Description
Titre de l'invention : Treuil pour la manutention, en particulier pour le levage, de charge
[0001] La présente invention concerne un treuil pour la manutention, en particulier pour le levage, de charge.
[0002] Elle concerne plus particulièrement un treuil comprenant un tambour, un câble enroulable autour du tambour, des moyens d’accrochage de la charge au câble, un moteur équipé d’un arbre moteur, une commande du moteur configurée pour commander sélectivement le moteur suivant deux modes de fonctionnement, à savoir un premier mode de fonctionnement, dans lequel l’arbre moteur du moteur est apte à être entraîné en rotation suivant une première direction, et un deuxième mode de fonctionnement, dans lequel l’arbre moteur du moteur est apte à être entraîné en rotation suivant une deuxième direction opposée à la première direction.
[0003] De tels treuils sont connus. Jusqu'à présent, le tambour est solidaire en rotation de l'arbre moteur d'une part, lors de son entraînement en rotation dans le sens d'un enroulement du câble autour du tambour, d’autre part, lors de son entraînement en rotation dans le sens d'un déroulement du câble du tambour. Il en résulte, lors de cette phase de déroulement du câble du tambour, la possibilité d'un relâchement de la tension du câble appelé "mou" de câble. Ce relâchement de la tension ou "mou" de câble apparaît lorsqu'un ordre de déroulement du câble est donné alors que la charge est déjà posée. Un tel relâchement du câble peut provoquer une boucle du câble au niveau de la fixation du câble sur le tambour. Au moment du ré-enroulement du câble (ordre de montée), la boucle ainsi formée peut se coincer entre le tambour et le carter du câble. Ce coincement entraîne généralement une détérioration du câble qui impose son remplacement immédiat. L'inconvénient majeur de ce phénomène est qu'il n'est pas forcément détecté au moment de son apparition. L'opérateur peut donc utiliser un treuil doté d'un câble abîmé sans s'en rendre compte. Le danger pour l'opérateur est alors important. En outre, dans le cas où une charge est fixée au câble et que le câble présente un "mou" ou relâchement en sortie de tambour, au moment de l'ordre de ré-enroulement du câble en vue de la montée d'une
charge, le début de course de ré-enroulement du câble absorbe le "mou" de câble. Quand le câble arrive en tension, la vitesse d'enroulement relativement importante entraîne un choc au niveau du treuil. La répétition de chocs sur le treuil augmente son vieillissement et implique de dimensionner le treuil en prenant en compte une surcharge équivalente. La prise en compte des chocs implique donc de surdimensionner le treuil, ce qui conduit généralement à le rendre plus lourd.
[0004] Des solutions pour empêcher l'apparition d'un tel relâchement de câble, une fois la charge posée, existent mais ces solutions sont généralement complexes donc chères et difficiles à mettre en œuvre.
[0005] Des solutions dans lesquelles le câble est déroulé automatiquement puis manuellement sont connues. Ces solutions obligent l'opérateur à exercer une force de traction sur l'objet à manipuler pour l'emmener à l'emplacement souhaité comme l'illustre le brevet EP-2.865.633. D'autres solutions sont décrites dans les brevets US-2.958.509 et US-5.848.781.
[0006] A cet effet, l'invention a pour objet un treuil pour la manutention de charge, ledit treuil comprenant un tambour, un câble enroulable autour du tambour, des moyens d’accrochage de la charge au câble, un moteur équipé d’un arbre moteur, une commande du moteur configurée pour commander sélectivement le moteur suivant deux modes de fonctionnement, à savoir un premier mode de fonctionnement, dans lequel l’arbre moteur du moteur est apte à être entraîné en rotation suivant une première direction, et un deuxième mode de fonctionnement, dans lequel l’arbre moteur du moteur est apte à être entraîné en rotation suivant une deuxième direction opposée à la première direction, et des moyens mécaniques de transmission du mouvement de rotation de l’arbre moteur au tambour, les moyens mécaniques de transmission de mouvement disposés entre l’arbre moteur et le tambour étant configurés pour permettre, dans le premier mode de fonctionnement dit de levage de charge, à l’état entraîné en rotation de l’arbre moteur suivant la première direction, la transmission du mouvement de rotation de l’arbre moteur au tambour pour un entraînement en rotation dudit tambour dans le sens d’un enroulement du câble autour du tambour, caractérisé en ce que, dans le deuxième mode de fonctionnement dit de descente de charge, à l’état entraîné en rotation de l’arbre moteur suivant la deuxième
direction, les moyens mécaniques de transmission de mouvement sont configurés pour ne pas permettre la transmission du mouvement de rotation de l’arbre moteur au tambour, au moins une partie des moyens mécaniques de transmission de mouvement étant configurés pour former, dans ce deuxième mode de fonctionnement, un frein à l’entraînement en rotation du tambour limitant ou empêchant l’entraînement en rotation du tambour dans le sens d’un déroulement du câble du tambour sous l’effet d’une traction exercée sur le câble, notamment par une charge suspendue audit câble.
