FR3165647A1 - Prothèse universelle biologique de matrice dermique acellulaire (ADM) destinée à être utilisée dans des processus de reconstruction corporelle et méthode de fabrication - Google Patents
Prothèse universelle biologique de matrice dermique acellulaire (ADM) destinée à être utilisée dans des processus de reconstruction corporelle et méthode de fabricationInfo
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Abstract
Prothèse universelle biologique de matrice dermique acellulaire (ADM) destinée à être utilisée dans des processus de reconstruction corporelle et méthode de fabrication
Prothèse biologique universelle de matrice dermique acellulaire (ADM) destinée à être utilisée dans des processus de reconstruction corporelle, comprenant : une première couche d'ADM d'origine biologique disposée inférieurement pour délimiter une cavité avec un bord inférieur ; un matériau de remplissage disposé dans la cavité entourée par la première couche d'ADM constitué d'un broyat d'ADM ayant la consistance d'une pâte fibreuse; et une deuxième couche d'ADM d'origine biologique agencée sur la partie supérieure recouvrant le matériau de remplissage et dont le bord supérieur repose en périphérie sur le bord inférieur de la première couche d'ADM, définissant ainsi un rebord ; où la première couche d'ADM et la deuxième couche d'ADM sont liées par un chevauchement sourcilleux le long du bord supérieur de la première couche d'ADM avec le bord inférieur du rebord en périphérie à l'aide d'une colle biocompatible, ou par suture à fil résorbable; où la première couche d'ADM, la deuxième couche d'ADM et le matériau de remplissage d'ADM ne sont pas immunogènes; et où l'ADM comprend des fibres de collagène, de la fibronectine, de l'élastine, de la laminine, des glycosaminoglycanes et de l'acide hyaluronique. Méthode pour sa fabrication.
Description
Le domaine de la présente invention est celui de l'ingénierie tissulaire et des implants prothétiques biologiques. La présente invention concerne les prothèses biologiques à base de Matrices Dermiques Acellulaires utilisant la bio-ingénierie pour préparer lesdites prothèses à partir de matériau tissulaire propre dérivé d’animaux. Les greffons prothétiques de l'invention sont préparés par des méthodes qui préservent la biocompatibilité, c'est-à-dire la compatibilité cellulaire, la résistance et le caractère bioremodelable de la matrice tissulaire traitée. Les prothèses biologiques sont utilisées pour l'implantation et/ou la réparation d'un hôte mammifère.
Description de l´art antérieur
De nos jours, la chirurgie a subi une énorme transformation. De la chirurgie ablative du cancer, on est passé à la chirurgie de transplantation d'organes. Maintenant, depuis les travaux de Siebert, Harrison et d'autres, la chirurgie régénérative a surgi. On a observé la fabrication par le patient d'une membrane sous la direction d'un derme acellulaire, connue en tant qu´intégration dermique.
Le fait de tirer parti de la pluripotence des cellules souches (stem-cell) et d’offrir à un organe la possibilité de se régénérer comporte un changement de stratégie. Jusqu'à présent, le médecin prélève, transplante et cultive. Avec la médecine régénérative, c'est le patient lui-même qui cultive. Le patient se cultive lui-même à travers la régénération de son cœur, de son foie, de sa peau, etc.
Depuis 1994, les composants de la matrice extracellulaire sont utilisés dans la cicatrisation des plaies profondes, en observant des solutions de continuité qui remplissaient rapidement leurs lits.
Compte tenu du fait que les Matrices Dermiques Acellulaires des mammifères ne génèrent pas de rejet immunologique, des méthodes de couverture utilisant un derme acellulaire porcin sont développées. Cette technique est basée sur les travaux de Chih-chun Yang et al. qui en 1982, il utilisait déjà le concept de berceau dermique. Ces dermes traités en laboratoire ne présentent pas de rejet, sont toujours présents dans le lit et ils peuvent transporter des kératinocytes ensemencés ou l´on peut y appliquer des feuilles de greffons autologues fines.
Ce savoir cumulé nous a permis de déposer une demande de brevet dont le numéro de publication est AR085537A1, déposé le 22/03/2012, sous le titre : «Procédé d'obtention de Matrice Dermique Acellulaire porcine et Matrice Dermique Acellulaire obtenue moyennant ledit procédé». Elle concerne un procédé d'obtention de la Matrice Dermique Acellulaire porcine et la Matrice Dermique Acellulaire obtenue par ce procédé. Le procédé est réalisé à partir de cuir porcin, il permet d´éliminer l'ensemble de la composante cellulaire du cuir et la structure des fibres dermiques demeure indemne. Cette Matrice Dermique Acellulaire est immunologiquement inerte et sa mise au point technique permet que les résistances des fibres ne soient pas altérées. Cette procédure comporte une série d'étapes au cours desquelles un cuir porcin est nettoyé, il est fractionné jusqu'à l'obtention de la taille souhaitée, l'épiderme est enlevé et écarté, laissant le derme, la graisse est enlevée du derme, le derme nettoyé est soumis à une lamination, un procédé d'élimination des composants cellulaires est effectué, les opérations de nettoyage nécessaires sont réalisées, il est emballé et stérilisé. La Matrice Dermique Acellulaire obtenue par cette procédure constitue un biomatériau apte à reconstruire la surface ou le volume de tissus subissant de différentes affections.
Matrices Dermiques Acellulaires
Les Matrices Dermiques Acellulaires (ADM, acronyme de l'anglaisAcellular Dermis Matrices) ont été utilisées dans la reconstruction des tissus mous depuis 1995, au début pour le traitement de brûlures. En 2005, Breuing et Warren ont été les premiers à publier l'utilisation d'une ADM dans les reconstructions mammaires ; cependant, Salzberg et al. ont pratiqué la procédure en 2001, mais ils n'ont publié leurs résultats que plus tard, en 2006, puis de nouveau en 2011. Depuis lors, des mailles synthétiques ainsi qu’ADM biologiques ont été introduites pour la reconstruction mammaire, en utilisant une approche implantaire en un ou deux phases.
Les études rétrospectives de bases de données ont rapporté des différences marginales dans les taux de complications globaux par rapport aux techniques traditionnelles de reconstruction mammaire.
Qu'est-ce que le concept d'ADM ?
Une ADM est essentiellement une matière biologique dérivée d'un tissu dermique provenant d'un animal ou d'un être humain. Ce matériau doit être traité pour éliminer les cellules et les composants antigéniques par une procédure spécifique. Essentiellement, la matrice dermique traitée comprend des fibres de collagène, de l'élastine, de l'acide hyaluronique, de la fibronectine et des protéoglycanes. Les quantités relatives des composants de la composition varient conformément aux produits de base utilisés et aux procédés d'obtention concernés. Certains d’entre eux comprennent un entrecroisement de collagène induit de manière chimique afin d'obtenir un collagène plus résistant à la dégradation et, en conséquence, réfractaire à une plus grande exposition à la contrainte.
Les producteurs de ces matrices dermiques visent à éliminer complètement les cellules des produits afin de minimiser la réponse de l'hôte au greffon. Les matériaux sont stérilisés lors du traitement. Il faut tenir compte que les ADM sont des matériaux tissulaires biodégradables ayant un potentiel de régénération important. Elles agissent en tant qu'échafaudage, elles se revascularisent et se repeupleront avec les propres cellules de l'hôte après leur implantation dans le corps de l'hôte.
