Procédé et dispositifs de débourrage de noyaux de coulée de pièces de fonderie
L'invention concerne un procédé et des dispositifs de débourrage de noyaux de coulée de pièces de fonderie.
L'élimination des noyaux de coulée, sur des pièces de fonderie d'ar- 5 chitecture assez complexe, exige, très souvent, de recourir à un mar¬ teau pneumatique, permettant de soumettre la pièce à des chocs répé¬ tés, susceptibles de rompre l'adhérence du sable sur les parois.
A l'origine, ce travail s'effectuait en tenant le marteau pneumatique à 1 0 la main, en s'en remettant à la dextérité et au savoir-faire de l'opéra¬ teur ; il en résultait certaines disparités dans le résultat obtenu et la mise au rebut d'une proportion assez importante des pièces fîmes of¬ frant un débourrage incomplet
-1 5 En vue de rationaliser cette opération et de mettre l'opérateur à l'abri des nuisances qui en résultent : bruit, poussière, il a été envisagé de recourir à des dispositifs tels que ceux décrits dans le brevet français n° 2.311.617 et le brevet européen n° 0.144.031. Ces dispositifs sont constitués, essentiellement, d'un châssis, sur lequel se fixe une ou Q plusieurs pièces à débourrer ; le dit châssis étant soumis à des vibra¬ tions susceptibles de provoquer le décollage et le fractionnement des noyaux.
Pour accroître encore le rendement de ce dispositif, il a été prévu, 5 dans le brevet français 2.470.652, de disposer plusieurs châssis sur un carrousel polygonal, entraîné en rotation pas à pas devant un poste de chargement et un poste de déchargement diamétralement opposés.
Toutefois, force est de remarquer que les vibrations appliquées ainsi 0 régulièrement sur les pièces ne garantissent cependant pas un frac¬ tionnement suffisant du noyau, ni un décollage total de toutes les fractions de celui-ci.
Il résulte de cette situation une certaine réticence des concepteurs à recourir à des architectures complexes, susceptibles de contrarier cette opération de débourrage, alors que ce serait cependant très sou¬ haitable pour l'utilisation ultérieure de la pièce.
Ce problème revêt une importance particulière pour les culasses de moteur à combustion interne, dont les plus complexes s'avèrent très souvent impossible à débourrer entièrement, avec ce que cela sup¬ pose comme perturbation sur les chaînes de fabrication et comme re- noncement pour les concepteurs.
La présente invention a pour but de remédier à ces inconvénients. Cette invention, telle qu'elle se caractérise, résout le problème consistant à définir un procédé et à créer des dispositifs avec lesquels les noyaux puissent être non seulement fragmentés, mais aussi tota¬ lement désagrégés, tout en provoquant un effet d'érosion entraînant le décollage de toutes les particules de sable, avant évacuation totale par gravité en une seule et même phase, de préférence, sans reposi¬ tionnement de la pièce sur son support.
Le procédé selon l'invention se caractérise principalement par la suc¬ cession des opérations suivantes :
- application de chocs, à fréquence élevée, directement sur la pièce, alors que celle-ci est maintenue en appui contre un matelas pneu¬ matique pour obtenir le fractionnement du noyau,
- balancement de la pièce selon un mouvement alternatif pour obte¬ nir la désagrégation totale du noyau et un certain effet de sablage des parois internes de la pièce moulée,
- élimination du sable par gravité, au fur et à mesure de la désa¬ grégation du noyau.
Selon un mode d'application du procédé, le balancement alternatif résulte de la combinaison d'un mouvement longitudinal alternatif à un mouvement transversal alternatif.
Selon une première variante du mode d'application ci-dessus, le mouvement transversal alternatif est appliqué dans un plan parallèle à celui dans lequel le mouvement longitudinal est appliqué.
