DISPOSITIF DE VOLANT MOTEUR.
L'invention concerne un dispositif de volant moteur comprenant plusieurs masses d'inertie liées entre elles et agissant de manière particulière pour améliorer le fonctionnement du moteur, ainsi qu'un moteur (ou un véhicule) ainsi équipé et le procédé correspondant qui améliore son fonctionnement.
De tels volant moteurs montés sur des véhicules équipés de moteur thermiques, en particulier des moteurs à combustion interne (à pistons), sont connus pour limiter les effets néfastes des vibrations qui émanent de ces moteurs, en particulier au ralenti ou en phase de démarrage des véhicules. Une inertie élevée est indispensable pour assurer un ralenti ou un démarrage régulier, sensiblement vibrations ou sans à-coups importants.
Les volant moteurs, notamment ceux du type précité, ont pour but d'assurer cet effet d'inertie en emmagasinant l'énergie dans les phases d'explosion des moteurs et en la restituant dans les phases de compression.
Parmi les dispositifs de volant moteurs connus, on connaît en particulier celui divulgué dans FR-2 722 551 où le dispositif comprend une première masse d'inertie reliée à un dispositif d'entraînement et une seconde masse d'inertie liée à la première masse d'inertie par l'intermédiaire d'un dispositif de liaison pour établir une liaison par friction entre les première et seconde masses d'inertie.
Dans ce document le dispositif de liaison appartient à un système d'amortissement refermant au moins un amortisseur par 1 ' intermédiaire duquel il est possible d'établir ladite liaison de friction entre les
première et seconde masse d'inertie, dans le but d favoriser un fonctionnement du volant moteur sans risqu de détérioration à la vitesse de rotation de résonanc des masses. Les considérations de la présente invention son autres .
Ainsi, autant l'utilité des volants moteurs, e particulier pour lisser les vibrations ou les à-coups a ralenti ou en phase de démarrage, est considérée comm effective, autant un volant moteur à inertie constant peut emmagasiner trop d'énergie au-delà du régime d ralenti ou de la phase de démarrage, pénalisant le montée en régimes du moteur et risquant d'induire un surconsommation de carburant . A cet égard, on peut noter que sur une boîte d vitesse manuelle lorsque le premier rapport es enclenché, un kilogramme de masse à la périphérie d'u volant moteur courant actuel équivaut à environ 8 kilogramme de masse embarquée sur le véhicule. Or, le masses d'inertie du volant moteur sont des masses relancer en rotation à chaque phase de fonctionnemen concernée du moteur. Ceci peut représenter entre 10 e 15% voir 20%, de la consommation de carburant utilis pour déplacer le véhicule. Optimiser le fonctionnement du volant moteur tan lors des phases de ralenti ou de démarrage que lorsque l véhicule roule à vitesse stabilisée, améliorer l rendement, favoriser une diminution de la consommation d carburant sont des buts visés dans le cadre de l présente invention.
La revendication 1 jointe y répond. Dans ce contexte, on connaît toutefois US-A-3 280 653.
Mais, la conception de ce dispositif à volant moteur fait qu' il est peu compatible avec les conditions réelles de fonctionnement. Ainsi, par exemple, les états embrayé et débrayé des masses du volant moteur dépendent essentiellement de la force centrifuge appliquée sur l'embrayage et de la raideur du ressort de rappel.
Un but de l'invention est d'améliorer le dispositif à volant moteur précité pour qu' il puisse fonctionner dans d'autres situations que celles, limitatives, de US-A-3 280 653 ou FR 2 722 551, notamment .
Une solution proposée consiste en ce que : - les première et seconde masses d'inertie soient disposées côte à côte autour dudit axe de rotation, et/ou les moyens d'embrayage et les moyens de sollicitation vers l'état embrayé agissent sensiblement parallèlement à l'axe de rotation, et/ou lesdites conditions prédéterminées de fonctionnement dans lesquelles agissent les moyens de sollicitation vers l'état débrayé sont relatives à l'une au moins parmi :
* des données de vitesse de rotation du moteur ou du véhicule fournies par un capteur, * la considération d'une accélération,
* la considération de la vitesse en prise d'une boîte de vitesses à plusieurs vitesses associée au dispositif ,
* des données de vibrations supérieures à un seuil prédéterminé.
