OA10338A - Nouvel agent nématophage contre les nématodes du genre méloidogyne - Google Patents

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OA10338A
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Description

1 010338
Nouvel agent nématophage contre les nématodes du genreMéloidogyne 5 Domaine technique L,a présente invention concerne un nouvel agentnématophage destiné à lutter contre les nématodes du genreMeloidogyne, et un procédé de lutte contre la proliférationde ces nématodes en mettant en oeuvre des nouvelles souches 10 du champignon Arthrohotrys conoides Drechsler. L'état de., la technique
Il est connu depuis longtemps que les nématodesphytophages occasionnent des pertes considérables aux 15 cultures, estimées à 3 -milliards de francs chaque année.Les espèces les plus répandues et causant les dégâts lesplus importants dans le monde appartiennent au genreMeloidogyne. Ce genre plus connu chez les agriculteurs sousle nom de "nématodes à galles" induit en effet la formation 20 de galles sur le système radiculaire des plantes attaquées.Ces nématodes extrêmement polyphages, attaquent pratiquement toutes les cultures et sont de ce faitresponsables de baisses de rendements catastrophiques del'ordre de 50 à 70%. 25 Dans de nombreuses régions, Heterodera carotae est un dangereux ravageur spécifique des cultures de carottes pourlesquelles ses piqûres déclenchent une production anormalede radicelles latérales et qui rend les carottes noncommercialisables. 50 Un autre nématode, Ditylenchus myceliophagus, peut causer ces dégâts importants sur les cultures de l'agaricdans les champignonnières.
Pour lutter contre ces ravageurs, les agriculteurs disposent de plusieurs moyens qui, en culture intensive, se 55 résument à faire appel : - soit à une désinfection préventive du sol avant la mise en culture à l'aide de fumigants (Bromure de Méthyle, 2 010338
Chloropicrine, Dichloropropène. . · ) · Ces produits, à spectred'action très large, stérilisent le sol et détruisent ainsil'équilibre écologique du milieu. De plus en sol léger,leurs résidus peuvent passer dans la nappe phréatique, et 5 en sol lourd leur efficacité est réduite par leur mauvaisediffusion soit à des traitements curatifs sur certainescultures en place au moyen de produits systémiques,véhiculés par la sève (carbamates ou organophosphorés), 10 ceci pour des productions non consommées telles lescultures florales ou les pépinières. Ces produits sontdangereux aussi bien pour les animaux que pour l'homme, carils passent dans la plante en y laissant des résidustoxiques. 15 Ces deux techniq’ùes n'agissent que sur les trente premiers centimètres de sol. Les nématodes qui peuvent setrouver à une plus grande profondeur vont de nouveauenvahir la zone traitée au cours de la culture suivante.Ceci implique une répétition continuelle des désinfections. 20 En outre, du fait de leur toxicité pour l'homme, plusieurs nématicides chimiques tendent à être interditscans de nombreux pays, comme c'est le cas aux Pays-Bas, en.Suisse, en Allemagne. 25 Exposé de l'invention C'est pourquoi, le but de l'invention est d'utiliserun agent naturel pour lutter contre les nématodes, qui nesoit pas dangereux pour l'homme et son environnement. L'objet principal de l'invention est donc un nouvel30 agent nématophage destiné à lutter contre les nématodes dugenre Meloidogyne, Heterodera et Ditylenchus myceliophagus,choisi parmi six souches du champignon Arthrobotrys conoiâes Drechsler.
Un autre objet de l'invention est un procédé de lutte 35 contre les nématodes du genre Meloidogyne, Heterodera et
Ditylenchus myceliophagus consistant à incorporer le champignon Arthrobotrys conoides Drechsler dans le sol où 3 010338 sent effectuées les cultures au moyen de grainesensemencées au préalable par l'inoculum du champignon.
Brève Oescriotion des figures les buts, objets et caractéristiques de la présente invention font l'objet de la description suivante pourlaquelle les dessins joints illustrent- certains aspects de1'invention.