Selon une seconde variante du même mode d'application du procédé, le mouvement transversal alternatif est appliqué dans un plan per¬ pendiculaire à celui dans lequel le mouvement longitudinal est appli-
Selon une définition particulière du procédé, le balancement de la pièce s'effectue avec une amplitude et à une fréquence réglable res¬ pectivement de 0 à 10 cm et de 0 à 85 Hz.
Selon une autre définition particulière du procédé, le balancement de la pièce s'effectue en combinaison avec le rattrapage d'un jeu J, in¬ troduisant un effet d'inertie supplémentaire sur la masse sableuse.
Quels que soient le mode d'application et la définition du procédé, l'amplitude et la fréquence du balancement de la pièce varient, au cours du balancement, selon des règles déterminées en fonction de l'architecture interne de la pièce et de la dimension des cavités.
Selon une autre définition du procédé, la fréquence du balancement est irrégulière et aléatoire.
Un dispositif d'application du procédé de base selon l'invention se caractérise en ce que les chocs, à fréquence élevée, sont appliqués di¬ rectement sur la pièce par l'intermédiaire d'un marteau pneumatique, fixé sur un support solidaire d'un bâti, disposé de façon à venir frap- per directement la pièce par passage du marteau à travers un orifice ménagé, à cet effet, dans une plaque d'appui fixe, contre laquelle la pièce est maintenue par l'intermédiaire d'une plaque de serrage et d'un vérin à chambre, alimenté en basse pression, qui constitue le coussin d'air, en ce que le balancement de la pièce, qui s'effectue se- Ion un mouvement alternatif horizontal, est obtenu par l'intermé¬ diaire d'un récepteur, comportant la plaque d'appui, la plaque de ser¬ rage et le vérin de bridage, relié au bâti verticalement par quatre bielles et horizontalement par une bielle et un double excentrique, entraîné en rotation par l'intermédiaire d'un moto-réducteur, et en ce que l'élimination du sable par gravité s'obtient par le maintien en po¬ sition verticale de la pièce, par mise en butée de celle-ci contre une butée mécanique solidaire de la plaque d'appui.
Le récepteur est constitué, préférentiellement, de deux plaques laté- raies, en forme de col de cygne, reliées entre elles par la plaque d'ap¬ pui et par une plaque de liaison, supportant le vérin pneumatique à chambre prenant appui, d'une part, contre la plaque de liaison et contre la plaque de serrage montée par l'intermédiaire de coulisseaux sur quatre glissières reliant la plaque d'appui à la plaque de liaison, perpendiculairement à celles-ci.
Les bielles verticales sont reliées aux plaques latérales par l'inter¬ médiaire d'articulation élastiques.
La bielle horizontale est reliée à la plaque de liaison par l'intermé¬ diaire d'une chape.
Selon un autre mode de réalisation du dispositif selon l'invention ex¬ posé ci-dessus, le récepteur est équipé d'un boîtier porte-pièce, mon¬ té avec un certain jeu entre la plaque de liaison et la plaque d'appui, supporté par quatre biellettes verticales fixées contre la paroi interne 5 des plaques latérales par l'intermédiaire d'articulation élastique, ou directement sur le châssis par le même moyen.
Lorsqu'un jeu J doit être ménagé entre la plaque de serrage et la pièce, celui-ci est obtenu par le montage de manchons, de longueur
1 0 déterminée en fonction de l'épaisseur de la pièce, sur les glissières, entre la plaque d'appui et la plaque de serrage, ou par l'intermédiaire de deux vérins, montés en opposition, traversant la plaque de liaison, dont la tige de l'un est fixée à la chape et dont la tige de l'autre vient en appui contre la plaque de serrage pour contrôler le jeu J à ménager 5 entre la dite plaque de serrage et la pièce ; la dite plaque étant ensuite rendue solidaire de ses glissières par l'intermédiaire d'un système de blocage incorporé aux coulisseaux.
Selon un mode de réalisation préférentiel du premier dispositif selon o l'invention, deux récepteurs sont montés sur un même bâti, de part et d'autre d'un double excentrique unique, assurant, ainsi, le balance¬ ment simultané de deux pièces dans l'alignement de deux marteaux pneumatiques disposés à chacune des extrémités du bâti.