Des considérations de l'invention sont d'assurer une rotation régulière en phase de démarrage par augmentation de la masse du volant, et/ou, en régime stabilisé par exemple au dernier rapport de boîte de
vitesse, de pouvoir si on le souhaite privilégier le confort, le silence et la diminution des vibrations en restant embrayé.
Avec la solution exposée, on peut affiner la performance du moteur en limitant les pertes d'énergie lorsque la phase de fonctionnement du moteur ne nécessite pas d'utiliser l'effet d'inertie maximum et l'on favorise notamment les montées rapides en régime.
Dans un premier mode de réalisation illustré ci- après, il est prévu que la seconde masse d'inertie soit reliée à la première masse d'inertie exclusivement par l'intermédiaire des moyens d'embrayage, qu'il s'agisse d'une liaison directe ou d'une liaison indirecte. On pourrait toutefois considérer, dans le cadre de l'utilisation d'une troisième masse d'inertie telle que prévue ci-après, l'intérêt de relier la première masse d'inertie à la troisième masse d'inertie par l'intermédiaire d'un amortisseur de torsion, (liant ainsi indirectement les première et deuxième masse d'inertie, dans l'état embrayé du système) .
On peut d'ailleurs noter que pour favoriser l'absorption des à-coups et des vibrations, en particulier lors de la phase de ralenti, il est conseillé que le dispositif de volant moteur de l'invention comprenne en outre une telle troisième masse d'inertie liée à la première et/ou à la deuxième masse d'inertie par l'intermédiaire d'au moins un amortisseur de torsion et qui est ainsi adaptée pour effectuer une rotation limitée par rapport à ladite première et/ou seconde masse (s) d'inertie.
Pour une facilité de montage et pour un effet de protection des organes qui y sont contenus, il est par ailleurs conseillé que la première masse d'inertie du volant moteur comprennent une cage dans laquelle sont
enfermés la seconde masse d'inertie et les moyens d'embrayage, voire la troisième masse d'inertie.
Un but complémentaire que 1 ' invention cherche à optimiser concerne la commande des conditions d'inertie. Pour cela, une caractéristique complémentaire de
1 ' invention prévoit avantageusement que les moyens d'embrayage comprennent un système de garniture qui est interposé entre les première et seconde masses d'inertie et qui soit naturellement sollicité vers sa position « embrayée », sous l'effet d'un système de rappel.
En alternative à une telle solution mécanique, on peut prévoir une solution utilisant un fluide rhéologique (magnéto- ou électro-rhéologique) .
Différents type d'embrayages ou de moyens de commande de la garniture d'embrayage sont envisageables.
On peut ainsi envisager un système hydraulique, ou encore une commande entièrement électronique.
Par souci d'efficacité, il est toutefois conseillé dans l'invention que la seconde masse d'inertie soit en matériau magnétisable, et que les moyens d ' embrayage comprennent une commande électromagnétique agissant sur la seconde masse d'inertie pour rompre la liaison avec la première, en position débrayée. Dans cette hypothèse, et en relation avec ce qui a été indiqué avant, on conseille alors par ailleurs qu'en position débrayée, la commande électromagnétique libère la seconde masse d'inertie de son attraction magnétique, cette seconde masse d'inertie étant alors sollicitée naturellement vers la position embrayée.
Par souci d'efficacité, de fiabilité et de simplicité, on prévoit en outre que la seconde masse d'inertie soit montée mobile en translation par rapport à la première masse d'inertie, pour évoluer entre les
positions embrayée et débrayée, et que le dispositif comprenne en outre une butée limitant l'amplitude de translation de la seconde masse d'inertie par rapport à la première. A nouveau par soucis d'efficacité, de simplification de la solution technique et de fiabilité, il est en outre conseillé que si système de rappel il y a, celui-ci comprenne des rondelles élastiques en appui d'un côté sur un épaulement de la première masse d'inertie et, d'un autre côté, sur un palier monté sur la seconde masse d'inertie.
