FR2655012A1 - Dispositif de securite permettant de redresser un navire du type multicoque ayant chavire. - Google Patents

Dispositif de securite permettant de redresser un navire du type multicoque ayant chavire. Download PDF

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Abstract

L'invention concerne un dispositif de sécurité permettant de redresser un navire du type multicoque ayant chaviré, ledit navire comportant une structure rigide (1) reliant transversalement deux coques allongées (2, 3) supportant une nacelle ou plate-forme (4) sur laquelle se trouve l'équipage pendant la navigation. Selon une caractéristique essentielle de l'invention, le dispositif de sécurité comporte un étrier mobile (101) relié à la structure rigide (1) de façon à pouvoir pivoter entre les deux coques (2, 3) autour d'un axe transversal audit navire; l'étrier (101) est maintenu en position escamotée sous la nacelle ou plate-forme (4) en marche normale, et peut être déployé en cas de chavirage par un pivotement d'environ 90degré , de façon à constituer en position déployée un support permettant à une personne d'y prendre place pour faire contre-poids et redresser le navire. Application à la navigation de plaisance, en particulier aux catamarans.

Description

La présente invention concerne le domaine de la navigation à voile, et plus particulièrement celui des navires du type multicoques.
Le problème technique concerné est celui du redressement de tels navires après chavirage.
I1 est bien connu qu'il est pratiquement impossible de redresser un multicoque, même un catamaran de plaisance, qui s'est retourné complètement, à moins de disposer de l'aide extérieure d'un bateau à moteur. De ce fait, on cherche systématiquement à éviter un coulage du mât en cas de chavirage : les constructeurs proposent déjà à cet effet des mâts étanches qui diminuent le risque de coulage, et les navigateurs connaissent la manoeuvre à adopter en cas de chavirage en catamaran ou en trimaran, qui consiste à se précipiter en tête de mât pour empêcher celui-ci de couler.
I1 n'en reste cependant pas moins à résoudre le problème du redressement du navire qui est couché latéralement sur une de ses coques.
Le moyen le plus couramment utilisé sur les catamarans consiste en un simple bout (corde allongée) fixé au pied du mât : la manoeuvre consiste alors à dégager le bout, le passer par-dessus la coque supérieure (qui est en l'air), puis s'y suspendre vers l'extérieur après avoir pris place sur la coque inférieure.
Un tel système reste cependant très rudimentaire, car son efficacité est limitée en raison du bras de levier très faible que l'on peut obtenir, et sa mise en oeuvre relativement contraignante. Ces inconvénients sont d'ailleurs encore plus importants pour des catamarans utilisés par une seule personne. Ceci explique que les utilisateurs de catamarans en solo répugnent à s'éloigner de la côte ou du port par crainte de ne pas pouvoir être assisté en cas de chavirage.
D'autres systèmes ont été proposés pour résoudre ce problème, soit basés sur le principe d'une adaptation de la structure même du navire en prévoyant une géométrie variable, soit basés sur le principe d'un équipement particulier utilisé en cas de chavirage.
Les systèmes à géométrie variable peuvent être efficaces, mais ils compliquent naturellement la structure du navire.
De nombreux systèmes prévoient la présence d'une ou plusieurs articulations. Les brevets français N" 1 555 762 et N" 2 551 420 décrivent ainsi un trimaran dont la coque centrale est reliée aux bras rigides de liaison aux flotteurs latéraux par des paliers, ce qui permet à la coque de pivoter d'environ 90" de part et d'autre de l'axe du mât.
Le brevet français N" 2 541 227 décrit un trimaran dont la coque centrale peut pivoter de 1800 dans les deux sens, et dont les flotteurs latéraux et la mâture sont réversibles. Le brevet français N" 2 618 749 décrit un catamaran dont le cadre plate-forme est relié aux coques par des articulations et des pontets (le pivotement des coques sur un demi-tour autour des articulations nécessite un déboulonnage des pontets associés).
