COMPOSITION MOUSSANTE PERMETTANT DE MASQUER LES EXCRÉMENTS ET D’ÉVITER LES ÉCLABOUSSURES ET LES
BRUITS DE CHUTE
La présente invention concerne une composition moussante apte à être dissoute dans l’eau de la cuvette des W.-C.
Lorsque les excréments tombent dans la cuvette des W.-C., il se produit un bruit plus ou moins fort et des éclaboussures pouvant sortir de la cuvette. Ces inconvénients apparaissent lors de la miction et de la défécation.
Dans de nombreux pays et particulièrement au Japon, le fait que la chute des excréments (urine et fèces) dans l’eau de la cuvette des toilettes produise un bruit perceptible par l’entourage est mal considéré et comme mettant mal à l’aise à la fois l’utilisateur, la personne utilisant les toilettes, et les personnes de son entourage.
Il est fréquent de tirer la chasse d’eau avant l’utilisation ; le bruit de la chasse se vidant ou se remplissant servant à couvrir le bruit produit par la miction ou la défécation. Cette méthode est coûteuse en eau et est à éviter d’un point de vue écologique, l’eau des toilettes étant généralement de l’eau potable.
Il est également fréquent de jeter du papier toilette dans le fond de la cuvette des W.-C. afin d’éviter les bruits de chute des excréments (urine et fèces) dans l’eau ainsi que pour éviter les éclaboussures. Cette méthode est coûteuse en papier et est à éviter d’un point de vue écologique.
On a donc recherché d’autres solutions aux problèmes précités.
Art antérieur
Le document CN 102703230 A décrit une poudre comprimée sous forme de tablette solide, laquelle, lorsqu’elle est mise dans l’eau des toilettes forme une mousse assez dense pour éviter les éclaboussures. Cette mousse est de plus désodorisante et antisalissure. Cette composition sous forme de poudre contient 21 % en masse ou plus de tensioactif anionique. Elle contient, en plus du tensioactif, un agent moussant, un agent complexant, un stabilisant de la mousse, un liant et un lubrifiant. L’agent moussant est choisi parmi le carbonate de sodium, le carbonate de calcium, l’hydrogénocarbonate de sodium (bicarbonate de sodium ou bicarbonate de soude), le carbonate de potassium, l’hydrogénocarbonate de potassium et d’au moins un acide
choisi parmi l’acide tartrique, l’acide fumarique, l’acide adipique, l’acide citrique et l’acide malique. Le surfactant anionique peut être un sulfonate d’une alpha oléfine, le lauryl sulfate de sodium, le sulfate d’éther de l’acide gras de polyoxy éthylène (AES) ou un sel de sodium d’un alkylbenzene sulfonate (LAS), notamment. Le document précité ne décrit aucune composition spécifique. L’agent complexant est choisi parmi : l’EDTA, le di sodium d’EDTA, le tétra sodium EDTA, EGTA, la phénanthroline, la tri éthanolamine, le tripolyphosphate de sodium, le pyrophosphate de sodium, l’hexa métaphosphate de sodium ou le gluconate de sodium. Certains de ces chélatants sont aussi des désinfectants. Le stabilisant est choisi parmi les alkanolamides, les polyacrylamides, l’alcool polyvinylique, l’alcool cétylique, la cellulose, les polypeptides, l’amidon, le glycoside d’alkyl (APG) et les oxides d’amines. Le liant est choisi le sel de sodium de la carboxy méthyl-cellulose (CMC-Na), l’hydroxypropyl méthyl-cellulose (HPMC), l’hydroxy propyl-cellulose (L-HPC), la cellulose microcristalline, la polyvinyl pyrrolidone (PVP), la polyvinyl pyrrolidone réticulée (PVPP), la dextrine, l’éthanol absolu et le poly éthylène glycol. Le lubrifiant est choisi parmi le sel, le lauryl sulfate de magnésium, le stéarate de magnésium, la L-leucine, acétate de sodium, le talc, les esters d’acide gras et de sucre, stéaryle fumarate de sodium, les alginates de sodium, les silicates de magnésium et d’aluminium et le gel de silice. Le lubrifiant et le liant servent à la formation de la tablette solide par compression de la poudre mais ont tendance à alourdir la mousse obtenue et donc à détériorer sa stabilité. Les matières premières doivent être bien séchées pour assurer l’absence de réaction chimique. La teneur élevée en tensioactif de ce produit le rend son impact sur l’environnement non négligeable. Par ailleurs, la mousse formée est surtout utile pour assourdir les bruits d’urine dans la cuvette des toilettes. La mousse n’est suffisamment ferme pour amortir la chute des fèces.