Un problème supplémentaire pris en compte concerne quant à lui la manière de passer aux moments appropriés de la position embrayée à la position débrayée, ou inversement.
Une solution une fois encore fiable, performante et adaptée au contexte exigeant des moteurs à combustion interne pour véhicules automobiles, consiste à conseiller que les moyens d ' embrayage (débrayage) soient liés à une alimentation électrique comprenant des aimants fixés sur le carter moteur et des bobines montées en regard sur la première masse d'inertie.
Encore un autre problème concerne la possibilité d'utiliser le volant d'inertie à masses multiples en tant non seulement volant, mais également démarreur et générateur .
Parmi les groupes électriques connus capables d'assurer ces trois fonctions, on note parmi leurs inconvénients : - leur moment d'inertie en général trop élevé pour les besoins du moteur thermique ;
- lorsqu'il fonctionne en démarreur, un tel groupe reçoit un courant électrique de démarrage qui peut être de l'ordre de 800 à 1 000 A, alors que le couple et la
puissance requis entraînent l'utilisation d'une tension électrique de 36 à 42 volts. De tels groupes ont des coûts de fabrication et d'exploitation élevés.
Par ailleurs, dans un véhicule automobile comprenant un moteur thermique classique équipé d'un volant d'inertie muni d'une couronne de démarreur, d'un démarreur à pignon, et d'un alternateur entraîné par l'intermédiaire d'une courroie et de poulies, on estime que 20% environ de la dépense d'énergie nécessaire pour accélérer le véhicule est consommée pour accélérer en conséquence le volant d'inertie, l'alternateur et les autres accessoires entraînés par des courroies.
Il serait intéressant d'alléger la chaîne cinématique du moteur thermique lors des accélérations rapides, tout en disposant d'une masse rotative faisant fonction de volant d'inertie suffisant pour, notamment lorsque le moteur tourne au ralenti, lisser les acyclismes et diminuer les vibrations de torsion et de flexion du vilebrequin du moteur thermique. Les moyens de commande du groupe alternateur/démarreur décrits par l'article intitulé
"Diesel/Electric hybrid propulsion System V Golf
(système de propulsion hybride diesel/électrique VW
Golf), aux noms de R. MIERSH, S. SCHUSTE, et R. WIRTZ, publié dans le numéro de juin 1987 de la revue "INGENIEURS DE L'AUTOMOBILE", pages 112 à 118, permettent de faire fonctionner le groupe électrique, soit comme démarreur en actionnant les seconds moyens d'embrayage tout en laissant désactivés les premiers moyens d'embrayage, soit comme alternateur entraîné par le moteur thermique tant que les seconds moyens d'embrayage sont actionnés, quelle que soit la position des premiers moyens d'embrayage, soit comme moteur capable d'entraîner le véhicule lorsque les seconds
moyens d'embrayage sont désactivés, les premiers moyens d'embrayage étant seuls actionnés.
Dans ce contexte, un but de la présente invention est de proposer un perfectionnement de cet art antérieur qui soit économique, simple, fiable et autorise de bonnes accélérations de la vitesse de rotation du moteur thermique tout en limitant les vibrations de torsion et de flexion du vilebrequin, tout particulièrement lorsque le moteur thermique tourne au ralenti . Suivant la présente invention, le dispositif (ou ensemble) formant volant d'inertie, démarreur et générateur du type précité est alors caractérisé en ce que :
- lesdits moyens d'embrayage agissant pour établir ou supprimer la liaison entre les première et seconde masses d'inertie définissent des seconds moyens d ' embrayage , le dispositif coopère par ailleurs avec des premiers moyens d'embrayage pour entraîner l'arbre d'entrée de la boîte de vitesses, la première masse d'inertie est fixée sur l'arbre de sortie du moteur thermique, coaxialement à lui , et le dispositif comprend en outre un groupe électrique comportant un rotor, constitué essentiellement par la seconde masse d'inertie, et un stator et qui est adapté à être actionné par des moyens de commande pour fonctionner, soit comme moteur, soit comme générateur. II sera ainsi possible de démarrer le moteur thermique en actionnant les seconds moyens d'embrayage et en utilisant en particulier l'énergie cinétique du rotor préalablement mis en rotation.