5 Selon la première variante d'application du procédé selon l'inven¬ tion, le mouvement alternatif transversal est obtenu par l'intermé¬ diaire d'un vilebrequin relié à une capsule porte-pièce par au moins une bielle en ce que ladite capsule porte-pièce est supportée par un bâti par l'intermédiaire de quatre biellettes s'articulant dans des o plans perpendiculaires au vilebrequin et en ce que la fréquence du ba¬ lancement alternatif est rendue irrégulière et aléatoire par variation correspondante de la vitesse de rotation du moteur d'entraînement du
vilebrequin.
Selon la seconde variante d'application du procédé selon l'invention, le mouvement alternatif transversal est obtenu dans un plan perpen- diculaire au mouvement longitudinal par l'intermédiaire d'un vile¬ brequin relié à la capsule porte-pièce par au moins un palier fixé sous cette dernière, et de ressorts, interposés verticalement entre la capsu¬ le porte-pièce et le bâti, et en ce que la fréquence du balancement al¬ ternatif est rendue irrégulière et aléatoire par variation correspon- dante de la vitesse de rotation du moteur d'entraînement du vilebre¬ quin.
Le vilebrequin est disposé dans le plan médian longitudinal de la cap¬ sule porte-pièce alors que les ressorts sont répartis en deux rangées disposées symétriquement par rapport au vilebrequin.
Selon un autre mode de réalisation de la première variante d'applica¬ tion du procédé selon l'invention, le mouvement longitudinal alter¬ natif et le mouvement transversal alternatif sont combinés dans un même mouvement assurant le balancement alternatif d'ensemble par l'intermédiaire de deux vilebrequins disposés verticalement entre un bâti et un support de capsule porte-pièce, et en ce que la fréquence du balancement alternatif est rendue irrégulière et aléatoire par varia¬ tion correspondante de la vitesse de rotation du moteur d'entraîne- ment des vilebrequins.
quels que soient les variantes d'application du procédé et leurs modes de réalisation, la variation de vitesse du moteur d'entraînement de l'excentrique ou du vilebrequin est obtenue par l'intermédiaire d'un variateur électronique piloté.
Les avantages obtenus, grâce à cette invention, consistent essentiel-
lement en ceci que des pièces creuses, d'architecture complexe, telles que des culasses de moteur à explosion, peuvent être réalisées par moulage, sans risque de difficulté d'élimination de la totalité du noyau, tout en améliorant l'état de surface des parois par effet de sa- blage, favorisant, ainsi, l'écoulement ultérieur des fluides liquides ou gazeux, destinés à circuler dans les cavités ménagées à l'intérieur de la pièce, selon une architecture même très complexe.
D'autres caractéristiques et avantages apparaîtront dans la descrip- tion qui va suivre d'un mode de réalisation de l'invention, destiné au débourrage de culasses de moteurs, donné à titre d'exemple non limi¬ tatif au regard des dessins annexés sur lesquels :
- la figure 1 représente une vue de face d'un dispositif à mouvement alternatif longitudinal, sans jeu longitu dinal, appliquant le procé¬ dé de base,
- la figure 2 représente une vue de dessus du dispositif selon la figure 1,
- la figure 3 représente une vue de face d'un dispositif avec jeu lon¬ gitudinal,
- la figure 4 représente une vue de dessus du dispositif selon la fi- gure 3,
- la figure 5 représente une vue de face d'une variante de réalisation du dispositif à mouvement alternatif longitudinal avec jeu longi¬ tudinal,
la figure 6 représente une vue de dessus du dispositif selon la fi¬ gure 5,
- la figure 7 représente une vue de face d'un mode de réalisation par¬ ticulier du dispositif à mouvement alternatif horizontal avec jeu longitudinal,
- la figure 8 représente une vue de dessus du dispositif selon la fi¬ gure 7,
- les figures 9, 10 et 11 représentent, respectivement, une vue de face, une vue de dessus et une vue de côté d'un dispositif à deux postes,
- la figure 12 représente une vue de face schématique du dispositif de débourrage selon un mode de réalisation correspondant à la pre¬ mière variante d'application du procédé,
- la figure 13 représente une vue de face schématique du dispositif de débourrage selon un mode de réalisation correspondant à la se¬ conde variante d'application du procédé,
- la figure 14 représente une vue de côté schématique en perspecti¬ ve, du dispositif de débourrage selon la première variante d'appli¬ cation du procédé selon l'invention, correspondant à un mode de réalisation particulier de celle-ci.
