Siège à roulettes comportant des poignées de manutention.
La présente invention concerne un siège à roulette comportant des poignées de manutention.
On connaît de tels sièges, notamment des fauteuils mobiles utilisés en milieu hospitalier. Généralement, les poignées sont soit des barres transversales situées approximativement au niveau du dossier et derrière celui- ci, soit des poignées latérales, de forme générale tubulaire, situées de chaque côté du dossier, et s ' étendant vers l'arrière sensiblement perpendiculairement au plan général du dossier.
La conception actuelle des poignées contribue au développement des troubles musculo-squelettiques chez le personnel soignant qui manipule ces fauteuils, du fait que ces poignées sont souvent mal placées ou mal adaptées à une utilisation dans diverses positions et par des personnes de morphologies différentes.
Ainsi, par exemple, les poignées latérales sont souvent placées trop bas, ce qui conduit une personne de taille moyenne à ne pas pouvoir utiliser correctement le poids de son corps pour pousser le patient assis dans le fauteuil. En effet, cette personne est obligée d'exercer une force au niveau des poignets pour déplacer le fauteuil. Les poignées étant trop basses, l'effort exercé est partiellement dirigé vers le bas, ce qui s'oppose au déplacement. Il en résulte des contraintes physiologiques qui sont encore accentuées par la flexion latérale articulaire forcée des poignets, due à la forme mal adaptée des poignées .
Des problèmes similaires se posent avec des fauteuils équipés de barres de poussée transversale.
De plus, la sensation de toucher sur des poignées ou barres, souvent de trop petit diamètre ou trop courtes, n'est généralement pas appréciée, car provoquant un certain inconfort .
Par ailleurs, la réalisation de poignées sous les formes connues est généralement liée à la conception générale du siège, qui est réalisé à partir d'éléments de tubes assemblés , formant une armature apparente au moins partiellement, facilitant donc la réalisation des poignées sous les formes indiquées ci-dessus. Pour des sièges de conception générale plus esthétique, l'adaptation de telles poignées irait à 1 ' encontre de l'aspect esthétique recherché, et poserait par ailleurs des problèmes certains de fixation, dés lors que l'armature de tels sièges n'est plus directement apparente.
La présente invention a pour but de résoudre ces problèmes, et vise particulièrement à fournir un système de poignées fonctionnelles, ergonomiques, esthétiques et confortables pour les personnes ayant à manipuler les fauteuils mobiles.
Avec ces objectifs en vue, l'invention a pour objet un siège mobile à roulettes comportant des poignées de manutention reliées au dossier sur les côtés, caractérisé en ce que les dites poignées sont fixées sur le dossier à un niveau moyen du coude de l'utilisateur, et ont une forme générale de coque arrondie dépassant à l'arrière du dossier, et déterminant une forme en creux constituant avec la face arrière du dossier un logement s 'ouvrant latéralement vers l'extérieur, le logement étant de dimension suffisante pour y loger les doigts, la surface extérieure de la poignée étant arrondie dans toutes les directions, et la zone de bord reliant la surface intérieure à la surface extérieure comportant un bourrelet s 'étendant sur ledit dit bord et vers le dossier.
Les poignées selon l'invention répondent à des
objectifs ergonomiques, fonctionnels, d'hygiène et d'esthétisme.
La prise manuelle des poignées permet une sollicitation normale de l'articulation du poignet, respectant les angles de confort et évitant ainsi toutes contraintes articulaires.
Les poignées selon l'invention facilitent l'utilisation du fauteuil quelle que soit la morphologie de l'utilisateur, à savoir : - bonne prise de main
- poussée et traction facilitées, prise de main facilitée quelle que soit la position de l'utilisateur par rapport au fauteuil (côté, devant, arrière) , pour une mobilisation du fauteuil (déplacement latéral, pivotement, etc.) prise de main facilitée quelle que soit la position du dossier du fauteuil (droit, incliné, fortement incliné, couché, etc.), pour une mobilisation du fauteuil (déplacement latéral, pivotement, etc) efficace et sans contraintes.
La forme et la disposition des poignées répondent à des principes physiologiques selon lesquels les angles de confort de l'articulation du poignet sont respectés, en évitant une extension, une inclinaison ou une flexion forcée, et en évitant d'exercer sur le poignet une force contraire au sens de déplacement du fauteuil .
Pour cela, la main se positionne en pronosupination avec une légère extension du poignet pour offrir un axe de poussée dans le prolongement de l'avant-bras. La paume de la main prend correctement appui sur la surface extérieure de la poignée prévue à cet effet, et cela quelle que soit la taille de la main. Aussi, l'épaisseur de la poignée est calculée pour une prise efficace et un confort optimum.
La poignée est large pour permettre un appui de la
paume de la main. La prise est favorisée par une forme spécifique, lisse, bombée, creuse à l'intérieur pour faciliter la prise et le placement des doigts. Quel que soit l'endroit de la poignée où les mains vont être positionnées, la poussée ou la manipulation du fauteuil pourra se faire sans contrainte articulaire.
Le creux et le bourrelet de bord, relativement épais, des poignées permet de positionner les doigts pour crocheter la poignée et exercer correctement une traction ou un effet de ralentissement du fauteuil, en descente par exemple.
Les poignées sont préférentiellement moulées d'une seule pièce.
Les poignées sont encastrées dans la coque constituant la face arrière du dossier, par un système de fixation non apparent une fois que la dite coque est montée.