Ceci permet d'obtenir à la fois des accélérations plus rapides de la vitesse de rotation du moteur thermique, et donc de la vitesse d'un véhicule entraîné par ledit moteur, et une diminution de la dépense d'énergie, et donc de la consommation de carburant.
Au contraire, lorsque la vitesse de rotation du moteur thermique est sensiblement stabilisée, les premiers et seconds moyens d'embrayage seront avantageusement actionnés, le groupe rotor-stator fonctionnera en générateur, et le rotor tournera avec le volant d'inertie pour que de préférence l'inertie de la masse en rotation soit maximale afin de diminuer les vibrations de flexion du vilebrequin.
Le générateur pourra alors recharger, si besoin, la batterie du véhicule tout en participant, par la masse du rotor en rotation, à la stabilisation de la vitesse de rotation du moteur thermique et à la diminution des vibrations.
Une description encore plus détaillée de 1 ' invention va maintenant être fournie en références aux dessins d'accompagnement donnés à titre d'exemple non limitatif et dans lesquels :
- la figure 1 est une demi vue schématique en coupe axiale d'un dispositif de volant moteur conforme à un mode préféré de réalisation de l'invention ; la figure 2 est une vue agrandie, locale, faite dans le sens de la flèche II de la figure 1 ;
- la figure 3 est une vue schématique en coupe axiale, semblable à la figure 1, d'un autre mode de réalisation de la présente invention ;
- la figure 4 est une vue en coupe selon IV- IV à la figure 3,
- la figure 5 est une vue en coupe axiale d'un autre mode de réalisation du dispositif selon la présente invention ; la figure 6 est une vue schématique en perspective du demi-ensemble représenté à la figure 1 ;
- les figures 7 à 10 sont des schémas logiques représentant respectivement les algorithmes de divers modes de fonctionnement de l'ensemble schématisé aux figures 5 et 6. Le dispositif (ou ensemble) de volant moteur 1 illustré sur la figure 1 comprend un disque primaire, ou première masse d'inertie 3, reliée de manière séparable, en 5, à un arbre tel que le vilebrequin 7 d'un dispositif d'entraînement non représenté, par exemple un moteur à combustion interne.
Sur la figure 1, l'axe 9 représente l'axe de rotation d'un arbre de sortie moteur ( typiquement vilebrequin) autour duquel tourne le dispositif de volant moteur 1, seule une demi -vue de ce dispositif étant représentée perpendiculairement à l'axe 9, l'autre demi-vue pouvant être construite par symétrie par rapport à cet axe.
En 11, est très grossièrement schématisé le démarreur, ou plus exactement une couronne dentée de démarreur fixée de manière appropriée sur le volant d'inertie 1, et plus exactement en l'espèce sur le disque primaire 3.
La couronne dentée 11 peut être fixée sur le disque primaire 3 par frettage, vissage ou soudage, sans laisser aucun degré de liberté à la couronne.
En alternative, il peut toutefois être prévu de donner à la couronne de démarrage une certaine flexibilité et possibilité de déformation concernant notamment la zone de la couronne portant les dents par
rapport à la zone de la couronne fixée sur la surface périphérique du disque primaire 3.
Fixée en périphérie extérieure du disque primaire 3, la couronne de démarrage 11 assure ici le lancement en rotation du dispositif.
Le dispositif de volant moteur ne comprend pas une seule masse d'inertie "monobloc" : la première masse d'inertie 3 est en effet liée de manière séparable à une deuxième masse d'inertie 13, par l'intermédiaire d'un dispositif d'embrayage/débrayage repéré dans son ensemble 15.
Tandis que la première masse d'inertie 3 tourne avec l'arbre 7 autour de l'axe 9, sans degré de liberté, la seconde masse d'inertie (ou disque auxiliaire) 13, est avantageusement montée folle en rotation vis-à-vis de la première masse d'inertie 3 donc vis-à-vis de l'arbre, (du moins dans la position débrayée du dispositif d'embrayage 15).
Ainsi, il va être possible d'évoluer entre un état d'inertie maximum et un état d'inertie minimum dans l'état débrayé, la seconde masse d'inertie 13 n'étant alors avantageusement pratiquement pas sollicitée en rotation autour du vilebrequin.