Le document JP 2010/063503 A1 décrit une composition sous forme de poudre qui contient de 1 à 30 parties en masse d’un stabilisant de la mousse. Ce document divulgue une composition contenant de la gomme de guar comme agent épaississant, 3g de bicarbonate de sodium, 3g d’acide citrique et du blanc d’œuf comme agent stabilisant.
Le document JP2011/012410 A1 décrit un agent liquide de prévention des éclaboussures d’urine qui contient un polymère soluble dans l’eau et présentant un poids moléculaire moyen en nombre de 1 000 000 à 8 000 000. Ce polymère peut être
le polyacrylate de sodium. La viscosité de l’eau de la cuvette des toilettes étant augmentée et le polymère formant un film à la surface de l’eau ou de la porcelaine, le bruit est amorti.
Le document JP 2015/052257 A1 décrit une composition sous forme de poudre qui contient de l’acide citrique, un bicarbonate alcalin, un surfactant cationique ou amphotère, un agent de viscosité et éventuellement un parfum. Le surfactant permet de nettoyer les toilettes du fait de son caractère lipophile.
Le document JP Hei 3-72124 A1 décrit une composition qui comporte de l’acide citrique, du carbonate de sodium et des flocons de fibres solubles dans l’eau. Cette composition est laminée sur du papier hydrosoluble. Lorsque l’ensemble se dissout dans l’eau de la cuvette des toilettes, l’acide et le carbonate de sodium réagissent pour produire du dioxyde de carbone. Les fibres augmentent la viscosité de l’eau de telle façon qu’une mousse stable se forme.
Le document JP HEI 6-105893 A1 décrit une composition contenant un mélange de bicarbonate de sodium, d’acide fumarique ou d’acide succinique, un parfum et du lauryl éther sulfate de sodium. Le mélange sous forme de poudre est compacté et deux temps de manière à ce que le surfactant soit en grande quantité dans la couche externe du solide ainsi formé. Ce procédé est fastidieux à mettre en oeuvre.
Le document JP HEI 7-278598 A1 décrit une poudre déodorante et nettoyante pour nettoyer la cuvette des toilettes. Cette poudre peut être compactée sous forme de tablette. Elle contient un agent moussant (1 -80 parts en masse), un surfactant (1 -80 parts en masse), un agent stabilisant de la mousse (1-80 parts en masse) et un parfum ou une fragrance (1 -80 parts en masse). L’agent moussant contient un bicarbonate ou un carbonate et un acide tel que l’acide fumarique ou succinique. Le surfactant est choisi parmi les sulfates. Le stabilisant est de la cellulose, un polymère de vinyle ou un amide d’acide gras. La mousse formée sert à nettoyer les toilettes mais elle n’est suffisamment épaisse et abondante pour amortir la chute de l’urine ou des fèces.
Le document US 20005049154 A1 décrit un solide désodorisant effervescent. Une poudre contenant du bicarbonate de sodium, de l’acide citrique et un parfum est compactée pour former un solide. Lorsque ce solide se dissout dans l’eau des toilettes, il produit du dioxyde de carbone et libère le parfum. Là encore, la mousse produite ne
peut pas servir à amortir la chute des excréments ; elle sert juste à nettoyer par action mécanique lors de la formation des bulles, la cuvette des toilettes.
