Dispositif d'étalonnage d'appareils de mesure de contraintes
La présente invention se rapporte un dispositif d'étalonnage d'appareils de mesure de contraintes d'un système vis/écrou, lesquels appareils de mesure permettent précisément de mesurer les caractéristiques mécaniques de ce système vis/écrou. Les systèmes vis/écrou comprennent une tige munie d'une tête et un écrou. La tige présente une extrémité filetée opposée à la tête, apte à être vissée à travers l'écrou. Les appareils de mesure de contraintes de ces lo systèmes vis/écrou, comprennent deux organes de réception, ou rondelles d'appui, et une cellule de mesure montée en entretoise entre ces organes de réception. Ils sont liés à la fois en rotation et en translation axiale par la cellule de mesure. Ces appareils de mesure sont destinés à être traversé librement par la tige de vis, tandis que les organes de réception reçoivent respectivement 15 en appui, la tête et l'écrou en formant étau. Ladite cellule de mesure quant à elle, comprend des moyens de mesure de tension axiale et des moyens de mesure de couple de forces, destinés à fournir respectivement des valeurs indépendantes représentatives de la tension axiale et du couple de forces qui s'exercent sur les organes de réception lorsque la tige est entraînée en rotation 20 par rapport à l'écrou pour former étau. Ces appareils de mesure nécessitent d'être étalonnés régulièrement, car les systèmes vis/écrou ne sont pas tous identiques et bien évidemment, en fonction de leur taille et de leurs caractéristiques mécaniques de surface, les contraintes mesurées peuvent varier sur de grandes échelles. La précision des 25 mesures en est alors entachée. Des dispositifs d'étalonnage connus, permettant d'étalonner les appareils dans une gamme de mesure donnée, ou même sur un large spectre de mesures, sont constitués d'une tige, analogue à une tige de vis, laquelle présente une tête à l'une de ses extrémités et par exemple, un filetage apte à 30 recevoir un écrou à l'autre extrémité. En outre, ces dispositifs comprennent un bras de levier solidaire de la tête et orienté sensiblement perpendiculairement à la tige, lequel bras de levier est destiné à recevoir des poids étalon à une distance déterminée de l'axe de la tige. De la sorte, un couple de forces de rotation déterminé est imprimé à la tête. Ainsi, la tête en appui sur l'un des organes de réception lui transmet à son tour un couple de rotation pour lequel l'appareil de mesure en donne une valeur. Cependant, cette valeur est entachée d'une certaine erreur qui résulte notamment du couple de frottements du filetage à l'intérieur de l'écrou et aussi de l'écrou par rapport à l'autre organe de réception, lesquels couples sont également fonction de la tension axiale qui règne dans la tige. Par conséquent, la valeur réelle du couple d'entraînement en rotation dudit un des organes de réception par ladite la tête, n'est pas exactement celui qui est déterminé par le bras de levier et le poids étalon. Aussi, l'ajustement de l'appareil de mesure sur cette valeur déterminée conduit lo ensuite à une imprécision dans les mesures des caractéristiques des systèmes vis/écrou. Aussi, un problème qui se pose et que vise à résoudre la présente invention est de fournir un dispositif d'étalonnage qui permette d'appliquer un couple d'entraînement déterminé sur l'organe de réception grâce à la tête et qui 15 soit réellement celui qui résulte de la seule interaction de la tête et de l'organe de réception. Dans le but de résoudre ce problème, la présente invention propose un dispositif d'étalonnage d'un appareil de mesure de contraintes d'un système vis/écrou, ledit appareil de mesure comprenant deux organes de réception 20 opposés et un capteur de mesure équipant l'un desdits organes de réception. Ledit appareil de mesure présente un canal longitudinal présentant deux extrémités opposées débouchant respectivement à travers lesdits organes de réception. Ledit