Pour tirer parti d'un tel système «bi-masse», la deuxième masse d'inertie 13 est de préférence reliée radialement, vers sa périphérie extérieure, à une troisième masse d'inertie 19, par l'intermédiaire d'un système d'amortissement 21 qui joue le rôle d'amortisseur de torsion. Ainsi, la troisième masse d'inertie 19 peut effectuer une rotation limitée par rapport à la masse 13 dans le plan de rotation de cette dernière, de part et d'autre d'une position d'équilibre, en étant rappelé vers cette position, lors de la rotation de la seconde masse d'inertie autour de l'axe
9, par un dispositif de rappel qui comprend ici un double ressort enroulé de torsion.
Pour une efficacité optimisée de fonctionnement et une facilité de réalisation et de montage, la troisième masse d'inertie 19 présente avantageusement une section sensiblement "U" de manière à réserver un canal intérieur 25 pourvu d'un col rétréci 27 à 1 ' endroit de son ouverture radiale intérieure et où passe le ressort de torsion 23, de manière à permettre le battement d'amortissement limité précité.
Pour obtenir le meilleur effet d'inertie, la troisième masse d'inertie 19 et le système d'amortissement 21 sont disposés vers la périphérie radiale extérieure de la deuxième masse d'inertie 13. Pour des facilités de montage, de conception et de protection, le disque primaire 3 illustré se présente comme une cage qui renferme les seconde et troisième masses d'inertie 13, 19, ainsi que le dispositif d'embrayage/débrayage 15 et le moyen de roulement libre 17, en particulier.
Typiquement, le moyen de libre rotation 17 consiste en une liaison à palier pouvant comprendre des roulements à rouleau.
Ainsi, les première et seconde masses d'inertie 3,13 sont disposées côte à côte (et non pas radialement) autour de l'axe 9.
Pour réaliser les moyens d'embrayage/débrayage 15, on a choisi dans la version des figures 1 à 4 un dispositif d'embrayage électromagnétique comprenant une garniture d'embrayage 125 interposée entre deux surfaces latérales respectivement de la première masse d'inertie 3 et de la deuxième masse d'inertie 13 et un dispositif de commande de type électromagnétique repéré dans son ensemble 127.
Ce choix impose qu'au moins localement la seconde masse d'inertie 13 comprenne un matériau magnétisable permettant ainsi d'embrayer ou de débrayer par l'intermédiaire de la garniture 125, par déplacement en translation de la masse 13 par rapport à la masse 3, suivant l'axe 29 parallèle à l'axe 9.
Le dispositif de commande électromagnétique 127 comprend, dans l'exemple de réalisation, un noyau fixe 131 qui s'étend suivant l'axe 29, entre la zone de la surface latérale de la masse 13 opposée à celle où est située la garniture 125 et la surface latérale en regard de la masse 3.
Le noyau 131 est entouré par un système de bobinages 133 disposé en disque autour de lui, de telle manière que sous l'effet d'un courant électrique, le bobinage 133 induise une attraction de la seconde masse 13 par le noyau fixe 131, écartant ainsi cette masse de la masse 3 et plaçant le système dans son état débrayé.
Lorsqu'il n'est pas ainsi sollicité par l'attraction du noyau 131, le disque auxiliaire 13 est de préférence naturellement sollicité dans sa position embrayée avec le disque 3, sous l'effet du système de rappel 35 lui aussi enfermé à l'intérieur de la cage 3.
Ainsi, les moyens d'embrayage et les moyens de sollicitation vers l'état embrayé agissent ici sensiblement parallèlement à l'axe 9.
Dans l'exemple illustré, ce système de rappel comprend une série de rondelles élastiques 39 montées naturellement inclinées d'un côté en appui sur un épaulement 37 de la cage 3 et portant de l'autre contre un palier (en l'espèce un roulement à rouleaux) 41 lié à la deuxième masse d'inertie 13, à côté du roulement 17 précité monté perpendiculairement au roulement 41
concerné, compte tenu des effets respectivement radial et transversal assurés par ces roulements.