Parmi les ADM biologiques en reconstructions mammaires l´on peut identifier onze produits fabriqués à partir de tissu humain, porcin ou bovin, à savoir: AlloDermVR (LifeCell Corp., Branchburg, NJ), AlloDerm-Ready-To-UseTM (LifeCell Corp., Branchburg, NJ), AlloMaxTM (Davol Inc., Murray Hill, NJ), FlexHDVR (Ethicon Inc., Somerville, NJ), DermaMatrixTM (MTF/Synthes CMF, West Chester, PA), DermACELLVR (Life Net Health, Virginia Beach, VA), NeoFormVR (Mentor, Santa Barbara, CA), StratticeTM (LifeCell Corp., Branchburg, NJ), PermacolTM (Covidien, Boulder, CO), y SurgimendVR PRS (TEI Biosciences Inc., Boston, MA), PELCURPON (Dr. Lenox S.A.).
Aspects biomécaniques
L’armature de collagène native et la composition de la matrice extracellulaire (ECM, de l´anglaisExtracellular Matrix) peuvent contribuer aux propriétés élastiques variables et à la résistance des matrices dermiques hors emballage.
Après l'implantation desdites matrices dermiques, le degré de dégradation et l'infiltration cellulaire ont une influence sur ces propriétés.
Melman et al. [8] l'ont démontré sur un modèle porcin dans lequel trois matrices ont été évaluées : AlloDerm, Strattice et Permacol, cette dernière étant recommandée pour les reconstructions mammaires.
Aspects biochimiques
Bien que les différents fabricants veillent à éliminer tous les composants antigéniques et à ne conserver que l'ECM native, il y a des différences marquées entre les différents produits. Carruthers et al. ont mené des analyses in vitro sur AlloDerm et AlloMax, et ont observé qu'AlloMax contenait plus de protéines solubles qu'AlloDerm.
Remodelage et histologie
L'ADM constitue un échafaudage biologique d’un implant. Après la réalisation d’un implant, le sang du patient est infiltré dans la matrice dermique de la prothèse biologique universelle, ajoutant des cellules souches de l'hôte de l'implant qui s'attachent à la matrice, se différencient et favorisent la néovascularisation et l'incorporation de l'implant dans les tissus environnants.
Le brevet US 11633521 B2, sous le titre «implant mammaire biologique», fournit des produits tissulaires produits à partir de tissus adipeux, ainsi que des méthodes pour obtenir lesdits produits tissulaires. Ces produits tissulaires peuvent inclure des matrices tissulaires acellulaires pour le traitement d'un sein.
Les ADM issues de tissu humain ou animal gardent une quantité substantielle de collagène naturel, d'autres protéines, de protéoglycanes et de glycoprotéines nécessaires qui servent en tant qu’échafaudage pour soutenir la régénération tissulaire.
Les ADM diffèrent des matériaux de collagène purifiés, tel que le collagène purifié extrait à l'acide, en raison de leur manque substantiel d'autres protéines de la matrice et ne gardent pas les caractéristiques microstructurales naturelles de la matrice tissulaire à cause des processus de purification. Ces ADM peuvent être associées à des cellules exogènes, telles que, par exemple, des cellules souches ou des cellules issues d'un patient dans lequel ces matrices sont implantées.
D'autre part, une «matrice de tissu adipeux décellularisée» désigne un tissu adipeux dont toutes les cellules ont été supprimées pour produire une matrice extracellulaire adipeuse. Une «matrice de tissu adipeux décellularisée» peut comprendre une matrice intacte ou une matrice ayant subi un traitement additionnel tel que décrit dans le présent document, y compris un traitement mécanique, la formation d'une éponge et/ou un traitement additionnel pour produire une matrice particulaire.
Par matrice tissulaire «acellulaire “ ou ” décellularisée», on désigne les matrices tissulaires dans lesquelles aucune cellule n'est visible au microscope optique.
Plusieurs tissus humains et animaux sont utilisés pour fabriquer des produits destinés au traitement des patients. En effet, plusieurs produits tissulaires ont été fabriqués pour la régénération, la réparation, l'augmentation, le renforcement et/ou le traitement de tissus humains qui ont été endommagés ou perdus à la suite de diverses maladies et/ou de dommages structurels, tels que les traumatismes, les chirurgies, les atrophies et/ou les dégradations et les dégénérations à long terme. Ces produits peuvent comprendre, par exemple, des matrices tissulaires acellulaires, des allogreffons tissulaires ou des xénogreffes de tissus, et/ou des tissus reconstitués, c'est-à-dire des tissus au moins partiellement décellularisés qui ont été ensemencés avec des cellules pour produire des matériaux viables.
Plusieurs produits tissulaires ont été fabriqués pour le traitement des tissus mous et durs. Par exemple, Alloderm® et Strattice® (Lifecell Corporation, Branchburg, NJ) sont deux matrices de tissu dermique acellulaire fabriquées à partir de derme humain et porcin, respectivement. Bien que ces matériaux soient très utiles pour traiter certains types d'affections, des matériaux avec des propriétés biologiques et mécaniques différentes peuvent être souhaitables pour certaines affections. Par exemple, Alloderm® et Strattice® ont été utilisés pour aider au traitement de défauts structurels et/ou pour fournir un soutien tissulaire, par exemple pour les parois abdominales ou dans la reconstruction mammaire, et leur résistance et leurs propriétés biologiques les rendent bien appropriés pour de telles utilisations.
La demande de brevet publiée sous le numéro US 20230310142 A1, dont le titre est " Chirurgie conservatrice du sein rétro mammaire avec matrice dermique acellulaire en dés pour le remplacement du volume dans le cancer du sein", concerne la chirurgie mammaire, qui comprend l'ablation d'une tumeur moyennant une chirurgie mammaire conservatrice (CCM), avec remplacement de volume à l'aide d’ADM pour le cancer du sein. La méthode chirurgicale selon la présente invention est efficace du point de vue oncologique et cosmétique en ce qui concerne la réduction de la nécrose graisseuse postopératoire, et peut facilement sauvegarder le volume et la forme du monticule mammaire préopératoire. Le raccourcissement effectif de la durée de l'intervention chirurgicale et la réduction significative du saignement intra-opératoire peuvent réduire de manière considérable l'incidence des complications postopératoires telles que la nécrose graisseuse intra mammaire postopératoire et la nécrose du lambeau cutané après l'apparition d'une nécrose de la graisse sous-cutanée.
Une ADM comportant une matrice dermique obtenue à partir de la peau humaine grâce à la technologie d´élimination des éléments cellulaires est fournie et il peut s'agir d'un produit d'ADM en cubes ou en dés disponible commercialement ou obtenu par l'élimination d'une couche épidermique et de cellules de tissu cutané.
La demande de brevet US 2012158134 A1, dont le titre est « Prothèse et méthode de mastopexie et de reconstruction mammaire », se rapporte à une prothèse de mastopexie et de reconstruction mammaire et à une méthode d'implantation qui permet d’obtenir des images radiographiques du tissu mammaire. Les prothèses sont arquées et allongées, optionnellement maillées pour se conformer au tissu mammaire lorsqu'elles sont implantées. Les prothèses sont fabriquées à partir d'une matrice extracellulaire naturelle, principalement du collagène, ce qui permet d'obtenir des images mammographiques sans les interférences prévues avec les matériaux synthétiques.