[0007] L'absence d'entraînement en rotation du tambour par l'arbre moteur, lors de l'entraînement en rotation de l'arbre moteur dans le sens d'un déroulement du câble du tambour, permet d'utiliser la charge comme élément menant du déroulement du câble de tambour et d'éviter ainsi la formation d'un relâchement ou d'un "mou" de câble au moment de la pose de la charge fixée au câble. L'utilisation d'une partie des moyens mécaniques de transmission de mouvement comme élément formant frein du tambour, à l'état entraîné en rotation du tambour dans le sens d'un déroulement du câble du tambour, permet de conforter l'utilisation de la charge comme élément menant lors de l'entraînement en rotation du tambour dans le sens d'un déroulement du câble du tambour.
[0008] Selon un mode de réalisation de l'invention, les moyens mécaniques de transmission de mouvement comprennent une roue libre choisie, de préférence, dans le groupe formé par les roues libres à rochet, à cames, à billes ou à rouleaux, cette roue libre étant interposée entre l'arbre moteur et le tambour.
[0009] L'utilisation d'une roue libre entre le tambour et l'arbre moteur permet, lors de l'entraînement en rotation de l'arbre moteur correspondant à l'entraînement en rotation du tambour dans le sens d'un enroulement du câble autour du tambour, une transmission du mouvement de rotation de l'arbre moteur au tambour alors que cette transmission de mouvement ne s'opère pas, du fait du fonctionnement en roue libre de ladite roue libre, lorsque l'arbre moteur est entraîné en rotation suivant une deuxième direction opposée à la première direction et correspondant à la commande d'entraînement en rotation du tambour dans le sens d'un déroulement du câble du tambour pour permettre à la charge de former l'élément menant du déroulement du câble.
[0010] Selon un mode de réalisation de l'invention, la roue libre comprend deux pièces coaxiales rotatives dites l’une, extérieure, l’autre, intérieure, et des éléments, tels que des rouleaux, billes, cames, ou cliquets disposés dans un espace laissé libre entre lesdites pièces, lesdites pièces étant montées l’une, solidaire en rotation de l’arbre moteur, l’autre, solidaire en rotation du tambour, et les éléments étant chargés individuellement par ressort, la pièce solidaire en rotation de l’arbre moteur formant, en coopération avec les éléments, à l’état stationnaire de ladite pièce solidaire en rotation de l’arbre moteur ou dans le deuxième mode de fonctionnement, à l’état entraîné en rotation de ladite pièce solidaire en rotation de l’arbre moteur suivant la deuxième direction, un moyen de limitation en déplacement angulaire de la pièce solidaire en rotation du tambour apte à être entraînée en rotation sous l’action d’une traction exercée sur le câble dans le sens d’un déroulement du câble du tambour et, dans le premier mode de fonctionnement, à l’état entraîné en rotation de l’arbre moteur suivant la première direction, un organe menant d’entraînement en rotation de la pièce solidaire du tambour. La roue libre comprend donc deux pièces, à savoir deux bagues coaxiales rotatives et des éléments interposés entre lesdites bagues. La bague solidaire en rotation de l'arbre moteur est apte à former, en coopération avec les éléments tels que rouleaux ou cames interposés entre les bagues, à l'état entraîné en rotation de la bague solidaire en rotation de l'arbre moteur suivant la première direction, un organe menant d'entraînement en rotation de la bague solidaire en rotation du tambour et, à l'état entraîné en rotation de la bague solidaire en rotation de l'arbre moteur suivant la deuxième direction, un organe de limitation en déplacement en rotation de la bague solidaire en rotation du tambour, cet organe de limitation empêchant l'entraînement en rotation de la bague solidaire en rotation du tambour, apte à être entraînée en rotation sous l'action d'une traction exercée sur le câble dans le sens d'un déroulement du câble, à une vitesse de rotation supérieure à celle de la vitesse de rotation de la bague solidaire en rotation de l'arbre moteur.