La figure 1 représente schématiquement unccnidiophore et ses conidies des souches d'Arthrobotrysccnoiess selon l'invention. la figure 2 est une représentation schématique despièges formés par les souches d'Arthrobotrys concèdes selon1 ' invention pour capturer les nématodes. la figure 3 représente une table donnant le résultatobtenu avec un gel d'électrophorèse utilisé pourdifférencier les différentes souches d'Arthrobotrysccr.aides.
Description détaillée de l'invention
Las six souches à.'Arthrobotrys conoid.es Drechsler quifont l'objet de l'invention proviennent d'endroitsdifférents. Le critère principal pour vérifier que lesdifférentes souches appartiennent à la même espèce est lamesure des conidies (organes de reproduction de ceschampignons ) .
Comme illustré sur la figure 1, les conidies sontgroupées par 20 ou 30 sur le conidophore. Les conidiophorespeuvent continuer à se développer au delà d'une premièretête de conidies et après une certaine longueur decroissance former un second groupe de conidies et ainsi desuire jusqu'au développement de 5 à 6 groupes additionnels.
Le souche 42A est originaire de Fada N'Gourma au
Burkina Faso, elle est constituée par un mycélium composé d'hyphes cloisonnés hyalins.
Les conidiophores se terminent par une tête d'environ 20 conidies serrées ; sur les cultures âgées, ils 4 01 0 33 8 continuent: à se développer et peuvent produiresuccessivement 5 à 10 groupes additionnels de conidies.
Les conidies s'atténuent d'une manière prononcée versleur base, elles ont une forme presque conique et sontconstituées de deux cellules de tailles différentes, lalongueur totale de la conidie est en moyenne de 27 pm.
Cette souche a fait l'objet d'un dépôt auprès de laCollection Nationale de Culture de Micro-organismes (CNCM)à 1 ' Institut Pasteur, où elle a été enregistrée sous le n* 1-1425.
La souche 42A' est originaire de Leguéma au Burkina
Faso.
Les conidiophores se terminent par une tête formée de3 à 20 conidies serrées ; sur les cultures âgées, ilscontinuent à se développer et peuvent produiresuccessivement 3 à 5 groupes additionnels de conidies.
Les conidies s'atténuent d'une manière prononcée versleur base, elles ont une forme presque conique et sontconstituées de deux cellules de tailles différentes, lalongueur totale de la conidie est en moyenne de 30 pm.
Cette souche a fait l'objet d'un dépôt auprès de laCNCM (Institut Pasteur), où elle a été enregistrée sous leη’ 1-1426.
La souche 42B provient de la mycothèque de Baarn auxPays-Bas.
Sur les cultures jeunes (moins d'un mois), lescortidiophores sont rares et se terminent par une têteformée de 3 à 20 conidies serrées ; la formation degroupements additionnels de conidies est rare.
Le-S conidies s ' atténuent d ' une manière prononcée versleur base, elles ont une forme presque conique et sontconstituées de deux cellules de tailles différentes, lalongueur totale de la conidie est en moyenne de 28 pm.
Cette souche a fait l'objet d'un dépôt auprès de la CNCM (Institut Pasteur), où elle a été enregistrée sous le η* Σ-1427.
La souche 42Br provient du Brésil. 5 01ü 33 8
Les conidiophores se -terminent par une tête formée de10 à 20 conidies serrées. Ils continuent à se développer etproduisent successivement 5 à 10 groupes additionnels deconidies.
Les conidies s'atténuent d'une manière prononcée versleur base, elles ont une forme presque conique et sontconstituées de deux cellules de tailles différentes, lalongueur totale de la conidie est en moyenne de 23 pm.
Cette souche a fait l'objet d'un dépôt auprès de. laCNCM \ Institut Pasteur), où elle a été enregistrée sous leη’ 1-1428.
La souche 42T a été récoltée à Tours Indre-et-Loire(France ).
Les conidiophores se terminent par une tête formée de10 à 20 conidies serrées. Sur les cultures âgées, ilscontinuent à se développer et produisent successivement 3 à5 groupes additionnels de conidies.
Les conidies s'atténuent d'une manière prononcée versleur base, elles ont une forme presque conique et sontconstituées de deux cellules de tailles différentes, lalongueur totale de la conidie est en moyenne de 28 pm.
Cette souche a fait l'objet d'un dépôt auprès de laCNCM (Institut Pasteur), où elle a été enregistrée sous leη’ 1-1429.