La présente invention vise des méthodes de fabrication de prothèses issues de l'ingénierie tissulaire à partir de matériau tissulaire propre dans lesquelles les méthodes ne requièrent pas d'adhésifs, de sutures ou d'agrafes pour lier les couches, tout en gardant le caractère bioremodelable des prothèses. Les prothèses de l'ingénierie tissulaire sont fabriquées à partir de matrices tissulaires traitées, dérivées de tissus natifs biocompatibles avec le patient ou l'hôte dans lequel elles sont implantées.
Particulièrement, cette demande fournit un dispositif composé principalement de collagène porcin de type I, environ >95 % sous sa forme native, avec moins d'environ 0,7 % de lipides et des niveaux indétectables de glycosaminoglycanes, environ <0,6 %, et d'ADN, environ <0,1 Ng/μl. Cependant, ces matériaux peuvent ne pas être idéaux pour la régénération, la réparation, le remplacement et/ou l'augmentation des tissus contenant du collagène. En conséquence, cette divulgation fournit des produits tissulaires qui sont utiles pour le traitement de défauts/imperfections tissulaires affectant les tissus contenant du collagène.
Au regard des problèmes actuels concernant les implants, une prothèse biologique a été développée constituée par des matrices dermiques cellulaires d'origine porcine, corps humain, bovine ou caprine.
Bref résumé de l'invention
La présente invention a donc pour objet une prothèse biologique universelle de matrice dermique acellulaire (ADM) pour utiliser dans des processus de reconstruction corporelle, comprenant :
une première couche d'ADM d'origine biologique disposée inférieurement pour délimiter une cavité avec un bord inférieur ;
un matériau de remplissage disposé dans la cavité entourée par la première couche d'ADM constitué d'un broyat d'ADM ayant la consistance d'une pâte fibreuse ; et
une deuxième couche d'ADM d'origine biologique agencée sur la partie supérieure recouvrant le matériau de remplissage et dont le bord supérieur repose en périphérie sur le bord inférieur de la première couche d'ADM, définissant ainsi un rebord ;
où la première couche d'ADM et la deuxième couche d'ADM sont liées par un chevauchement sourcilleux le long du bord supérieur de la première couche d'ADM avec le bord inférieur du rebord en périphérie à l'aide d'une colle biocompatible, ou par suture à fil résorbable ;
où la première couche d'ADM, la deuxième couche d'ADM et le matériau de remplissage d'ADM ne sont pas immunogènes ; et
où l'ADM comprend des fibres de collagène, de la fibronectine, de l'élastine, de la laminine, des glycosaminoglycanes et de l'acide hyaluronique.
De préférence, l'ADM de la prothèse biologique universelle est d'origine humaine cadavérique, porcine, bovine ou caprine.
Plus préférablement, l'ADM de la prothèse biologique universelle est d'origine porcine.
De préférence aussi, la première et la deuxième couche d'ADM ont une épaisseur comprise entre 300 microns et 1 mm.
De préférence, la colle biocompatible est choisie parmi des poly(méthacrylate de méthyle) (PMMA) ; des méthyl-, éthyl-, N-butyl-, hexyl- et octyl-2-cyanoacrylates ; des adhésifs à base de fibrine combinant de fibrinogène et de la thrombine pour former un caillot ; des adhésifs à base de protéines polyphénoliques obtenues à partir du mollusque Mytilus edulis ; des adhésifs à base de polymères dérivés de la résorcine et de gélatine activés par formaldéhyde ou par glutaraldéhyde ; des adhésifs à base d'hydrogels formés par des réseaux polymériques de polyéthylène glycol, des polymères dérivés de l'éthylène-alcool vinylique, du diméthylsulfoxyde et du tantale ; des adhésifs à base de polycaprolactone (PCL, un polymère biodégradable à bas point de fusion) à quatre bras modifiée par N-hydroxy succinimide (star-PCL-NHS) ; des adhésifs à base d'un hydrogel composé de chitosane (CS) et de polycaprolactone en forme d'étoile (stPCL).
Accessoirement, la colle biocompatible est associée à une crème de collagène.
Accessoirement aussi, la colle biocompatible est combinée à une suture en fil résorbable.
De préférence, le rebord de la prothèse biologique universelle a une largeur d'environ 0,8 à 1,2 cm sur tout le contour, permettant une suture pour sa fixation aux fascias internes des cavités du patient à remplir.
De préférence aussi, la prothèse biologique universelle constitue un implant de sein, de fesses, de talons, de pommettes, de mentons, d'oreilles, de ménisques ou de parties d'os.
En particulier, le volume de la prothèse biologique universelle est capable de se dilater 45 % à 55 % environ avec les liquides tissulaires du patient après l'implantation.
Également en particulier, la prothèse biologique universelle est flexible et peut être pliée en deux pour être manipulée lors de l'implantation dans un patient.
En outre, la prothèse biologique universelle permet d'ajouter de volume à l'aide d'un matériau de remplissage supplémentaire dans un quadrant qui doit être accru à l'aide d'un trocart.
En principe, la bioprothèse universelle est insérée dans un moule de la forme de la prothèse afin d'en préserver le format.
Essentiellement, la prothèse biologique universelle est insérée dans un emballage primaire en polyéthylène sous vide.
Aussi essentiellement, la prothèse biologique universelle est conditionnée dans un emballage secondaire en polyéthylène sous vide.
Ainsi, les emballages primaire et secondaire de la prothèse biologique universelle sont en polyéthylène d'environ 80 à 100 microns.
De manière caractéristique, la prothèse biologique universelle est stérilisée par rayonnement gamma.
En outre, la prothèse biologique universelle est conditionnée dans un emballage tertiaire commercial.
Un autre objet de la présente invention est une méthode de fabrication d'une prothèse biologique universelle de Matrice Dermique Acellulaire (ADM) pour être utilisée dans des processus de reconstruction corporelle des patients qui en ont besoin, comprenant les étapes ci-après.
a) fournir un moule avec une cavité qui définit la forme extérieure de la prothèse à fabriquer
b) mouler une première couche d'ADM sur la cavité du moule qui donne forme à la prothèse biologique en la collant à sa surface pour former une cavité ;
c) remplir l'intérieur de la cavité avec un matériau de remplissage constitué de broyats d’ADM de consistance pâteuse fibreuse en le distribuant dans la cavité ;
d) recouvrir le matériau de remplissage de l'intérieur de la cavité d'une deuxième couche d'ADM, en faisant soigneusement chevaucher le bord supérieur et le bord inférieur pour former un rebord en périphérie et éliminer des poches d'air ;
e) relier la première couche d'ADM à la deuxième couche d'ADM le long desdits bords supérieur et inférieur du rebord à l'aide d'une colle biocompatible ou par une suture à fil résorbable ;
f) insérer le produit obtenu au point e) dans un moule de la forme de la prothèse afin d´en préserver le format ;
g) introduire le produit obtenu au point f) dans un emballage primaire en polyéthylène et appliquer le vide ;
h) introduire le produit obtenu au point g) dans un emballage secondaire en polyéthylène et appliquer le vide ;
i) stériliser le produit obtenu au point h) par rayonnement gamma ; et
j) conditionner le produit obtenu au point i) dans un emballage tertiaire commercial.
De préférence, l'ADM utilisée dans la méthode est d'origine humaine cadavérique, porcine, bovine ou caprine.
Plus préférablement, l'ADM utilisée dans la méthode est d'origine porcine.
