4, appelé comme tel selon la nomenclature classique (voir https://genome.weizmann.ac.il/horde), est également désigné dans la littérature sous le nom de « Olfactory receptor 11H4 », sous le numéro d’accès UniProt : Q8NGC9 et le numéro d’accès GenelD : 390442.
Dans un mode de réalisation préféré, l’invention a pour objet l’utilisation d’un agoniste d’un récepteur olfactif choisi parmi OR10A6, OR2AG2 et OR11H4 pour prévenir ou traiter un ou
plusieurs effets cutanés de la fatigue ou de l’exposition à un stress. Les effets cutanés de la fatigue ou de l’exposition à un stress sont tels que décrits ci-avant.
Cet agoniste peut être de tout type. Notamment, il peut s’agir d’un anticorps ou un fragment du site de liaison de celui-ci, un aptamère, une molécule synthétique chimique, une molécule naturelle, des extraits de plante et les combinaisons de ceux-ci. Il peut notamment s’agir d’un extrait de rose tel que décrit ci-avant, par exemple une combinaison d’une eau de rose et d’une huile essentielle de rose telle que décrite précédemment, ou du 2-phényléthanol.
Alternativement, il peut s’agir de toute molécule ou combinaison de molécules pour laquelle un effet agoniste vis-à-vis de ces récepteurs est montré. De telles molécules ou combinaisons peuvent être notamment identifiées via un test d’activité tel qu’illustré dans l’exemple 3. Ce test peut viser à déterminer si une molécule ou une combinaison candidate est capable d’activer le récepteur olfactif d’intérêt cotransfecté avec un vecteur CRE-Luc rapporteur du gène à l’AMPc dans une cellule d’intérêt, l’activation du récepteur étant déterminée par la mesure de l’AMPc généré en présence de différentes concentrations de la molécule ou de la combinaison testée. Une molécule ou une combinaison de molécules peut être considérée comme un agoniste d’intérêt si elle présente une EC50, dans ce test, inférieure à 10 mM, de préférence inférieure à 1 mM voire inférieure à 500 mM.
Des molécules et combinaisons candidates d’intérêt, comprennent sans y être limitées, des molécules odorantes et leurs combinaisons, ces molécules étant notamment issues d’huiles essentielles de plante, d’eaux de plante telles que les eaux florales, et des extraits de plante obtenus par exemple par extraction avec un solvant organique. Dans un mode de réalisation particulier, ledit agoniste est choisi parmi une molécule odorante ou une huile essentielle autre que le 2-phényléthanol ou un extrait de rose.
L’agoniste selon l’invention est typiquement administré par voie topique, c’est-à-dire appliqué sur une région de la peau du sujet à traiter tel que le visage, notamment le contour des yeux, et le cou. Ledit agoniste peut être formulé dans des compositions cosmétiques telles que décrites précédemment pour l’extrait de rose selon l’invention.
EXEMPLES
Les exemples qui suivent ont été réalisés soit avec une composition nommée ci-après « Actif », soit avec une composition nommée ci-après « Extrait ».
La composition « Actif » correspond à un mélange d’eau de rose concentrée et d’huile essentielle de rose obtenues par un procédé comprenant une étape d’hydrodistillation des fleurs de Rosa damascena. En bref, des fleurs fraîches de rose de Damas ont été traitées par
hydrodistillation. La fraction organique, correspondant à l’huile essentielle, et la phase aqueuse, correspondant à une eau de rose brute, ont été récoltées. La phase aqueuse a subi une seconde distillation afin d’être raffinée. La phase organique collectée à l’issue de cette seconde distillation a été regroupée avec l’huile essentielle obtenue par hydrodistillation. La phase aqueuse ainsi traitée a été concentrée par adsorption/désorption sur une résine adaptée afin de ne récupérer que les composés volatils d’intérêt et d’éliminer l’eau. Cette eau de rose concentrée a été rajoutée à l’huile essentielle selon un rapport massique « eau de rose/huile essentielle de rose » d’environ 1 ,3. Le mélange ainsi obtenu a subi une étape de distillation fractionnée afin d’éliminer le méthyl eugénol et obtenir la composition « Actif ».
La composition « Extrait » est composée de 0,5% en poids de l’« Actif » et de 99,5% de pentylène glycol. La composition « Extrait » correspond donc à une composition cosmétique « précurseur » selon l’invention.