Le document US 2007039089 A1 décrit une composition sous forme de grains de 2mm à 10mm de diamètre et contenant un bicarbonate, un acide pouvant être l’acide citrique, un surfactant choisi parmi le stéarate de sodium, le dodécyl sulfate de sodium, le chlorure de cetalkonium, la lécithine, l’hydroxyl polyéthoxy dodécane, un agent modifiant le surfactant choisi parmi la glycérine, le méthyl soyate et la cellulose. Le parfum est choisi parmi le limonène et le pinène qui sont des huiles essentielles.
Le document WO 2008/020246 A1 décrit une tablette solide contenant 30% en masse de bicarbonate de soude, 30-35% en masse d’acide citrique, 25-30% en masse de dodécyl sulfate de sodium, 5% de cocamidopropyl bétaïne, moins de 2% de parfum et un antibactérien. La quantité importante de surfactant rend ce produit peu respectueux de l’environnement.
Le document WO 2016/017829 A1 ne donne aucun exemple concret mais suggère de mélanger du bicarbonate de soude, de l’acide citrique et un surfactant. Ce surfactant peut être choisi parmi : les sels d’acides gras, les sulfonates d’alkyle benzène, les sulfonates d’alkyle benzène, l’alkyle étant linéaire, le laureth 4 et bien d’autres surfactants connus comme tels. Quel qu’il soit le surfactant est en proportion de 20% en masse du mélange acide-base-surfactant ce qui rend le produit non écologique.
Problèmes techniques résolus par l’invention
Un but de la présente invention est de proposer une composition moussante qui lorsqu’elle est dissoute dans l’eau de la cuvette des W.-C. produit rapidement une couche de mousse dont l’épaisseur et la densité permettent d’amortir l’urine et les selles.
Un autre but de la présente invention est de proposer une composition telle que précitée dont la mousse se reforme rapidement, une fois l’excrément tombé dans l’eau de la cuvette afin de masquer les excréments.
Un autre but de la présente invention est de proposer une composition telle que précitée qui puisse être conservée à température ambiante et humidité ambiante pendant au moins deux mois.
Un autre but de la présente invention est de proposer une composition telle que précitée qui soit sous forme de poudre libre et qui ne motte pas même lorsqu’elle est conservée deux mois à température et humidité ambiantes.
Un autre but de la présente invention est de proposer une composition telle que précitée dont l’impact écologique est réduit.
Un autre but de la présente invention est de proposer une composition telle que précitée dont la couche de mousse limite la remontée d’odeurs nauséabondes.
Un autre but de la présente invention est de proposer une composition telle que précitée dont la couche de mousse limite les bruits lors de la chute des excréments sur l’eau.
Un autre but de la présente invention est de proposer une composition telle que précitée dont la couche de mousse limite les éclaboussures lors de la chute des excréments sur l’eau.
Bref résumé de l’invention
Pour résoudre l’un quelconque des inconvénients précités liés à l’art antérieur, la présente invention propose une composition moussante contenant un agent moussant lequel est constitué d’au moins un acide et d’au moins une base, ladite base et ledit acide étant aptes à réagir en présence d’eau en produisant du dioxyde de carbone, ladite composition contenant de plus un tensioactif anionique.
De manière caractéristique, selon l’invention, ladite composition est sous la forme d’une poudre libre et elle contient un pourcentage massique dudit tensioactif égal ou supérieur à 3% et égal ou inférieur à 4% et en particulier inférieur à 3,5% et/ou un pourcentage massique du mélange acide(s) + base(s) égal ou supérieur à 90%.
La quantité de tensioactif étant limitée, l’impact sur l’environnement est également limité. La Demanderesse a de plus mis en évidence, que, de manière surprenante, une telle quantité de tensioactif est suffisante pour obtenir une mousse stable pendant 5 minutes, qui amortit la chute des excréments et qui se referme après leur chute de manière à masquer les excréments. De plus, on obtient une mousse qui se forme très vite et qui forme une couche épaisse à la surface de l’eau des toilettes. De plus, la présence du tensio-actif procure un effet nettoyant à la composition de l’invention, même à ce faible pourcentage.