D'autres caractéristiques et avantages apparaîtront dans la description qui va être faite d'un fauteuil conforme à l'invention.
On se reportera aux dessins annexés dans lesquels :
- la figure 1 est une vue de côté montrant le fauteuil dans son ensemble,
- la figure 2 est une vue en perspective de trois quarts arrière du fauteuil, sur laquelle la poignée gauche a été enlevée,
- la figure 3 est une vue en perspective de trois quarts avant de l'armature seulement du fauteuil,
- la figure 4 est une vue en perspective d'une poignée de manipulation du fauteuil,
- la figure 5 est une vue en coupe de la poignée,
- la figure 6 est une vue de dessus de la poignée, c'est à dire vue de l'arrière du dossier quand ce dernier est en position sensiblement verticale,
- la figure 7 est une vue de dessous de la poignée
- la figure 8 est une vue de côté de la poignée, la figure 9 est une vue en perspective de l'armature du dossier du siège,
- la figure 10 est une vue en perspective de la coque arrière constituant le revêtement arrière du dossier du dossier,
- la figure 11 est une vue en coupe de la dite coque de dossier.
La figure 1 est une vue d'ensemble du fauteuil, qui comporte une assise 1 montée sur des roues 11, et un dossier 2, classiquement articulé par rapport à l'assise.
Le dossier comporte une armature 21, par exemple en tube métallique cintré (voir figure 9). Dans sa partie supérieure, une tôle de renfort 22 est soudée par ses bords latéraux sur l'armature 21. Cette tôle de renfort comporte une découpe centrale 23 de forme générale rectangulaire comportant sur ses deux bords latéraux des replis 24 orientés vers l'arrière. Elle comporte aussi deux replis de rigidification 26, inférieur et supérieur.
L'armature 21 est recouverte par l'arrière par une coque 3 en matière plastique, légèrement bombée, moulée d'une pièce, dont le contour correspond à celui de l'armature 21. La coque 3 comporte de plus une découpe inférieure 32 à l'emplacement du système 12 de réglage de l'inclinaison du dossier par rapport à l'assise. Le bord inférieur de la coque est conformé en forme de crochet 33 ou de gouttière, comme on le voit bien figure 11, de dimension adaptée pour venir s'emboîter sur le tube inférieur de l'armature de dossier.
Deux emplacements 31 en creux sont prévus dans la coque 3, de chaque côté, pour recevoir les poignées 4. Sur la figure 2 on a représenté le siège avec la poignée droite en place et la poignée gauche enlevée pour montrer
la forme 31 de la coque 3 destinée à recevoir la poignée 4.
Des découpes 25 en forme de demi-disque sont également ménagées de chaque côté dans la tôle de renfort 22, jouxtant l'armature 21, pour recevoir les emplacements en creux de la coque 3. Plusieurs encoches 27 sont par ailleurs prévues vers le bord de chaque découpe 25, pour la fixation des poignées 4, comme on le verra par la suite. Une poignée 4 est représentée sous différents angles de vue aux figures 4 à 8. Typiquement elle a une forme de coque arrondie, présentant une ouverture 41 de forme générale en demi-cercle, demi-ovale ou demi- ellipse, bordée par un bourrelet 42, qui ménage une forme en creux 43 adaptée pour y loger les doigts. Sa face inférieure 44, c'est-à-dire la face qui est placée en appui contre une surface plane demi-annulaire 35 des logements 31, comporte plusieurs inserts 46, trois dans l'exemple présenté, surmoulés dans la poignée et adaptés pour recevoir des goujons de fixation 47 muni d'un écrou 48, comme on le voit figure 5.
Pour le montage, on place d'abord les poignées 4 sur la coque 3, les goujons 47 étant insérés dans des trous 37 réalisés à cet effet dans la face d'appui 35 des emplacements 31 de poignées. Les écrous 48 sont mis en place sur les goujons, avec un jeu prédéterminé. Puis l'ensemble est présenté contre l'armature 21 de sorte que les écrous 48 passent dans les orifices 28, de diamètre suffisant, des encoches 27, le fond des emplacements en creux 31 passant dans les découpes 25 de la tôle de renfort 22. Dans cette position, la coque arrière 3 du dossier est alors appliquée légèrement en pression contre l'armature 21. On la fait alors glisser vers le bas de manière que les goujons 47 glissent dans les parties 29 de largeur réduite des encoches 27, les écrous étant
situés de l'autre côté de la tôle 22. La partie semi annulaire 35 de la coque est alors maintenue serrée entre la poignée et la tôle 22. La coque 3 et les poignées sont ainsi maintenues fermement sur l'armature 21 du dossier. La partie en crochet 33 du bas de la coque 3 est alors insérée sur le tube inférieur de l'armature, ce qui empêche la coque de remonter. Elle y est maintenue par coincement élastique, et/ou par un rivetage de la partie en crochet sur ledit tube inférieur. On notera que les poignées sont aussi conformées de manière à présenter une surface périphérique 49 de forme adaptée à la courbure de la face arrière de la coque 3 pour venir s'appliquer contre le bord 38 de la dite coque jouxtant les emplacements 31 des poignées, de sorte que la jonction entre la surface extérieure 45 des poignées et la surface arrière de la coque 3 se fasse en continuité, pour compléter l'aspect esthétique.
L'invention n'est pas limitée au mode de réalisation qui a été décrit ci-dessus, en particulier pour ce qui concerne les moyens de fixation des poignées . On pourra par exemple remplacer les goujons et écrous par des vis ou organes de fixation similaires.