A l'intérieur de la cage 3, on trouve également contre les rondelles 39 une butée 43 constituée par une rondelle verticale calée contre l' épaulement 37 et limitant le mouvement des rondelles 39, donc le déplacement en translation de la masse 13 vers le noyau 131.
La fonction de la butée 43 est d'éviter qu'en position débrayée, la seconde masse d'inertie 13 puisse avoir tendance à coopérer avec le noyau 131 qui risquerait sinon de 1 ' entraîner malencontreusement en rotation.
Pour assurer l'alimentation électrique nécessaire à la commande des moyens d'embrayage, et donc la mise sous tension de l'ensemble noyau/bobinages, avec passage en position embrayée des masses d'inertie, on prévoit une télécommande 47 comprenant un émetteur 49 disposé dans un endroit approprié du véhicule et un récepteur 51, en l'espèce une antenne radio reliée par un câble électrique 54 au boîtier électronique 45 logé dans la cage 3.
L'antenne 51 peut faire légèrement saillie de la paroi radiale extérieure de la cage 3. Un ordinateur de bord (non représenté) du véhicule pourra déterminer les séquences de mises sous tension/hors tension du boîtier électronique 45 et donc de l'ensemble noyau/bobinages en fonction avantageusement du régime du moteur. L'alimentation électrique des moyens 27 et 45, voire de l'antenne 51, pourrait être assurée par un collecteur tournant monté sur le vilebrequin. On a toutefois préféré ici une solution de type alternateur inversé comprenant une série d'aimants disposés en
périphérie intérieure du carter moteur 53 (stator) et fixés à lui. Sur la vue locale de la figure 2, on voit ainsi trois aimants nord (N) /sud (S) 57, 55, 59 disposés en face de bobines, telles que 61 et 63, montées tournantes avec la cage 3, sur sa paroi radiale extérieure 65.
Les bobines sont ainsi traversées par un courant électrique en passant devant les aimants du stator 53, lors de la rotation du disque primaire 3. Sur la figure 1, on notera encore la présence, schématisée en 67, de l'embrayage de boîte de vitesse monté tournant autour de 1 ' axe 9 et dont une garniture 69 est liée à une paroi latérale extérieure de la cage 3. On va maintenant présenter brièvement le fonctionnement de dispositif de volant moteur 1 qui vient d'être présenté.
Supposons que le moteur thermique concerné tourne au ralenti. Dans ce cas, l'ordinateur de bord commande de laisser l'ensemble noyau 131/bobines 133 dans l'état inactif de sorte que le noyau n'attire pas la seconde masse d'inertie 13 vers lui. Les rondelles élastiques 39 qui tournent avec le disque primaire 3 sollicitent donc suivant l'axe 29 la masse 13 en position embrayée avec la première masse d'inertie 3. Le volant moteur présente alors son inertie maximum.
On pourrait prévoir que cet état d' embrayage naturel entre (au moins) les première et seconde masses d' inertie existe dès le démarrage du moteur, voire avant (commande électrique préalable au moment où le moteur commence à tourner) , en particulier par toute commande électrique hydraulique ou mécanique appropriée.
On peut établir le régime de fonctionnement embrayé non seulement au ralenti et au démarrage, mais à d'autres régimes moteur établis, pour accroître le silence, le confort de conduite et réduire les vibrations.
Toutefois, lors des changements de régime moteur (par exemple à partir de 1 500 ou 2 000 tours par minute lors d'une accélération en première, suite à un arrêt) et plus généralement lorsqu'une inertie maximum n'est pas utile, la télécommande 47 active alors l'ensemble noyau/bobines des moyens de commande 27 de sorte que l'aimant 31 attire vers lui, suivant l'axe 29, la deuxième masse d'inertie 13, la plaçant ainsi dans son état débrayé vis-à-vis de la masse 3. Dans cet état, la butée 43 évite toutefois que le noyau 131 se substitue à la garniture 125 pour entraîner inopinément en rotation cette masse 13, sans toutefois bien entendu l'empêcher de tourner folle sur les paliers 17. Lorsque l'ordinateur de bord rompt la mise sous tension de l'ensemble noyau 131/bobines 133, le dispositif d'embrayage 15 est à nouveau placé (ici mécaniquement) dans son état embrayé, sous l'effet des rondelles 39. On notera que si la troisième masse d' inertie 19 était reliée à la première masse 3 par l'intermédiaire d'un système d'amortissement à ressort pour un effet comparable à celui obtenu entre les masses 13 et 19, on pourrait alors obtenir un effet d' inertie amortie tant dans l'état embrayé que débrayé des moyens 15.