L’agent moussant n’est pas limité selon l’invention. Il peut comprendre, par exemple, un acide choisi parmi, l’acide tartrique, l’acide fumarique, l’acide adipique, l’acide citrique et l’acide malique, l’acide sulfamique et parmi les mélanges de deux ou plus de ces acides. Il peut également comprendre au moins une base choisie parmi le carbonate de sodium, le carbonate de calcium, l’hydrogénocarbonate de sodium (bicarbonate de sodium ou bicarbonate de soude), le carbonate de potassium, l’hydrogénocarbonate de potassium et les mélanges de deux ou plus de ces bases.
Selon un mode de réalisation particulièrement intéressant, ledit agent moussant est constitué d’acide citrique, d’acide sulfamique et de bicarbonate de sodium. Avantageusement, le pourcentage massique d’acide citrique est supérieur au pourcentage massique d’acide sulfamique afin de réduire l’impact sur l’environnement, l’acide sulfamique étant nocif pour le milieu aquatique. La cinétique de dissolution de l’acide citrique et de l’acide sulfamique étant différente, la présence de ces deux acides permet d’obtenir une mousse qui se forme sur une durée plus longue qu’avec un seul acide. Le bicarbonate réagissant d’abord avec les ions H+ libérés par un des acides puis avec ceux dégagés par l’autre, la durée pendant laquelle la mousse se forme est plus longue pour une même quantité de mousse formée.
La Demanderesse a mis en évidence que cet agent moussant permet de réduire la quantité de tensioactif, notamment lorsqu’il s’agit d’un tensioactif tel que défini ci- dessous.
Avantageusement, le bicarbonate de soude présente un diamètre moyen inférieur ou égal à 130pm (mesuré selon la méthode des tamis). Une telle granulométrie permet d’obtenir rapidement de la mousse et une dissolution totale et rapide de la composition de l’invention.
Avantageusement, l’acide citrique se présente sous la forme de particules ayant un diamètre moyen égal ou supérieur à 149pm et égal ou inférieur à 595pm. L’acide sulfamique se présente sous la forme de particules ayant un diamètre moyen inférieur à 2mm. De telles granulométries permettent un bon mélange des composés sous forme de poudre ce qui procure rapidement une mousse homogène.
Avantageusement, ledit tensioactif est choisi parmi les sels de sodium des alkyl benzène sulfonates et en particulier des alkyl benzène sulfonates dont la chaîne alkyl est linéaire. La Demanderesse a mis en évidence que la combinaison d’un tel
tensioactif avec un agent moussant tel que précité s’avérait efficace en termes de mousse (stabilité, amorti, rapidité d’obtention) même avec une petite quantité de tensioactif, réduisant ainsi l’impact sur l’environnement de la composition de l’invention. Les tensioactifs précités dont l’alkyl est linéaire sont plus vite dégradés par le milieu en présence d’oxygène.
Ainsi, avantageusement, en particulier lorsque le tensioactif est tel que précité, le pourcentage massique dudit tensioactif est égal ou inférieur à 1 ,5% et en particulier égal à 1 ,2%.
Avantageusement, la composition de l’invention contient en outre, un épaississant choisi parmi les gommes, notamment la gomme de guar, l’amidon, la pectine, l’agar- agar, la gélatine, les carraghénanes et les alginates en particulier les alginates de sodium.
On préférera les alginates de sodium car ils sont solubles dans le tensioactif anionique. On obtient ainsi une bonne synergie entre le tensioactif qui forme une mousse abondante du fait du dégagement de CO2 de l’agent moussant et l’épaississant qui permet de conserver cette mousse dans le temps et d’en augmenter la densité. On obtient ainsi un meilleur amorti des objets sans bruit de chute dans l’eau et une couche de mousse qui se reforme après le passage des excréments.
Par ailleurs, l’alginate forme un film protecteur à la surface des toilettes lorsque la mousse se forme. Ce film retarde la formation du tartre à la surface de la cuvette des toilettes.
Selon un mode de réalisation particulier, combinable à tous les modes de réalisation précités, le pourcentage massique dudit épaississant est sensiblement inférieur à 2,00% et en particulier égal à 1 ,60%. Ce pourcentage est assez faible de manière à réduire l’impact sur l’environnement ; il est néanmoins efficace comme précédemment exposé. Il permet d’obtenir la synergie précitée avec le tensioactif anionique.