Les figures 1 et 2 représentent une pièce 1, montée sur un dispositif de fractionnement et d'évacuation du noyau de coulée de pièces de fonderie selon l'invention, comportant un marteau pneumatique 20 à marteau 21, fixé sur un support 3 solidaire d'un bâti 4 disposé de fa- çαn à venir frapper directement la pièce 1 par passage du marteau 21 à travers un orifice 401, ménagé, à cet effet, dans une plaque d'appui
fixe 40 à butée verticale 402, contre laquelle la pièce 1 est maintenue par l'intermédiaire d'une plaque de serrage 41 soumise à l'action d'un vérin à chambre 50, alimenté en basse pression , constituant un cous¬ sin d'air ; la dite plaque d'appui 40 et la dite plaque de serrage 41 font 5 partie d'un récepteur 60, relié au bâti 4 verticalement par quatre bielles 70 à articulation élastique 71 et horizontalement par une bielle 72 reliée, d'une part, à un double excentrique 80 entraîné par un moto-réducteur à vitesse variable 81 et, d'autre part, par l'intermé¬ diaire d'une chape 431 à une plaque de liaison 43 supportant le vérin à o chambre 50, reliant transversalement, en combinaison avec la plaque d'appui 40, deux plaques latérales en forme de col de cygne 61, 62 ; la plaque de serrage 41 est montée, par l'intermédiaire de coulisseaux 411, sur quatre glissières 412 reliant la plaque d'appui 40 à la plaque de liaison 43. 5
Les figures 3 et 4 représentent une pièce montée avec un jeu J sur un dispositif de fractionnement et d'évacuation du noyau de coulée, qui ne diffère de celui représenté sur les figures 1 et 2 que par la présence de manchon 413, formant butée, sur les glissières 412, entre la plaque Q d'appui 40 et la plaque de serrage 41.
En examinant plus en détail les figures 1 et 2, on remarque que, sous réserve que la longueur utile de la bielle 72 ait été préalablement ré¬ glée afin d'obtenir un écartement nécessaire et suffisant entre la pla- 5 que d'appui 40 et la plaque de serrage 41, pour une longueur à vide dé¬ terminée du vérin à chambre 50, les pièces 1 peuvent être directement introduites par le dessus, ou, éventuellement, latéralement, dans l'espace ainsi ménagé entre les deux plaques 40, 41, étant entendu que la butée 402 existant sur la plaque d'appui 40 limite la pénétra- o tion de la pièce 1 dans cet espace, sans qu'il soit nécessaire de recou¬ rir à aucun système de blocage. A noter que sur certaines pièces de forme plane, le serrage des pièces peut s'effectuer directement, sans
interposition de la plaque de serrage 41.