D'autres systèmes à géométrie variable encore plus compliqués ont été proposés, par exemple une structure de multicoque à nacelle articulée (pouvant pivoter sur 360" autour d'un axe central longitudinal) et à dispositifs d'immersion des coques (par vannes de remplissage et vannes d'évent), comme illustré dans le brevet français N" 2 541 648. On a également proposé une structure de multicoque comprenant des moyens pour replier les flotteurs en les rapprochant de la coque centrale, comme illustré dans le brevet français N" 82 06 047.
Par ailleurs, on a proposé divers équipements particuliers utilisés en cas de chavirage.
Certains de ces équipements prévoient souvent des structures gonflables et/ou des conteneurs aptes à recevoir une masse d'eau de façon à agir en cas de retournement ou chavirage selon un principe de bras de levier avec contre-poids. De tels systèmes sont par exemple illustrés dans les brevets français N" 2 601 644 et NO 2 577 195, ou encore dans le brevet français N" 2 579 164 (dans l'optique d'un multicoque autoredressable en cas de chavirage).
De tels équipements sont encombrants et relativement onéreux.
On peut également citer le brevet français N" 2 609 682 dans lequel est décrit un équipement constitué d'un gréement auxiliaire mobile fixé sous le plancher entre les coques, avec un mâtereau pivotant autour d'une articulation, des haubans qui tiennent le mâtereau, un câble actionné par un treuil, et un sac tiré par le câble : après chavirage, l'équipage doit faire pivoter le mâtereau vers l'extérieur, amarrer les haubans, jeter le sac à la mer, et actionner le treuil pour remonter le sac rempli d'eau.
Un tel système est compliqué, et de mise en oeuvre fastidieuse, surtout en cas de navigation par une personne seule.
Finalement, il existe un besoin très net, surtout pour la navigation de plaisance, d'un dispositif de sécurité permettant de redresser aisément un multicoque ayant chaviré, ledit dispositif étant conçu comme un équipement du navire, de sorte que son intégration ne doit impliquer aucune modification substantielle de la structure du navire.
L'invention a pour but principal de proposer un tel dispositif, dont la conception soit simple et la mise en oeuvre aisée, même par une personne seule.
Un autre objet de l'invention est de réaliser un dispositif de sécurité aisément adaptable à différents types de multicoques et/ou à différents dimensionnements d'un type donné de multicoques.
L'invention a également pour objet de réaliser un dispositif de sécurité dont la structure autorise un équipement de navires non prévus initialement pour recevoir un système de sécurité particulier autre qu'un simple bout amarré à la base du mât.
I1 s'agit plus particulièrement d'un dispositif de sécurité permettant de redresser un navire du type multicoque ayant chaviré, ledit navire comportant une structure rigide reliant transversalement deux coques allongées essentiellement parallèles et supportant une nacelle ou plate-forme sur laquelle se trouve l'équipage pendant la navigation, caractérisé par le fait qu'il comporte un étrier mobile relié à la structure rigide du navire de façon à pouvoir pivoter entre les deux coques autour d'un axe transversal audit navire, ledit étrier étant maintenu en position escamotée sous la nacelle ou plate-forme en marche normale, et pouvant être déployé en cas de chavirage par un pivotement d'environ 90 , de façon à constituer en position déployée un support permettant à une personne d'y prendre place pour faire contre-poids et redresser le navire.
Un tel dispositif est spécialement avantageux pour équiper des catamarans ; il va de soi cependant que l'équipement d'un trimaran est également possible, en prévoyant un étrier mobile de chaque côté de la coque centrale.
De préférence, lorsqu'il s'agit d'équiper un navire du type catamaran catamaran dont les deux coques sont reliées transversalement par une poutre avant supportant le mât et par une poutre arrière, et dont la plate-forme est fixée par laçage ou analogue auxdites poutres, il est avantageux que l'étrier mobile ait la forme générale d'un U, dont les branches latérales sont reliées par leur extrémité libre à des moyens d'articulation solidaires de la poutre avant.