Avantageusement, la composition de l’invention contient en outre, de la silice en poudre. La silice permet d’absorber l’eau et ainsi de conserver plus longtemps la composition de l’invention sous forme de poudre libre.
Avantageusement, ladite silice présente une surface spécifique mesurée selon la méthode BET égale ou supérieure à 420m2/g et en particulier égale à 420 m2/g. Une telle silice s’avère efficace même en petite quantité. Elle évite que la poudre de
l’invention ne s’agglomère. Etant en petite quantité, elle ne gêne ni la formation de mousse ni la stabilité de cette dernière. La granulométrie de la silice est avantageusement égale ou supérieure à 35,0 pm et égale ou inférieure à 65pm. De telles particules permettent de bien absorber l’eau dans la poudre. Les particules de silice sont plus fines que les particules des autres composants afin de bien se mélanger à ces derniers et de s’immiscer dans les interstices formés par les particules des autres composants, de manière à absorber l’eau efficacement.
Avantageusement, le pourcentage massique de ladite silice est compris entre 0,08 et 0,3% et notamment égal à 0,26% ou 0,51 %. Ce pourcentage ne gêne pas la formation et la stabilité de la mousse. Il n’augmente pas non plus la masse de composition à utiliser pour obtenir un effet satisfaisant dans les toilettes.
La composition de l’invention peut comprendre un parfum/fragrance. Celui-ci est choisi parmi les parfums synthétiques et n’est pas une huile essentielle. Il peut être choisi parmi les parfums comprenant au moins un des composés suivants : l’époxide de cedrène (alpha), l’actétate de bornyl, la 8-sec-butylquinoline, le 2,4,6-triéthylcyclohex- 3-ène-1 -carbaldéhyde, la décaline, la dibutylamine, l’ambre synthétique, le 1 ,1 - diméthoxy-2-phényl propane, le méthyl isonicotinate, la nootkatone, le 1 -octen-3-ol, l’isophorone (basse et haute concentration), l’isopropyl quinolone, l’argéol et la gamma-undécalactone.
La présente invention concerne également un sachet souple étanche à l’eau et à l’air, contenant la composition selon l’invention. Ce sachet est tel que la composition sous forme de poudre forme une couche de moins de 2 cm d’épaisseur afin de ne pas s’agglomérer sous son propre poids.
Le sachet peut avantageusement contenir de 20g à 45g de la composition de l’invention, et notamment 38,90, 39,00 g ou 39,20 g de la composition de l’invention.
RESULTATS EXPERIMENTAUX
Exemples de composition selon l’invention
Sept exemples de compositions selon l’invention sont donnés dans les tableaux 1 à 4 ci-dessous. Toutes ces compositions sont sous la forme de poudre libre.
Tableau 1
Tableau 2
Tableau 3
Tableau 4
L’acide citrique correspond au produit commercialisé par la société Quaron sous la dénomination acide citrique ANH FIN GR E330. Il présente une granulométrie moyenne (méthode des tamis) de 149pm (compris) à 595pm (compris).
L’acide sulfamique correspond au produit commercialisé par la société Brenntag sous la dénomination Sulfamic acid TS grade. Il présente une granulométrie moyenne (méthode des tamis) inférieure à 2mm.
Le bicarbonate de soude correspond au produit commercialisé par la société La compagnie du bicarbonate sous la dénomination bicarbonate de sodium grade 1. Il présente une granulométrie moyenne (méthode des tamis) inférieure ou égale à 130pm.
L’alginate correspond au produit commercialisé par la société Unipex sous la dénomination Algogel 3541. Il présente une granulométrie moyenne (méthode des tamis) inférieure à 125pm.
La silice correspond au produit commercialisé par la société Azelis sous la dénomination Sipernat 50. Il présente une granulométrie moyenne (méthode des tamis) de 35,0 à 65,0 pm (bornes comprises).