EXEMPLE 1 : Evaluation de l’effet protecteur de la combinaison eau de rose/huile essentielle de rose sur des expiants de peau humains par rapport au stress
Protocole :
Des expiants de peau sont distribués en 4 lots et cultivés pendant 9 jours, en présence ou non d’une hormone libérée en cas de stress, l’épinéphrine, et en présence ou non de la composition « Extrait » qui est rajoutée à hauteur de 1% en volume dans le milieu de culture.
Tableau 1
Les traitements avec « l’épinéphrine », « Extrait » ou « épinéphrine + Extrait » sont réalisés aux jours 0, 2, 5 , 7 et 8. Les prélèvements d’échantillon sont réalisés au jour 0 (avant traitement) et au jour 9.
Histologie
Des coupes histologiques à partir des expiants de peau ont été réalisées au jour 0 et au jour 9. A cette fin, des sections de 5 qm d’épaisseur sont réalisées à l’aide d’un Leica RM 2125 Minot- type microtome, et les coupes sont montées sur des lamelles de verre histologiques Superfrost® . Immunomarquages
La Loricrine, le G6pDH et le gH2AC ont été marqués sur chacune des coupes pour chaque lot d’explants. Ces marquages ont été réalisés sur des coupes paraffine en utilisant des anticorps spécifiques :
- Anticorps polyclonal anti-loricrine dilué au 1 : 1600 dans le PBS-BSA 0.3% - Tween 20 à 0.05% pendant 1H à température ambiante, avec un système amplificateur avidin/biotin et révélé par VIP, un substrat violet de la peroxydase.
- Anticorps polyclonal anti-G6pDH dilué au 1 : 100 dans le PBS-BSA 0.3%-Tween 20 à 0.05% ovemight à température ambiante, avec un système amplificateur avidin/biotin et révélé par VIP, un substrat violet de la peroxydase.
- Anticorps monoclonal anti-yH2AX dilué au 1 :800 dans le PBS-BSA 0.3%-Tween 20 à 0.05% pendant 1H à température ambiante, avec un système amplificateur avidin/biotin et révélé par VIP, un substrat violet de la peroxydase.
Mesure semi-quantitative de la mélanine par coloration de Fontana-Masson
Les blocs de paraffine ont subi des coupes de 4 qm d'épaisseur puis ces coupes ont été fixées sur des lames de verre et colorées avec la technique de Fontana - Masson pour observer la répartition de la mélanine.
Analyses d’image
Pour chaque lot d’explants, le pourcentage de l’épiderme couvert par le marquage violet est déterminé par un logiciel d’analyse d’image. Le pourcentage de surface marquée pour chaque traitement est comparé par rapport au témoin non traité, à 9 jours.
Les analyses statistiques sont réalisées selon le T-Test Student. La différence entre deux lots d’explants est significative si p<0.05(*), donc une probabilité de 95% pour 2 lots d’être signifîcativement différents ; ou si p<0.01 (**), donc une probabilité de 99% pour 2 lots d’être signifîcativement différents.
Quantification 3 D de la mélanine
L'analyse quantitative de la mélanine dans les sections d’explants a été réalisée à l'aide d'une macro développée sous le logiciel NIS Elément Br (Nikon). En résumé, dans les expiants, les régions où la mélanine est hautement concentrée créent des signaux d'obscurité de haute intensité plus forts dans les zones basale et suprabasale que dans les zones plus différenciées de l’épiderme (granuleuse, stratum corneum). La mélanine a été mesurée dans des couches épineuses et basales. L'augmentation de la luminosité montre une diminution de la teneur en mélanine. Six photos ont été réalisées par condition et la présence de mélanine a été mesurée sur toutes les photos. L’analyse statistique a été réalisée à l’aide du test Student.
Résultats
Les résultats obtenus sont illustrés dans les Ligures IA, IB, IC et 1D.
La loricrine est une protéine synthétisée au niveau de l’épiderme dans le Stratum granulosum. Elle migre ensuite à la périphérie de la cellule pour être liée de façon covalente à d’autres protéines cytosoliques pour former l’enveloppe cornée. La Loricrine compose près de 80% de la masse totale des protéines de l’enveloppe cornée, c’est-à-dire du Stratum corneum.
En présence d’épinéphrine, on observe une augmentation significative du marquage de la Loricrine au niveau du Stratum corneum (+130%*), montrant une augmentation de la différentiation cellulaire des kératinocytes en coméocytes.