La souche 42V1 a été prélevée à Villeneuve LoubetAlpes-Maritimes (France).
Les conidiophores se terminent par une tête formée deIC à 20 conidies serrées. Sur les cultures âgées, ilscontinuent à se développer et produisent successivement 20à 30 groupes additionnels de conidies.
Les conidies s'atténuent d'une manière prononcée versleur base, elles ont une forme presque conique et sontconstituées de deux cellules de tailles différentes, lalongueur totale de la conidie est en moyenne de 23 pm.
Cette souche a fait l'objet d'un dépôt auprès de la CNCM (Institut Pasteur), où elle a été enregistrée sous le η* 1-1430. 6 010338
Le mycélium des champignons nématophages a lacapacité de produire des organes de capture qui piègent lesnématodes. Les pièges du mycélium des six souchesd ' Airthrobotrys conoides selon l'invention sont en formed'anses hyphales qui deviennent par anastomose des réseauxplus ou moins compliqués comme illustré sur la figure 2.
Des six souches étudiées, seule la souche 42A formespontanément des pièges. Les 5 autres forment des piègesinduits par la présence des nématodes dans le milieu deculture. Qu'ils soient spontanés ou induits, les piègessont constitués par des anses hyphales qui deviennent paranastomose des réseaux plus ou moins compliqués. L'étude du génome des six souches par la techniquedes RAPD permet de différencier sans ambiguïté les sixsouches grâce à un oligonucléotide. L'emploi d'un gel d'électrophorèse a permis derévéler les résultats de la figure 3 où les bandes ont étéschématisées, et où le témoin sert à déterminer la tailledes fragments d'ADN.
Les différentes souches d'Arthrobotrys conoidespeuvent être utilisées de façon industrielle pour luttercontre les nématodes en utilisant les procédés décrits ci-après. L'utilisation d'un milieu de culture à base degraines permet une bonne conservation du champignon. Cedernier se réfugie à l'intérieur de la graine et devientdcnc moins sensible aux agressions du milieu extérieur. Deplus, chaque graine épandue sur le sol est le point dedépart d'une nouvelle colonie mycélienne.
Les graines sont mises à tremper 24 heures dans l'eauen excès avant d'être stérilisées. Puis les graines sontensemencées avec 1'inoculum de champignon.
Les meilleures espèces à utiliser comme support sont celles qui permettent d'atteindre le maximum de croissance en un minimum de temps. Un deuxième critère est le nombre de propagules par gramme de milieu support atteint au moment <du maximum de croissance, la propage correspondant à Ί 01 0338 un fragment minimum de mycélium ou même à une seuleconidie.
Les espèces qui peuvent être utilisées sont parmi lesgraminées, les légumineuses, ou les oléagineux. Ainsi, on 5 peut utiliser le chanvre, le tournesol et le riz pourlesquels le temps pour atteindre le maximum de croissanceest de 14 jours. On peut encore utiliser l'avoine, lesorgho, l'orge, le blé, la lentille, le maïs, l'alpiste, lesoja, le haricot, le lupin, le pois chiche, la fèverole. 10 Parmi les espèces ci-dessus, celles qui permettent d'obtenir un nombre de propagules maximum, soit environ 3.l07/g, sont le lupin, la lentille, le maïs, le haricot,κ l'alpiste, le pois chiche et le riz.
Pour une meilleure répartition du champignon, il est préférable d'épandre, à 'poids égal, des petites graines.Pour cette raison et d’autres, les graines à utiliser depréférence sont celles d'alpiste, lentille et maïs. Dans lecas du maïs, l'incorporation dans le sol est satisfaisanteà raison de 2 g par litre de sol. 20 En raison de la durée nécessaire pour obtenir le maximum de croissance, le champignon sur son support est depréférence incorporé dans le sol environ 15 jours avant laplantation.
Les différentes souches d'Arthrobotrys conoides 25 peuvent également être utilisées sous forme d'un produitlyophilisé. Il est rappelé ici que la lyophilisation estune technique de dessiccation par sublimation de la glaceprovenant de solutions ou de suspensions de tissus,préalablement solidifiées par congélation. Cette technique 10 couramment employée pour la conservation des micro-organismes dans les Mycothèques Nationales, implique ungrand respect des conditions opératoires : basse température pour assurer la congélation du produit 35 . pression réduite pour assurer la sublimation de la glace 8 01 0338 absence de liquide interstitiel lors de la sublimation de la glace.