La surface spécifique de la silice a été mesurée par la méthode conventionnelle BET avec de l’azote.
Les fragrances sont commercialisées par Ungerer Limited. Elles sont sous la forme d’un liquide incolore ou jaune clair. Ces fragrances sont synthétiques ; il ne s’agit donc pas d’huiles essentielles.
Le Marion est commercialisé par la société Brenntag. Il se présente sous la forme d’une poudre blanche.
Les compositions sont formées par simple mélange des constituants sans séchage préalable.
Choix du tensioactif
Les mêmes compositions que celles indiquées dans les tableaux 1 à 4 ont été testées avec à la place du sel de sodium du benzoate d’alkyl, un mélange de lauryl sarcosinate de sodium, de coco isethionate de sodium et de lauryl sulfate de sodium. Au bout de 15 jours de conservation de la poudre à température ambiante, la composition ne formait plus aucune mousse lorsqu’elle était dissoute dans de l’eau.
Protocole expérimental
Un WC complet à poser CLEO, en céramique blanche, sortie horizontale, ref 647982 commercialisé par Mr Bricolage a été utilisé pour les tests. Ces toilettes ne sont pas fixées. Elles peuvent être manipulées aisément.
Les toilettes préalablement nettoyées sont remplies au maximum en eau (jusqu’à ce que l’eau se stabilise). Le niveau d’eau initial est marqué puis on appose à partir de ce niveau initial une échelle en centimètre jusqu’à 15 cm. Les toilettes sont donc remplies en eau (eau de ville de dureté 35°HF et 20°C) jusqu’au repère de base.
On ajoute la dose de composition à tester et on évalue le niveau de mousse après : 30 sec, 1 min, 1 min 30, 2 min, 3 min et 4 min.
A l’issue des 5 minutes, 5 bouchons (3x3 cm et 18,8g) sont lâchés de la hauteur de l’assise des toilettes en visant le centre, le haut, le bas, la droite et la gauche. On constate alors les points suivants : Y a-t-il projection de liquide ? Y a-t-il un bruit de plouf ? Les bouchons sont-ils visibles ? La mousse se referme-t-elle sur les bouchons ? En cours de test on constate aussi toutes remarques pertinentes.
Les résultats sont tels que suit pour chacune des compositions des tableaux précédents conservées 15 jours à 40°C soit dans un gobelet, soit dans un sachet d’aluminium soudé et étanche à l’eau et à l’air.
Composition 184-05 (composition témoin) conservée en gobelet
Hauteur de la mousse à 30” : 9,5 ; 1 ’30 : 9,5 cm ; à 2Ό0 : 9,5 cm ; 2’30 : 9cm ; 3’ : 9cm ; 4’ : 9cm. La mousse est aérée, le bruit est atténué, les trous se referment, la poudre n’est pas totalement dissoute, il n’y a pas de projections, on ne voit pas les bouchons.
Composition 184-05 (composition témoin) conservée en sachet d’aluminium
Hauteur de la mousse à 30” : 9cm ; 1 ’30 : 8,5 cm ; à 2Ό0 : 8,5 cm ; 2’30 : 8,5cm ; 3’ : 8cm ; 4’ : 7cm. La mousse est aérée, le bruit est atténué, les trous se referment, il n’y a pas de projections, on ne voit pas les bouchons, l’objet est amorti.
Composition 184-48 (conservée en sachet)
Hauteur de la mousse à 30” : 9cm ; 1 ’30 : 8,5 cm ; à 2Ό0 : 8,5 cm ; 2’30 : 8,5 cm ; 3’ : 8cm ; 4’ : 7cm. La mousse est aérée, le bruit est atténué, les trous se referment, il n’y a pas de projections, on ne voit pas les bouchons, l’objet est amorti.
Composition 184-50 (conservée en sachet)
Hauteur de la mousse à 30” : 9cm ; 1 ’30 : 8,5 cm ; à 2Ό0 : 8,5 cm ; 2’30 : 8,5 cm ; 3’ : 8cm ; 4’ : 7cm. La mousse est aérée, le bruit est atténué, les trous se referment, il n’y a pas de projections, on ne voit pas les bouchons, l’objet est amorti.