Selon un mode de réalisation préféré, les moyens d'articulation comportent, pour chaque extrémité de l'étrier mobile, un collier fixé sur la poutre avant et une goulotte cylindrique solidaire dudit collier, l'extrémité de l'étrier mobile étant articulée par un axe transversal traversant la goulotte cylindrique, ladite goulotte cylindrique étant disposée de façon à servir de berceau de réception pour ladite extrémité de l'étrier mobile lorsque celui-ci est en position déployée.
De préférence alors, le collier est une mâchoire ayant la forme générale d'un C, enserrant la poutre avant et rigidement fixée à celle-ci, par exemple par rivetage ; en particulier, la goulotte cylindrique présente une section en forme de C correspondant à la section transversale de l'extrémité de l'étrier mobile, de façon à réaliser un clipsage de ladite extrémité lorsque ledit étrier est en position déployée.
En variante, lorsqu'il s'agit d'équiper un navire du type catamaran dont les deux coques sont reliées transversalement, par l'intermédiaire de castings de liaison, par une poutre avant supportant le mât et par une poutre arrière, et dont la plate-forme est suspendue auxdites poutres par des colliers de fixation, il est avantageux que l'étrier mobile ait la forme générale d'un U, dont les branches latérales sont reliées par leur extrémité libre à des moyens d'articulation solidaires des castings de la poutre avant, lesdits moyens d'articulation étant disposés en-dessous de la plate-forme du navire.
Selon un mode de réalisation préféré, les moyens d'articulation sont constitués, pour chaque extrémité de l'étrier mobile, par un prolongement du boulon assurant la liaison entre chaque coque et le casting correspondant de la poutre avant.
I1 est d'une façon générale avantageux de prévoir que l'étrier mobile ait une structure tubulaire, et présente des branches latérales dont la longueur est réglable.
De préférence dans ce cas, l'étrier mobile présente une branche centrale dont la longueur est également réglable 3 en particulier, l'étrier mobile est constitué par trois parties tubulaires droites et deux parties tubulaires coudées, lesdites parties étant reliées entre elles par emboîtement télescopique et verrouillées à la longueur désirée par un système à clips.
La forme générale en U indiquée ci-dessus ne constitue naturellement qu'un exemple, et l'on pourra envisager un agencement analogue avec un étrier mobile de forme triangulaire, polygonale ou semi-circulaire.
Par ailleurs, il est cependant intéressant que l'étrier mobile présente une branche centrale qui, en position déployée dudit étrier, est adjacente à la poutre arrière.
Dans ce cas, le dispositif de sécurité comporte avantageusement une attache souple (comme une écoute) reliant la branche centrale de l'étrier mobile à la poutre arrière, ladite attache souple permettant de ramener ledit étrier mobile de sa position déployée à sa position escamotée, et d'assurer le maintien dudit étrier dans sa position escamotée, de préférence grâce à un taquet coinceur ou analogue.
D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront plus clairement à la lumière de la description qui va suivre et des dessins annexés, concernant un mode de réalisation particulier, en référence aux figures où: - la figure 1 est une vue de face d'un catamaran équipé d'un dispositif de
sécurité conforme à l'invention, ledit dispositif étant en position
escamotée (marche normale) - la figure 2 est une vue de dessous du catamaran précédent, permettant
de mieux distinguer l'étrier mobile en forme de U qui constitue ici le
dispositif de sécurité - la figure 3 est une coupe de profil (selon un plan vertical) illustrant les
deux positions de l'étrier mobile, la position escamotée (marche normale)
étant représentée en traits mixtes, et la position déployée (pour le
redressement en cas de chavirage du navire) étant représentée en traits
continus - la figure 4 est une vue de face illustrant l'utilisation de l'étrier mobile,
une fois celui-ci déployé, pour redresser le navire ayant chaviré - la figure 5 est une vue en perspective d'un moyen d'articulation
avantageux, utilisé pour la liaison entre chaque extrémité de l'étrier
mobile et la poutre avant du catamaran - la figure 6 est une vue partielle illustrant une partie de l'étrier mobile,
dont on distingue les moyens d'emboîtement qui permettent un double
réglage dimensionnel, avec une extrémité dudit étrier articulée sur le
moyen d'articulation représenté à la figure 5;; - la figure 7 est une vue de face d'un autre type de catamaran, dans lequel
la plate-forme n'est pas fixée par laçage comme le catamaran des figures
précédentes, mais est suspendue par des colliers aux poutres avant et
arrière: la fixation de la plate-forme oblige alors à prévoir une variante
du dispositif de l'invention, selon laquelle l'étrier mobile est articulé au
niveau des deux castings de la poutre avant, en-dessous de la
plate-forme.
