PARE-BRISE POUR VEHICULE AVEC GOUTTIERE TRANSPARENTE INTÉGRÉE La présente invention se rapporte au domaine général des vitrages 5 de véhicules, et notamment de véhicules automobiles, tels que pare-brise, lunettes arrière, ou fenêtres. Il est connu, notamment par le document EP-0 541 824, de former des vitrages de véhicule en enchâssant des panneaux vitrés dans des baies délimitées par les montants métalliques de la carrosserie, et de réaliser le joint 10 entre la bordure de chaque panneau et la carrosserie au moyen notamment d'une bande de caoutchouc de type joint à lèvres, laquelle peut avantageusement former une gouttière pouvant capter l'eau qui s'écoule du panneau de carrosserie. Si l'association de gouttières au vitrage présente d'indéniables 15 avantages, notamment en évitant que, en cas de pluie, l'eau ne ruisselle largement sur le vitrage en dégradant la visibilité, de tels agencements peuvent toutefois souffrir de certains inconvénients. En effet, la largeur cumulée des montants métalliques de la carrosserie et des bandes d'étanchéité en caoutchouc tend, quelle que soit par 20 ailleurs l'importance de la surface vitrée, à limiter le champ visuel du conducteur, au détriment éventuel du confort, voire de la sécurité de la conduite. En outre, la multiplication des pièces à assembler au niveau des encadrements des panneaux vitrés, et le soin nécessaire à la pose des bandes 25 de caoutchouc, tendent à compliquer l'assemblage, et par conséquent à augmenter le temps et le coût de production dudit véhicule. Par ailleurs, les bandes caoutchouc peuvent former des bavettes relativement disgracieuses aux angles du pare-brise. Enfin, lesdites bandes de caoutchouc étant particulièrement 30 exposées aux agressions extérieures, on observe parfois des décollements ou des défauts d'étanchéité susceptibles de laisser l'eau s'infiltrer dans la caisse du véhicule, au risque de provoquer par exemple une corrosion de celle-ci. Les objets assignés à l'invention visent par conséquent à remédier aux inconvénients susmentionnés et à proposer un nouvel élément de vitrage 35 pour véhicule qui procure une excellente visibilité tout en assurant une gestion efficace et sûre de la circulation d'eau, et notamment de l'eau de pluie, sur le véhicule. Les objets assignés à l'invention sont atteints à l'aide d'un élément de vitrage pour véhicule comprenant une gouttière destinée à canaliser l'eau susceptible de s'écouler sur ledit élément de vitrage, ledit élément de vitrage étant caractérisé en ce que ladite gouttière est réalisée dans un matériau transparent. Avantageusement, l'invention permet de réaliser un élément de vitrage intégralement, ou quasi-intégralement, à partir de matériaux transparents, ce qui garantit une parfaite visibilité à travers ledit élément de vitrage, qui présente une continuité de sa surface transparente. Ainsi, il est possible de recevoir de la lumière dans l'habitacle ou de surveiller l'environnement du véhicule depuis l'habitacle à travers ledit vitrage en tout point de ce dernier, quel que soit l'angle selon lequel le regard se porte.
A ce titre, il est remarquable qu'en intégrant une ou plusieurs gouttières transparentes à l'élément de vitrage, et plus préférentiellement au pare-brise du véhicule, on peut assurer une gestion, et plus particulièrement une évacuation, maîtrisée de l'eau qui est projetée ou ruisselle sur ou vers ledit vitrage, tout en garantissant qu'aucun obstacle opaque, du genre bande de caoutchouc, ne vient interrompre et réduire le champ visuel. En outre, l'intégration de la gouttière au vitrage, par exemple par moulage d'un seul tenant avec l'un des panneaux du vitrage, permet d'optimiser l'étanchéité, de simplifier la fabrication de l'élément de vitrage et le montage dudit élément de vitrage au sein du véhicule.
Cette intégration permet également, par sa discrétion et la grande liberté de mise en forme qu'elle autorise, d'améliorer l'aspect esthétique voire aérodynamique de la ligne dudit vitrage, et plus globalement dudit véhicule. D'autres objets, caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront plus en détail à la lecture de la description qui suit, ainsi qu'à l'aide 30 des dessins annexés, fournis à titre purement illustratif et non limitatif, parmi lesquels : La figure 1 illustre, selon une vue en perspective de dessus, une variante de réalisation d'élément de vitrage conforme à l'invention. La figure 2 illustre, selon une vue en perspective de dessous, 35 l'élément de vitrage de la figure 1.