De préférence aussi, la première et la deuxième couche d'ADM ont une épaisseur comprise entre 300 microns et 1 mm
De préférence, la colle biocompatible utilisée dans la méthode est choisi parmi des poly(méthacrylate de méthyle) (PMMA) ; des méthyl-, éthyl-, N-butyl-, hexyl- et octyl-2-cyanoacrylates ; des adhésifs à base de fibrine combinant de fibrinogène et de la thrombine pour former un caillot ; des adhésifs à base de protéines polyphénoliques obtenues à partir du mollusque Mytilus edulis ; des adhésifs à base de polymères dérivés du résorcine et de gélatine activés par formaldéhyde ou par glutaraldéhyde ; des adhésifs à base d'hydrogels formés par des réseaux polymériques de polyéthylène glycol, des polymères dérivés de l'éthylène-alcool vinylique, du diméthylsulfoxyde et du tantale ; des adhésifs à base de polycaprolactone (PCL, un polymère biodégradable à bas point de fusion) à quatre bras modifiée par N-hydroxy succinimide (star-PCL-NHS) ; des adhésifs à base d'un hydrogel composé de chitosane (CS) et de polycaprolactone en forme d'étoile (stPCL).
Accessoirement, la colle biocompatible est associée à une crème de collagène.
Accessoirement aussi, la colle biocompatible est combinée à une suture en fil résorbable.
De préférence, le rebord a une largeur d'environ 0,8 à 1,2 cm sur tout le contour, permettant une suture pour sa fixation aux fascias internes des cavités à remplir.
Ainsi, les emballages primaire et secondaire sont en polyéthylène d'environ 80 à 100 microns.
De préférence aussi, la prothèse biologique universelle obtenue par la méthode constitue un implant de sein, de fesses, de talons, de pommettes, de mentons, d'oreilles, de ménisques ou de parties d'os.
En particulier, le volume de la prothèse biologique universelle obtenue par la méthode est capable de se dilater 45 % à 55 % environ avec les liquides tissulaires du patient après l'implantation.
Également en particulier, la prothèse biologique universelle obtenue par la méthode est flexible et peut être pliée en deux pour être manipulée lors de l'implantation.
En outre, la prothèse biologique universelle obtenue par la méthode permet d'ajouter de volume supplémentaire dans un quadrant qui doit être accru à l'aide d'un trocart.
En outre, le volume supplémentaire comprend de l'ADM en pâte fibreuse seule ou mélangée avec de la graisse du patient.
Ci-après, il est fait référence à des modes de réalisation exemplaires, dont des exemples sont illustrés dans les dessins ci-joints. Chaque fois que cela est possible, les mêmes numéros de référence sont utilisés dans les dessins pour désigner les mêmes pièces ou des pièces similaires. Les dessins ne sont pas nécessairement à l'échelle.
LaFIG. 1 montre en perspective un mode de réalisation préféré d'une prothèse biologique universelle constituée par Matrice Dermique Acellulaire (ADM) pour une application mammaire, dont le rebord en périphérie est suturé.
LaFIG. 1 montre la prothèse biologique universelle de laFIG. 1 en coupe, montrant une première couche d'ADM formant un volume à remplir, le matériau de broyage de l'ADM de consistance pâteuse fibreuse constituant le remplissage interne de ladite prothèse, et une deuxième couche d'ADM collée avec un adhésif biologique et suturée sur les bords des deux couches formant un rebord qui produit la fermeture de la prothèse d'ADM.
LaFIG. 2 montre en perspective un mode de réalisation préféré d'une prothèse biologique universelle en Matrice Dermique Acellulaire (ADM) pour une application sur les fesses, sans suture sur le rebord en périphérie.
LaFIG. 2 montre la prothèse biologique universelle de laFIG. 2 en coupe, montrant une première couche d'ADM formant un volume à remplir, le matériau de broyage de l'ADM de consistance pâteuse fibreuse constituant le remplissage intérieur de la prothèse ADM, et une deuxième couche d'ADM collée avec de l'adhésif biologique sur les bords des deux couches formant un rebord qui produit la fermeture de la prothèse d´ADM.
LaFIG. 3 montre en perspective un mode de réalisation préféré d'une prothèse biologique universelle constituée par Matrice Dermique Acellulaire (ADM) pour une application sur les talons, en particulier pour les patients diabétiques, avec une suture sur le rebord en périphérie.
LaFIG. 3 montre la prothèse biologique universelle de laFIG. 3 en coupe longitudinale, avec une première couche d'ADM formant un volume à remplir, le matériau de broyage de l'ADM de consistance pâteuse fibreuse constituant le remplissage interne de ladite prothèse, et une deuxième couche d'ADM collée avec un adhésif biologique et suturée sur les bords des deux couches, formant un rebord qui produit la fermeture de la prothèse d'ADM.
LaFIG. 3 montre la prothèse biologique universelle de laFIG. 3 en coupe transversale.
LaFIG. 4 montre en perspective un mode de réalisation préféré d'une prothèse biologique universelle en Matrice Dermique Acellulaire (ADM) pour le lifting de seins ou de fesses, sans suture sur le rebord en périphérie.
LaFIG. 4 montre la prothèse biologique universelle de laFIG. 5 en coupe longitudinale, montrant une première couche d'ADM formant un volume à remplir, le matériau de broyage d´ ADM de consistance pâteuse fibreuse constituant le remplissage intérieur de ladite prothèse, et une deuxième couche d'ADM collée avec un adhésif biologique sur les bords des deux couches formant un rebord qui produit la fermeture de la prothèse d´ ADM.
LaFIG. 4 montre la prothèse biologique universelle de laFIG. 5 en coupe transversale.
LaFIG. 5 montre en perspective un mode de réalisation préféré d'une prothèse biologique universelle en Matrice Dermique Acellulaire (ADM) pour le remplissage du menton, de la mâchoire supérieure ou inférieure, que ce soit dans les tissus mous ou dans l'os, sans suture au niveau du rebord en périphérie.
LaFIG. 5 montre la prothèse biologique universelle de laFIG. 5 en coupe longitudinale, montrant une première couche d'ADM formant un volume à remplir, le matériau de broyage d'ADM de consistance pâteuse fibreuse constituant le remplissage intérieur de ladite prothèse, et une deuxième couche d'ADM collée avec un adhésif biologique sur les bords des deux couches formant un rebord qui produit la fermeture de la prothèse d'ADM.
LaFIG. 5 montre la prothèse biologique universelle de laFIG. 5 en coupe transversale.
LaFIG. 6 montre en perspective un mode de réalisation préféré d'une prothèse biologique universelle en Matrice Dermique Acellulaire (ADM) pour une application au niveau de la fesse, des pommettes ou des pectoraux, sans suture sur le rebord en périphérie.
LaFIG. 6 montre la prothèse biologique universelle de laFIG. 6 en coupe longitudinale, montrant une première couche d'ADM formant un volume à remplir, le matériau de broyage d'ADM de consistance pâteuse fibreuse constituant le remplissage intérieur de ladite prothèse, et une deuxième couche d'ADM collée avec un adhésif biologique sur les bords des deux couches formant un rebord qui produit la fermeture de la prothèse d'ADM.
LaFIG. 6 montre la prothèse biologique universelle de laFIG. 6 en coupe transversale.
Le domaine de l'ingénierie tissulaire associe les méthodes de l'ingénierie aux principes des sciences de la vie, ce qui permet de comprendre les relations structurelles et fonctionnelles des tissus normaux et pathologiques des mammifères. L'objectif de l'ingénierie tissulaire est le développement et l'application finale de substituts biologiques pour restaurer, maintenir et améliorer les fonctions des tissus.