dispositif d'étalonnage comprend une tige présentant une première extrémité munie d'une tête et une seconde extrémité apte à recevoir 25 en prise une pièce d'arrêt, ladite tige étant destinée à être engagée à l'intérieur dudit canal de façon que ladite tête puisse venir prendre appui contre ledit organe de réception équipé dudit capteur de mesure, tandis que ladite pièce d'arrêt est reprise en appui par l'autre organe de réception de manière à reprendre la tension axiale qui s'exerce dans ladite tige. Le capteur de mesure 30 est alors destiné à fournir une valeur mesurée du couple de rotation exercé par ladite tête sur ledit organe de réception équipé dudit capteur, tandis que ledit dispositif d'étalonnage comprend en outre des moyens d'entraînement pour appliquer un couple de force déterminé sur ladite tête de manière à pouvoir comparer ledit couple de force déterminé et ledit couple mesuré. Selon l'invention, le dispositif d'étalonnage comprend en outre des moyens de guidage hydrostatiques destinés à être installés autour de ladite seconde extrémité de tige et contre ladite pièce d'arrêt ; et lesdits moyens de guidage hydrostatiques sont aptes à venir en prise entre ladite pièce d'arrêt et ledit autre organe de réception pour autoriser la rotation de ladite pièce d'arrêt par rapport audit autre organe de réception avec un couple de frottements sensiblement nul, lorsque lesdits moyens d'entraînement appliquent ledit couple de force déterminé sur ladite tête. Ainsi, une caractéristique de l'invention réside dans la mise en oeuvre lo desdits moyens de guidage hydrostatiques entre la pièce d'arrêt et l'autre organe de réception de manière à autoriser la rotation de la pièce d'arrêt sans frottement par rapport audit autre organe de réception et partant, à autoriser la rotation de la tige sans répercussion sur la tête, tandis que la tige est en tension axiale. De la sorte, le couple de rotation que la tête imprime à l'organe 15 de réception ne comporte aucune composante provenant des efforts de frottements entre la pièce d'arrêt et l'autre organe de réception, et par conséquent il est directement proportionnel aux efforts déterminés, et connus, imprimés par les moyens d'entraînement. Par conséquent, il est possible dans ces conditions d'ajuster la valeur de la mesure du couple de rotation de 20 l'appareil à celle qui est déterminée et communiquée par les moyens d'entraînement. Ces moyens de guidage hydrostatiques comprennent des butées hydrostatiques qui reprennent les efforts axiaux et qui permettent la rotation de la tête, de la tige et de la pièce d'arrêt sans frottement par rapport audit autre 25 organe de réception. Selon un mode de mise en oeuvre de l'invention particulièrement avantageux, le dispositif d'étalonnage comprend en outre, un capteur d'effort axial destiné à être installé autour de ladite seconde extrémité et contre lesdits moyens de guidage hydrostatiques, ledit capteur d'effort axial étant apte à 30 prendre appui contre ledit autre organe de réception pour mesurer ladite tension axiale qui s'exerce dans ladite tige. Ainsi, l'appareil de mesure qui permet optionnellement de fournir une valeur de la tension qui s'exerce sur une tige d'un système vis/écrou, en mesurant les contraintes qui s'exercent sur un capteur spécifique installé en entretoise entre les deux organes de réception, est également susceptible d'être étalonné. Puisque la tige n'est soumise à aucune torsion, grâce auxdits moyens de guidage hydrostatiques, le capteur d'effort axial est sollicité uniquement selon une direction axiale et partant, mesure précisément la tension qui s'exerce longitudinalement dans la tige du dispositif d'étalonnage. En effet, le capteur d'effort axial n'est soumis à aucun couple de rotation grâce auxdits moyens de guidage hydrostatiques. Par ailleurs, le dispositif d'étalonnage comprend en outre une bague d'entretoisement commandable en expansion axiale, adaptée à être