La figure 3 illustre, selon une vue de détail en coupe transverse à l'arête de l'élément de vitrage des figures 1 et 2, une gouttière conforme à l'invention. La figure 4 illustre, selon une vue de détail en coupe transverse à 5 l'arête de l'élément de vitrage, une autre variante de réalisation de gouttière conforme à l'invention. La présente invention se rapport à un élément de vitrage 1 pour véhicule (non représenté). Ledit élément de vitrage est avantageusement destiné à séparer 10 l'intérieur de l'habitacle de l'environnement du véhicule, et peut former de préférence un pare-brise, tel que cela est illustré sur la figure 1, ou bien une lunette arrière. La présente invention concerne bien entendu en tant que tel un véhicule, et notamment un véhicule automobile, équipé d'un tel élément de 15 vitrage 1. Selon l'invention, l'élément de vitrage 1 comprend une gouttière 2 destinée à canaliser l'eau susceptible de s'écouler sur ledit élément de vitrage 1. Toujours selon l'invention, ladite gouttière 2 est réalisée dans un 20 matériau transparent. Avantageusement, la gouttière 2 conforme à l'invention est donc intégrée fonctionnellement à l'élément de vitrage 1, et, grâce à sa transparence, ne dégrade ni la visibilité à travers ledit élément de vitrage, ni l'aspect esthétique de ce dernier. 25 En outre, elle contribue à améliorer la visibilité en cas de pluie, en canalisant, selon une trajectoire prédéterminée et contrôlée, le ruissellement de l'eau sur le vitrage, et peut également faciliter son évacuation, par exemple vers le pavillon du véhicule. Bien entendu, différents agencements de gouttière 2 sont 30 envisageables, en particulier selon la situation de l'élément de vitrage 1 sur le véhicule, la gouttière pouvant selon les cas favoriser ou au contraire empêcher l'écoulement vers ou depuis une portion particulière de l'élément de vitrage. A titre d'exemple, notamment si l'élément de vitrage forme un pare-brise ou un toit panoramique, la ou les gouttières pourront longer les arêtes 7 35 du véhicule, afin de permettre l'écoulement de l'eau, notamment celle chassée par les essuie-glaces, le long du pavillon, tout en contenant ladite eau latéralement de sorte à l'empêcher de ruisseler en formant un voile sur les fenêtres latérales du véhicule ou sur les rétroviseurs. Selon un autre exemple, notamment si l'élément de vitrage forme une lunette arrière, la gouttière 2 pourra être conçue pour former, entre le toit et le vitrage, une retenue de type barrage empêchant le libre ruissellement de l'eau sur ladite lunette arrière, et détournant par exemple l'eau vers les montants périphériques ou les arêtes de ladite lunette arrière. De préférence, tel que cela est illustré sur les figures, l'élément de vitrage 1 comprend un ou plusieurs panneaux transparents 3, 4, 5, 6 formant 10 un ou plusieurs pans dudit élément de vitrage, de préférence sécants les uns par rapport aux autres. Lesdits panneaux formeront avantageusement des cloisons transparentes destinés à séparer, dans le sens de leur épaisseur, l'habitacle de l'extérieur du véhicule. 15 Plus particulièrement, l'élément de vitrage 1 pourra présenter un premier panneau frontal 3, avantageusement destiné à être disposé transversalement au sens de marche du véhicule, et à présenter au moins une composante d'extension verticale, ledit premier panneau formant de préférence un pare-brise, ainsi qu'un second panneau transparent 4, et/ou un troisième 20 panneau transparent 5, voire un quatrième panneau transparent 6 formant des pans de vitrage rabattus, sécants au premier panneau 3, et de superficie de préférence inférieure à ce dernier. En particulier, le second et le troisième panneau 4, 5 pourront former des fenestrons latéraux, accolés au premier panneau 3 par les bords 25 gauche et droite de ce dernier, tel que cela est illustré sur les figures 1 et 2, tandis que le quatrième panneau 6 pourra former une avancée de toit panoramique qui s'étend le long du pavillon du véhicule, tel que cela est représenté en pointillés sur la figure 1. A titre indicatif, les fenestrons 4, 5 pourront présenter une forme 30 triangulaire ou trapézoïdale, et pourront partager avec le premier panneau 3 frontal un côté commun formant arête 7, ladite arête pouvant éventuellement être arrondie pour adoucir le contour du vitrage. Toujours à titre indicatif, le panneau frontal 3 pourra présenter une largeur sensiblement supérieure ou égale à 1,00 m et pouvant atteindre 35 notamment 1, 40 m, voire 1,60 m, et une longueur d'arête 7 supérieure ou égale à 40 cm et pouvant atteindre notamment 80 cm, voire 90 cm. La superficie des fenestrons 4, 5 pourra quant à elle être sensiblement comprise entre 0,03 m2 et 0,50 m2. Le cas échéant, l'un et/ou l'autre des panneaux pourront être teintés ou fumés.