Un tel effet n’est pas observé dans le groupe contrôle traité avec la composition « Extrait » seule (c’est-à-dire sans épinéphrine), pour lequel un marquage similaire avec le groupe d’explants non-traités est observé. Ce résultat suggère que « l’Extrait 1 » en tant que tel ne modifie pas le métabolisme cellulaire des kératinocytes, en condition basale.
En revanche, en présence d’épinéphrine, la composition « Extrait » à 1% prévient l’augmentation l’expression de la loricrine, qui apparaît similaire à celle du groupe témoin non traité (-112%* / épinéphrine).
gH2AC est une protéine histone impliquée dans la formation du nucléosome. C’est le premier marqueur de la cassure du double-brin d’ADN, car la phosphorylation de l’histone H2AX est la liere étape du recrutement des protéines de réparation de l’ADN. Il a été montré que l’ épinéphrine augmentait les dommages à l’ADN, interférait avec la réparation de l’ADN et altérait la régulation transcriptionnelle du cycle cellulaire.
On n’observe pas de différence significative du marquage de gH2AC entre le groupe d’explants témoin non-traités et le groupe d’explants traités uniquement avec l’Extrait. En revanche, en présence d’épinéphrine, on observe une augmentation significative du marquage de gH2AC
(+71%**) au niveau de l’épiderme L’ajout de la composition « Extrait » à 1% permet de réduire l’immunomarquage du marqueur de gH2AC de 117% (*), et donc les dommages à l’ADN, observé en présence d’épinéphrine.
G6pDH (Glucose-6-phosphate deshydrogenase) est une enzyme cytosolique de la voie du pentose phosphate. Elle est impliquée dans la synthèse des riboses pour la production de l’acide deoxyribonucléique de l’ADN. Cette réaction est couplée à la réduction d’une molécule de NADP+ en NADPH, constituant une source importante de ce cofacteur cellulaire.
Au jour 9, Le groupe traité avec la composition « Extrait » à 1% ne montre pas de différence significative avec le lot non traité.
En revanche, on observe une augmentation significative de la surface du marquage épidermique de cette enzyme dans le groupe traité à l’épinéphrine. Un tel résultat montre que l’épinéphrine induit une augmentation nette du métabolisme cellulaire (+27%*). La composition « Extrait » à 1% permet de prévenir les effets de l’épinéphrine et maintient les cellules de l’épiderme à un niveau d’activité cellulaire basale.
Après coloration au Fontana-Masson, la luminosité émise à travers la coupe d’explant est inversement proportionnelle à la présence de mélanine. Dans le groupe traité à l’épinéphrine, on observe une diminution de 19% de différence de luminosité, donc une augmentation de la synthèse de mélanine. L’épinéphrine induit donc un désordre pigmentaire au niveau de la peau. La composition « Extrait » à 1% permet de prévenir les effets de l’épinéphrine et maintient une synthèse normale de mélanine dans l’épiderme (-163%*). La figure 1D montre les valeurs inverses de la luminosité, montrant les effets de chaque condition sur la synthèse de mélanine.
En conclusion, 1’ « Extrait » ajouté dans le milieu de culture à hauteur de 1% en volume permet de réguler l’accélération du métabolisme et de l’activité cellulaire de la cellule, la ramenant à un état de repos, tout en limitant les dommages à l’ADN et les désordres pigmentaires provoqués par un stress constant sur 9 jours, dans ce modèle d’explant traité à l’épinéphrine. La combinaison d’eau de rose et d’huile essentielle de rose selon l’invention protège l’épiderme des effets délétères du stress.
EXEMPLE 2 : Evaluation de l’effet de la combinaison d’eau de rose et d’huile essentielle de rose sur la synthèse de mélanine
Le stress peut induire une libération d’hormones circulantes, dont les catécholamines (épinéphrine, norépinephrine). Il a été montré que les kératinocytes étaient capables de
synthétiser de l’épinéphrine, et que celle-ci pouvait stimuler la synthèse de mélanine par l’intermédiaire des récepteurs adrénergiques al et b2 présents sur les mélanocytes.
Le but de cette étude était d’évaluer l’effet de la composition « Extrait » sur la production de mélanine sur une culture de mélanocytes murins B16F1 après exposition à l’a-MSH.
Protocole
La composition « Extrait » a été testée aux concentrations suivantes dans le milieu de culture : 0.3 ; 0.15 ; 0.075 et 0.037%.