intercalée entre lesdits moyens de guidage hydrostatiques et ledit capteur d'effort axial, io pour exercer un effort axial déterminé sur ladite tige. Ainsi, il est non seulement possible de contrôler simultanément, la tension exercée dans la tige du dispositif d'étalonnage et les efforts appliqués sur la tête, mais il est aussi possible de faire varier cette tension axiale sur une large gamme de valeurs et comparer les valeurs de tension et de couple de rotation données 15 respectivement par le capteur d'effort axial et les moyens d'entraînement avec les valeurs données par l'appareil de mesure. Grâce à ces caractéristiques, il est possible d'évaluer la qualité globale de l'appareil de mesure. En effet, d'un point de vue théorique, le couple de rotation que la tête de vis transmet à sa portée d'appui est linéairement dépendant de la tension axiale qui règne dans 20 sa tige. Or, usuellement, les appareils de mesure fournissent des valeurs de couple de rotation qui varie bien de manière linéaire avec la tension qui s'exerce dans la vis, mais avec des pentes variables en fonction, notamment, des coefficients de frottement. Ainsi, en utilisant le dispositif d'étalonnage conforme à l'invention, grâce auquel les couples de frottements sont décorellés 25 de la tension axiale qui s'exerce dans la tige, il est possible de régler plus précisément les appareils de mesure, à tout le moins, dans une gamme de tension donnée. Avantageusement, ledit autre organe de réception, situé à l'arrière de l'appareil de mesure, est équipé d'un autre capteur de mesure, tandis que ledit 30 dispositif d'étalonnage comprend en outre un flasque d'appui destiné à être installé autour de ladite seconde extrémité et contre ledit capteur d'effort axial de manière à pouvoir prendre appui contre ledit autre organe de réception, et il comprend en outre d'autres moyens d'entraînement pour appliquer un autre couple de forces déterminé sur ledit flasque d'appui. Ainsi, on applique un second couple de forces déterminé sur le flasque d'appui pour transmettre un couple de rotation également déterminé à l'autre organe de réception, à l'arrière de l'appareil de mesure. Cet autre couple de rotation est également totalement décorrellé de la tension axiale qui s'exerce dans la tige du dispositif d'étalonnage grâce auxdits moyens de guidage hydrostatiques. Et en conséquence, la tension axiale mesurée par le capteur d'effort axial est la tension réelle qui s'exerce dans la tige du dispositif d'étalonnage et qui doit donc être reportée dans l'appareil de mesure. Préférentiellement, lesdits moyens d'entraînement comprennent au moins io un bras de levier et des poids étalons, ledit au moins un bras de levier étant destiné à être installé, sur la tête ou bien sur le flasque d'appui du dispositif d'étalonnage, sensiblement perpendiculairement à ladite tige, tandis que lesdits poids étalons sont installés sur ledit bras de levier à une distance donnée de l'axe de ladite tige pour appliquer un couple d'entraînement en rotation 15 prédéfini. Ces moyens d'entraînement purement mécaniques sont relativement simples et aisés à mettre en oeuvre. On observera qu'un système de poids et de câbles agencés sur la tête ou sur le flasque d'appui avec des poulies de renvoi, permettent également de leur imprimer des couples de rotation. Au surplus, le dispositif d'étalonnage comprend au moins un groupe de 20 pression hydraulique pour alimenter lesdits moyens de guidage hydrostatiques à pression constante. Lesdits moyens de guidage hydrostatiques comprennent au moins deux bagues, ou bien couronnes, en appui l'une contre l'autre, et le groupe de pression hydraulique permet d'injecter sous pression un fluide, par exemple de l'huile, entre les deux bagues en contact. De la sorte, les deux 25 bagues sont mobiles en rotation l'une par rapport à l'autre avec un couple de frottements sensiblement nul. Par là-même, le groupe de pression hydraulique peut