[0011] Selon un mode de réalisation de l'invention, la pièce solidaire en rotation du tambour forme la pièce intérieure de la roue libre, cette pièce solidaire en rotation du tambour étant montée sur un prolongement axial du tambour.
[0012] Selon un mode de réalisation de l'invention, la pièce solidaire en rotation de l’arbre moteur est couplée à l’arbre moteur par un mécanisme réducteur à engrenages.
[0013] Selon un mode de réalisation de l'invention, le tambour est monté mobile entre une position d'enroulement, dit maximal du câble autour du tambour et une position d'enroulement, dit minimal encore appelée position de déroulement du tambour et le treuil comprend des moyens de rappel du tambour configurés pour permettre l’exercice sur le tambour d’une force de rappel suivant une direction correspondant à un entraînement en rotation du tambour dans le sens d’un enroulement du câble autour du tambour. Ces moyens de rappel comprennent au moins un ressort. Ces moyens de rappel ont pour avantage de garantir une tension minimale dans le câble de levage et ainsi d’annuler le “mou”. Même lorsque la charge est posée sur une surface à une vitesse de déroulement importante et que le câble forme un léger “mou”, par effet d’inertie, les dits moyens de rappel retendent alors immédiatement le câble de manière à ce que la tension résiduelle dans le câble soit au moins égale à la tension exercée par les dits moyens de rappel, annulant ainsi le "mou".
[0014] Selon un mode de réalisation de l'invention, les moyens de rappel sont configurés pour permettre l’exercice d’une force de rappel réglable. Le réglage de la force de rappel peut s'opérer à l'aide d'un organe de réglage à actionnement manuel ou automatique.
[0015] Selon un mode de réalisation de l'invention, au moins une partie de la commande du moteur est portée par le câble et la force de rappel des moyens de rappel est comprise entre la valeur de la force nécessaire pour rappeler le tambour en position d’enroulement maximal du câble autour du tambour à l’état nu, c’est-à-dire dépourvu de commande de moteur, du câble et la valeur de la force nécessaire pour permettre un entraînement en rotation du tambour dans le sens d’un enroulement du câble autour du tambour à l’état porté d’au moins une partie de la commande du moteur par le câble.
[0016] Selon un mode de réalisation de l'invention, le tambour est un tambour rainuré muni d’une rainure hélicoïdale périphérique externe et le treuil comprend des moyens de maintien du câble à l’intérieur de la rainure, ces moyens de
maintien comprenant un guide-câble muni d’un passage de câble, ce guide-câble étant monté mobile axialement et fixe en rotation le long d’un chemin de guidage parallèle à l’axe de rotation du tambour, ce guide-câble étant muni d’un élément mâle, tel qu’une nervure, inséré dans la rainure du tambour pour permettre, en parallèle de l’entraînement en rotation du tambour, un déplacement axial du guide-câble le long du chemin de guidage.
[0017] Selon un mode de réalisation de l'invention, l’élément mâle du guide-câble est, en configuration d’utilisation du treuil avec l’axe de rotation du tambour en position horizontale, disposé en regard d'une partie de rainure du tambour exempte de câble.
[0018] Selon un mode de réalisation de l'invention, les moyens de maintien du câble à l’intérieur de la rainure du tambour comprennent en outre un carter positionné autour du tambour sur au moins une partie de la circonférence du tambour.