Les figures 1 et 2 représentent un catamaran classique équipé d'un dispositif de sécurité conforme à l'invention, ledit dispositif étant en position escamotée (marche normale).
De façon classique, ce type de catamaran comporte une structure rigide 1 reliant transversalement deux coques allongées 2, 3 essentiellement parallèles et supportant une nacelle ou plate-forme 4 sur laquelle se trouve l'équipage pendant la navigation. La structure rigide 1 se compose essentiellement d'une poutre avant 5, d'une poutre arrière 6, et de deux poutres latérales 7, 8, ces poutres formant ainsi un cadre rigide, de forme sensiblement rectangulaire, aux angles duquel sont prévus des castings de liaison 9. La poutre avant 5 supporte le mât 10 du catamaran par l'intermédiaire d'un pied de mât 11, selon une liaison autorisant un débattement angulaire de façon classique.La figure 1 permet également de distinguer les haubans 12, et, en partie inférieure, le tube de mât 13 qui est solidaire du pied de mât 11, et à l'extrémité inférieure duquel passe une martingale 14 constituée par un tube ou un plat en acier inoxydable dont les extrémités sont reliées à la structure rigide 1 du navire. Dans certains cas, comme cela est visible sur la figure 1, la poutre avant 5 supportant le mât 10 est légèrement incurvée, et sa rigidité est assurée par la martingale 14 en réaction à la compression du mât 10.
La nacelle ou plate-forme 4, encore appelée trampoline, est en général fixée par laçage sur le cadre que constitue la structure rigide 1 (le laçage de fixation de la nacelle n'a pas été représenté ici pour ne pas charger les figures) ; il existe cependant d'autres types de fixation de la nacelle ou plate-forme, ainsi que cela sera ultérieurement décrit en référence à la figure 7.
La figure 1 permet également de distinguer la liaison entre les coques 2, 3 et la structure rigide 1, liaison assurée par les pylones 15, 16 de ces coques, qui sont reçus dans un prolongement inférieur associé 17 des castings 9, la fixation étant assurée par un boulon associé 18.
Conformément à un aspect essentiel de l'invention, le navire est équipé d'un dispositif de sécurité 100 permettant de redresser ledit navire en cas de chavirage. Ce dispositif de sécurité 100 est essentiellement constitué par un étrier mobile 101 relié à la structure rigide 1 du navire de façon à pouvoir pivoter entre les deux coques 2, 3 autour d'un axe transversal audit navire, ledit étrier étant maintenu en position escamotée sous la plate-forme 4 en marche normale, et pouvant être déployée en cas de chavirage par un pivotement d'environ 90 , de façon à constituer en position déployée un support permettant à une personne d'y prendre place pour faire contre-poids et redresser le navire.
Comme cela est visible sur les figures 1 et 2, l'étrier mobile 101 a ici la forme générale d'un U, dont les branches latérales 102, 103 sont reliées par leur extrémité libre à des moyens d'articulation 110 solidaires de la poutre avant 5. L'étrier mobile 101 présente une branche centrale 104 qui, en position escamotée dudit étrier, est de préférence proche de la poutre arrière 6 du navire.
Le terme "étrier" doit être naturellement compris dans un sens large dans le cadre de la présente invention : on pourrait en effet fort bien réaliser ce moyen sous la forme d'un cadre, par exemple rectangulaire, dont un côté jouxterait la poutre avant 5 du navire à la façon d'une charnière. De même, la forme générale en U qui certes présente des avantages, ne constitue naturellement qu'un exemple : on pourra en effet envisager de réaliser l'étrier avec une forme triangulaire, polygonale, ou même semi-circulaire.