Globalement, l'élément de vitrage 1, et plus particulièrement les fenestrons 4, 5, pourront présenter un agencement sensiblement symétrique par rapport au plan sagittal Ps du véhicule. Bien entendu, les caractéristiques, propriétés et interactions du second panneau 4, notamment par rapport au premier panneau 3, qui, par commodité, pourront être décrites dans ce qui suit uniquement en référence audit second panneau 4, pourront s'appliquer mutatis mutandis au troisième panneau 5 et/ou au quatrième panneau 6. Quel que soit du reste le nombre et l'agencement des panneaux transparents 3, 4, 5, 6, la gouttière 2 présente de préférence un rebord de 15 canalisation 10 saillant qui est venu de matière avec ledit panneau, ou l'un desdits panneaux 3, 4, 5, 6. Avantageusement, ledit rebord de canalisation 10 forme une protubérance saillante par rapport à la surface apparente extérieure 1E du vitrage exposée aux intempéries et aux projections d'eau, et plus 20 particulièrement par rapport à la surface apparente du panneau transparent devant recevoir l'eau que l'on cherche à canaliser, par exemple la surface 3E du premier panneau 3. Cette protubérance, de préférence allongée, joue avantageusement le rôle d'une digue permettant de guider l'eau vers son point d'évacuation, le cas échéant en combinaison avec la force de gravité et/ou la 25 poussée dynamique du vent relatif que provoque le déplacement du véhicule et qui balaie le panneau concerné. Il est notamment envisageable que le décrochement saillant formé par le rebord de canalisation 10 par rapport à la surface d'écoulement de l'eau puisse être sensiblement perpendiculaire à ladite surface d'écoulement, tel que 30 cela est illustré sur la figure 4, ou bien encore sensiblement incliné, tel que cela est illustré sur la figure 3, et éventuellement chanfreiné et/ou arrondi. De préférence, quelle que soit la conformation des panneaux, l'élément de vitrage 1 comporte un premier panneau transparent 3 et un second panneau transparent 4 distincts, accolés l'un à l'autre, et le rebord de 35 canalisation 10 de la gouttière 2 est formé par une extension du second panneau 4 qui longe le bord du premier panneau 3, par exemple parallèlement à l'arête 7 correspondante, en saillie de la surface apparente 3E dudit premier panneau 3. Avantageusement, le rebord de canalisation 10 peut ainsi être venu de matière avec le second panneau transparent 4 fixé au premier panneau 3, la gouttière 2 étant avantageusement reconstituée directement par la réunion et l'assemblage, par exemple par collage ou thermocollage, du premier panneau 3 sur le second. Avantageusement, la conception modulaire d'un tel élément de vitrage permet entre autres de réaliser séparément et individuellement les différents panneaux 3, 4, 5, 6 constitutifs de l'élément de vitrage 1, tout en incorporant le rebord de canalisation 10 à l'un d'eux, puis d'assembler ces panneaux rigides préformés bords à bords pour reconstituer directement un élément de vitrage continûment transparent et équipé de gouttières 2. Le rebord de canalisation 10 pourra le cas échéant correspondre à une surépaisseur du second panneau 4, et plus particulièrement une surépaisseur locale du bord dudit panneau, tel que cela est illustré sur la figure 4, ou bien encore à un bossage ou un pli, par exemple en S ou en Z, marqué, par exemple par emboutissage ou pressage à chaud, dans ledit second panneau 4 tel que cela est illustré sur la figure 3, de sorte à décaler la surface apparente 4E dudit second panneau 4 en saillie par rapport à celle 3E du premier panneau 3. Avantageusement, le rebord de canalisation 10 pourra être réalisé simultanément avec le second panneau 4, par exemple lors du moulage par injection ou de la déformation par thermoformage dudit second panneau.