L’a-MSH choisie pour induire la mélanogénèse a été testé à lnM.
Les cellules B16F1 sont maintenues dans un milieu spécifique composé de DMEM supplémenté avec 10% de sérum de veau fœtal, 1% d’antibiotiques (pénicilline / streptomycine) et 1% de L-Glutamine à 37°C sous 5% de C02 et 95% d’humidité.
1.3.104 cellules ont été ensemencées par puits de microplaque. Après 24H, l’a-MSH est rajoutée au milieu avec ou sans la composition « Extrait ». Après 2 ou 3 jours de culture, la sécrétion de mélanine est mesurée dans le milieu extra-cellulaire.
Résultats
Les résultats sont illustrés à la Figure 2. La Figure 2 montre le pourcentage d’inhibition de la production de mélanine dans les cellules traitées par rapport aux cellules non traitées.
Les mélanocytes traités avec la composition « Extrait » a montré une inhibition de la production de mélanine induite par l’a-MSH de façon dose-dépendante. L’ « Extrait » diminue ainsi la perturbation de la mélanogénèse potentiellement induite par le stress.
EXAMPLE 3: Comparaison de l’effet de l’eau de rose seule, de l’huile essentielle seule et de la combinaison eau de rose / huile essentielle de rose (« Actif»») sur l’activité de la tyrosinase :
Le but de cette étude est de montrer que l’association est plus efficace que les ingrédients pris séparément, sur une des enzymes responsables de la synthèse de mélanine.
Protocole :
L’« Actif » (c’est-à-dire le mélange d’eau de rose concentrée et d’huile essentielle de rose sans le support de pentylène glycol), l’eau de rose concentrée et l’huile essentielle de rose sont évalués aux concentrations suivantes : 0,04, 0,02 et 0,01%.
L’activité de la tyrosinase est mesurée par un dosage colorimétrique du DOPAchrome, produit de la réaction enzymatique sur la L-tyrosine.
L’enzyme tyrosinase mushroom est diluée à 50U/mL dans le tampon phosphate 50 mM sauf dans le blanc et le contrôle négatif. Dans chaque puit, sont ajoutés : lOOpL d’enzyme, 25 pL d’échantillon à évaluer, et 125 pL de L-DOPA (4mM). L’absorbance est lue à 450 nm après 15min.
Résultats :
Les résultats sont exprimés en pourcentage d’inhibition de la tyrosinase, inversement corrélée à l’absorbance et illustrés à la Figure 5. L’ «Actif », c’est-à-dire la combinaison d’eau de rose et d’huile essentielle de rose, est signifîcativement plus efficace pour inhiber l’activité tyrosinase que l’huile essentielle seule. On note que l’eau de rose concentrée présente une activité d’inhibition de la tyrosinase équivalente à celle de l’« Actif» selon l’invention.
EXAMPLE 4: Comparaison de l’effet de l’eau de rose seule et de la combinaison eau de rose / huile essentielle de rose (« Actif») sur la synthèse de mélanine
L’Exemple 3 montre que 1’ « Actif » et l’eau de rose ont une activité similaire d’inhibition de la tyrosinase mushroom. La Demanderesse a donc investigué l’activité de 1’ « Actif » et de l’eau de rose sur la mélanogénèse cellulaire.
Protocole
L’ « Actif » et l’eau de rose concentrée ont été testés aux concentrations suivantes dans le milieu de culture : 0,00003% et 0,00006%.
L’a-MSH, choisie pour induire la mélanogénèse, a été testée à lpM.
Les cellules B16F1 sont maintenues dans un milieu spécifique composé de DMEM supplémenté avec 10% de sérum de veau fœtal, 1% d’antibiotiques (pénicilline / streptomycine) et 1% de L-Glutamine à 37°C sous 5% de C02 et 95% d’humidité.
1.3.104 cellules ont été ensemencées par puits de microplaque. Après 24H, l’a-MSH est rajoutée au milieu avec ou sans 1’ « Actif » ou l’eau de rose concentrée. Après 2 ou 3 jours de culture, la sécrétion de mélanine est mesurée dans le milieu extra-cellulaire.