également alimenter la bague d'entretoisement commandable en expansion axiale, laquelle est équipée de moyens du type vérins hydrauliques. De manière préférée, le capteur d'effort axial comprend des jauges de 30 contrainte. En outre, le dispositif d'étalonnage comprend des moyens d'enregistrement reliés audit capteur d'effort axial, pour enregistrer les valeurs représentatives de ladite tension axiale qui s'exerce dans ladite tige. De plus, il comprend des moyens de commande pour commander l'expansion axiale de ladite bague d'entretoisement. Ainsi, selon une caractéristique avantageuse, les moyens d'enregistrement et les moyens de commandes précités sont reliés ensemble au niveau d'un système de contrôle pour appliquer des valeurs de tension axiale données à la tige du dispositif d'étalonnage. D'autres particularités et avantages de l'invention ressortiront à la lecture de la description faite ci-après d'un mode de réalisation particulier de l'invention, donné à titre indicatif mais non limitatif, en référence aux dessins annexés sur lesquels : - la Figure 1 est une vue schématique en coupe axiale du dispositif d'étalonnage conforme à l'invention selon un mode de mise en oeuvre ; io - la Figure 2 est une vue schématique de face selon la flèche II du dispositif de mise en oeuvre représenté sur la Figure 1; et, - la Figure 3 est une vue schématique en coupe droite du dispositif d'étalonnage représenté sur la Figure 1 selon le plan III-III. La Figure 1 illustre à la fois un appareil de mesure de contraintes 10 15 présenté de manière simplifiée et un dispositif d'étalonnage 12 conforme à l'invention, installé sur l'appareil de mesure de contraintes 10. L'appareil de mesure 10 comporte une plaque d'embase 14 apte à être étendue sensiblement horizontalement, et un bâti 16 monté sur ladite embase 14. Le bâti 16 présente un canal 18 le traversant de part en part selon une 20 direction sensiblement parallèle à ladite embase 14. Il présente également une face avant 20 opposée à une face arrière 22. Le canal à 18 présente une extrémité avant débouchant dans la face avant 20 et une extrémité arrière débouchant dans la face arrière 22. Le bâti 16 est équipé de deux organes de réception circulaires, un premier organe de réception 24 encastré dans la face 25 avant 20 et un second organe de réception 26 encastré dans la face arrière 22, les deux étant respectivement ajustés autour des extrémités avant et arrière du canal 18. Ces deux organes de réception 24, 26 sont reliés au bâti 16, par des moyens de mesure 28 comportant des capteurs de mesure du couple de rotation des organes de réception 24, 26 par rapport au bâti 16 et un capteur 30 spécifique installé en entretoise entre les deux organes de réception pour mesurer les contraintes axiales qui tendent à entraîner axialement l'un vers l'autre les organes de réception 24, 26. Aussi, l'appareil de mesure 10 comprend une console d'affichage et des organes de réglage non représentés. La console d'affichage permet notamment d'afficher la valeur des contraintes axiales précitées qui s'exercent sur les deux organes de réception et également la valeur des couples de rotation exercés d'une part sur l'organe de réception 24 de la face avant 20 et d'autre part sur l'autre organe de réception 26 sur la face arrière 22.
Quant au dispositif d'étalonnage 12 conforme à l'invention, selon le mode de mise en oeuvre illustré précisément sur la Figure 1, il comporte une tige 30 d'axe longitudinal A, présentant une tête 32 à l'une de ses extrémités et un filetage 33 à l'autre de ses extrémités. La tige 30 est enfilée dans le canal 18 de manière à ce que sa tête 32 vienne en appui contre le premier organe de lo réception 24, tandis que son autre extrémité s'étend en saillie de la face arrière 22 du bâti 16. Cette autre extrémité est successivement enfilée, depuis la face arrière 22 à travers un flasque d'appui 34, un capteur d'effort axial 36, une bague d'entretoisement 38 commandable en expansion axiale, des moyens de guidage hydrostatiques 40 et une pièce d'arrêt 42 formée ici d'un écrou apte à 15 venir en prise dans le filetage 33. Par ailleurs, des moyens formant rotule 44 sont installés entre la pièce d'arrêt 42 et les butées hydrostatiques 40. Tous ces éléments sont montés coaxialement et en prise les uns par rapport aux autres, sur la tige 30 qui les traverse librement, excepté bien évidemment la pièce d'arrêt 42 dont elle est solidaire. 