MATERIAU COMPOSITE STRATIFIE REFLECHISSANT ET GENERANT DE
L'ENERGIE PAR EFFET TRIBOELECTRIQUE
La présente invention concerne un matériau composite stratifié réfléchissant et générant de l'énergie par effet triboélectrigue, sa fabrication, son utilisation pour fabriquer un article destiné à revêtir au moins partiellement un corps humain ou animal ainsi qu'un matériau à base d'une matrice polymère thermoplastique ou thermodurcissable en l'état de film ou d'enduction contenant des particules d'aluminium sur un support couche extérieure .
Il est connu d'après la demande internationale n° WO 99/49746 un article chaussant ou vestimentaire comprenant une couche extérieure assurant une isolation, une zone intermédiaire constituée d'une lame d'air et une couche intérieure formant doublure. La couche extérieure est composée d'une armature textile renforçant un film d'aluminium appliqué côté intérieur sur cette armature et la couche intérieure est composée d'une armature de maille ou molleton en matière textile à effet triboélectrique. Les couches intérieure et extérieure sont reliées périphériquement de sorte à permettre un mouvement relatif et un frottement entre ces couches qui génère de la chaleur.
L'article ainsi préparé présente l'inconvénient majeur d'être bruyant du fait du froissement du film d'aluminium. En outre, il n'est pas respirant et ne permet pas de réguler les excès de transpiration, sauf lorsqu'il est pourvu d'orifices destinés à laisser passer l'air entre la couche intérieur et la couche extérieure. Mais dans ce cas, il devient perméable au vent et à la pluie.
L'invention a donc pour but de proposer un matériau
composite stratifié qui permette de fabriquer un article destiné à revêtir au moins partiellement un corps humain ou animal, qui génère de l'énergie par effet triboélectrique et la réfléchit, qui ne soit pas bruyant et qui soit de préférence perméable à la vapeur d ' eau .
Ainsi, selon l'invention, le matériau composite stratifié comprend:
- une couche extérieure,
- une couche intermédiaire, - une couche intérieure, la couche intermédiaire recouvrant la couche extérieure et étant reliée périphériquement à la couche intérieure et la couche intérieure étant apte à produire un effet triboélectrique par frottement sur la couche intermédiaire et micro-décollement par rapport à cette dernière, et ce matériau se caractérise en ce que la couche intermédiaire contient des particules réfléchissant et générant de la chaleur par effet triboélectrique.
Un autre objet de l'invention est un stratifié comprenant la couche intérieure et la couche intermédiaire .
L'invention a également pour objet un procédé de préparation du matériau composite stratifié, l'utilisation d'un tel matériau composite stratifié pour fabriquer un article destiné à revêtir au moins partiellement un corps humain ou animal, ainsi qu'un tel article.
L'invention a aussi pour objet un matériau à base d'uréthane ether-ester comprenant des particules en aluminium ou alliage d'aluminium et un procédé pour préparer ce matériau, ce procédé comprenant une étape dans laquelle on introduit dans une solution d'uréthane ether-ester, un système de réticulation basé sur des isocyanates et des particules d'aluminium ou d'alliage d'aluminium, et le cas échéant, une étape dans laquelle on donne
au produit ainsi obtenu la forme d'un film non microporeux hydrophile perméable à la vapeur d'eau.
Selon un mode de réalisation avantageux de l'invention, au moins les couches extérieure et intermédiaire du matériau composite stratifié sont perméables à la vapeur d'eau, imperméables à l'air et à l'eau liquide.
Selon un autre mode de réalisation avantageux de l'invention, la couche extérieure possède sur sa partie externe un revêtement à base de polymère thermoplastique ou thermodurcissable non microporeux ou microporeux, appliqué par collage, par enduction transfert ou par enduction directe.
D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront à la lecture de l'exposé qui suit et qui est donné en référence aux dessins dans lesquels:
- la figure 1 est une vue de détail faisant apparaître les différentes couches constituant le matériau composite stratifié selon l'invention et
- la figure 2 est une vue en coupe transversale du matériau composite stratifié selon l'invention.