Le cas échéant, il pourra également résulter d'une reprise d'usinage, en particulier d'un enlèvement de matière, du genre entaille, pratiqué dans une surépaisseur de matière du second panneau 4. Le rebord de canalisation 10 peut avantageusement former le rebord latéral de la gouttière 2, tandis que le fond de ladite gouttière pourra correspondre préférentiellement à la surface apparente 3E du premier panneau, formant une surface d'écoulement, tel que cela est illustré sur les figures. Selon une variante non représentée, la surface d'écoulement formant le fond de la gouttière 2 pourra correspondre à un renvoi du second 35 panneau 4 situé au pied du rebord de canalisation 10, dans le prolongement de la surface apparente 3E du premier panneau.
De préférence, tel que cela est illustré sur les figures 3 et 4, le second panneau 4 présente, à la base du rebord de canalisation 10, un épaulement 11 creusé dans son épaisseur et recevant l'extrémité du premier panneau 3.
Avantageusement, un tel épaulement 11, le cas échéant réalisé par une entaille pratiquée dans le second panneau, facilite le centrage et le calage du premier panneau 3 par rapport audit second panneau 4. En effet, le premier panneau 3 peut ainsi avantageusement reposer à plat dans l'épaisseur du second panneau 4, en double appui contre d'une part un plateau d'appui 12 sous-jacent courant sur tout ou partie de la face interne cachée 31 dudit premier panneau 3, et d'autre part un rebord d'épaulement 13, de préférence perpendiculaire audit plateau d'appui 12 et à la surface apparente 3E du premier panneau, et contre lequel vient de préférence en appui le chant latéral dudit premier panneau 3.
Le rebord d'épaulement 13 peut avantageusement prolonger le rebord de canalisation 10, voire être sensiblement coplanaire à ce dernier, tel que cela est illustré sur la figure 4. Avantageusement, la mise en oeuvre d'un épaulement 11, de préférence en L, voire d'un double épaulement en gradins ménagé tant dans le premier panneau 3 que dans le second panneau 4, maximise la surface de jonction, tout en conférant des butées supportant le premier panneau 3 selon au moins deux directions distinctes de l'espace. La fixation du premier panneau au second panneau, qui prend avantageusement la forme d'un emboîtement, s'en trouve par conséquent renforcée et stabilisée.
De préférence, le premier panneau transparent 3 est réalisé en verre feuilleté. A cet effet, tel que cela est illustré sur les figures 3 et 4, ledit premier panneau 3 comprend de préférence au moins une première couche de verre, de préférence formée par une feuille de verre 14 d'un seul tenant, et qui forme préférentiellement la surface extérieure apparente 3E dudit panneau, ladite couche de verre étant recouverte par un intercalaire de feuilletage 15, réalisé de préférence dans une feuille de polymère transparent, du genre polypropylène ou polyuréthane. Le cas échéant, le premier panneau 3 pourra comprendre une 35 seconde couche de matériau transparent rigide, de préférence formée par une seconde feuille de verre 16, l'intercalaire 15 formant une troisième couche intermédiaire qui lie la première couche 14 à la seconde couche 16, tel que cela est illustré sur la figure 4. Selon une variante de réalisation, le premier panneau 3 formera un matériau tri-couches, comprenant exactement trois couches, dont de préférence deux feuilles de verre 14, 16, pouvant présenter chacune une épaisseur de l'ordre de 2 mm, directement accolées l'une à l'autre par un unique intercalaire de feuilletage 15, de préférence une feuille de polypropylène, dont l'épaisseur, préférentiellement constante, pourra être de l'ordre de 1 mm.
Avantageusement, un panneau en verre feuilleté présente une excellente tenue aux chocs, mais également une dureté élevée qui rend le panneau correspondant particulièrement résistant aux rayures. Il pourra utilement être employé pour former par exemple le panneau frontal du pare-brise, et en particulier la zone d'essuyage balayée par les essuie-glaces, cette dernière étant en effet particulièrement exposée aux projections de gravillons ou à l'effet des rouleaux de nettoyage. Par ailleurs, la première feuille de verre 14, la seconde feuille de verre 16, et plus globalement le premier panneau 3, pourront avantageusement présenter chacun une épaisseur sensiblement constante, et constituer chacun une pièce de forme simple, facile à fabriquer, de type plaque sensiblement plane ou légèrement bombée. Le second panneau transparent 4 est quant à lui de préférence réalisé d'un seul tenant dans un matériau polymère transparent moins dense que le verre, de préférence en polycarbonate.