Pour remplir ces conditions, il suffit d'induire auniveau du produit à cryodessécher un déséquilibre entre lapression et la température par élévation de la températureet d’empêcher l'équilibre de se restaurer par évacuation dela vapeur.
La lyophilisation des champignons ne pouvant pas sefaire sur le mycélium trop sensible aux variations detempérature et de pression, on doit donc faire fructifierle champignon pour obtenir des conidies qui peuvent êtreassimilées à des organes de résistance capables d'êtrelyophilisés. Cette nécessité d'utiliser des conidieséliminant l'utilisation de tout milieu liquide, lechampignon est cultivé" sur un milieu gélosé à base defarina de soja.
Afin d'éliminer l'inconvénient présenté par laprésence de 1 ' agar-agar (gélose) et par le poids du milieude culture (farine de soja), on intercale une feuille depapier cellophane entre le milieu gélosé et 1'inoculum duchampignon. Ce papier, tout en séparant le champignon dumilieui gélosé, a la particularité de permettre auchampignon de se nourrir à travers la surface du papier.
Une fois que le mycélium a envahi toute la surface dumilieu de culture, on retire le papier et on le trempe dansun liquide contenant des vitamines et des micro-éléments.Dans le liquide, le mycélium et les conidies se détachentdu papier de cellophane. L'ensemble constitué du mycélium,des conidies et des vitamines et micro-éléments est ensuitelyophiüsé. La présence des vitamines et des micro-élémentspermettra une meilleure reprise sur le terrain.
Eu1 originalité de cette technique consiste en laséparation préalable de la fraction fongique du milieunutritif qui a servi à sa culture. Ainsi, le champignonlyophilisé se présente sous la forme d'une poudre pouvantse diluer dans l’eau, donc plus facilement utilisable par1 ' agrictalteur. Sous cette forme, le champignon peut être 9 010338 utilisé de la même manière qu'un produit chimique, parépandage mécanique. De plus, cette formulation a l'avantagede réduire considérablement les quantités de produit àépandre sur le sol et permet une meilleure et plus longueconservation du produit. En raison de la durée nécessairepour obtenir le maximum de croissance, le champignonArthrobotrys conoides est de préférence incorporé dans lesol à traiter environ 15 jours avant le plantation. L'efficacité des différentes souches d'Arthrobotrysconoides vis à vis de Meloidogyne, Heterodera etDitylenchus myceliophagus a d'abord été testée lorsd'essais in-vitro effectués en boîte de Pétri. Pourréaliser ces essais in-vitro, les différentes souches de1’Arthrobotrys conoides ont été cultivées sur milieu gélosé(Corn meal agar : 1, Agar-agar : 1 ) en boites de Pétri.Quand le champignon a envahi toute la gélose, 200 nématodessont déposés aseptiquement dans chaque boite de champignonsy compris des boîtes témoins contenant seulement du milieugélosé. Après un laps de temps de lh, 2h, 8h, et 24 heures,la gélose contenue dans les boîtes est renversée sur untamis de mailles de 100 μπι dont le fond affleure l'eaud'une boite de Pétri sous-jacente. Ce montage permet auxnématoces non piégés par le champignon, de traverseractivement la toile de tamis pour atteindre l'eau. Lesnématodes non piégés sont ensuite comptés sous la loupe.
Dans le cas de Meloidogyne et Ditylenchusmyceliophagus, les six souches se séparent en 2 groupes :les souches A, A' et B piègent entre 60% et 100% denématodes en 24 heures, les trois autres souches setrouvant en dessous de ce seuil.
Dans le cas d'Heterodera carotae, les six souchespiègent entre 50% et 75% des nématodes en 24 heures.
Il a par ailleurs été observé que le développement du champignon était rapide (en moyenne 1,5 cm par 24 heures).
Il peut donc être utilisé de façon satisfaisante dans la pratique en tant qu'agent nématophage dans les cultures 10 010338 .-3 maraîchères et florales ainsi que dans les hants depépinières.