EXPOSÉ DÉTAILLÉ DE L'INVENTION Selon l'invention, le matériau composite comprend au moins trois couches, à savoir:
- une couche extérieure,
- une couche intermédiaire qui peut avoir été appliquée par enduction sur la couche extérieure ou qui est constituée d'un film collé sur la couche extérieure; et
- une couche intérieure.
Couche extérieure
La couche extérieure peut être constituée d'une matière naturelle ou synthétique. De préférence, elle est composée d'une
armature ou support textile très résistant aux frottements, à l'usure et aux déchirements.
La matière constituant la couche extérieure peut être un textile, un tissé ou une maille, un non tissé, un cuir naturel ou synthétique ou encore un textile enduit ou un non tissé enduit.
Comme matière pouvant servir pour la couche extérieure on peut citer les acryliques, le caoutchouc naturel, le cuir, chanvre, coton, jute, laine, lin, ramie, soie, les triacetates, la viscose, chlorofibre, élasthanne, polyamides, polyesters, polypropylènes, métaux, verre, aramide, fibres modacryliques, polyéthylène ainsi que le mélange de deux ou plusieurs matières précitées. Ces matières premières peuvent posséder un revêtement extérieur appliqué par enduction ou par collage.
Comme revêtement extérieur, on peut également citer les polymères non microporeux ou microporeux, appliqués par enduction directe sur la matière ou par enduction transfert sur un papier siliconé, comme les polymères de type thermoplastique ou thermodurcissable .
Comme revêtement extérieur, on peut aussi citer les revêtements appliqués par collage sur ces matières premières comme les films microporeux, non microporeux à base de polymères thermoplastiques ou thermodurcissables .
De préférence, on applique un traitement hydrophobe et oléophobe sur la couche extérieure pour apporter un effet déperlant et anti-salissures.
Couche intermédiaire
Selon l'invention, la couche intermédiaire recouvre la couche extérieure du côté intérieur de celle-ci. La couche extérieure sert généralement de support et de
renforcement à la couche intermédiaire.
La couche intermédiaire est fixée ou unie du côté intérieur de la couche extérieure par tout moyen approprié, par exemple par enduction directe de polymère thermoplastique ou thermodurcissable sur le côté intérieur de la couche extérieure, ou par exemple par enduction transfert de polymère thermoplastique ou thermodurcissable sur un support siliconé puis assemblage de cette enduction transfert avec le côté intérieur de la couche extérieure, ou par exemple par collage ou thermosoudage ou tout autre système permettant d'assembler la couche intermédiaire sur le côté intérieur de la couche extérieure.
L'application par enduction directe de la couche intermédiaire sur le côté intérieur de la couche extérieure se fait à l'aide d'une ligne d' enduction par raclage en l'air, racle sur cylindre, cylindre perforé, foulard, cylindre lécheur, cylindre mill points ou tout autre système permettant d'apporter une enduction sur le côté intérieur de la couche extérieure. L'application par enduction transfert de la couche intermédiaire sur le côté intérieur de la couche extérieure se fait à l'aide d'une ligne d' enduction transfert. L' enduction est déposée par raclage en l'air, racle sur cylindre, cylindre perforé sur un support pouvant être de différente nature, par exemple du papier ou du polymère thermoplastique ou thermodurcissable. Ces supports possèdent de préférence un traitement de surface qui permet de séparer 1 ' enduction du support .
Après application de l' enduction sur le support papier ou polymère thermoplastique ou thermodurcissable avec un traitement de surface, on assemble la partie intérieure de la couche extérieure avec l' enduction, par exemple en appliquant cette dernière directement dans l' enduction encore liquide, puis le tout est séché et polymérisé pour optimiser l'adhérence entre la couche extérieure et la couche intermédiaire, ou par exemple en appliquant sur l' enduction sèche ou liquide, un matériau par
raclage en l'air, racle sur cylindre, cylindre perforé, ensuite, dans ledit matériau est appliqué du côté intérieur de la couche extérieure et le tout est séché polymérisé ou polymérisé. L'assemblage de la couche extérieure avec la couche intermédiaire peut également être réalisé par tout autre moyen approprié.