Le mode de liaison de l'étrier 101 à la structure rigide 1 du navire peut être de structure variable, et d'emplacement variable : il paraît cependant avantageux de prévoir une articulation au niveau de la poutre avant 5 du navire, en l'espèce directement sur celle-ci, car il s'agit de la poutre qui supporte le mât, de sorte que le couple exercé par la personne ayant pris place sur l'étrier mobile travaille de façon optimale, sans induire d'efforts néfastes sur la structure.
Les moyens d'articulation 110 comportent, pour chaque extrémité de l'étrier mobile 101, un collier 111 fixé sur la poutre avant 5 et une goulotte cylindrique 112 solidaire dudit collier : chaque extrémité de l'étrier mobile est ainsi articulée par un axe transversal 113 traversant la goulotte cylindrique 112, ladite goulotte étant disposée de façon à servir de berceau de réception pour ladite extrémité de l'étrier mobile lorsque celui-ci est en position déployée. I1 est possible d'utiliser un collier 111 circulaire, comme illustré aux figures 1 et 2 (en une ou deux pièces), mais il est cependant avantageux de prévoir un collier 111 réalisé en une mâchoire ayant la forme générale d'un C, mâchoire qui peut ainsi aisément enserrer la poutre avant 5 et être rigidement fixée à celle-ci, par exemple par rivetage.Un tel mode de réalisation est illustré à la figure 5, sur laquelle on distingue un collier 111 constitué par une pièce métallique dont la section a sensiblement la forme d'un C, avec des branches qui s'effilent vers leur extrémité afin de préserver leur souplesse. Le collier 111 présente une partie centrale plate sur laquelle peut être soudée la goulotte cylindrique 112 sur laquelle s'articule l'extrémité concernée de l'étrier mobile 101. Comme cela est visible sur la figure 5, la goulotte 112 présente deux perçages transversaux 116, permettant de laisser passer l'axe d'articulation 113 qui est percé à son extrémité en 114 pour recevoir un anneau de garde 115.
Un tel moyen d'articulation pourra être réalisé en acier inoxydable, et la fixation sur la poutre avant sera de préférence assurée par rivetage. I1 convient de noter que, pour une poutre avant légèrement cintrée comme cela a été représenté sur la figure 1, la goulotte cylindrique 112 est en réalité légèrement décalée angulairement par rapport à la branche droite de la mâchoire 111 (un tel décalage angulaire n'a pas été représenté sur la figure 5), de sorte qu'on devra dans ce cas disposer d'un moyen d'articulation droit et d'un moyen d'articulation gauche.
La coupe de la figure 3 permet de bien comprendre les deux positions fondamentales de l'étrier mobile 101. Sur cette figure, la position escamotée (marche normale) est représentée en traits mixtes, tandis que la position déployée (pour le redressement en cas de chavirage du navire) est représentée en trait continu.On notera que le passage d'une position à l'autre se fait par pivotement de l'étrier mobile 101 autour de son axe 113 sur un angle d'environ 90". La figure 3 permet par ailleurs de distinguer une attache souple (telle qu'une écoute) 150, reliant la branche centrale 104 de l'étrier mobile 101 à la poutre arrière 6 : cette attache souple permet de ramener aisément l'étrier mobile 101 de sa position déployée à sa position escamotée, et également d'assurer le maintien dudit étrier dans sa position escamotée, par exemple grâce à un taquet coinceur 152 ou analogue. L'attache souple 150 se termine ici par un anneau 151 facilitant la manoeuvre, et passant dans le taquet 152 qui est de préférence du type taquet sifflet.
On aurait pu naturellement prévoir un mode d'articulation analogue à une charnière pour l'étrier mobile : cependant, le mode de réalisation qui est décrit ici, avec une articulation sur une goulotte cylindrique 112, permet d'obtenir un clipsage de chacune des branches latérales 102, 103 de l'étrier 101 lorsque ledit étrier est en position déployée Ceci est particulièrement avantageux lorsqu'une personne seule doit manoeuvrer l'étrier mobile afin de le déployer, avant de prendre place sur ledit étrier pour faire contre-poids et redresser le navire.