Dans le cadre d'essais relatifs à l'écc.cgie desnouvelles souches de champignon prédateur de néme codes, il 5 a été observé que celles-ci se développent bien i3ns lessols dont la salinité ne dépasse pas 3 g/1.
Il a été également noté par ailleurs que lechampignon prédateur envahit beaucoup plus internement lemilieu quand il est introduit à forte dose, mais ceci ne 10 l'empêche pas de coloniser les substrats de manièreappréciable même à la dose de 10% du volume de terre. L'activité prédatrice des différentes souchesd ' Arthrobotrys conoides 42 a par ailleurs été conformée parun certain nombre d'essais d'applications pratic.es dont 15 quelques résultats sont rappelés ci-après = titreindicatif. I. Essai en tubes sous serre contre Meloïdoyym 20 Les souches étudiées se divisent en 2 catégories dont la capacité de piégeage est différente : A, A’ et E çiègenten moyenne 80% des nématodes en 24 heures ; Br, T e~. VI nepiègent que 30% de Meloidogyne en 24 heures.
Pour réaliser cet essai, nous avons pris les 2 25 souches les plus représentatives dans chaque catégorie soit A et VI. Cet essai a été fait dans des tubes de Ξ0 ml contenant 30 ml de sol. Les souches de champ, gnons cultivées sur un milieu à base de maïs concassé eut et stérilisé, ont été incorporées au sol à la dose de ICI g/m2 . 30 35 Les tubes ont été traités comme suit :
11 010338 Témoin Sol ne contenant pas de champignon prédateur A1 Sol contenant la souche A, l'inoculation des nématodes s'effectuele même jour que l'incorporation du champignon dans le sol. VI 1 Sol contenant la souche Vl, l'inoculation des nématodes s'effectuele même jour que l'incorporation du champignon dans le sol. A15 Sol contenant la souche A, l'inoculation des nématodes s'effectue15 jours après l'incorporation du champignon dans le sol. VI 15 Sol contenant la souche Vl, l'inoculation des nématodes s'effectue15 jours après l'incorporation du champignon dans le sol. Al ~ Vl 15 La souche Vl est incorporée au sol (en demi dose : 50 g/m2) 15jours avant l'inoculation des nématodes, et la souche A est ajoutéeen demi dose le même jour que les nématodes.
Le jour 3, 30 larves de Meloidogyne sont déposées » dans chaque tube. Au bout de 24 heures, les tubes de chaque série sont sortis et leur contenu est analysé afin de 5 connaître le nombre de nématodes piégés. Cette manipulationest renouvelée tous les jours jusqu’au piégeage complet detous Les nématodes.
Les résultats obtenus présentés dans le tableau quisuit montrent que, quelle que soit la souche d ' Arthrobotrys 10 ccnoides, si le champignon est incorporé 15 jours avant lamise en culture (donc avant l'activation des nématodes parsa plante hôte), le piégeage varie de manière significativedurant les premiers jours, mais cette différence s'atténuerapidement. » 15 % moyen denématodes piégés à J+1 % moyen denématodes piégés à J+2 % moyen denématodes piégés à J+3 AI 46.14 66,67 90.28 VL 1 32,09 59,44 87,22 AT 5 63,12 80,28 94,44 VL 15 61,8 86,11 93,06 ,A1 + Vl 15 44.92 88,89 95.06 12 II. Essai sous serre en mini-pots avec Meloidogyne 010338 hapla
Cet essai a pour but de mettre en évidence 1 ' action5 du champignon Arthrobotrys conoides sur le nématodeMeloidogyne hapla ainsi que de préciser la quantité deproduit utile au m2. Les 6 souches d''Arthrobotrys conoidesont été testées avec ce nématode. L'essai a été réalisé enmino-pot contenant 300 g de sol, la plante utilisée était 10 une tomate St Pierre, variété très sensible aux nématodes.
Chaque pot a été contaminé avec 300 Meloidogyne haplasoit 100 nématodes pour 100 g de sol, ce qui correspond auseuil supérieur d'une infestation moyenne aux champs.