L'application par collage ou thermosoudage ou tout autre système, de la couche intermédiaire sur la partie intérieure de la couche extérieure peut se faire par exemple par contrecollage avec un système polymère microporeux ou non microporeux que l'on applique sur la partie intérieure de la couche extérieure avec une ligne d' enduction par raclage en l'air, racle sur cylindre, cylindre perforé, cylindre mille points. Selon ce procédé, la fixation desdites couches intermédiaire et extérieure se fait par voie humide en appliquant la couche intermédiaire directement sur la couche extérieure déjà enduite avec un système polymère microporeux ou non microporeux encore liquide avec un séchage et une polymérisation du système polymère microporeux ou non microporeux ou par exemple par voie sèche, en appliquant un système polymère microporeux ou non microporeux liquide sur la partie intérieure de la couche extérieure, ensuite, en séchant, en fixant la couche intermédiaire sur la partie intérieure de la couche extérieure et en polymérisant l'assemblage couche intermédiaire et couche extérieure.
Un autre procédé pour la fixation des dites couches intermédiaire et extérieure peut être réalisé par exemple par application de points de polymères sur la surface intérieure de la couche extérieure puis application de la couche intermédiaire sur ces points de polymère. La polymérisation de ces points de polymère se fait avec l'humidité contenue dans l'air, ou par exemple par pulvérisation de polymère sur la surface intérieure de la couche extérieure et application de la partie intermédiaire sur le polymère pulvérisé avec séchage et polymérisation de polymère pulvérisé, ou par exemple par saupoudrage de polymère
thermoplastique sur la partie intérieure de la couche extérieure. Ensuite, avec un apport de chaleur important, le polymère thermoplastique arrive à son point de fusion et on applique la couche intermédiaire dans cette poudre de polymère en fusion et la fixation se fait après refroidissement .
Un autre procédé pour la fixation des dites couches intermédiaire et extérieure peut être réalisé par exemple par application d'une feuille ou d'un filet de polymère thermoplastique sur la partie intérieure de la couche extérieure. Ensuite, avec un apport de chaleur important, la feuille ou le filet de polymère thermoplastique arrive à son point de fusion et on applique la couche intermédiaire sur ce film ou filet de polymère en fusion et la fixation se fait après refroidissement, ou par exemple par tout autre moyen de fixation de la couche intermédiaire sur la partie intérieure de la couche extérieure.
La fixation peut aussi se faire par enduction directe de la couche intermédiaire sur la partie intérieure de la couche extérieure, par enduction transfert de la couche intermédiaire sur la partie intérieure de la couche extérieure ou par contrecollage ou thermosoudage de la couche intermédiaire sur la partie intérieure de la couche extérieure.
La fixation peut encore être réalisée sous forme d'une enduction directe de la couche intermédiaire en solution dans un solvant organique ou en dispersion aqueuse sur la partie intérieure de la couche extérieure, ou par exemple d'une enduction transfert de la couche intermédiaire en solution ou en dispersion aqueuse sur la partie intérieure de la couche extérieure, ou par exemple d'un film microporeux perméable à la vapeur ou d'un film non microporeux hydrophile perméable à la vapeur d'eau ou hydrophobe non perméable à la vapeur d'eau.
La couche intermédiaire contient des particules
réfléchissant et générant de l'énergie par effet triboélectrique. Généralement, elle comprend une matrice renfermant des particules de matières réfléchissant et générant de l'énergie.
Ces particules peuvent être incorporées dans la matrice par tout procédé approprié connu de l'homme du métier.
La matière constituant la matrice peut être choisie dans le groupe constitué par des polymères thermoplastiques ou thermodurcissables du type uréthane-éther ou uréthane-ester, polyester, polyoléfine, copolyéther, élastomères fluorés, élastomère siliconé, copolymères séquences, acryliques, élastomères chlorés, éthylvinylacétate, polyvinylacétates, latex naturel et latex synthétique. Ces matières peuvent être mises en œuvre en solution dans un solvant aqueux ou organique, en dispersion aqueuse ou organique.