[0019] Selon un mode de réalisation de l'invention, le treuil dont le tambour est un tambour rainuré muni d'une rainure hélicoïdale périphérique externe comprend un ensemble de détection de fin de course d’enroulement du câble et un ensemble de détection de fin de course de déroulement du câble, chaque ensemble de détection comprenant un conducteur métallique magnétisable, tel qu’une plaque, et un capteur de préférence inductif de détection de la présence dudit conducteur métallique, le capteur et le conducteur étant positionnables l’un, sur une pièce montée mobile axialement et fixe en rotation le long d’un chemin de guidage parallèle à l’axe de rotation du tambour, cette pièce étant munie d’un élément mâle, tel qu’un doigt, inséré dans la rainure du tambour pour permettre, en parallèle de l’entraînement en rotation du tambour, un déplacement axial de ladite pièce le long du chemin de guidage , l’autre, en un emplacement stationnaire, la détection d’une fin de course correspondant à l’entrée ou à la sortie du conducteur métallique du champ de détection du capteur. Il en résulte ainsi la possibilité de détecter de manière aisée la position de l'enroulement pour éviter un dépassement de limite d'enroulement maximale ou minimale.
Brève description des dessins
L'invention sera bien comprise à la lecture de la description suivante d'exemples de réalisation, en référence aux dessins annexés dans lesquels :
[0020] [Fig. 1] représente une vue schématique d'ensemble d'un treuil conforme à l'invention ;
[0021] [Fig. 2] représente une vue schématique simplifiée du tambour équipé de son câble de levage de charge et de son organe de commande ;
[0022] [Fig. 3] représente une vue en coupe simplifiée des moyens mécaniques de transmission de mouvement entre l'arbre moteur et le tambour, la roue libre desdits moyens de transmission de mouvement étant une roue à rouleaux ou à billes ;
[0023] [Fig. 4] représente une vue en coupe simplifiée des moyens mécaniques de transmission de mouvement entre la roue moteur et le tambour, la roue libre desdits moyens de transmission étant une roue à cames ;
[0024] [Fig. 5] représente une vue partielle en perspective d'un treuil conforme à l'invention ;
[0025] [Fig. 6] représente une vue partielle en perspective d'un treuil conforme à l'invention ;
[0026] [Fig. 7] représente une vue schématique simplifiée de face d'un tambour et de son guide câble ;
[0027] [Fig. 8] représente une vue partielle d'un treuil prise de dessous.
[0028] Comme mentionné ci-dessus, le treuil 1 , objet de l'invention, permet la manutention de charge 20, en particulier la montée et la descente de charge 20. Ce treuil 1 comprend, de manière en soi connue, un tambour 2 et un câble 6 enroulable autour du tambour 2. Dans l'exemple représenté, le tambour 2 est un tambour rainuré extérieurement. La rainure 11 est une rainure hélicoïdale périphérique extérieure. Le câble 6 s'insère à l’intérieur de ladite rainure 11. Ce câble 6 est équipé, à ou au voisinage de son extrémité libre, de moyens 7 d’accrochage de la charge 20, l'autre extrémité étant fixée audit tambour. Ces moyens 7 d'accrochage peuvent être formés par un simple crochet, par des moyens de préhension par le vide, tels qu'une ventouse, ou par tout autre moyen d'accrochage sans sortir du cadre de l'invention.
[0029] Le treuil 1 comprend encore un moteur 3 équipé en sortie d’un arbre 4 moteur. Ce moteur 3 est commandé à l'aide d'une commande 17 dont une partie
est, dans les exemples représentés, portée par le câble 6. Cette commande 17 du moteur comprend par exemple une poignée montée sur le câble 6. Cette poignée comprend deux parties animées d'un déplacement relatif entre elles pour occuper au moins deux positions permettant l'une, de commander le moteur suivant un premier mode de fonctionnement, dit de levage de charge, dans lequel l'arbre 4 moteur du moteur 3 est apte à être entraîné en rotation suivant une première direction D1 , l'autre, de commander le moteur suivant un deuxième mode de fonctionnement, dit de descente de charge, dans lequel l'arbre 4 moteur du moteur 3 est apte à être entraîné suivant une deuxième direction D2 opposée à la première direction D1. Ces deux modes de fonctionnement sont sélectivement activables. Le treuil est équipé d'une unité de pilotage du moteur 3 qui, à partir de l'ordre reçu de la commande 17, entraîne en fonctionnement le moteur 3 suivant l'un ou l'autre des modes de fonctionnement décrits ci-dessus, le premier mode de fonctionnement permettant, par enroulement du câble autour du tambour 2, le levage de charge, tandis que le deuxième mode de fonctionnement permet, par déroulement du câble du tambour, la descente de la charge.