Le collagène est la principale protéine structurelle de l'organisme et constitue environ un tiers des protéines totales du corps. Il comprend la plupart de la matière organique de la peau, les tendons, les os et les dents, et se présente sous forme d'inclusions fibreuses dans la plupart des autres structures corporelles.
Parmi les propriétés du collagène on trouve sa grande résistance à la traction, sa faible antigénicité, en raison notamment du masquage de possibles déterminants antigéniques par la structure hélicoïdale, ainsi que sa faible extensibilité, semi-perméabilité et solubilité.
En outre, le collagène est une substance naturelle pour l'adhésion cellulaire. Les matériaux à base de collagène sont capables d'être bioremodelables à condition d'être traités mécaniquement et chimiquement d'une manière appropriée pour préserver leur caractère bioremodelable, contrairement aux matériaux synthétiques, pour lesquels le manque de caractère bioremodelable est un inconvénient. Ces propriétés ainsi que d'autres font du collagène un matériau adéquat pour l'ingénierie tissulaire et pour la fabrication de substituts biocompatibles implantables et de prothèses bio remodelables.
Les méthodes pour obtenir du tissu de collagène et des structures tissulaires à partir de tissus de mammifères explantés et les procédés pour construire des prothèses à partir du tissu ont été largement étudiés pour la réparation chirurgicale ou pour le remplacement de tissus ou d'organes. L'un des objectifs permanents des chercheurs est de développer des prothèses pouvant être utilisées avec succès pour remplacer ou réparer des tissus de mammifères.
Des matériaux et des prothèses à base de collagène sont nécessaires pour être utilisés dans des procédures concernant le tissu mammaire humain. Dans les dernières années, le taux de procédures de chirurgie plastique a augmenté et de nombreuses femmes choisissent de subir une intervention chirurgicale pour modifier la taille, la forme et la position de leurs seins.
D'autre part, le taux de chirurgie de reconstruction mammaire après mastectomie a augmenté grâce à l'amélioration des méthodes de détection du cancer et au fait que de nombreuses femmes sont devenues plus vigilantes en ce qui concerne la santé de leurs seins d'ADM.
Traditionnellement, les greffons de tissu autologue et les matériaux synthétiques ont été utilisés en chirurgie reconstructive, mais chacun a ses désavantages. Avec le greffon de tissu autologue, la morbidité du deuxième site chirurgical appartenant au donneur et la période de rétablissement plus douloureuse pour les patients étaient des problèmes importants. Quant aux matériaux synthétiques, ils présentent toujours un risque d'infection. Ainsi, la chirurgie reconstructive a toujours besoin d'un matériau adéquat.
La Matrice Dermique Acellulaire (ADM) est un greffon biologique ne contenant ni composants cellulaires ni composants antigéniques pour éviter l'immunogénicité. Elle a donc été reconnue en tant que bon matériau de substitution pour les chirurgies plastiques et reconstructives. L'ADM peut être obtenue à partir de tissus humains, bovins, caprins et porcins, parmi les plus représentatifs. L'ADM est composée de fibres de collagène, de fibronectine, d'élastine, de laminine, de glycosaminoglycanes et d'acide hyaluronique. Il sert d'échafaudage que l'hôte vascularise et munit de cellules progressivement. L'ADM est utilisée en chirurgies esthétiques et reconstructives de cavités nasales et buccales, de seins et de parois abdominales. Il est également utilisé pour des brûlures et pour des plaies diabétiques.
Il faut noter que l'ADM ne doit pas remplacer une couche complète de tissu cutané en raison de l'absence d'épiderme. Lors de l'utilisation de l'ADM, au lieu d'un greffon de peau de pleine épaisseur, il suffit d'une fine couche de greffon de peau, ce qui entraîne une moindre formation de cicatrices dans la zone donneuse. Il est possible d'utiliser ou non une fine couche de greffon de peau, c'est le chirurgien qui décide de le faire ou non.
Plusieurs études ont montré les résultats favorables de l'ADM dans des reconstructions mammaires avec des implants, avec des taux de complication faibles. En outre, certaines recherches ont démontré une cicatrisation plus rapide des ulcères du pied diabétique avec l'ADM qu'avec un traitement standard. Plusieurs études ont également évalué les résultats du treillis biologique, c'est-à-dire l'ADM, par rapport au treillis synthétique dans la réparation des hernies abdominales.
Les prothèses biologiques universelles 3D permettant d'apporter un volume important de matériau de remplissage dans différentes parties du corps humain n'ont jamais été testées auparavant. Ces prothèses biologiques universelles (1) de l'invention fournissent une structure ou un échafaudage pour que le corps récepteur lui-même reconstruise la zone affectée en modifiant la prothèse avec ses propres éléments en changeant les fibres les unes après les autres. L'ADM comprend des fibres longues qui fonctionnent en tant qu'échafaudage qui ne se désagrège pas dans l'environnement humide du corps.
Seins
Le cancer du sein est le cancer le plus fréquent chez les femmes dans le monde entier et entraîne de nombreux problèmes sociaux et psychologiques. Plusieurs options chirurgicales sont utilisées pour la chirurgie de reconstruction mammaire. L'utilisation de l'ADM dans la reconstruction mammaire au moyen d'implants après une mastectomie a récemment suscité beaucoup d'intérêt. Les avantages de l'ADM dans la chirurgie mammaire à base d'implants comprennent la stabilisation de l'implant, l'amélioration des résultats esthétiques et la réduction des risques de contracture capsulaire, de morbidité du site donneur et de douleur postopératoire.
La mastopexie, ou lifting de seins, est une intervention destinée à améliorer l'apparence des seins affaissés ou qui subissent de la ptose mammaire. L'objectif de l'intervention est d'améliorer la forme et la position, c'est-à-dire de remonter le sein tout en minimisant les cicatrices visibles. Pour parvenir à ce résultat, de nombreuses procédures et d'innombrables modifications de la mastopexie ont été proposées.
Après une mastectomie, la reconstruction mammaire au moyen d'implants est une option très populaire. Cependant, l'un des risques de cette technique est la contracture capsulaire. Des recherches antérieures ont suggéré que les implants mammaires recouverts d'ADM sont moins susceptibles de présenter une contracture capsulaire. Stump et al. ont décidé de comparer le taux de contracture capsulaire des implants mammaires avec et sans ADM chez des primates. Ils ont découvert que les implants mammaires recouverts d'ADM réduisent fortement le taux de contracture capsulaire. L'enrobage de l'implant dans l'ADM empêche le système immunitaire de reconnaître l'implant et de former une capsule fibreuse autour de lui.
Prothèse biologique universelle
L'utilisation des ADMs d'origine porcine remonte à 1990 et depuis lors, elle a permis de mieux connaître le fonctionnement de ce matériau lorsqu'il est placé dans le corps humain. Une ADM est une structure matricielle décellularisée obtenue par débridement mécanique et enzymatique afin d'éliminer les éléments indésirables.
Premièrement l´on a pu établir que les ADMs s'intègrent dans l'organisme, en apportant leur architecture tridimensionnelle pour la construction d'un nouveau tissu.
Ces matrices sont envahies par des vaisseaux sanguins depuis le lit, qui envahissent avec des cellules du patient l'échafaudage constitué par l´ ADM, c'est le remplacement naturel de la structure, ainsi que la recomposition de la matrice aqueuse.