Les particules réfléchissantes et générant de l'énergie sont constituées d'une matière qui peut être choisie parmi le carbone, l'aluminium, l'argent, le zinc, le cuivre, l'or, le platine, la céramique et les mélanges ou alliages de ces composés.
La proportion des particules dans la couche intermédiaire peut être comprise entre 5% et 50% et de préférence entre 5% et 20% du poids total de la couche intermédiaire.
De préférence, ce sont des particules d'aluminium ou d'un alliage d'aluminium. Ainsi, d'une part l'aluminium permet une parfaite isolation du milieu extérieur et réfléchit la chaleur du corps et, d'autre part, il accentue le phénomène de triboélectricité .
Les particules ont une taille généralement comprise entre 5 μm et 50 μm et préférablement entre 10 μm et 25 μm.
La couche intermédiaire peut se présenter sous la forme d'un film aluminisé microporeux perméable à la vapeur d'eau ou d'un film aluminisé non microporeux hydrophile perméable à la vapeur d'eau ou d'un film non microporeux hydrophobe non perméable à la
vapeur d'eau, ou par exemple sous la forme d'une enduction directe aluminisée sur la partie intérieure de la couche extérieure, ou d'une enduction transfert aluminisée fixée sur la partie intérieure de la couche extérieure.
Selon un mode de réalisation préféré de l'invention, la couche intermédiaire est constituée d'un matériau comprenant une matrice à base d'uréthane ether-ester renfermant des particules d'aluminium ou en alliage d'aluminium. La teneur de ce matériau en uréthane ether-ester peut être comprise entre 50% et 95%.
Ce matériau contient généralement de 5 à 50% et préférablement de 5 à 20% de particules d'aluminium par rapport au poids total du matériau.
Dans ce matériau, les particules d'aluminium ont une taille généralement comprise entre 5 et 50 μm et préférablement entre 10 et 25 μm.
Ce matériau pour couche intermédiaire se présente avantageusement sous la forme d'un film non microporeux hydrophile perméable à la vapeur d'eau.
Il peut être préparé par exemple selon un procédé comprenant une étape dans laquelle on introduit dans un uréthane ether- ester, un système de polymérisation, des particules d'aluminium et le cas échéant, une étape dans laquelle on donne au produit ainsi obtenu la forme d'un film microporeux perméable à la vapeur d'eau ou d'un film non microporeux hydrophile perméable à la vapeur d'eau ou d'un film non microporeux hydrophobe non perméable à la vapeur d'eau.
Ce matériau pour couche intermédiaire peut aussi être préparé selon un procédé comprenant une étape dans laquelle on introduit dans un uréthane ether-ester avec son système de polymérisation, des particules d'aluminium, et le cas échéant une étape dans laquelle on donne au produit ainsi obtenu la forme
d'une enduction directe microporeuse hydrophile perméable à la vapeur d'eau, ou d'une enduction directe non microporeuse hydrophile perméable à la vapeur d'eau ou d'une enduction non microporeuse hydrophobe non perméable à la vapeur d'eau, sur la face intérieure de la couche extérieure
Le matériau utilisé pour fabriquer la couche intermédiaire peut également être préparé selon un procédé comprenant une étape dans laquelle on introduit dans un uréthane ether-ester avec son système de polymérisation, des particules d'aluminium et le cas échéant, une étape dans laquelle on donne au produit ainsi obtenu la forme d'une enduction transfert microporeuse hydrophile perméable à la vapeur d'eau ou d'une enduction transfert non microporeuse hydrophile perméable à la vapeur d'eau ou d'une enduction transfert non microporeuse hydrophobe non perméable à la vapeur d'eau fixée sur la face intérieure de la couche extérieure à l'aide d'un polymère thermoplastique ou thermodurcissable ou par application de la face intérieure de la couche extérieure dans l' enduction transfert liquide.
A titre d'exemple, la couche intermédiaire qui se présente par exemple sous forme de film non microporeux hydrophile perméable à la vapeur d'eau, se compose d'un uréthane ether-ester en solution dans un solvant, d'un système de réticulation basé sur des isocyanates, de particules d'aluminium sous forme de pâte ou de poudre que l'on enduit par raclage sur cylindre sur un papier transfert à l'aide d'une machine d' enduction que l'on fait transiter au travers de compartiments chauffés pour, d'une part, faire évaporer les solvants contenus dans le composé et, d'autre part, faire polymériser le composé.