L'utilisation d'un tel polymère permet tout d'abord d'alléger l'élément de vitrage, par rapport à ce que serait une réalisation tout en verre feuilleté. En outre, l'utilisation d'un polymère, préférentiellement thermoplastique et donc thermoformable, plus facile à travailler que le verre minéral, autorise une mise en forme aisée, par exemple par moulage par injection ou par thermoformage, du ou des panneaux considérés, dans des conditions relativement peu sévères, et ce quelle que soit la variété ou la complexité des formes desdits panneaux, notamment si ceux-ci sont fortement incurvés.
Ainsi, en combinant d'une part des panneaux transparents 4, 5, 6 légers réalisés dans un matériau polymère, de préférence organique, de densité inférieure à celle du verre feuilleté, avec d'autre part un ou plusieurs panneaux 3 en verre feuilleté, dont la robustesse et la résistance aux agressions extérieures, et notamment aux chocs et aux rayures, est avérée, l'invention permet d'obtenir une structure mixte, ou « hybride », regroupant des fenêtre(s) renforcée(s), pourvues de verre feuilleté, et des fenêtre(s) allégée(s), dépourvues de verre, ce qui allège globalement l'élément de vitrage tout en conservant les qualités optiques et mécaniques globales élevées de celui-ci. A ce titre, les fenêtres renforcées pourront avantageusement correspondre aux zones d'homologation, les plus exposées et/ou les plus critiques en matière de qualité de visibilité ou de tenue au choc, telles que, par exemple le panneau frontal 3 du pare-brise, tandis que les fenêtres allégées pourront correspondre aux fenestrons 4, 5 ou au toit panoramique 6. Selon une variante de réalisation correspondant aux figures 2 et 3, le ou les panneaux en polymère, et notamment les fenestrons 4, 5, peuvent constituer des entités distinctes, qui sont totalement séparées l'une de l'autre par le panneau en verre feuilleté 3, de préférence tri-couches, tel que décrit plus haut, auquel ils sont rattachés par une prise en bout, de préférence épaulée. Selon un tel agencement, il est possible de réaliser aisément, à l'aide d'un outillage simple et peu encombrant, des panneaux transparents 3, 4, 5, 6 individuels de petites dimensions, sous forme de pièces détachées, avant de les fixer les uns aux autres, de manière partiellement chevauchante, afin de couvrir une surface vitrée étendue, aux formes globales éventuellement complexes.
L'élément de vitrage résultera alors de l'assemblage des différentes pièces détachées (panneaux) qui peuvent être préformées séparément selon une grande variété de formes individuelles, puis regroupées et agencées très librement les unes par rapport aux autres, potentiellement selon de nombreuses configurations, de telle sorte que l'invention autorise en pratique 30 une grande liberté de conception de l'élément de vitrage 1, tant dans sa forme et son étendue globales que dans le choix de son ou ses matériaux constitutifs. Selon une autre variante de réalisation, pouvant par exemple correspondre à la figure 4, il est envisageable de couvrir d'un seul tenant, sans interruption, à l'aide d'une seule et même pièce d'infrastructure monolithique en 35 polymère, plusieurs surfaces vitrées sécantes, jusqu'à présent réalisées dans des panneaux séparés par des montants, et plus particulièrement de relier entre eux les fenestrons 4, 5 et/ou le panneau de toit 6 au moyen d'un pont 17. Le premier panneau 3 pourra alors former un insert comprenant une seule couche de verre, et plus particulièrement une seule feuille de verre 5 14, directement appliquée, par l'intermédiaire de son intercalaire de feuilletage 15, contre ledit pont 17 auquel elle se superpose et qui la soutient de préférence sur toute sa superficie. En pareille configuration, l'épaisseur E14 de la feuille de verre 14 formant ledit insert, de préférence sensiblement constante, pourra être 10 inférieure à 2 mm, de préférence inférieure ou égale à 1,5 mm, et de façon particulièrement préférentielle sensiblement égale à 1 mm. Avantageusement, en amincissant ainsi la couche de verre de l'insert, on allège significativement le poids de l'élément de vitrage 1. Dans tous les cas, l'invention permet avantageusement de réaliser 15 un élément de vitrage 1 modulaire formant, après assemblage des panneaux, un sous-ensemble d'habillage cohérent, du genre coque, aisément manipulable et insérable d'un seul tenant sur le véhicule, ce qui permet notamment des gains de productivité. La fixation du premier panneau 3 au second panneau 4 sera de 20 préférence réalisée au moyen d'une couche d'adhésion 20, de préférence en polyuréthane thermoplastique, interposée entre le premier et le second panneau transparent 3, 4. Préférentiellement, ladite couche d'adhésion 20 sera unique, homogène, et interposée au contact direct de chacun desdits panneaux 3, 4. 