De cette manière, le patient fabrique son propre tissu, l'échafaudage ne génère pas de rejet immunitaire et les matrices ne sont pas toutes les mêmes mais au moins elles sont similaires.
Face au problème actuel des implants synthétiques, une prothèse biologique (1) de type universel a été développée qui est composée de Matrices Dermiques Acellulaires (ADM) d'origine cadavérique humaine, porcine, bovine ou caprine. De préférence, on utilise les ADMs d'origine porcine.
À cette fin, la présente invention a pour objet une prothèse biologique universelle (1) d'ADM pour être utilisée dans les processus de reconstruction corporelle, comprenant :
une première couche (2) d'ADM d'origine biologique disposée inférieurement pour délimiter une cavité (3) avec un bord inférieur (4) ;
un matériau de remplissage (5) disposé dans la cavité (3) entourée par la première couche (2) d'ADM constitué d'un broyat d'ADM ayant la consistance d'une pâte fibreuse ; et
une deuxième couche (6) d'ADM d'origine biologique agencée sur la partie supérieure recouvrant le matériau de remplissage (5) et dont le bord supérieur (7) repose en périphérie sur le bord inférieur (4) de la première couche (2) d'ADM, définissant ainsi un rebord en périphérie (8) ;
où la première couche (2) d'ADM et la deuxième couche (6) d'ADM sont liées par un chevauchement sourcilleux le long du bord supérieur (7) de la première couche (2) d'ADM avec le bord inférieur (4) du rebord en périphérie (8) à l'aide d'une colle biocompatible ;
où la première couche (2) d'ADM, la deuxième couche (2) d'ADM et le matériau de remplissage (5) d'ADM ne sont pas immunogènes ; et
où l'ADM comprend des fibres de collagène, de la fibronectine, de l'élastine, de la laminine, des glycosaminoglycanes et de l'acide hyaluronique.
La prothèse biologique universelle (1) de la présente invention, basée sur ADM, détermine un volume tridimensionnel (3D) qui produit un remplissage des cavités corporelles en offrant des solutions de continuité aux tissus environnants et en générant des cicatrices de haute qualité grâce à la colonisation cellulaire et à la vascularisation obtenues tout au long du volume implanté.
Mise en place d'une prothèse biologique chez des patients avec des troubles de circulation du lambeau dermique après mastectomies
Actuellement, la décision d'envelopper une prothèse mammaire avec de l'ADM est une pratique répandue dans la littérature internationale. Il y a des expériences qui remontent à 2000 avec de très bons résultats.
Cependant, dans les dernières années, les cas de maladie du collagène ou de maladie rhumatismale, également appelée syndrome d'ASIA, sont devenus de plus en plus évidents, il s'agit de maladies immunologiques, d'auto-immunité, d'auto-inflammation induites par des adjuvants tels que les prothèses en silicone, qui ont obligé, en tant que partie du traitement de la maladie, le fait de retirer les prothèses, après quoi le syndrome d'ASIA disparaît. Face à la hausse des rapports dans la littérature internationale sur le Syndrome d'Asie, où les implants mammaires en silicone sont soupçonnés d'être l'une des causes, une prothèse biologique universelle (1) 100 % biologique avec ADM d'origine cadavérique ou animale, telle que bovine, porcine ou caprine, est proposée.
La prothèse biologique universelle (1) de la présente invention fournit à l'organisme un matériau que le corps reconnaît en tant que sien, le collagène, de sorte qu'il peut ensuite reconstruire un volume vascularisé par le corps même en générant le développement de nouvelles cellules qui remplissent l'espace laissé par un tissu enlevé ou une prothèse en silicone enlevée.
En outre, toutes les ADMs ne sont pas égales. Par exemple, une ADM utilisée était le PELCUPRON, qui est une matrice dans laquelle nous préservons l'architecture naturelle de l'organisme pour l’auto régénération cellulaire dans un environnement où l'organisme lui-même ne peut pas reconstruire ce tissu manquant. Les matrices synthétiques produites en laboratoire ne possèdent pas la structure naturelle d´ un derme, par exemple INTEGRA, MATRIDERM, ALLODERM, etc.
Ce problème est résolu grâce à la prothèse biologique universelle (1) fondée sur l'utilisation d'ADMs telles que celle décrite, qui ne vise pas seulement à une application mammaire, mais permet d’être adaptée à toute autre partie du corps humain souhaitée ou nécessaire.
Évaluation des résultats obtenus
Lors du comblement d'une cavité, par exemple générée après la résection d'une escarre sacrée, avec une Matrice Dermique Acellulaire (ADM), on observe d'abord qu'elles s'étendent rapidement lorsqu'elle sont réhydratées avec des liquides organiques et qu'elles se vascularisent ensuite, si aucun matériau en excès n'est placé, l'intégration est généralement complète et le tissu de comblement obtenu est un tissu de granulation contenu dans une structure conjonctive qui lui donne une structure et le différencie du tissu de granulation commun car il ne saigne pas facilement et réassemble un échafaudage qui comble le défect.
Il peut arriver qu'une partie du matériau soit perdue à cause d'un manque de vascularisation, néanmoins elle peut être complétée avec d'autres matériaux pour compléter le remplissage. Ce résultat ne suggère pas ou ne pousse pas une personne versée dans l'art à conclure que des volumes 3D beaucoup plus grands permettraient de parvenir à des implants effectifs à l'aide des prothèses biologiques universelles de la présente invention. La connaissance de l'état de l'art pour la pose d'implants en général ou d'implants mammaires en particulier ne fournit pas des indices sur les différences existantes dans la pose d'implants de grand volume de ce type de matériau.
Dans un mode de réalisation préféré, la méthode d’implantation d'une prothèse biologique universelle (1) en Matrice Dermique Acellulaire (ADM) selon la présente invention, par exemple d'origine porcine, comprend les étapes suivantes :
a) pratiquer une incision, de préférence en utilisant l'incision primaire antérieure ;
b) disséquer le plan de peau et le cellulaire en réalisant une poche suffisamment grande pour accueillir la prothèse biologique (1), en évitant une dissection excessive ;
c) placer une prothèse biologique (1) dans la poche réalisée à l'étape (b) ;
d) fixer au plan profond moyennant des points de suture du rebord (8) de la prothèse biologique (1) au lit ;
e) optionnellement, placer un drain si cela s'avère nécessaire ; et
f) fermer par plans et placer une attelle élastique qui sera maintenue lors de la période post- chirurgicale, de préférence jusqu'à ce que la prothèse biologique (1) soit incorporée dans l'organisme du patient.
La prothèse biologique universelle (1) implantée s'adapte en incorporant de l'eau du corps récepteur dans un comportement de remodelage biologique naturel, ce qui entraîne une cicatrisation de haute qualité avec colonisation cellulaire et une vascularisation de tout le volume implanté.
Implant mammaire biologique
Lors de l'implantation d'un volume, par exemple d'environ 100 g, il faut tenir compte du fait que ce volume initial augmentera, c'est-à-dire qu'il se dilate 45 % à 55 % environ.
Il a été également noté qu'il n'est pas nécessaire de rendre la poche du patient plus grande que la prothèse biologique (1) à implanter.
Au-delà de la taille de la prothèse biologique (1), par exemple son diamètre dans le cas d'une prothèse mammaire, il existe un rebord en périphérie (8) qui borde la prothèse biologique (1) qui permet de la suturer pour sa fixation.