Résultats
Les résultats sont illustrés dans le Tableau 2 ci-dessous. Le Tableau 2 montre le pourcentage d’inhibition de la production de mélanine dans les cellules traitées par rapport aux cellules non traitées. Bien qu’une activité similaire d’inhibition ait été observée sur la tyrosinase mushroom, T« Actif » induit une inhibition de la production de mélanine induite par l’a-MSH signifîcativement supérieure à celle observée par l’eau de rose concentrée à la même concentration. L’« Actif » contenant l’association « eau de rose concentrée et huile essentielle » diminue ainsi plus fortement la perturbation de la mélanogénèse potentiellement induite par le stress.
EXEMPLE 5 : Mise en évidence de l’expression des récepteurs olfactifs OR2AG2, OR11H4 et OR10A6 au niveau de la peau et de leur activation par la combinaison eau de rose/huile essentielle de rose selon l’invention Détermination de l’effet agoniste de l’Actif vis-à-vis de différents récepteurs olfactifs humains fhQR)
L’ « Actif » ainsi que le 2-phényléthanol ont été testés vis-à-vis de 150 hORs en utilisant le test de criblage proposé par la société ChemCom (www.chemcom.be). L’« Actif » et le 2- phényléthanol ont été testés en aveugle par la société ChemCom, c’est-à-dire sans indication de de leur nature.
Le test utilisé était comme suit :
Le test d’activation des récepteurs olfactifs a été réalisé sur cellules HEK293T-RTP1S/RTP2. Les cellules ont été ensemencées sur des plaques 96 puits et transfectées en utilisant du TransIT- LT1 comme agent transfectant. Les cellules ont ensuite été co-transfectées avec des vecteurs codant pour chaque récepteur olfactif ainsi que le vecteur CRE-Luc rapporteur du gène à l’AMPc. Seize heures après la transfection, le milieu de culture a été remplacé du milieu sans sérum contenant les composés à tester. 10 concentrations différentes de chaque composé ont été testées pour chaque récepteur. Après 4h d’incubation, les cellules ont été lysées par ajout de
50 pL de tampon de lyse puis la mesure par luminescence a été réalisée. La mesure a été lue avec un Spectra Max M5 reader (Molecular Devices, Sunnyvale, CA).
La Forskolin (contrôle positif) ainsi qu’un blanc sans composé (contrôle négatif) ont été utilisés pour définir les valeurs maximale et minimale d’activation pour chaque récepteur testé. Les données ont été analysées en se basant sur le niveau d’activation (HL). Ce niveau est calculé selon la formule suivante :
HL= (Luminescencecomposé-Lurninescencetampon) / Luminescencetampon dans laquelle la luminescencetampon et la luminescenceComposé représentent la mesure expérimentale de la réponse d’un hOR par luminescence après application du tampon et du composé testé, respectivement
Les courbes dose-réponse ont été analysées avec le logiciel Excel. Les valeurs d’EC50 ainsi que les valeurs hautes et basses et les courbes proviennent de l’ajustement de la fonction suivante : Y= bottom + (top - bottom) / (l+10A((LogEC50-X))). Les résultats ont été qualifiés comme positifs ou négatifs selon la forme de la courbe obtenue et la valeur d’EC50 déterminée.
* Mise en évidence de l’expression des récepteurs olfactifs OR2AG2, OR11H4 et OR10A6 au niveau de la peau
Culture cellulaire
Les kératinocytes utilisés dans cette étude ont été isolés à partir d’épiderme humain provenant de la société Alphenyx. Les cellules NHEK sont maintenues en culture dans un milieu KGM2 (Promocell, ref C-20011) avec 1% Penicilline/Streptomycine (P0781-100mL, Sigma) et les compléments de milieu Promocell à 37 °C sous 5 % C02 et 95 % d’humidité.