Composition 184-51 (conservée en sachet)
Hauteur de la mousse à 30” : 8cm ; 1 ’30 : 7,5 cm ; à 2Ό0 : 7 cm ; 2’30 : 6,5 cm ; 3’ : 6cm ; 4’ : 5cm. La mousse est aérée, le bruit est atténué, les trous se referment, il n’y a pas de projections, on ne voit pas les bouchons, l’objet est amorti.
Composition 184-52 (conservée en sachet)
Hauteur de la mousse à 30” : 9,5cm ; 1 ’30 : 8,5 cm ; à 2Ό0 : 8cm ; 2’30 : 7cm ; 3’ : 6,5 cm ; 4’ : 5cm. La mousse est aérée, le bruit est atténué, les trous se referment, il n’y a pas de projections, on ne voit pas les bouchons, l’objet est amorti.
Composition 184-53 (conservée en sachet)
Hauteur de la mousse à 30” : 7cm ; 1 ’30 : 5,5 cm ; à 2Ό0 : 5 cm ; 2’30 : 5 cm ; 3’ : 4cm ; 4’ : 3,5cm. La mousse est cassante, elle ne se referme pas après la chute, l’amorti n’est que léger, présence de bruit.
Composition 184-54 (conservée en sachet)
Hauteur de la mousse à 30” : 9cm ; 1 ’30 : 8,5 cm ; à 2Ό0 : 8cm ; 2’30 : 7,5 cm ; 3’ : 7cm ; 4’ : 5,5cm. La mousse est aérée, le bruit est atténué, les trous se referment, il n’y a pas de projections, on ne voit pas les bouchons, l’objet est amorti.
Choix de la silice
Une silice présentant une BET de 120m2/g a été testée. Les résultats sur l’agglomération de la poudre au bout de 2 mois sont moins bons qu’avec la silice présentant une surface spécifique mesurée selon la méthode BET de 450m2/g. La silice a tendance à alourdir la mousse et à briser les bulles du fait de sa présence sous forme solide dans ces dernières. Plus la silice est fine (indiquer des valeurs numériques) plus la mousse reste stable une fois formée.
Influence du taux de silice
Deux taux de silice ont été étudiés à savoir àT26 % soit 0,10g et 0,51% soit 0,20g. Les performances dans les toilettes en termes de hauteur de mousse, amorti et
comportement de la mousse lors de la chute et après la chute des objets ne sont pas affectées. En revanche, la silice influe sur les performances après conservation et sur l’agglomération de la poudre.
Influence du temps de conservation sur les performances dans les toilettes. Les mêmes expérimentations que précitées ont été réalisées avec chacune des compositions après 15 jours à 40°C (stockage en étuve fermée) et un mois de conservation à température ambiante (hygrométrie moyenne) et après 15 jours à 40°C et 2 mois à température ambiante (idem que pour 1 mois). Le signe G indique que la composition a été conservée en gobelet tandis que le signe S indique que la composition a été conservée en sachet.
Le tableau 5 regroupe les résultats pour 15 jours à 40°C puis 1 mois de conservation à température ambiante dans les conditions d’hygrométrie précitées.
Le tableau 6 regroupe les résultats pour 15 jours à 40°C (stockage en étuve fermée) puis 2 mois de conservation à température ambiante dans les conditions d’hygrométrie précitées. La hauteur de mousse est mesurée en cm.
Dans tous les résultats non chiffrés de la présente demande, seules les altérations qui nuisent à l’utilisation ou à la conservation du produit sont notées. Si aucune altération n’est notée au regard d’une composition, celle-ci ne figure pas dans les résultats.