Le récepteur 60 étant alors amené en fin de course vers le marteau pneumatique 20, par action contrôlée sur le double excentrique 80 5 par l'intermédiaire du moto-réducteur 81 , l'opération peut alors com¬ mencer, puisque le marteau 21 du marteau pneumatique 20 peut frap¬ per directement sur la pièce, en passant par l'orifice 401 prévu à cet effet. Ces actions de martelage, à fréquence élevée, sur l'ensemble résonnant, constitué de la pièce 1 avec sa plaque de serrage 41 et du 1 o vérin à chambre 50 à basse pression, provoquent, au voisinage de la fréquence propre de résonance du système, un fractionnement et un décollage du noyau. Ce phénomène de résonance peut être contrôlé par action sur la pression de gonflage du vérin à chambre 50 et sur la fréquence du martelage. 5
Cette opération étant terminée, la désagrégation complète des mor¬ ceaux de noyau peut alors être entreprise, par mise en oeuvre du ba¬ lancement par va-et-vient de la pièce 1 par action sur le récepteur 60 supporté par les bielles verticales 70, par mise en marche continue du o moto-réducteur 81 entraînant le double excentrique 80 qui communi¬ que, au dit récepteur 60, un mouvement horizontal alternatif, de course et de fréquence déterminées par l'intermédiaire de la bielle 72 et de la chape 431 fixée perpendiculairement à la plaque de liaison 43. Les morceaux de noyau, résultant de la fragmentation produite 5 lors de l'opération précédente, subissant des effets d'inertie, qui pro¬ voquent, par entrechoquement, leur désagrégation progressive ; opé¬ ration qui entraîne une certaine érosion des aspérités qui peuvent subsister dans les cavités inaccessibles et un décollement complet des particules sableuses les plus adhérentes, par un effet de "sablage" o bien connu en mécanique.
Sous réserve que la pièce 1 soit présentée en conséquence sur le ré-
cepteur, le sable résultant de la désagrégation du noyau s'écoule par gravité entre les plaques latérales 61, 62 du dit récepteur et les longe¬ rons du bâti 4. Ce sable peut être évacué au fur et à mesure par une bande transporteuse. La fréquence du balancement et son amplitude 5 pourront, respectivement, être réglées, par action sur un régulateur de vitesse et par action sur le double excentrique.
Dans certains cas, l'action de désagrégation des fragments de noyau pourra être encore accrue, par ménagement d'un jeu J entre la plaque o dite de serrage 41 et la pièce 1, par adjonction de manchon 413 de lon¬ gueur appropriée sur les glissières 412 (figures 3 et 4) , ou, comme re¬ présenté sur les figures 5 et 6, par l'intermédiaire de deux vérins 55 et 56, montés en opposition et traversant la plaque de liaison 43, dont la tige 551 de l'un est reliée à la chape 431 et dont la tige 561 de l'autre 5 vient en appui contre la plaque de serrage 41, ou directement contre la pièce 1, pour assurer, à celle-ci, un jeu J contrôlé dans le plan hori¬ zontal ; la plaque de serrage 41 étant ensuite solidarisée à ses glis¬ sières par l'intermédiaire de dispositifs de blocage, incorporés aux coulisseaux 411. Ainsi, le vérin 55 assure l'approche de la plaque de o serrage en fonction de l'épaisseur de la pièce et le vérin 56 assure uni¬ quement le jeu J. cette disposition, qui correspond aux figures 3 à 6, permet d'accroître, encore, l'effet d'inertie et, par conséquent, l'en- trechoquement entre les morceaux de noyau; elle facilite, aussi, l'évacuation du sable, lorsqu'on a affaire à des pièces à architecture 5 interne assez complexe.
Selon le mode de réalisation particulier de l'invention, représenté sur les figures 7 et 8, la pièce 1 se fixe dans le récepteur 60 par l'intermé¬ diaire d'un boîtier 90, monté avec jeu entre la plaque de liaison 43 et la plaque d'appui 40, rendu solidaire des plaques latérales 61 et 62 du récepteur, ou du châssis (comme représenté sur les figures), par l'in¬ termédiaire de quatre biellettes verticales 73 fixées par l'intermé-
diaire d'articulation élastique 71. La pièce est bloquée contre l'un des petits côtés 91 du boîtier, situé vers le marteau pneumatique 20, par l'intermédiaire d'un vérin à chambre 50 prenant appui contre le petit côté opposé 92 du dit boîtier 90, avec interposition, ou non, d'une 5 plaque de serrage 41. Il est possible, ainsi, d'obtenir un balancement combiné de la pièce 1 par l'intermédiaire du récepteur 60 et du boîtier 90, en accompagnant celui-ci de chocs dûs au jeu ménagé entre le boî¬ tier et les plaques de liaison 43 et d'appui 40.
o On comprend qu'il soit intéressant de combiner deux dispositifs, afin qu'ils utilisent, en commun, le double excentrique et son moteur d'en¬ traînement, comme représenté sur les figures 9, 10 et 11.