qRT-PCR
Pour ce test, 2.5.105 cellules/puit ont été ensemencées (pour un volume de 1.5 mL) dans des plaques 6 puits avec du milieu KGM2 (Promocell, #C-20011), à 37 °C sous 5 % C02 et 95 % d’humidité pendant 3 jours. L’ARN a été ensuite extrait et purifié avec et selon la méthode décrite par le kit RNeasy Mini Kit (Qiagen, #74104). L’ARN a été qualitativement déterminé selon le kit RNA 6000 Nano Kit (Agilent, #5067-1511) en utilisant un bioanalyseur Agilent 2100. La quantification a été mesurée en utilisant le spectrophotomètre NanoDrop 2000c (ThermoLisher). La transcription inverse a été réalisée en utilisant le kit « RNA with Maxima Lirst Strand cDNA Synthesis Kit » (ThermoLisher, #K1671) ainsi que l’appareil SureCycler 8800 Thermal Cycler (Agilent). L’ ADN a ensuite été quantifié par PCR quantitative en triplicat pour chaque donneur en utilisant le Master Mix TaqMan™ Last Advanced (ThermoLisher, #4444557) ainsi que les sondes Taqman ciblant les récepteurs olfactifs d’intérêt (ThermoLisher,
#4448892, Hs01943152_sl pour OR11H4, Hs02786624_gl pour GAPDH, Hs01943048_sl pour OR10A6 et Hs02338961_sl pour OR2AG2). La PCR quantitative a été réalisée avec le système AriaMx (Agilent) en utilisant le GAPDH comme contrôle interne. Le niveau d’expression des récepteurs olfactifs vs. le GAPDH a été déterminé en utilisant la méthode de comparaison de la valeur du Ct calculée grâce au logiciel AriaMx 1.6.
- Immunofluorescence : immunomarquage de QR10A6, OR2AG2 et OR11H4 au niveau des kératinocytes
Pour la mesure par immunofluorescence, les cellules sont ensemencées sur plaque Labteck 4 puits (Dutscher, #055078) à 5.104 cellules/puit pour un volume de 500 pL pendant 48h à 37 °C sous 5 % C02 et 95 % d’humidité. La fixation est ensuite réalisée avec la formaline 10% (Sigma, #HT501 l-15mL). Les cellules sont ensuite incubées avec l’anticorps primaire OR10A6 (Thermofïsher, #PA5-38193) ou OR11H4 (Thermofïsher, #PA5-562685) ou OR2AG2 (Thermofïsher, #PA5-538166) pendant une nuit à 4°C dilué au 1/50 dans du PBS + 1% BSA avant l’ajout de l’anticorps secondaire « goat anti-rabbit IgG secondary antibody, AlexaFluor 546 » (ThermoFisher, #A11035) dilué au 1 :800 dans du PBS + 1% BSA pendant lh dans une pièce noire. Le noyau est marqué avec le DAPI (2-(4-Amidinophenyl)-6-indolecarbamidine dihydrochloride, 4', 6-Diamidino-2-phenylindole dihydrochloride) contenu dans le milieu de montage (Santa Cruz, #sc-24941). Les cellules sont ensuite observées et capturées en utilisant un microscope confocal LSM880 (Cari Zeiss) et analysées à Faide du logiciel image J 2.0.
- Immunofluorescence : immunomarquage de OR10A6, OR2AG2 et OR11H4 au niveau des expiants de peau.
Les expiants de peau utilisés lors de l’Exemple 1 (incubés ou non avec F « Extrait » en présence de l’épinéphrine), mis à -80°C dans l’OCT (Cell Path, #KMA-0100-00A), sont coupés par section de 5pm. Les coupes sont ensuite placées à -20°C jusqu’au marquage. Les récepteurs olfactifs sont marqués, après une étape de perméabilisation dans du PBS avec 0.1% Triton X- 100 (Sigma- Aldrich, # T8787), en utilisant l’anticorps primaire OR10A6 (Thermofïsher, #PA5- 38193) ou OR11H4 (Thermofïsher, #PA5-562685) ou OR2AG2 (Thermofïsher, #PA5-538166) pendant une nuit à 4°C dilué au 1/200 dans du PBS + 3% BSA. L’anticorps secondaire « goat anti-rabbit IgG secondary antibody, AlexaLluor 546 » (ThermoLisher, #A11035) dilué au 1 :800 dans du PBS + 1% BSA est ensuite ajouté pendant lh dans une pièce noire. Le noyau est marqué avec le DAPI (2-(4-Amidinophenyl)-6-indolecarbamidine dihydrochloride, 4', 6-Diamidino-2- phenylindole dihydrochloride) contenu dans le milieu de montage (Santa Cruz, #sc-24941). Les
cellules sont ensuite observées et capturées en utilisant un microscope confocal LSM880 (Cari Zeiss) puis analysées et quantifiées à l’aide du logiciel image J 2.0.
Résultats
Les récepteurs olfactifs ont été découverts pour la première fois en 1991 au niveau de l’épithélium olfactif nasal. Ces récepteurs peuvent être activés par des molécules odorantes pour envoyer un signal au cerveau et donner la perception de l’odeur comme messager final. Récemment, il a été montré que certains récepteurs olfactifs étaient exprimés dans d’autres tissus. Le rôle des récepteurs olfactifs dans ces tissus reste inconnu.