La figure 4 est une vue de face illustrant l'utilisation de l'étrier mobile 101, une fois celui-ci déployé, pour redresser le navire ayant chaviré : la personne ayant pris place sur l'une 102 des branches latérales de l'étrier mobile 101 peut ainsi aisément faire contre-poids pour redresser le navire, comme schématisé par la flèche 200. Une fois le navire redressé, il est aisé de ramener l'étrier mobile 101 dans sa position escamotée, par exemple en tirant sur l'attache souple 150 prévue à cet effet.
L'étrier mobile a de préférence une structure tubulaire, de section circulaire ou non, et présente des branches latérales 102, 103 dont la longueur est réglable ; il est également avantageux de prévoir que la branche centrale 104 de l'étrier mobile 101 est aussi de longueur réglable.
Ce double réglage dimensionnel permet de s'adapter à des types de navire différents afin de les équiper sans difficulté d'un dispositif de sécurité selon l'invention, alors que de tels navires n'étaient pas initialement prévus pour recevoir un système de sécurité particulier autre qu'un simple bout amarré à la base du mât.
La figure 6 illustre une partie de l'étrier mobile, dont on distingue les moyens d'emboîtement qui permettent un double réglage dimensionnel, avec une extrémité dudit étrier articulée sur le moyen d'articulation de la figure 5. L'extrémité de l'étrier mobile 101 est en effet articulée par son axe 113 sur le moyen d'articulation 110, c'est-à-dire plus précisément sur la goulotte cylindrique 112 fixée au collier en forme de C 111. On notera la présence d'un anneau 115 associé à l'axe 113, enfilé par le perçage 114 après la mise en place de l'extrémité de l'étrier mobile, ledit anneau évitant tout risque d'éjection fortuite dudit axe. La possibilité de réglage en longueur est ici obtenue grâce à un système d'emboîtement télescopique, le verrouillage à la longueur désirée se faisant de préférence par un système à clips, du type dénommé "twin pins" par les anglo-saxons.
La figure 6 permet de distinguer un tel système classique à double clips 107, 108 : la partie mâle 107 de ce système à clips est prévue sur un tronçon tubulaire venant s'emboîter dans un autre tronçon tubulaire muni de perçages 108 correspondants. Selon une telle conception, l'étrier mobile 101 est alors constitué par trois parties tubulaires droites, telles que la partie 105 visible sur la figure 6, et deux parties tubulaires coudées, telles que la partie 106 visible sur la même figure, lesdites parties étant reliées entre elles par emboîtement télescopique et verrouillées à la longueur désirée par le système à clips 107, 108. A titre indicatif, on pourra utiliser les espacements de clips de 50 mm, pour des portions tubulaires d'un diamètre de 35 mm (pour les parties droites) et de 40 mm (pour les parties coudées), ces parties tubulaires présentant une épaisseur d'environ 2 mm.
L'étrier mobile de structure tubulaire avantageusement, réalisé en aluminium, permet ainsi de résister aisément aux efforts qu'il peut subir lors d'une manoeuvre pour redresser le navire après chavirage. I1 peut d'ailleurs être conçu et dimensionné pour permettre à deux personnes ou plus d'y prendre place selon le type de multicoque concerné.
D'autres aménagements complémentaires seront naturellement possibles, et aisément apportés par l'homme de l'art : par exemple, au niveau de l'articulation des extrémités de l'étrier mobile sur la goulotte cylindrique, il pourra s'avérer avantageux d'insérer une douille (non représentée ici) bloquée à force, métallique ou en matière plastique, pour le passage de l'axe d'articulation 113 ; le renfort ainsi obtenu permet d'éviter une usure excessive de l'aluminium au niveau des perçages d'articulation. Ceci pourra s'avérer particulièrement opportun si l'on prévoit la possibilité que deux personnes prennent position sur l'étrier mobile lorsque celui-ci est en position déployée, afin d'exercer un couple de redressement encore plus important.