La lecture des résultats a été effectuée grâce à une15 coloration des racines-à l'éosine, cette coloration vitalepermettant ce compter les masses d'oeufs de la premièregénération issues des larves infestantes ayant pénétré dans le système radiculaire.
Arrhrobotrys conoides est un champignon prédateur20 qui, en l’absence de nématodes, peut se maintenir dans lesol en digérant la matière organique (nutritionsaprophage). C'est pourquoi au sol stérile de la stationaiouté un amendement organique stérile (sans micro-qui permet un meilleur développement du es organismes) 25 champignon pendant les 15 premiers jours de l'essai.
Calcul des doses de traitement : on prend pour baseun nomôre de propagules équivalent à ,108 propagules/m2 desol. Or, pour les 6 souches d'Arthrobotrys conoides, on 30 atteint en moyenne ce chiffre avec 15 g de préparation àbase de graines de maïs concassées' et autoclavées. Pour selaisser une certaine marge de manoeuvre, la dose moyennetestée commune aux 5 souches a été de 40 g/m2, la deuxièmedose d'essai équivalait au double soit 80 g/m2. 5 35 répétitions ont été faites pour chaque souche et pour chaque dose» sans oublier un témoin sans champignon. 13 *1 3 / Résultats : pour la dose d'essai moyenne commune aux ’ 6 souches et correspondant à 40 g/m2 les résultats sont les suivants : 010338 A A' B Br T VI Témoin Nb ce masse c'oeufs/piant 65 150 145 150 125 123 163 % d'efficacité du champignon 60% 8% 11% 8% 23% 24%
Les meilleurs résultats ont été obtenus avec lasouche A- A La dose d'essai double de 80 g/m2 les résultats ont10 été les suivants : 2A 2A' 2B 2Br 2T 2V1 Témoin Nb de masse d’oeuis/plant 32 116 133 146 94 77 163 % d'efficacité du chamoicmon 80% 28% 18% 10% 42% 53%
Comme pour la dose de 40 g/m2, les meilleurs résultatsont été obtenus avec la souche A, mais la souche VI à cette 15 dose est elle aussi efficace. Pour obtenir des résultatsrapides et fiables, il vaut mieux utiliser la souche A à ladose de S© g/m2 quand celle-ci est produite sur un milieu àbase de mais concassé cuit. 20 I1I_ Essai en pot sur culture de carottes attaquées par Heterodera carotae
Cet essai a été réalisé avec les souches A, B, T et VI. Pour iaire ce test, les différentes souches ont été cultivées sur un substrat à·base de maïs cuit concassé. Les quantités de champignon apportées ont été rigoureusement 010338 14
ajustées en fonction des souches de manière à ce qu'il yait toujours le même nombre de propagules par litre de sol( 10a propagules/100 1). Pour les souches A et B la dosed'inoculation a été de 60 g/100 1 de sol. Pour la souche T 5 la dose d'inoculation a été de 190 g/100 1. Enfin pour lasouche VI on a utilisé une dose de 8,0 g/100 1 de sol. Uneculture de carottes non traitées avec du champignon a servide témoin.
Cet essai a permis de dénombrer les kystes 10 d'Heterodera carotae issus de la génération des larvesinfestantes. A B T Vl Témoin Nb de kystes 39 .. 49 96 40 106 % d'efficacité du champignon 63% 54% 9% 62%
On remarque qu'avec Heterodera carotae comme avec 15 Meloïddgyne hapla, les souches qui donnent les meilleursrésultats sont les souches A et VI. IV. Essai sous serre sur culture de tomates 20
Cet essai a été réalisé sous serre, en milieuagricole avec de 1 ’Arthrobotrys conoides 42A. Il estdestiné à évaluer la dose de champignon prédateur à épandresur le sol. 25 Pour ce test, le champignon est cultivé sur un milieu à base de maïs concassé. La teneur de ce milieu est de 107propagules/ç.
Le parcelle mise à notre disposition est de 120 m2.
Elle a été découpée en trois zones de 40 m2 chacune, qui 30 sont séparées entre elles par des planches afin de bien les isoler, la première parcelle constitue la zone témoin, elle est suivie d'une zone traitée avec 50 g de préparation de WO 95/3-42(19 PCT/FR95/00785 15 0 1 0338 42A par m2, puis d'une parcelle contenant 100 g depréparation par m2.