L’« Extrait » selon l’invention comprend des molécules odorantes.
La Demanderesse a cherché à déterminer si l’Extrait, ou l’un de ces composants, le 2- phényléthanol, était capable d’activer certains récepteurs l’olfactifs exprimés au niveau de la peau.
Pour cela, l’activité agoniste de 1’ « Actif » et du 2-phényléthanol a été évaluée vis-à-vis de 150 récepteurs olfactifs humains par le test de criblage proposé par la société ChemCom. Ce test a montré que 1’ « Actif» et le 2-phényléthanol activent entre autre les récepteurs OR10A6, OR2AG2 et OR11H4 avec les EC50 suivantes : 1.3.10 4 %, 1.0.10 3 % et 2.0.10 4 %pour l’« Actif » et 63 mM, 158 mM et 20 mM pour le 2-phényléthanol, respectivement.
Les tests de quantification de l’ARN et d’immunomarquage au niveau de kératinocytes issus d’échantillon de peau humaine ont permis de mettre en évidence pour la première fois l’expression des récepteurs OR10A6, OR2AG2 et OR11H4 au niveau cutané.
Le marquage par immunofluorescence montre bien la présence de ces trois récepteurs aussi bien au niveau de la membrane cellulaire que de la membrane du noyau des cellules kératinocytes de la peau.
Sur expiant de peau, on note que OR11H4 est principalement localisé au niveau des cellules de la couche basale de l’épiderme alors qu’OR2AG2 est principalement détecté au niveau des cellules de la couche granuleuse de l’épiderme. OR10A6 est détecté sur toute l’épaisseur de l’épiderme et principalement au niveau de la couche granuleuse (Figure 6).
De plus, les expériences d’immunomarquage réalisées sur les expiants de peau de l’Exemple 1 ont mis en évidence que l’épinéphrine diminue significativement (-20%) le niveau d’expression du récepteur olfactif OR2AG2, par rapport aux expiants de peau témoins (non exposés à l’épinéphrine). Une telle diminution de l’expression de OR2AG2 n’est pas observée sur les expiants exposés à l’épinéphrine en présence de 1’ « Extrait », le niveau d’expression étant maintenu à un niveau basal. Un tel résultat tend à montrer que le rôle protecteur de 1’ « Extrait »
vis-à-vis du stress induit par l’épinéphrine est médié, au moins en partie, par une voie biologique impliquant OR2AG2.
Discussion
Il a été montré que l’épinéphrine synthétisée au niveau des kératinocytes entraînait un stress et une fatigue de la peau par l’intermédiaire des récepteurs beta-2 adrénergiques (ADRB2). Les résultats d’immunomarquage sur expiants de peau montrent que l’épinéphrine a un impact sur le niveau d’expression de certains récepteurs olfactifs, et entraînent notamment une diminution de l’expression de OR2AG2.
Par ailleurs, Hague C. et al. (Proc Natl Acad Sci U S A. 2004, 101(37): 13672-6 ) ont décrit qu’un récepteur olfactif et le récepteur p2-adrcncrgiquc peuvent être colocalisés. Les auteurs ont aussi montré qu’une activation d’un récepteur olfactif peut résulter d’une co-intemalisation des deux récepteurs pouvant entraîner une désensibilisation du récepteur ADRB2. De plus, comme pour de nombreux récepteurs couplés aux protéines G (RCPG), le récepteur olfactif et le récepteur p2-adrcncrgiquc pourraient former un hétérodimère ce qui entraînerait, une fois le récepteur olfactif activé, une modification de la conformation du ADRB2 menant à une perte de fonction de ce dernier.
Ainsi l’effet protecteur de l’Extrait vis-à-vis de l’épinéphrine démontré à l’Exemple 1 pourrait résulter, au moins en partie, d’une activation des récepteurs OR10A6, OR2AG2 et/ou OR11H4 exprimés par les kératinocytes.
EXEMPLE 6: Exemples de compositions cosmétiques comprenant l’Extrait
A) Crème anti-fatigue (Crème B dans l’essai clinique) comprenant 1% de la composition « Extrait »
B) Crème illuminatrice de teint
C) Spray pour le corps
EXEMPLE 7 : Evaluation clinique de l’effet de l’Extrait sur l’éclat et l’homogénéité du teint
Crèmes testées :
- Crème B (voir Exemple 6) comprenant 1% de la composition « Extrait » (0,005% de composition « Actif »)
- Crème A : crème Placebo ayant la même composition que la crème B à part que que « Extrait » a été remplacé par une solution comprenant 99,5% de pentylène glycol et 0,5% d’eau déionisée.