20 On décrira précisément tout d'abord les moyens de guidage hydrostatiques 40, lesquels permettent de dissocier les efforts de tension axiale et les couples de frottements. Ils comportent une couronne extérieure 46 solidaire d'un flasque 47 coaxial contre lequel vient prendre appui les moyens formant rotule 44. Cette couronne extérieure 46 présente une nervure circulaire 25 radiale 48 convergeant vers la tige 30. Cette nervure circulaire radiale 48 présente une section axiale rectangulaire. Elle est ajustée dans une gorge 50 d'une couronne intérieure 52 pour constituer des butées hydrostatiques et aussi un palier hydrostatique ainsi qu'on l'expliquera ci-après. La couronne intérieure 52 présente une face d'appui externe 53 qui précisément est en appui contre la 30 bague d'entretoisement 38. On observera que les moyens de guidage hydrostatiques 40 sont représentés de manière schématique avec un jeu exagéré pour une meilleure compréhension, et qu'en réalité, la nervure circulaire radiale 48 est en prise à l'intérieur de la gorge 50. Des cavités circulaires non représentées et bien connues dans les organes de guidage hydrostatique, sont pratiquées à la fois sur les parois de la nervure circulaire radiale 48 et sur les parois de la gorge 50. Bien évidemment, la gorge 50 est refermée de manière étanche par la couronne extérieure 46 à l'intérieur de laquelle elle est engagée. En outre, l'espace infime qui sépare les parois de la gorge 50 et de la nervure circulaire radiale 48 est alimenté en l'huile sous pression par l'intermédiaire d'un groupe hydraulique 54 de manière à constituer un film d'huile entre les parois en regard. Ces moyens de guidage hydrostatiques 40 constituent des doubles butées hydrostatiques axiales puisque la couronne intérieure 52 est maintenue lo axialement en position fixe par rapport à la couronne extérieure 46. Ils constituent également un palier hydrostatique, grâce au film d'huile qui s'écoule sous pression entre le fond de la gorge 50 et le bord intérieur de la nervure circulaire radiale 48. Cette fonction de palier hydrostatique n'est ici pas essentielle, elle rend simplement le montage du dispositif plus simple. 15 La fonction des moyens de guidage hydrostatiques 40, et plus précisément des butées hydrostatiques, est en l'espèce, d'autoriser la rotation de la couronne intérieure 52 par rapport à la couronne extérieure 46 avec un couple de frottements sensiblement nul. On observera qu'en mode de fonctionnement, l'angle de cette rotation est infime. 20 La bague d'entretoisement 38 commandable en expansion axiale qui est en prise entre la face d'appui externe 53 de la couronne intérieure 52 et le capteur d'effort axial 36, et qui comporte des moyens formant vérins alimentés en huile par le groupe hydraulique 54, est destiné à produire des efforts axiaux statiques visant à écarter axialement directement l'un de l'autre ce capteur 25 d'effort axial 36 et les moyens de guidage hydrostatique 40, ce qui a pour résultat global d'augmenter la tension axiale qui règne dans la tige 30. En effet, la bague d'entretoisement 38 est en appui d'un côté, sur le capteur d'effort axial 36 qui est lui-même en appui axial contre le flasque d'appui 34, lequel prend appui contre l'autre organe de réception 26, tandis que de l'autre côté, à 30 l'opposé, la bague d'entretoisement 38 est en appui contre les moyens de guidage hydrostatique 40, lesquels reçoivent en appui les moyens formant rotule 44 et la