[0030] Le treuil 1 comprend encore des moyens 5 mécaniques de transmission du mouvement de rotation de l’arbre 4 moteur au tambour 2. Ces moyens 5 mécaniques de transmission comprennent, dans l'exemple représenté, depuis l'arbre 4 moteur vers le tambour 2, un mécanisme 9 réducteur à engrenages et une roue libre 8. Cette configuration des moyens 5 mécaniques de transmission de mouvement permet, dans le premier mode de fonctionnement, la transmission du mouvement de l'arbre 4 moteur au tambour. A l'inverse, dans le deuxième mode de fonctionnement, dans lequel l'arbre 4 moteur du moteur 3 est apte à être entraîné en rotation suivant la deuxième direction D2 opposée à la première direction D1 , du fait de la présence de la roue libre 8 apte à fonctionner en roue libre, les moyens 5 de transmission de mouvement sont configurés pour ne pas permettre la transmission du mouvement de rotation de l’arbre 4 moteur au tambour 2. Dans ce mode de fonctionnement, au moins une partie des moyens 5 mécaniques de transmission de mouvement sont configurés pour former un frein à l'entraînement en rotation du tambour 2 limitant ou empêchant l'entraînement en rotation du tambour 2 dans le sens d’un déroulement du câble 6 du tambour 2
sous l'effet d'une traction exercée sur le câble 6, notamment par une charge 20 suspendue audit câble 6. Dans ce deuxième mode de fonctionnement, ce n'est plus l'arbre 4 moteur qui agit sur le tambour 2 pour entraîner son déplacement en rotation mais la charge 20 accrochée au câble 6. Cette charge 20 génère, sous l'effet de son poids, une traction sur le câble 6. Cette traction assure un entraînement en rotation du tambour 2 dans le sens d’un déroulement du câble 6. Dans ce deuxième mode de fonctionnement, du fait de la présence de la roue libre 8, l'arbre moteur peut tourner sans transmettre son mouvement de rotation au tambour 2. De ce fait, une fois la charge posée, même si l'opérateur actionne la commande 17 pour commander un déplacement supplémentaire du tambour dans le sens d'un déroulement du câble, comme la charge posée ne peut plus être menante, aucun déroulement de câble ne s'opère malgré l'entraînement en rotation de l'arbre 4 moteur. Le câble 6 peut ainsi demeurer tendu.
[0031] Pour permettre un tel fonctionnement, la roue libre 8, qui peut être de tout type de roue libre, à savoir notamment une roue libre 8 à rochet, à cames, à billes, à rouleaux ou autre, comprend deux pièces 81 , 82 coaxiales rotatives dites l'une, extérieure, l'autre, intérieure. La pièce 81 extérieure et la pièce 82 intérieure sont montées l'une, solidaire en rotation de l'arbre moteur, l'autre, solidaire en rotation du tambour 2.
[0032] Dans les exemples représentés, les pièces 81 et 82 sont des bagues avec la pièce 82 solidaire en rotation du tambour 2 qui forme la pièce ou bague intérieure de la roue libre 8 et la pièce 81 solidaire en rotation de l'arbre 4 moteur qui forme la pièce ou bague extérieure de la roue libre 8. La roue libre 8 est montée sur un prolongement 2A axial du tambour 2. En particulier, la pièce 82 intérieure de la roue libre, solidaire en rotation du tambour, est montée sur un prolongement 2A axial du tambour 2, c'est-à-dire un tronçon d'arbre qui passe par le centre du tambour et fait saillie axialement de ce dernier. La roue libre 8 est ainsi déportée latéralement du tambour 2. La pièce 81 extérieure de la roue libre 8 s'engrène avec l'un des pignons qui forment le mécanisme 9 réducteur à engrenages disposé entre la roue libre 8 et l'arbre 4 moteur. Ce pignon s'engrène donc lui- même avec une succession de pignons interposés entre le pignon et la roue 4 moteur. La roue libre 8 comprend, en sus des pièces 81 , 82 coaxiale rotatives, des éléments disposés dans un espace laissé libre entre lesdites pièces. Cet
espace est un espace annulaire lorsque les pièces sont des bagues, comme dans l'exemple représenté. Ces éléments représentés en 83A et 83B aux figures peuvent être de natures différentes en fonction du type de roue libre. Ces éléments peuvent ainsi être formés par des rouleaux, des billes, des cames, des cliquets ou autres. Indépendamment de leur conception, ces éléments sont chargés individuellement par ressort 84. Ces éléments sont, de manière en soi connue, montés mobiles et présentent, en fonction de la position relative, de la vitesse rotative et du sens de déplacement relatif en rotation des pièces 81 et 82, deux phases de fonctionnement, à savoir une phase de blocage dans le cas par exemple des roues libres à coincement comme dans l'exemple représenté, où les éléments se coincent sans glissement entre lesdites pièces 81 et 82 et une phase, dite de roue libre, dans laquelle la pièce 81 peut tourner librement sans entraîner en rotation la pièce 82, cette phase de roue libre, dans laquelle la pièce extérieure 81 peut tourner librement sur au moins un tour sans entraînement en rotation de la pièce 82 intérieure, ne pouvant se produire que dans le deuxième mode de fonctionnement.