25 Selon le cas, ladite couche d'adhésion pourra être rapportée, par exemple sous la seconde feuille de verre 16 d'un premier panneau 3 en verre feuilleté multicouches, tel que cela est illustré sur la figure 3, ou bien encore être partagée structurellement par le premier et le second panneau 3, 4, et plus particulièrement être confondue avec l'intercalaire de feuilletage 15, tel que 30 cela est illustré sur la figure 4, ce qui permet de réaliser une structure compacte et économe en matière première. De préférence, l'élément de vitrage 1 comprend au moins un premier panneau transparent 3 formant pare-brise, et est pourvu de deux gouttières 2 latérales transparentes longeant sensiblement les bords latéraux 35 dudit premier panneau afin de pouvoir guider l'eau vers le pavillon du véhicule, tel que cela est illustré sur les figures 1 et 2.
Plus particulièrement, lesdites gouttières 2, et leurs rebords de canalisation 10 respectifs, pourront avantageusement courir de façon sensiblement rectiligne ascendante entre le capot et le pavillon, sur le pan frontal de l'élément de vitrage, de préférence en périphérie du premier panneau 3, de part et d'autre de la zone d'essuyage, le long des arêtes 7 marquant les coins, ici gauche et droit, dudit élément de vitrage 1. De préférence, l'élément de vitrage 1 forme une coque panoramique qui comprend, outre le premier panneau 3 formant pare-brise, au moins un second panneau 4 et un troisième panneau 5 transparents distincts, réalisés dans un matériau polymère moins dense que le verre, de préférence en polycarbonate, et qui forment des pans de vitrage latéraux rabattus de type fenestrons, de préférence totalement séparés l'un de l'autre par le premier panneau. De préférence, le second panneau 4 et le troisième panneau 5 présentent chacun d'un seul tenant une première branche 4A, 5A sur laquelle le premier panneau 3 est fixé, et plus particulièrement dans laquelle est ménagé l'épaulement 11, et une seconde branche 4B, 5B sécante à la première branche 4A, 5A, et qui forme, par rapport au premier panneau 3, le pan de vitrage rabattu correspondant.
Avantageusement, la jonction entre la première branche 4A, respectivement 5A, et la seconde branche 4B, respectivement 5B, est formée par une arête 7, de préférence arrondie, qui est venue de matière avec lesdites première et seconde branches 4A, 4B, 5A, 5B, et qui présente préférentiellement une surépaisseur formant le rebord de canalisation 10 d'une gouttière 2 correspondante. Ainsi, l'élément de vitrage 1 peut avantageusement former une coque continûment transparente, rigide, et autoporteuse, dont les montants et autres garnissages opaques sont remplacés par des cornières transparentes, éventuellement d'épaisseur renforcée, intégrées à l'un et/ou l'autre panneau transparent, de préférence dans celui en polymère, le plus facile à mettre en forme. Quelle que soit par ailleurs la variante de réalisation retenue, la gouttière 2 transparente comporte de préférence un rebord de canalisation 10 faisant saillie sur la surface apparente 1E de l'élément de vitrage 1 en marquant, en particulier par rapport à la surface apparente 3E du premier panneau 3 sur laquelle l'eau doit s'écouler, un décrochement d'une profondeur h sensiblement supérieure ou égale à 5 mm, voire à 10 mm, et inférieure ou égale à 20 mm, voire à 15 mm. Le cas échéant, la profondeur totale de l'épaulement 11 sera déterminée en conséquence, de sorte à laisser subsister un rebord de 5 canalisation 10 suffisamment élevé après mise en place du premier panneau 3 dans le creux dudit épaulement 11.