pièce d'arrêt 42. Ainsi, la pièce d'arrêt 42 et la tête de 32 forment étau par l'intermédiaire de la tige 30, et la mise en oeuvre du groupe hydraulique 54 permet de provoquer l'expansion axiale de la bague d'entretoisement 38 et par là même, d'imprimer une tension axiale déterminée à la tige 30. Lorsque la tige 30 est en tension, la tête 32 se trouve liée en rotation avec l'organe de réception 24 de la face avant 20, tandis que le flasque d'appui 34 est lui lié en rotation avec l'autre organe de réception 26 sur la face arrière 22. Le capteur d'effort axial 36 inclut lui, des jauges de contrainte qui permettent de mesurer les efforts de rapprochement de la bague d'entretoisement 38 et du flasque d'appui 34 et partant, la tension axiale de la tige 30. io Quant au flasque d'appui 34, il vient s'appliquer contre l'autre organe de réception 26 et il est équipé d'un toc à brides 56 que l'on décrira plus en détail en référence à la Figure 3 et qui permet d'appliquer un couple de forces en rotation d'une valeur déterminée au flasque d'appui 34. Par ailleurs, la tête 32 est équipée d'un dispositif équivalent permettant 15 également de lui imprimer un couple de force en rotation. Aussi, la tête 32 présente une rainure diamétrale 58 à l'intérieur de laquelle s'étend un bras de levier 60 représenté de face sur la Figure 2. On retrouve sur cette Figure 2, le bâti 16 monté sur son embase 14 ; y apparaissent également la tête 32 de la tige 30 ici masquée, et le bras de levier 60 qui s'étend transversalement 20 sensiblement parallèlement à l'embase 14 et perpendiculairement à la tige. Le bras de levier 60 est équipé de poids étalons 62 ajustés à une distance déterminée de l'axe A de la tige 30 de manière à imprimer un couple de rotation déterminé à la tête 32 et en l'espèce dans le sens trigonométrique. La tête 32 est bien évidemment en appui contre l'organe de réception 24. 25 À l'opposé, contre la face arrière 22, le flasque d'appui 34 est équipé du toc à brides 56 que l'on retrouve sur la Figure 3. On y retrouve également le flasque d'appui 34, lequel est en prise en rotation dans le toc à brides 56. Ce dernier présente un second bras de levier 64 équipé d'un second poids étalon 66 qui permet d'imprimer un couple de rotation déterminé au flasque d'appui 34 30 dans le sens des aiguilles d'une montre opposé au sens trigonométrique. Aussi, ce couple de rotation permet d'induire à son tour un couple de rotation déterminé sur l'autre organe de réception 26. Selon un autre mode de mise en oeuvre de l'invention, non représenté, et toujours dans le but d'imprimer un couple de rotation déterminé au flasque d'appui 34, on prévoit la mise en oeuvre d'un système de poids et de câbles reliés au flasque d'appui 34 avec des poulies de renvoi. Un premier câble est amarré au flasque d'appui 34, dans sa partie supérieure située au-dessus de la tige 30, et il est étendu horizontalement d'un côté sensiblement perpendiculairement à la tige pour prendre appui sur une poulie de renvoi et être renvoyé vers le sol. Un poids étalon est alors suspendu à l'extrémité libre pendante du câble. Un second câble est lui amarré à l'opposé dans la partie inférieure du flasque, sous la tige, et il est étendu également horizontalement, de l'autre côté, sensiblement perpendiculairement à la tige pour prendre appui sur une autre poulie de renvoi io et être renvoyé vers le sol. Un autre poids étalon est suspendu à l'extrémité libre pendante du second câble. Ainsi, la tension qui s'exerce dans les câbles grâce aux poids, imprime-t-elle deux forces opposés au flasque d'appui, et partant, un couple de rotation. Par ailleurs, le dispositif d'étalonnage comporte des moyens de contrôle is non représentés, reliés au capteur d'effort axial 36 et au groupe hydraulique 54 et incluant des moyens d'enregistrement et des moyens de commande. Les moyens d'enregistrement permettent d'enregistrer, outre la valeur des couples de force en rotation