En outre, la prothèse biologique (1) de l'invention est flexible, ce qui permet de la plier en deux et de la placer à travers des incisions plus petites. Si nécessaire, il est possible d'ajouter de volume à l'aide d'un matériau de remplissage supplémentaire dans le quadrant qui doit être accru de manière simple.
Après l'implantation, il faut prévoir des séromes au cours de la première semaine, ce qui peut justifier un drainage au cours des premières 48 heures.
En cas de déhiscence de la plaie, le prélèvement des prothèses biologiques (1) n'est pas nécessaire car les prothèses sont fixées et leurs bords (4, 7) sont scellés, et la fermeture de la plaie se fait de la même manière qu'une réparation d'escarre sacrée avec matrice.
L'évolution de la prothèse biologique universelle (1) après implantation permet de voir la forme et le volume obtenus en trois mois et, si nécessaire, le volume peut être complété par l'injection avec un trocart d'ADM en pâte fibreuse, seule ou mélangée à la graisse du patient. Normalement, une prothèse biologique (1) est implantée avec un volume inférieur à celui nécessaire pour obtenir la correction esthétique, en profitant du fait que l'augmentation de volume de la prothèse (1) due à l'hydratation corrige la défaillance, ou bien elle est supplémentée de manière additionnelle avec du matériau d’ADM en pâte fibreuse. La matrice greffon devient progressivement un nouveau tissu, semblable au tissu adipeux naturel.
L'objectif est d'obtenir finalement un sein graisseux qui ne fonctionne pas comme un sein mais qui offre un volume substitutif. La base de collagène de l'implant permet un lipotransfert qui n'est pas un greffon puisqu'il disparaît progressivement.
De préférence, l'implant de la prothèse biologique reconstructive (1) est placé après l'ablation et ladite prothèse (1) est réfractaire aux traitements oncologiques ultérieurs.
Construction d'une prothèse biologique universelle (1) à partir de Matrice Dermique Acellulaire (ADM)
Un autre objet de la présente invention est une méthode de fabrication d'une prothèse biologique universelle (1) en Matrice Dermique Acellulaire (ADM) pour être utilisée dans les processus de reconstruction corporelle de patients qui en ont besoin, comprenant les étapes ci-après :
a) fournir un moule avec une cavité qui définit la forme extérieure de la prothèse (1) à fabriquer
b) mouler une première couche (2) d'ADM sur la cavité du moule qui donne forme à la prothèse biologique (1) en la collant à sa surface pour former une cavité (3) ;
c) remplir l'intérieur de la cavité (3) avec un matériau de remplissage (5) constitué de broyats d’ADM de consistance pâteuse fibreuse en le distribuant dans la cavité ;
d) recouvrir le matériau de remplissage (5) de l'intérieur de la cavité (3) d'une deuxième couche (6) d'ADM, en faisant soigneusement chevaucher le bord supérieur (7) et le bord inférieur (4) pour former un rebord en périphérie (8) et éliminer des poches d'air ;
e) relier la première couche (2) d'ADM à la deuxième couche (6) d'ADM le long desdits bords supérieur (7) et inférieur (4) du rebord à l'aide d'une colle biocompatible ou par une suture à fil résorbable ;
f) insérer le produit obtenu au point e) dans un moule de la forme de la prothèse (1) afin d´en préserver le format ;
g) introduire le produit obtenu au point f) dans un emballage primaire en polyéthylène et appliquer le vide ;
h) introduire le produit obtenu au point g) dans un emballage secondaire en polyéthylène et appliquer le vide ;
i) stériliser le produit obtenu au point h) par rayonnement gamma ; et
j) conditionner le produit obtenu au point i) dans un emballage tertiaire commercial.
La première (2) et la deuxième (6) couche d'ADM ont une épaisseur comprise entre 300 microns et 1 mm.
Dans un mode de réalisation préféré, une première couche (2) d'ADM, par exemple d'un diamètre d'environ 9 cm, est disposée dans un moule avec une cavité concave qui donnera la forme externe à la prothèse biologique (1) d'application mammaire en particulier, ou en général pour différentes parties du corps d'un patient.
L'intégrité est vérifiée et l´on aide au moulage de la première couche (2) d'ADM de manière qu'elle reste collée à une surface appartenant à la cavité concave du moule.
Ensuite, l'intérieur de la cavité (3) générée est rempli d'un matériau de remplissage (5) constitué d'un broyat d'ADM de consistance pâteuse fibreuse, plastique et malléable. Lorsque la fibre très dure d'ADM passe à travers les couteaux d'un moulin, elle devient une pâte fibreuse plastique. Le matériau de remplissage (5) de la prothèse biologique (1) est alors une pâte fibreuse irrégulière obtenue par broyage d'ADM.
Les couches (2, 6) d'ADM, de préférence d'origine cadavérique humaine, porcine, bovine ou caprine, sont obtenues par décellularisation du matériau cadavérique humain ou du cuir issu du dos d'un animal déjà laminé et découpé, au moyen d'un processus enzymatique.
Par exemple, environ 100 g de broyat d'ADM peuvent être utilisés en tant que matériau de remplissage (5), la quantité ou le grammage requis dépendant finalement de la taille de la prothèse biologique (1).
Ce moulage d'ADM est logé et distribué à l'intérieur de la cavité (3) et est couvert d'une deuxième couche (6) d'ADM également essentiellement circulaire pour une prothèse biologique (1) pour application mammaire, chevauchant le bord supérieur (7) avec le bord inférieur (4) d'une manière soignée, joignant la partie inférieure avec la partie supérieure le long de ces bords (4, 7) avec une colle biocompatible formant un rebord périmétrique (8), ou suturant avec un fil résorbable.
Les adhésifs biocompatibles tels que le poly(méthacrylate de méthyle) (PMMA), les méthyl-, éthyl-, N-butyl-, hexyl- et octyl-2-cyanoacrylates (Eastman 910, Krazy GlueMR, IndermilMR, TrufillMR, HistoacrylMR, HistoacrylMR, DermabondMR, HistoacrylMR) sont utilisés en tant qu'adhésifs biocompatibles ; des adhésifs à base de fibrine qui associent le fibrinogène et la thrombine pour former un caillot (tels que TissucolMR (Baxter), CryosealMR (Thermogenesis) et Vivos-tatMR (Vivolution A/S)) ; des adhésifs à base de protéines polyphénoliques obtenues à partir du mollusque Mytilus edulis ; des adhésifs à base de polymères dérivés de la résorcine et de la gélatine activés par le formaldéhyde ou le glutaraldéhyde ; des adhésifs à base d'hydrogels formés par des réseaux polymériques de polyéthylène glycol ; des polymères dérivés de l'éthylène-alcool vinylique, du sulfoxyde de diméthyle et du tantale ; des adhésifs à base de polycaprolactone (PCL, un polymère biodégradable à bas point de fusion) à quatre bras modifiée par N-hydroxy succinimide (star-PCL-NHS) ; des adhésifs à base d'un hydrogel composé de chitosane (CS) et de polycaprolactone en forme d'étoile (stPCL), et similaires, seuls ou en combinaison avec du collagène en crème et/ou de la suture résorbable (9), par exemple du fil obtenu à partir de filaments tressés à base d'acide polyglycolique.
De cette manière, les bords (4, 7) constituent un rebord en périphérie (8) d'une largeur d'environ 0,8 à 1,2 cm tout autour, en permettant la suture des prothèses biologiques universelles (1) pour leur fixation aux fascias internes des cavités à remplir, telles que les seins.