Avant de mettre en place cet essai, une premièreanalyse a été faite sur du sol prélevé entre la culture en 5 place (salade).
Elle a été réalisée en mettant des jeunes plants detomates sensibles (variété St Pierre )·· dans ce sol afin derévéler la présence de nématodes. Un mois après laplantation, une coloration des racines au Lactophénol Bleu- 10 Ccton (de GUIRAN, 1966) est réalisée. Cette coloration meten évidence les juvéniles de Meloidogyne ayant pénétré dansles racines de la tomate.
Nous avons trouvé 620 larves de Meloidogyne/10 g deracines, ce qui correspond à une infestation moyenne. 15 Ce taux moyen d'infestation est idéal pour tester le champignon nématophage. En effet, comme tout moyen de luttebiologique, il agit lentement et ne peut arriver à régulerune très forte pullulation de nématodes sur une seulecampagne de culture. 20 L 'Arthrobotrys conoides 42A a été épandu 15 jours avant La plantation des pieds de tomates. Ce laps de tempsde 15 jours permet au champignon prédateur de commencer àcoloniser le sol et donc d'être opérationnel au moment dela mise en place de la culture. En effet, les plants de 25 tocnates émettent dans le sol des exsudats radicalaires, quiactivent l’éclosion des oeufs de Meloidogyne et permettentaux jeunes larves de se diriger jusqu'aux racines.
Les plants de tomates sont répartis sur quatre rangs,dans les deux rangs du milieu (afin d'éviter les effets de 30 bordurej, 10 pieds de tomates sensibles (variété St Pierre)ont été répartis, ce sont ces plants qui seront arrachéspour analyse.
Les derniers prélèvements ont été faits en fin deculture. Les plants sensibles ont été arrachés et les 35 racines analysées.
Pour cela, le système radicalaire une fois lavé est broyé dans une solution à 1% d ' Hypochlorite de calcium à 16 01 0338 12* chlorométrique. Ce broyât est passé sur une série detamis afin d'éliminer les fragments de tissus végétal. Lesoeufs de Meloidogyne issus de la racine sont recueillis surun tamis de 5 μιη et comptés à la loupe binoculaire. Ils 5 vont constituer le potentiel infestant pour la culturesuivante.
Parcelle témoin Parcelle à 50g/m2 Parcelle à 100 g/m2 Nombre d'oeufs pour 10 g de racine 44 581 25 838 17 725 10 II est bon de préciser certains points : - une femelle de Heloidogyne peut donner, suivant lesconditions climatiques, de 300 à 3000 oeufs, - une infestation est considérée comme moyennelorsque le nombre de larves pour 10 g de racine est compris 15 entre 100 et 1000.
On remarque une diminution sensible du potentielinfestant (plus de la moitié) entre la parcelle témoin etla parcelle traitée avec 100 m2 d ' Rrthrobotrys conoides42A. 20
Pour les plantes livrables en mottes, godets ouconteneurs, on incorpore directement le champignonnéoatophage au sein de la motte, du godet ou du conteneur. L'ensemencement par le champignon prédateur 25 s’effectue dès le départ dans les mottes pressées qui sontutilisées pour la fabrication des plants maraîchers. Enopérant de la sorte, il est apparu que dans les 20 à 30jours où les plants nouvellement repiqués dans les mottesrestent en serre au chaud et à l'humidité, le champignon 30 prédateor à le temps de croître et d'envahir la totalité de la motte qui se comporte alors comme un inoculum lorsqu'elle est mise en place en culture. Cette variante du procédé selon l'invention, applicable aux plants livrables 17 010338 S * 1 en mottes, godets, conteneurs ou analogues, s'est avéré i présenter les avantages décisifs suivants : | _ Le sol habituellement utilisé pour la confection des 1 mottes est un mélange riche en humus, à pH neutre, il est s 5 donc particulièrement favorable au développement de 2'Arihrobotrys conoides 42. On a par ailleurs constaté quele système radiculaire de la plante se trouve littéralementenveloppé dans le feutrage mycélien qui ne perturbecependant absolument pas sa croissance. Le système 10 radiculaire est donc protégé des attaques des nématodes,même si la motte est plantée dans un sol particulièrement * contaminé. Il apparaît donc ainsi que la jeune plante est bien protégée dès le départ de la végétation, or, c'estgénéralement lorsqu'une plante est jeune qu'elle craint le 15 plus les attaques des nématodes.