[0033] Les ressorts 84 équipant les éléments tendent à rappeler les éléments vers une position correspondant à la phase de blocage. Indépendamment de la nature des éléments, la pièce 81 solidaire en rotation de la roue 4 moteur forme, à l'état stationnaire de ladite pièce 81 ou, dans le deuxième mode de fonctionnement, à l'état entraîné en rotation de ladite pièce 81 suivant la deuxième direction D2, un moyen de limitation en déplacement angulaire de la pièce 82 solidaire en rotation du tambour 2 apte à être entraînée en rotation sous l'action d'une traction exercée sur le câble 6 dans le sens d'un déroulement du câble 6 du tambour 2 tandis que, dans le premier mode de fonctionnement, à l'état entraîné en rotation de l'arbre 4 moteur suivant la première direction D1 , cette même pièce 81 , solidaire en rotation de l'arbre 4 moteur, forme avec les éléments 83A ou 83B un organe menant d'entraînement en rotation de la pièce 82 solidaire du tambour.
[0034] Dans l'exemple représenté dans la figure 3, qui illustre une roue libre à rouleaux, la piste de la bague 81 extérieure solidaire en rotation de l'arbre est une piste cylindrique tandis que la piste de la bague 82 intérieure solidaire en rotation de l'arbre est une piste munie de rampes de blocage. Ainsi, dans l'exemple de la figure 3, lorsque la pièce 81 est entraînée en rotation suivant D1,
elle entraîne par friction un déplacement relatif des rouleaux jusqu'à une position de blocage des rouleaux entre la piste de la bague extérieure et les rampes de la piste de la pièce intérieure, ce qui génère un entraînement en rotation de la pièce 82 intérieure et par suite du tambour 2. Ceci correspond au premier mode de fonctionnement dit de levage de la charge, l'entraînement en rotation du tambour s'opérant dans un sens correspondant à l'enroulement du câble autour du tambour 2 comme illustré à la figure 2.
[0035] Dans le deuxième mode de fonctionnement, lorsque la pièce 81 extérieure, solidaire en rotation de l'arbre 4 moteur, est entraînée en rotation suivant la direction D2 par l'arbre 4 moteur, elle peut tourner librement par rapport à la pièce 82 intérieure si la pièce 82 est par exemple stationnaire, cette situation se présentant à l'état posé de la charge. Si la charge n'est pas encore posée, la charge exerce une action sur le câble, ce qui entraîne en rotation le tambour et par suite la pièce intermédiaire 82 dans le sens de la deuxième direction D2. Cet entraînement en rotation peut être limité par la pièce extérieure 81 lorsque la pièce 81 extérieure tourne à une vitesse inférieure à la pièce 82 intérieure. En effet, ce différentiel de vitesse entraîne un déplacement relatif en rotation des pièces 81 et 82 qui amène à une position où la pièce 82 est contrainte de tourner à une vitesse égale à celle de la pièce 81 qui joue le rôle de frein. De la même manière, à l'état non entraîné en rotation de la pièce extérieure 81, l'entraînement en rotation de la pièce intérieure 82 dans le sens de la deuxième direction D2 est empêché. La pièce extérieure 81 joue donc, en lien avec les éléments, dans le deuxième mode de fonctionnement ou en position stationnaire de ladite pièce, le rôle d'un frein empêchant ou limitant l'entraînement en rotation de la pièce 82 et par suite, l'entraînement en rotation du tambour dans le sens d'un déroulement du câble du tambour.