En outre, la même technique peut être utilisée pour la réalisation de matériau de remplissage de fesses, de talons, ce qui est particulièrement intéressant pour les patients diabétiques, de pommettes, de menton, d’oreilles, de ménisques, de parties d'os, et similaire.
Une fois le produit assemblé, il est inséré dans un moule de la forme de la prothèse biologique (1) afin de préserver sa forme et il est inséré dans un emballage primaire en polyéthylène d'environ 80 à 100 microns pour être mis sous vide. Il est ensuite conditionné dans un autre emballage en polyéthylène d'environ 80 à 100 microns et un nouveau vide est appliqué à cet emballage secondaire.
Le produit ainsi obtenu est conservé au froid à une température d'environ 3,5 °C à 4,5 °C jusqu'à ce qu'il soit stérilisé par rayonnement gamma, après quoi la prothèse biologique universelle (1) ainsi obtenue est conditionnée dans son emballage commercial final.
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Claims (16)
- Une prothèse biologique universelle de Matrice Dermique Acellulaire (ADM) destinée à être utilisée dans des processus de reconstruction corporelle, caractérisée en ce qu’elle comprend :
une première couche d'ADM d'origine biologique disposée inférieurement et délimitant une cavité avec un bord inférieur ;
un matériau de remplissage disposé dans la cavité entourée par la première couche d'ADM constitué d'un broyat d'ADM ayant la consistance d'une pâte fibreuse ; et
une deuxième couche d'ADM d'origine biologique agencée sur la partie supérieure recouvrant le matériau de remplissage et dont le bord supérieur repose en périphérie sur le bord inférieur de la première couche d'ADM, définissant ainsi un rebord ;
où la première couche d'ADM et la deuxième couche d'ADM sont liées par un chevauchement sourcilleux le long du bord supérieur de la première couche d'ADM avec le bord inférieur du rebord en périphérie à l'aide d'une colle biocompatible, ou par suture à fil résorbable ;
où la première couche d'ADM, la deuxième couche d'ADM et le matériau de remplissage d'ADM ne sont pas immunogènes ; et
où l'ADM comprend des fibres de collagène, de la fibronectine, de l'élastine, de la laminine, des glycosaminoglycanes et de l'acide hyaluronique. - La prothèse biologique universelle de la revendication 1, caractérisée en ce que l’ADM est d'origine humaine cadavérique, porcine, bovine ou caprine.
- La prothèse biologique universelle de la revendication 2, caractérisée en ce que l’ADM est de préférence d'origine porcine.
- La prothèse biologique universelle selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que la première et la deuxième couche d'ADM ont une épaisseur comprise entre 300 microns et
1 mm. - La prothèse biologique universelle de la revendication 1, caractérisée en ce que la colle biocompatible est choisie parmi des poly(méthacrylate de méthyle) (PMMA) ; des méthyl-, éthyl-, N-butyl-, hexyl- et octyl-2-cyanoacrylates ; des adhésifs à base de fibrine combinant de fibrinogène et de la thrombine pour former un caillot ; des adhésifs à base de protéines polyphénoliques obtenues à partir du mollusque Mytilus edulis ; des adhésifs à base de polymères dérivés de la résorcine et de gélatine activés par formaldéhyde ou par glutaraldéhyde ; des adhésifs à base d'hydrogels formés par des réseaux polymériques de polyéthylène glycol, des polymères dérivés de l'éthylène-alcool vinylique, du diméthylsulfoxyde et du tantale ; des adhésifs à base de polycaprolactone (PCL, un polymère biodégradable à bas point de fusion) à quatre bras modifiée par N-hydroxy succinimide (star-PCL-NHS) ; des adhésifs à base d'un hydrogel composé de chitosane (CS) et de polycaprolactone en forme d'étoile (stPCL).
- La prothèse biologique universelle de la revendication 1, caractérisée en ce qu´ elle comprend une crème de collagène combinée à la colle biocompatible.
- La prothèse biologique universelle de la revendication 1, caractérisée en ce qu’elle comprend une suture en fil résorbable combinée à la colle biocompatible.
- La prothèse biologique universelle de la revendication 1, caractérisée en ce que le rebord a une largeur d'environ 0,8 à 1,2 cm sur tout le contour, permettant une suture pour sa fixation aux fascias internes des cavités à remplir.
- La prothèse biologique universelle de la revendication 1, caractérisée en ce qu’elle constitue un implant de sein, de fesses, de talons, de pommettes, de mentons, d'oreilles, de ménisques ou de parties d'os.
- La prothèse biologique universelle de la revendication 1, caractérisée en ce qu´elle est configurée de manière à ce que son volume est capable de se dilater 45 % à 55 % environ avec les liquides tissulaires.
- La prothèse biologique universelle de la revendication 1, caractérisée en ce qu’elle est flexible et configurée pour être pliée en deux.
- Un produit pour reconstruction corporelle comprenant une prothèse biologique universelle caractérisé en ce que la prothèse biologique universelle est selon la revendication 1, et en ce qu'elle comprend un moule de la forme de la prothèse pour préserver la forme dans laquelle la prothèse biologique universelle est insérée et en ce qu'elle comprend un emballage primaire en polyéthylène dans lequel la prothèse biologique universelle insérée dans le moule est insérée sous vide.
- Le produit pour reconstruction corporelle de la revendication 12, caractérisé en ce qu'il comprend un emballage secondaire en polyéthylène dans lequel la prothèse biologique universelle insérée dans le moule et dans l'emballage primaire est conditionnée sous vide.
- Le produit pour reconstruction corporelle de la revendication 12 ou 13, caractérisé en ce que le polyéthylène est d'environ 80 à 100 microns.
- Le produit pour reconstruction corporelle de la revendication 12 ou 13, caractérisé en ce qu’il est stérilisé par rayonnement gamma.
- Une méthode de fabrication d'une prothèse biologique universelle de Matrice Dermique Acellulaire (ADM) pour être utilisée dans des processus de reconstruction corporelle des patients qui en ont besoin, selon l'une quelconque des revendications 1 à 15, caractérisée en ce qu’elle comprend les étapes de :
a) fournir un moule avec une cavité qui définit la forme extérieure de la prothèse à fabriquer ;
b) mouler une première couche d'ADM sur la cavité du moule qui donne forme à la prothèse biologique en la collant à sa surface pour former une cavité ;
c) remplir l'intérieur de la cavité avec un matériau de remplissage constitué de broyats d’ADM de consistance pâteuse fibreuse en le distribuant dans la cavité ;
d) recouvrir le matériau de remplissage de l'intérieur de la cavité d'une deuxième couche d'ADM, en faisant soigneusement chevaucher le bord supérieur et le bord inférieur pour former un rebord en périphérie et éliminer des poches d'air ;
e) relier la première couche d'ADM à la deuxième couche d'ADM le long desdits bords supérieur et inférieur du rebord à l'aide d'une colle biocompatible ou par une suture à fil résorbable ou une combinaison des deux ;
f) insérer le produit obtenu au point e) dans un moule de la forme de la prothèse afin d´en préserver le format ;
g) introduire le produit obtenu au point f) dans un emballage primaire en polyéthylène et appliquer le vide ;
h) introduire le produit obtenu au point g) dans un emballage secondaire en polyéthylène et appliquer le vide ;
i) stériliser le produit obtenu au point h) par rayonnement gamma ; et
j) conditionner le produit obtenu au point i) dans un emballage tertiaire commercial.
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