Tableau 5
Tableau 6
Résultats au bout de 15 jours de conservation à 40°C
La composition 184-51 forme une mousse mais l’amorti est moins bon et on constate des projections légères (poudre conservée en gobelet). Il en est de même pour la composition 184-52 conservée en gobelet. Pour la composition 184-53 conservée en gobelet, les performances ne sont pas altérées. Si elle est conservée en sachet d’aluminium, l’amorti est plus faible et la mousse obtenue est cassante, elle ne se referme pas après la chute des bouchons. On ne constate aucune altération pour la composition 184-54 conservée en sachet. En revanche, lorsqu’elle est conservée en gobelet, on obtient peu de mousse et très peu d’amorti.
Résultats au bout d’un mois de conservation
La composition 184-51 conservée en gobelet amortit moins qu’au bout de 15 jours. Il en est de même pour la composition 184-52 qui en plus occasionne quelques projections. Pour les autres compositions, les performances sont stables et identiques à celles obtenues au bout de 15 jours à 40°C.
Résultats au bout de deux mois de conservation
La composition 184-51 conservée en gobelet amortit bien moins. Il en est de même pour la composition 184-52 qui en plus occasionne des projections plus importantes et n’atténue plus le bruit. Pour les autres compostions, les performances sont stables et identiques à celles obtenues au bout de 15 jours à 40°C. On constate même que pour les compositions 184-48,184-50 et 184-54, la hauteur de mousse obtenue est supérieure à celle obtenue au bout de 15 jours à 40°C ce qui est surprenant.
Influence du contenant sur l’agglomération de la poudre
Au bout de 15 jours à 40°C, le sachet contenant la composition 184-48 est gonflé indiquant une réaction chimique dans le sachet et donc un dégagement de CO2. Il en est de même pour les compositions 184-51 et 184-52 dont la poudre s’est fortement agglomérée dans le sachet, lequel est de plus gonflé. Le sachet contenant la composition 184-53 est un peu gonflé mais la composition reste sous la forme d’une poudre libre (sans motte de formée).
Au bout d’un mois, la composition 184-48 a formé un bloc mais le sachet est peu gonflé. En gobelet, il n’y aucune modification. Le sachet contenant la composition 184-51 est un peu gonflé mais la composition reste sous forme de poudre. En gobelet, la poudre est devenue granuleuse. La composition 184-52 forme un bloc qu’elle soit conservée en gobelet ou en sachet. Il en est de même pour la 184-53. Enfin la composition 184-
54 conservée en sachet reste sous forme de poudre libre ; le sachet n’est pas gonflé et le parfum est toujours détectable au nez dans la poudre et dans la cuvette après utilisation. En revanche, conservée en gobelet, la poudre devient granuleuse et sans odeur.
Au bout de deux mois, seules les compositions 184-51 , 184-52 et 184-53, qu’elles soient conservées en sachet ou en gobelet sont compactées et forment un bloc ou sont devenues granuleuses.
Il semble que la conservation en sachet soit préférable, notamment pour les composition 184-48, 184-50 et 184-54. Le sachet permet de conserver une poudre libre, probablement car la poudre s’étale dans le sachet et forme une couche de faible épaisseur qui n’est pas compactée/comprimée par son propre poids. Dans le gobelet, au contraire, la surface avec le milieu extérieur est limitée (les gobelets ne sont pas fermés) mais le poids de la composition a tendance à l’agglomérer en dépit de la présence de la silice.
Influence du parfum
Le parfum marine dont la composition est inconnue a totalement déstabilisé la composition et/ou ne se retrouve plus détectable au nez au bout de deux mois de conservation.
En revanche, la fragrance pin qui contient au moins un composé choisi parmi l’époxide de cedrène (alpha), l’actétate de bornyl, la 8-sec-butylquinoline, le 2,4,6- triéthylcyclohex-3-ène-1 -carbaldéhyde, la décaline, la dibutylamine, l’ambre synthétique, le 1 ,1 -diméthoxy-2-phényl propane, le méthyl isonicotinate, la nootkatone, le 1 -octen-3-ol, l’isophorone (basse et haute concentration), l’isopropyl quinolone, l’argéol et la gamma-undécalactone permet d’obtenir une fragrance qui masque les odeurs nauséabondes susceptibles d’apparaitre pendant et après la défécation. Les mélanges d’au moins deux de ces composés peuvent également être utilisés en tant que fragrance.