déterminés, imprimé à la tête 32 et au flasque d'appui 34, mais aussi les valeurs de tension axiale qui s'exercent dans la tige 30. Les 20 moyens de commande permettent de commander le groupe hydraulique 54 de manière à alimenter la bague d'entretoisement 38 et provoquer son expansion de manière à imprimer une tension axiale déterminée dans la tige 30. Ainsi, lorsque le dispositif d'étalonnage 12 est installé sur l'appareil de mesure de contrainte 10, on commande tout d'abord le groupe hydraulique 54 25 de manière à imprimer une tension donnée à la tige 30, tension que l'on mesure par l'intermédiaire du capteur d'effort axial 36. On maintient cette tension axiale déterminée durant une période suffisamment longue pour pouvoir lire sur la console d'affichage, des valeurs stabilisées de la tension axiale mesurée par l'appareil de mesure 10, de la valeur du couple de rotation 30 imprimé au niveau de la tête 32 et de la valeur du couple de rotation imprimé au niveau du flasque d'appui 34. Ces valeurs sont alors comparées respectivement aux valeurs réelles mesurées par le capteur d'effort axial 36 et calculées grâce au bras de levier 60, 64 et au poids étalons correspondant 62, 66. Si des déviations sont constatées, les organes de réglage précités de l'appareil de mesure 10 permettent alors d'ajuster lesdites valeurs stabilisées aux valeurs réelles. L'opération est ensuite reconduite pour d'autres valeurs de tension de la tige 30 en commandant à nouveau le groupe hydraulique 54.
Ainsi, grâce aux moyens de guidage hydrostatique 40 qui permettent de reprendre les efforts axiaux qui s'exercent entre la pièce d'arrêt 42 et l'autre organe de réception 26, les couples de rotation transmis respectivement par la tête 32 à l'organe de réception 24 de la face avant 20 et par le flasque d'appui 34 à l'autre organe de réception 26 ne sont nullement parasités par la torsion ~o de la tige. Car en effet, ces moyens de guidage hydrostatique 40, et plus précisément les butées hydrostatiques permettent la rotation de la pièce d'arrêt 42, provoquée par le couple de rotation imprimé à la tête 32 et transmis par l'intermédiaire de la tige 30, sans pour autant transmettre le couple de rotation de cette pièce d'arrêt 42 au flasque d'appui 34 et partant, à l'autre organe de 15 réception 26. Ainsi, les moyens de guidage hydrostatique 40 permettent de filtrer les efforts de rotation entre la tête 32 et le flasque d'appui 34. De la sorte, les seuls efforts de rotation transmis à l'organe de réception 24 de la face avant 20 sont ceux que le bras de levier 60 imprime à la tête 32 et parallèlement, les seuls efforts de rotation transmis à l'autre organe de réception 26, sont ceux 20 que l'autre bras de levier 64 imprime au flasque d'appui 34. Ces efforts sont théoriquement linéairement dépendants, et selon une seule pente, de la tension qui règne dans la tige 30 et grâce au dispositif d'étalonnage on peut vérifier que l'appareil de mesure fournit bien des valeurs traduisant cette réalité. Si ce n'est pas le cas, l'appareil de mesure peut alors 25 être étalonné en conséquence. On observera que le dispositif d'étalonnage décrit ci-dessus, selon un mode particulier de mise en oeuvre peut être simplifié et à l'extrême ne comprendre que la tige 30 équipée de sa tête 32 et de sa pièce d'arrêt 42 et les moyens de guidage hydrostatique 40. Dans ce cas, la tension de la tige 30 30 pourrait être ajustée en réglant la pièce d'arrêt 42. En revanche, seule la vérification des couples d'entraînement en rotation des organes de réception 24, 26 par la tête, serait alors possible. Cependant, le seul ajout du capteur d'effort axial 36 permettrait de comparer l'effort de tension axiale réelle avec celui mesuré par l'appareil de mesure.
Aussi, le mode de mise en oeuvre de l'invention illustrée sur les Figures 1 à 3, permet de manière plus confortable et en une seule opération de contrôler tous les paramètres de l'appareil de mesure.5