Protocole :
Un test d’usage du produit Crème B (contenant 1% de la composition « Extrait ») a été réalisé en comparaison du produit Crème A contenant le pentylène glycol mais pas la composition « Actif », selon le protocole suivant :
Application en hémi-visage matin et soir chez 14 volontaires, femmes jeunes âgées de 30 à 40 ans (moyenne d’âge : 36,3 ans), présentant une peau sèche, les traits tirés et ayant un rythme de vie stressant, phototypes I à III.
A T0, T7 et T28 jours, des photos par VISIA ont été prises avec plusieurs modes d’éclairage (lumière normale, polarisée croisée et UV), permettant d’analyser l’éclat et l’homogénéité du teint. Les analyses d’image ont été réalisées par Newton.
Les différents paramètres analysés sont :
- Mesure de l’éclat du teint : L
- Mesure de l’intensité de la pigmentation : ITA
- Mesure de l’éclaircissement du teint : IWA
Des variations entre T7j et T0 ainsi qu’entre T28j et T0 ont été mesurées.
Résultats :
Les résultats de l’étude sont montrés à la figure 3.
La crème B contenant l’extrait de rose a montré un effet sur l’éclat et l’homogénéité du teint, caractérisé par :
- Une augmentation significative du paramètre L de 3,4% après 28j, et une augmentation de 1,8% dès 7 jours. Les résultats sont significativement différents de ceux obtenus avec la crème A.
- Une augmentation significative du paramètre ITA° de 23,8% dès 7 jours et de 42% à 28j. Un teint plus clair a été observé chez 79% des sujets.
Une augmentation significative du paramètre IWA de 1,42% à 7j et 2,9% à 28j.
Ainsi, l’application journalière de la crème B comprenant l’eau de rose et l’huile essentielle de rose sur la peau permet de réduire les signes de la fatigue cutanée et du stress, par rapport au groupe témoin. Cet effet est visible dès 7 jours après le début de l’application. L’utilisation de l’eau de rose et de l’huile essentielle de rose en combinaison aide la peau à retrouver vitalité et éclat.
EXEMPLE 8 : Evaluation clinique de l’effet anti-cerne de l’Extrait
Gels testés :
Gel B : gel d’acrylate comprenant 1% de la composition « Extrait » (0,005% de composition « Actif »)
Gel A : gel Placebo ayant la même composition que le gel B à part que « Extrait » a été remplacé par une solution comprenant 99,5% de pentylène glycol et 0,5% d’eau déionisée.
Protocole :
Un test d’usage du produit Gel B (contenant 1% de la composition « Extrait ») a été réalisé en comparaison du produit Gel A (Placebo), selon le protocole suivant :
Application en hémi-visage sur le contour de l’œil, matin et soir chez 8 femmes jeunes, volontaires, âgées de 25 à 45 ans (moyenne d’âge : 32,6 ans), ayant un rythme de vie stressant et, présentant des cernes sous les yeux.
Au jour 8 et jour 7 du protocole, des mesures par Bio Blue Light Scanner ont été prises, permettant d’analyser l’aire totale des cernes ainsi que leur couleur. La valeur du contraste entre la couleur des cernes et la couleur de la peau a pu être mesurée.
Résultats :
Les résultats de l’étude sont montrés à la figure 4.
Le gel B contenant l’extrait de rose a montré un effet sur les cernes caractérisé par :
- Une diminution significative de -6,4% de la surface des cernes par rapport au placebo, et ce dès 7 jours d’application,
- Une diminution significative de -7,2% du contraste entre la couleur de la peau et la couleur des cernes par rapport au placebo.
Ainsi, l’application journalière du gel B comprenant l’eau de rose et l’huile essentielle de rose sur la peau permet de réduire l’intensité (surface, couleur) des cernes dues à la fatigue cutanée et au stress, par rapport au groupe témoin. Cet effet est visible dès 7 jours après le début de l’application. Ainsi, l’utilisation de l’eau de rose et de l’huile essentielle de rose en combinaison aide à rendre le regard moins fatigué, plus reposé et plus lumineux.