La couche intermédiaire peut aussi se présenter sous forme d'une enduction directe en un ou plusieurs passages non microporeuse hydrophile perméable à la vapeur d'eau, se composant d'un uréthane ether-ester, d'un système de polymérisation, d'une pâte ou poudre d'aluminium en solution dans un solvant organique
ou en dispersion aqueuse que l'on applique par raclage en l'air à l'aide d'une machine d' enduction sur la partie intérieure de la couche extérieure que l'on fait transiter au travers de compartiments chauffés pour faire évaporer les solvants ou l'eau et polymériser le composé et que l'on repasse de préférence sur la machine d' enduction pour appliquer à nouveau par raclage en l'air la dite composition sur la première couche d' enduction directe pour optimiser les caractéristiques de l' enduction, que l'on peut repasser ainsi plusieurs fois sur la machine d' enduction, afin d'obtenir les caractéristiques requises.
La couche intermédiaire peut également se présenter sous forme d' enduction sur papier transfert non microporeuse hydrophile perméable à la vapeur d'eau, se composant d'un uréthane ether-ester, d'un système de polymérisation, d'une pâte ou poudre d'aluminium en solution dans un solvant ou en phase aqueuse appliquée sur un papier transfert siliconé par raclage sur cylindre à l'aide d'une machine d' enduction que l'on fait transiter au travers de compartiments chauffés pour faire évaporer les solvants ou l'eau et polymériser le composé et que l'on repasse sur la machine d' enduction pour appliquer à nouveau par racle sur cylindre un polymère thermoplastique ou thermodurcissable apte à adhésiver la face intérieure de la couche extérieure directement dans l' enduction non séchée de la face intérieure de la couche extérieure puis en transitant au travers de compartiments chauffés permettant au polymère thermoplastique ou thermodurcissable apte à adhésiver de sécher et de polymériser.
Ainsi, à titre d'exemple, le film aluminisé non microporeux hydrophile perméable à la vapeur d'eau peut posséder une masse de 25 g/m2 à 30 g/m2, avoir une résistance à la colonne d'eau de 4 mètres à 10 mètres et une perméabilité à la vapeur d'eau RET inférieure à 7 m2 Pa/W.
Ainsi, à titre d'exemple, 1 ' enduction directe non microporeuse hydrophile perméable à la vapeur d'eau peut posséder une masse de 25 g/m2 à 30 g/m2, avoir une résistance à la colonne d'eau de 3 à 7 mètres et une perméabilité à la vapeur d'eau RET inférieur à 7 Pa/W.
Ainsi, à titre d'exemple, l' enduction par transfert non microporeuse hydrophile perméable à la vapeur d'eau peut posséder une masse de 25 g/m2 à 30 g/m2, avoir une résistance à la colonne d'eau de 4 à 10 mètres et une perméabilité à la vapeur d'eau RET inférieure à 7 m2 Pa/W.
Couche intérieure
Selon l'invention la couche intérieure est reliée péripheriquement, par couture, collage, thermosoudage ou tout autre moyen approprié, suivant des points ou une ligne continue, à la couche intermédiaire et éventuellement aussi à la couche extérieure.
Lorsque les couches intérieure et intermédiaire se présentent sous la forme de panneaux de grande surface, on peut prévoir des coutures ou des points ou lignes de jonction entre eux, notamment en des endroits centraux ou à la mi-largeur ou mi- longueur des panneaux.
De préférence, la couche intérieure est en poly (chlorure de vinyle) (PVC) , en polypropylène (PP) ou en poly (tétrafluoro éthylène) (PTFE) , car ce sont ces matières et en particulier le
PTFE, qui produisent les effets triboélectriques les plus importants .
Grâce au fait que la couche intérieure et la couche intermédiaire sont reliées péripheriquement, il peut se créer une lame d'air entre la couche intermédiaire et la couche intérieure. En outre, un mouvement relatif d'une de ces couches par rapport à l'autre est possible.