La figure 7 illustre une variante de l'invention, équipant un type de catamaran légèrement modifié, dans lequel la plate-forme n'est pas fixée par laçage comme le catamaran des figures précédentes, mais est suspendue par des colliers aux poutres avant et arrière. On distingue en effet une plate-forme 4' suspendue par des colliers 20 et des pattes 21 aux poutres avant 5 et arrière 6 du navire. La fixation de la plate-forme 4' oblige alors à prévoir une variante du dispositif de sécurité conforme à l'invention, car il devient malaisé d'organiser l'articulation de l'étrier mobile sur la poutre avant 5 du navire.
Dans ce cas, comme illustré sur la figure 7, l'étrier mobile 101 a la forme générale d'un U dont les branches latérales 102, 103 sont reliées par leur extrémité libre à des moyens d'articulation 110' solidaires des castings 9 de la poutre avant 5, lesdits moyens d'articulation étant disposés en-dessous de la plate-forme 4' du navire.
La figure 7 illustre un mode de réalisation particulièrement simple de ces moyens d'articulation 110': en effet, on utilise, pour chaque extrémité de l'étrier mobile 101, un prolongement du boulon 18' normalement déjà prévu pour assurer la liaison entre le pylone de chaque coque 2, 3 et le casting correspondant 9 de la poutre avant 5. I1 suffit alors d'enfiler les extrémités de l'étrier mobile 101 sur chaque prolongement du boulon 18', puis de bloquer le système par des écrous et rondelles 22 de part et d'autre de chaque extrémité de l'étrier. I1 convient de noter que ce mode de réalisation permet de s'adapter aisément à une structure existante de navire, car il suffit simplement de remplacer chaque boulon 18 habituellement utilisé pour la liaison entre casting et pylone de coque par un autre boulon 18' de plus grande longueur.
Bien que la description du dispositif de sécurité selon l'invention ait été faite en référence à un catamaran, il va de soi que ceci ne constitue qu'un exemple de navire multicoque susceptible d'être équipé d'un tel dispositif : par exemple, dans le cas d'un trimaran, il suffira de prévoir deux étriers mobiles, de part et d'autre de la coque centrale, ce qui permet d'utiliser l'un ou l'autre des étriers mobiles selon le côté sur lequel le navire a chaviré. I1 va de soi également que le dispositif de sécurité conforme à l'invention peut équiper des navires du type multicoque dont la structure rigide ne correspond pas exactement à celle illustrée ici, par exemple avec une poutre arrière et/ou avant partiellement intégrée dans la coque du navire, ou encore sans véritables poutres transversales (ces parties de la structure rigide étant alors constituées par les coques elles-mêmes ou des rails fixés sur celles-ci).
Pour assurer le maintien de l'étrier mobile en position escamotée sous la nacelle ou plate-forme en marche normale, on a décrit un système utilisant une attache souple 150 et un taquet-sifflet 152 : il va de soi cependant que l'on pourrait également utiliser tout autre système de maintien, en particulier un système par clipsage. Cependaant, le système présentement décrit offre l'avantage d'éviter un nombre excessif de perçages de la poutre arrière du navire : il suffit en effet de deux rivets pour fixer un tel taquet-sifflet.
L'invention n'est pas limitée aux modes de réalisation qui viennent d'être décrits, mais englobe au contraire toute variante reprenant, avec des moyens équivalents, les caractéristiques essentielles figurant aux revendications.

Claims (12)

REVENDICATIONS
1. Dispositif de sécurité permettant de redresser un navire du type multicoque ayant chaviré, ledit navire comportant une structure rigide reliant transversalement deux coques allongées essentiellement parallèles et supportant une nacelle ou plate-forme sur laquelle se trouve l'équipage pendant la navigation, caractérisé par le fait qu'il comporte un étrier mobile (101) relié à la structure rigide du navire (1) de façon à pouvoir pivoter entre les deux coques (2, 3) autour d'un axe transversal audit navire, ledit étrier étant maintenu en position escamotée sous la nacelle ou plate-forme en marche normale, et pouvant être déployé en cas de chavirage par un pivotement d'environ 90 , de façon à constituer en position déployée un support permettant à une personne d'y prendre place pour faire contre-poids et redresser le navire.