Les figures 12 à 14 représentent un bâti 1000,190 supportant une cap- suie porte-pièce 200 ou un support de capsule 100 par l'intermédiaire de biellettes 500, de ressorts 700 ou de vilebrequins 180, actionnés respectivement par un vilebrequin 300, une ou plusieurs bielles 400 et un moteur d'entraînement 600.
En examinant plus particulièrement la figure 12, on remarque que la capsule porte-pièce 200 est reliée au châssis 1000 par l'intermédiaire de biellettes 500, qui peuvent être communes avec celles permettant le balancement longitudinal, sous réserve que leurs articulations soient conçues en conséquence (genouillères ou double axe d'articu- lation) ; le balancement latéral étant assuré par la bielle 400, animée d'un mouvement alternatif par l'intermédiaire du vilebrequin 300. Il est évident, pour l'homme de métier, que la fréquence du balancemnt alternatif ainsi créée et entretenue par le moteur 600, pourra être ren¬ due aléatoire par simple variation aléatoire de la vitesse de rotation dudit moteur 600 ; ce qui peut être aisément obtenu par l'intermédiai¬ re d'un variateur électronique, dont le pilotage est assuré en consé¬ quence.
En se reportant à la figure 13, on remarque que, dans ce mode de réali¬ sation, la capsule porte-pièce 200 est reliée au bâti 1000 par l'in¬ termédiaire du vilebrequin 300, en prise directe, sur le dessous de la¬ dite capsule 200, et de deux rangées de ressorts 700, disposées de chaque côté du vilebrequin et assurant le rappel en position verticale de la capsule 200, tout en créant, avec celle-ci, un système vibrant, qui, combiné à une variation aléatoire de la vitesse de rotation du vi¬ lebrequin, obtenue comme indiqué à l'exemple ci-dessus, générera et entretiendra un balancement alternatif aléatoire de ladite capsule porte-pièce 200. Dans ce mode de réalisation, le balancement longi¬ tudinal peut être obtenu par coulissement alternatif du palier 201, re¬ liant la capsule porte-pièce 200 au vilebrequin 300, sur le maneton dudit vilebrequin, sous réserve que la longueur de celui-ci soit prédé¬ terminée en conséquence pour offrir une liberté de coulissemeβtsuffi- santé.
En examinant maintenant la figure 3, on remarque que, dans ce mode de réalisation, le balancement longitudinal et le balancement trans¬ versal du -aipport 100 sont combinés dans le déplacement circulaire du maneton 181 des vilebrequins 180 par rapport à l'arbre d'entraîne¬ ment 182 de ces derniers. Le balancement ainsi obtenu peut être ren¬ du irrégulier et aléatoire, dans ce cas aussi, par variation de la vitesse de rotation du moteur d'entraînement des vilebrequins, utilisant le moyen déjà évoqué dans les autres exemples.
Il faut souligner que, dans les exemples représentés aux figures 12 et 13, la fréquence du balancement longitudinal peut être rendue, elle aussi, aléatoire par variation aléatoire de la vitesse de rotation du moteur affecté à cette fonction.
Le procédé et le dispositif, selon l'invention, concernent, principale-
ment, le débourrage des culasses de moteur à combustion interne, mais rien ne s'oppose à leur utilisation pour l'élimination du noyau d'autres pièces de fonderie présentant la même complexité interne, sous réserve d'adaptations mineures.