Un frottement entre ces couches est également possible. Selon l'invention, la couche intérieure est apte à produire
un effet triboélectrique par frottement et micro-décollement sur la couche intermédiaire.
Cet effet triboélectrique se traduit par une génération d'énergie calorifique qui réchauffe la lame d'air qui se trouve entre les couches intermédiaire et intérieure.
Ainsi, selon l'invention, il se produit, en ce qui concerne la création de chaleur, un effet de synergie : les déplacements relatifs des couches intermédiaire et intérieure, lors des mouvements du corps, produisent un réchauffement (par triboélectricité) et ce dernier est amplifié par la surface de la couche intermédiaire qui réfléchit la chaleur ainsi produite.
Avantageusement, la couche intérieure présente une faible rétention d'eau et a reçu un traitement améliorant son hygiène, par exemple un traitement antibactérien, ou tout autre traitement.
Stratifié selon l'invention
Le stratifié selon l'invention comprend les couches intérieure et intermédiaire telles qu'elles viennent d'être définies.
Utilisations
Le matériau composite selon l'invention peut être utilisé pour fabriquer tout article destiné à revêtir au moins partiellement un corps humain ou animal.
Comme exemples d'un tel article, on peut citer un chausson, un gant, un pantalon, un vêtement de corps, un gilet, une combinaison, un sac de couchage, une couverture et une couette.
La couche extérieure est alors tournée vers l'extérieur et la couche intérieure fait face au corps avec lequel elle est éventuellement en contact direct.
La couche intermédiaire peut alors réfléchir la chaleur corporelle l'empêchant ainsi de s'échapper. En outre, la couche intermédiaire réfléchit la chaleur produite par les frottements et les micro-décollements entre la couche intérieure et la couche
intermédiaire (phénomène de triboélectricité) .
De plus, la lame d'air créée entre la couche intermédiaire et la couche intérieure constitue un écran thermique supplémentaire entre le corps et le milieu extérieur. De préférence, l'épaisseur des différentes couches superposées est faible, de l'ordre de quelques dizaines de millimètres à quelques millimètres, de sorte que l'on peut utiliser l'article selon l'invention sous d'autres vêtements, gants ou chaussures. Par ailleurs, les articles confectionnés avec le matériau composite stratifié selon l'invention peuvent présenter une grande légèreté .
Les ouvertures de l'article permettant le passage des membres, de la taille ou de la tête peuvent être bordées par une bande élastique ou un cordon permettant de conserver la chaleur à 1' intérieur.
Avant l'assemblage des couches, les différentes couches peuvent être prédécoupées et pourvues de points de repère disposés sur des zones de vis à vis pour faciliter le positionnement, pour la couture ou le collage des différentes parties de l'article.
Exemple de réalisation
Cet exemple de réalisation va être commenté en se référant aux Figures 1 et 2 annexées .
En se référant à ces figures, on voit que le matériau composite stratifié selon l'invention est essentiellement composé de trois matières, l'une (1) constituant la couche extérieure, l'autre (2) la couche intermédiaire appliquée sur elle et la troisième (3) la couche intérieure.
Ces couches 1, 2 et 3 sont cousues ensemble en périphérie 5. Les couches intermédiaire 2 et intérieure 3 définissent entre elles une lame d'air 4 existant grâce à l'absence de liaison entre elles ailleurs qu'en périphérie 5. La couche extérieure 1 est constituée d'un support textile,
un tissé, une maille, un non tissé, un cuir naturel ou synthétique ou encore un textile enduit ou un non tissé enduit, sur lequel on a collé, par collage par points, la couche intermédiaire 2 qui est une membrane aluminisée confectionnée par enduction directe de la couche intermédiaire sur la partie intérieure de la couche extérieure ou par exemple par enduction transfert de la couche intermédiaire sur la partie intérieure de la couche extérieure ou par exemple par contre-collage ou thermosoudage de la couche intermédiaire sur la partie intérieure de la couche extérieure ou par exemple par tout autre moyen permettant de fixer la couche intermédiaire sur la partie intérieure de la couche extérieure. Sur la membrane aluminisée 2, les effets calorifiques se réfléchissent, ce qui permet donc d'éviter une déperdition de chaleur et fait écran à toute variation de température positive ou négative du milieu extérieur.