[0036] La figure 4 illustre une roue libre à cames avec un fonctionnement similaire. Dans ce cas, les pistes des pièces intérieure et extérieure sont cylindriques et la phase de blocage s'opère lorsque les cames occupent une position particulière dans l'espace entre pièces. Cette position est obtenue suite à un déplacement relatif en rotation des pièces entre elles générant une friction sur les éléments.
Un fonctionnement équivalent aurait pu être obtenu avec une roue libre à cliquet
et dents de rochet, les dents étant portées par l'une des pièces et les cliquets par l'autre pièce.
[0037] Pour parfaire le fonctionnement de cette roue libre, des moyens 10 de rappel du tambour configurés pour permettre, dans le deuxième mode de fonctionnement à l'état entraîné en rotation de l'arbre 4 moteur et par suite du tambour 2 suivant une deuxième direction D2, l'exercice sur le tambour 2 d’une force de rappel, sont prévus. En effet, le tambour est monté mobile entre une position d'enroulement dit maximal du câble 6 autour du tambour 2 et une position d'enroulement dit minimal, encore appelée position de déroulement maximal du câble 6 du tambour 2. Les moyens 10 de rappel du tambour 2 sont donc configurés pour permettre l’exercice sur le tambour 2 d’une force de rappel suivant une direction correspondant à un entraînement en rotation du tambour 2 dans le sens d’un enroulement du câble 6 autour du tambour 2. Ces moyens de rappel s'exercent dans le deuxième mode de fonctionnement à l'état entraîné en rotation du tambour 2 suivant la deuxième direction D2.
[0038] Dans les exemples représentés, ces moyens 10 de rappel sont configurés pour permettre l’exercice d’une force de rappel réglable. Cette force de rappel peut être réglable manuellement ou à l'aide d'un actionneur. Généralement, ces moyens 10 de rappel comprennent un ressort qui peut être plus ou moins précontraint. Ce ressort est par exemple un ressort hélicoïdal coaxial à l'axe de rotation du tambour et dont une extrémité est fixée au tambour et l'autre extrémité en un emplacement stationnaire. La rotation du tambour dans le sens d'un déroulement du câble entraîne une compression du ressort qui tend à rappeler en rotation le tambour dans le sens d'un enroulement du câble autour du tambour. La présence d'un tel ressort permet de garantir une tension minimale dans le câble de levage et ainsi d’annuler le “mou”. Même lorsque la charge est posée sur une surface à une vitesse de déroulement importante et que le câble forme un léger “mou”, par effet d’inertie, les dits moyens de rappel retendent alors immédiatement le câble de manière à ce que la tension résiduelle dans le câble soit au moins égale à la tension exercée par les dits moyens de rappel, annulant ainsi le "mou".
[0039] La force de rappel des moyens de rappel est comprise entre la valeur de la force nécessaire pour rappeler le tambour 2 en position d'enroulement maximal
du câble 6 autour du tambour 2 à l'état nu, c'est-à-dire dépourvu de commande 17 de moteur du câble 6 et la valeur de la force nécessaire pour permettre un entraînement en rotation du tambour 2 dans le sens d'un enroulement du câble autour du tambour 2 à l’état porté d’au moins une partie de la commande 17 du moteur 3 par le câble 6. On évite ainsi un déplacement du câble sous l'effet des moyens de rappel en l'absence de charge.
[0040] Pour éviter la formation de boucle au niveau du câble, le treuil comprend encore des moyens 12, 16 de maintien du câble 6 à l’intérieur de la rainure 11. Ces moyens 12, 16 de maintien comprennent un guide-câble 12 muni d’un passage 13 de câble formé ici par un orifice traversant ménagé dans le guide- câble 12. Ce guide-câble 12 est monté mobile axialement et fixe en rotation le long d’un chemin 14 de guidage parallèle à l’axe de rotation du tambour 2. Ce chemin 14 de guidage peut être formé par un rail. Pour permettre un tel déplacement axial, le guide-câble 12 est muni d’un élément 15 mâle, en l'occurrence ici une nervure qui s'insère dans la rainure 11 du tambour 2 pour permettre, en parallèle de l’entraînement en rotation du tambour 2, un déplacement axial du guide-câble 12 le long du chemin 14 de guidage. Cet élément 15 mâle du guide-câble 12 est, en configuration d'utilisation du treuil 1 avec l'axe de rotation du tambour 2 en position horizontale, disposé en regard d'une partie de rainure 11 du tambour 2 exempte de câble 6.