Les différentes expériences conduites ont démontré que la motte constitue un inoculum important, à partirduquel le champignon gagne très facilement le solenvironnant. 20 La préparation de tels mottes, godets, conteneur ou équivalent ne soulève pas le moindre problème techniqued’emploi ni de fabrication de plants. Il suffit en effetd’amener le granulé dans le mélange par exemple à l'aide 4 d’une trémie. La plantation des végétaux ainsi préparée 25 s’effectue par ailleurs de façon tout à fait habituelle. Ξη résumé, le procédé de l'invention peut être appliqué à toutes les cultures maraîchères, florales, ouplants de pépinières, bien que certains de ces plants nesouffrent pas trop de nématodes Meloidogyne. Il peut aussi 30 être employé sur cultures de carottes qui sont sensibles àHeterodera carotae, ou contre Ditylenchus myceliophagusdans le cas du champignon de couche hgaricus bisporus. Dansce dernier cas, le champignon nématophage peut être ajoutéau compost après pasteurisation. κ

Claims (11)

18 010338 3 “ REVENDICATIONS $ «
1. Agent nématophage destiné à lutter contre les « nématodes du genre Meloidogyne, Heterodera et Ditylenchus caractérisé en ce qu’il est choisi parmi le groupe de cinqsouches de Arthrobotrys conoides Drechsler déposées à la 5 Collection Nationale des Cultures de Micro-organismes(institut Pasteur) respectivement sous les numéros : 1-1425, 1-1426, 1-1428, 1-1429 et 1-1430.
2. Procédé de lutte contre les nématodes du genreMeloidogyne, Heterodera et Ditylenchus dans les cultures, 10 consistant à incorporer dans le sol où sont effectuées lescultures, l'agent nématophage selon la revendication 1. 3. procédé selon la revendication 2, dans lequell’agent nématophage est incorporé dans le sol au moyen de 1 graines ensemencées au préalable par 1 ’ inoculum dudit agent 15 nématophage.
4. Procédé selon la revendication 3, dans lequellesdites graines sont choisies dans le groupe consistant enalpistes, lentille et maïs.
5. Procédé selon la revendication 4, dans lequel 20 1 ’ agent nématophage est préalablement ensemencé sur un mil-ieu à base de maïs concassé contenant au moins 107propagud.es dudit agent par gramme.
6. Procédé selon la revendication 4 ou 5, dans lequell’agent nématophage est préalablement ensemencé sur un 25 milieu à base de maïs concassé, cuit et stérilisé, leditmilieu ensemencé étant ensuite incorporé dans le sol à ladose de 80g/m2.
7- Procédé selon la revendication 4 ou 5, dans lequel1 ’ agent nématophage est préalablement ensemencé sur un 30 milieu à base de maïs concassé, cuit et stérilisé, leditmilieu ensemencé étant ensuite incorporé dans le sol à ladose de 2 g par litre de sol.
8. Procédé selon la revendication 2, dans lequel l’agent nématophage est préalablement lyophilisé avant 35 d’être incorporé dans le sol sous forme de poudre. 010338 19
9. Procédé selon la revendication 3, dans lequel 1 ’ agent nématophage est préalablement mis à fructifier surun milieu de culture pour le développement des conidiesavant d'être lyophilisé.
10. Procédé selon la revendication 9, dans lequel on intercale une feuille de papier cellophane entre î'agentnématophage mis à fructifier et le milieu de culture defaçon à ce que les éléments dudit agent nématophagecontenant les conidies soient recueillis en trempant ladite 10 feuille de cellophane dans un liquide.
11. Procédé selon la revendication 2, dans lequel « 1 ’ agent nématophage est incorporé directement dans la motte, le godet ou conteneur qui est utilisé pour livrerdes plants de pépinières ou de culture maraîchère.
12. Procédé selon l'une quelconque des revendications 2 à 11, dans lequel ledit agent nématophage est incorporédans le sol environ 15 jours avant la plantation.
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