2. Dispositif de sécurité selon la revendication 1, équipant un navire du type catamaran dont les deux coques (2, 3) sont reliées transversalement par une poutre avant (5) supportant le mât (10) et par une poutre arrière (6), et dont la plate-forme (4) est fixée par laçage ou analogue auxdites poutres, caractérisé par le fait que l'étrier mobile (101) a la forme générale d'un U, dont les branches latérales (102, 103) sont reliées par leur extrémité libre à des moyens d'articulation (110) solidaires de la poutre avant (5).
3. Dispositif de sécurité selon la revendication 2, caractérisé par le fait que les moyens d'articulation (110) comportent, pour chaque extrémité de l'étrier mobile (101), un collier (111) fixé sur la poutre avant et une goulotte cylindrique (112) solidaire dudit collier, l'extrémité de l'étrier mobile étant articulée par un axe transversal (113) traversant la goulotte cylindrique, ladite goulotte cylindrique étant disposée de façon à servir de berceau de réception pour ladite extrémité de l'étrier mobile (101) lorsque celui-ci est en position déployée.
4. Dispositif de sécurité selon la revendication 3, caractérisé par le fait que le collier (111) est une mâchoire ayant la forme générale d'un C, enserrant la poutre avant (5) et rigidement fixée à celle-ci, par exemple par rivetage.
5. Dispositif de sécurité selon la revendication 3, caractérisé par le fait que la goulotte cylindrique (112) présente une section en forme de C correspondant à la section transversale de l'extrémité de l'étrier mobile (101), de façon à réaliser un clipsage de ladite extrémité lorsque ledit étrier est en position déployée.
6. Dispositif de sécurité selon la revendication 1, équipant un navire du type catamaran dont les deux coques (2, 3) sont reliées transversalement, par l'intermédiaire de castings de liaison (9), par une poutre avant (5) supportant le mât (10) et par une poutre arrière (6), et dont la plate-forme (4') est suspendue auxdites poutres par des colliers de fixation (20, 21), caractérisé par le fait que l'étrier mobile (101) a la forme générale d'un U, dont les branches latérales (102, 103) sont reliées par leur extrémité libre à des moyens d'articulation (110') solidaires des castings (9) de la poutre avant (5), lesdits moyens d'articulation étant disposés en-dessous de la plate-forme (4') du navire.
7. Dispositif de sécurité selon la revendication 6, caractérisé par le fait que les moyens d'articulation (110') sont constitués, pour chaque extrémité de l'étrier mobile (101), par un prolongement du boulon (18') assurant la liaison entre chaque coque (2, 3) et le casting correspondant (9) de la poutre avant (5).
8. Dispositif de sécurité selon l'une des revendications 2 à 7, caractérisé par le fait que l'étrier mobile (101) a une structure tubulaire, et présente des branches latérales (102, 103) dont la longueur est réglable.
9. Dispositif de sécurité selon la revendication 8, caractérisé par le fait que l'étrier mobile (101) présente une branche centrale (104) dont la longueur est également réglable.
10. Dispositif de sécurité selon les revendications 8 et 9, caractérisé par le fait que l'étrier mobile (101) est constitué par trois parties tubulaires droites (105) et deux parties tubulaires coudées (106), lesdites parties étant reliées entre elles par emboîtement télescopique et verrouillées à la longueur désirée par un système à clips (107, 108).
11. Dispositif de sécurité selon l'une des revendications 2 à 10, caractérisé par le fait que l'étrier mobile (101) présente une branche centrale (104) qui, en position déployée dudit étrier, est adjacente à la poutre arrière (6).
12. Dispositif de sécurité selon la revendication 11, caractérisé par le fait qu'il comporte une attache souple (150) reliant la branche centrale (104) de l'étrier mobile (101) à la poutre arrière (6), ladite attache souple permettant de ramener ledit étrier mobile de sa position déployée à sa position escamotée, et d'assurer le maintien dudit étrier dans sa position escamotée, de préférence grâce à un taquet coinceur (152) ou analogue.
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DE102011007934A1 (de) * 2011-01-03 2012-07-05 Oliver Schwan Gennakerbaum

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