[0041 ] Les moyens 12, 16 de maintien du câble 6 à l’intérieur de la rainure 11 du tambour 2 comprennent en outre un carter 16 positionné autour du tambour 2 sur au moins une partie de la circonférence du tambour 2.
[0042] Enfin, le treuil comprend un ensemble 181, 182 de détection de fin de course d’enroulement du câble 6 et un ensemble 191, 192 de détection de fin de course de déroulement du câble 6. Chaque ensemble 181 , 182 ; 191 , 192 de détection comprend un conducteur 181, 191 métallique magnétisable, tel qu’une plaque, et un capteur 182, 192, de préférence inductif de détection de la présence dudit conducteur 181, 182 métallique. Le capteur 182 ou 192 et le conducteur 181 ou 191 sont positionnables l’un, sur une pièce 21 montée mobile axialement et fixe en rotation le long d’un chemin 22 de guidage parallèle à l’axe de rotation du tambour 2, l’autre, en un emplacement stationnaire. La pièce 21 est munie d’un élément 23 mâle, tel qu’un doigt, inséré dans la rainure 11 du tambour 2 pour
permettre, en parallèle de l’entraînement en rotation du tambour 2, un déplacement axial de ladite pièce 21 le long du chemin 22 de guidage. La détection d’une fin de course correspond à l’entrée ou à la sortie du conducteur 181, 191 métallique du champ de détection du capteur 182, 192.
[0043] Dans l'exemple représenté, les capteurs 182 et 192 sont stationnaires et les conducteurs 181 et 191 sont mobiles. Bien évidemment, la solution inverse aurait pu être envisagée sans sortir du cadre de l'invention. La présence de ces ensembles de détection permet de s'assurer d'un déroulement et d'un enroulement du câble dans de bonnes conditions malgré la présence de la roue libre qui empêche de disposer de référence de position du câble sur le tambour.
[0044] Le fonctionnement du treuil tel que décrit ci-dessus est donc tel que suit. L'opérateur saisit la commande qui peut être portée par le câble et choisit un mode de fonctionnement.
[0045] Lorsque le premier mode de fonctionnement correspondant à un levage de la charge est choisi, l'arbre 4 est entraîné en rotation suivant la première direction D1 et transmet, via le mécanisme 9 réducteur à engrenages et la roue libre 8 son mouvement de rotation au tambour 2 qui est alors entraîné en rotation dans le sens d'un enroulement du câble. En parallèle de l'enroulement du câble, le guide- câble 12 se déplace le long du tambour suivant une direction parallèle à l'axe de rotation du tambour, de même que le conducteur 181 permettant de détecter la fin de l'enroulement.
[0046] Lorsque le deuxième mode de fonctionnement correspondant à une descente de la charge est choisi, l'arbre 4 est entraîné en rotation suivant la deuxième direction D2 et la pièce 81 extérieure de la roue libre, en coopération avec les éléments 83A ou 83B de la roue libre, limite le déplacement angulaire de la pièce intérieure 82 de la roue libre et par suite, du tambour pour empêcher une rotation du tambour, entraîné par le câble soumis à une traction résultant de la présence d'une charge, à une vitesse de rotation supérieure à la vitesse de rotation de la pièce extérieure 81 de la roue libre. Une fois la charge posée, la pièce extérieure
81 de la roue libre peut continuer à tourner sans incidence sur la pièce intérieure
82 de la roue libre. Le câble est donc à l'état posé de la charge parfaitement tendu.
[0047] Dans ce deuxième mode de réalisation, en parallèle du déroulement du câble, le guide câble se déplace le long du tambour suivant une direction parallèle à l'axe de rotation du tambour, de même que le conducteur 191 permettant la détection de la fin de déroulement du câble.