Sur la membrane aluminisée 2, les effets calorifiques se réfléchissent, ce qui permet donc d'éviter une déperdition de chaleur et fait écran à toute variation de température positive ou négative du milieu extérieur.
Lors de l'utilisation, la face 6 de la couche intérieure 3 est orientée vers le corps humain et la chaleur du corps humain est réfléchie vers ce corps par la membrane aluminisée 2.
Sur la face extérieure 7 de la couche extérieure 1, c'est-à- dire celle opposée au corps, il peut être mis par impression ou tout autre procédé, un logo, un signe distinctif ou une marque permettant d'identifier le produit.
La couche intérieure 3 joue le rôle de doublure intérieure et procure une chaleur supplémentaire . Grâce à un traitement antibactérien, elle permet d'assurer une plus grande hygiène. Cette couche est à base de fibres synthétiques, de préférence en PCV, en polypropylène ou PTFE, car ce sont ces matières qui produisent les effets triboélectriques les plus importants .
La couche intérieure 3 n'étant pas collée sur la membrane aluminisée 2, la lame ou vide d'air 4 entre les deux matières
permet de réguler la transpiration et permet ainsi le phénomène de la triboélectricité dû au frottement et au micro-décollement entre les couches.
La conception de l'ensemble des éléments ainsi que les matières utilisées ne favorise pas la transpiration.
L'ensemble de ces couches 1 à 3 ainsi obtenu isole du froid et permet le réfléchissement de la chaleur en augmentant celle-ci par le phénomène triboélectrique.
En outre, il a été constaté que cet ensemble provoque un assèchement de l'excès de transpiration entre les couches 2 et 3.
Cet ensemble peut être adapté à tout article confectionné.
Les différents panneaux obtenus à partir de ce matériau composite sont prédécoupés seuls ou en superposition avec effet de matelas .
Ils sont assemblés entre eux par coutures ou collages en périphérie 5. Pour un positionnement précis, des points sont repérés sur les différents panneaux pour faciliter la réalisation.
L'épaisseur respective de chaque couche étant minime, par superposition de ces couches, on obtient un article très fin de quelques dixièmes de millimètres jusqu'à quelques millimètres, notamment trois millimètres.
Grâce à son très faible encombrement et à sa légèreté, il n'est ressenti aucune gêne par l'utilisateur.
Les composants de ce tissu composite permettent un lavage facile et régulier pour permettre d'enlever la saleté et l'excès de transpiration. De plus, il est pourvu d'une grande souplesse afin de permettre un conditionnement plié ou roulé pour sa distribution.
Côté extérieur, la couche extérieure 1 constitue une ossature textile permettant d'offrir une plus grande résistance à la membrane 2 imper-respirante, à base d'aluminium, très mince, collée ou appliquée de différentes manières du coté intérieur à cette ossature.
Cette association permet de former un écran pour faire obstacle à toutes variations de température extérieures,
positives ou négatives, réfléchissant vers l'intérieur les effets calorifiques du corps. A l'intérieur, la couche intérieure 3 constituée d'une ossature de type maille en matière textile définit une doublure à effet de triboélectricité par frottements contre la couche intermédiaire 2 et micro-décollements, et augmente la protection contre le froid, maintenant un niveau optimal de chaleur et de confort et régulant tout excès de transpiration .
Il résulte de la combinaison des couches 1,2 et 3 ainsi obtenue et de leur agencement avec une lame d'air 4 entre les couches 2 et 3 , des effets de frottements entre les couches 2 et 3 appliquées les unes sur les autres, du fait qu'elles ne sont cousues que péripheriquement, avec liberté de mouvement, au niveau des jonctions des bords des panneaux constitutifs du vêtement ou article chaussant réalisé. Il s'ensuit un effet de triboélectricité augmentant le confort et réduisant le bruit par rapport à la structure décrite dans la demande internationale précitée n° WO 99/49746.