Concernant les conditions (prédéterminées) de fonctionnement dans lesquelles il est avantageusement prévu qu'agissent les moyens de sollicitation vers
l'état débrayé, elles sont donc avantageusement relatives à l'une au moins parmi :
* des données de vitesse de rotation du moteur ou du véhicule fournies par un capteur, * la considération d'une accélération,
* la considération de la vitesse en prise d'une boîte de vitesses à plusieurs vitesses associée au dispositif ,
* des données de vibrations supérieures à un seuil prédéterminé.
Sur la figure 1, la boîte de vitesses 136 est reliée par son arbre d'entrée 137 à l'embrayage 67. Dans ce cas, par un capteur 138 (ou tout moyen de fourniture de données) la vitesse de la boîte 136 en prise à un moment donné de fonctionnement du moteur pourrait être fournie à un calculateur de bord 139 commandant par un relais électrique ou électronique 140 (interrupteur par exemple) le fonctionnement du dispositif de commande électromagnétique 127 pour débrayer les première et seconde masses d'inertie 3,13.
Concernant la prise en considération complémentaire ou alternative de la vitesse de roulement du véhicule, et/ou de la vitesse de rotation (régime) du moteur thermique, ces données peuvent être fournies au calculateur 139 par tout moyen connu (capteur de vitesse du véhicule, 143, ou de l'arbre moteur, 144) dès lors qu'elles sont toujours disponibles sur les véhicules concernés ici.
Par ailleurs, un accéléromètre 141, par exemple lié à l'arbre de sortie moteur 9, pourrait fournir des données d'accélération au calculateur 139 qui pourrait agir de la même manière que ci-dessus (relais 140) . En alternative, un calcul par le calculateur 139 de la dérivée pa rapport au temps de la vitesse de rotation du
moteur thermique (couramment enregistrée en pratique, par exemple à partir de la cible d'allumage du moteur) pourrait fournir la donnée d'accélération.
Pour les données de vibrations, un capteur de vibrations 142 pourrait détecter un seuil de vibrations sur le vilebrequin 9 ou sur le bloc moteur (culasse par exemple) et fournir cette donnée au calculateur 139, voire agir directement sur le relais 140, s'il s'agit d'un capteur intelligent ne déclenchant le relais qu'à partir d'un certain seuil de vibrations.
Bien entendu, si les différentes données ci- dessus évoquées doivent être prises en compte (au moins partiellement) ensemble par le calculateur, elles le seront de façon compatible entre elles, avec si nécessaire des seuils, sélections et/ou recoupements.
Dans le mode de réalisation représenté aux figures 3 et 4, les mêmes numéros de références ont été conservés pour les éléments identiques à ceux décrits ci-dessus pour le premier mode de réalisation des figures 1 et 2.
Le dispositif de volant moteur 101 comprend la première masse d'inertie 3 et une seconde masse d'inertie 113 qui est solidarisée par défaut, par l'intermédiaire de l'embrayage 15, à la première masse 3.
La seconde masse 113 peut être débrayée par l'intermédiaire du dispositif de commande électromagnétique 127. Elle est montée par l'intermédiaire des éléments déjà décrits ci-dessus pour la masse d'inertie 13.
La troisième masse d'inertie 119, dont la section a une forme générale de U dont l'ouverture est dirigée vers l'axe 9, est montée par l'intermédiaire d'un système d'amortissement 121 qui joue le rôle
d'amortisseur de torsion sur deux bras 120 fixés à la première masse d'inertie 3 et s ' étendant sensiblement radialement vers l'extérieur pour supporter les ressorts 121 et la troisième masse d'inertie 119. Les moyens de commande et de contrôle de la seconde masse 113 et les modes de fonctionnement des seconde et troisième masses d'inertie 113 et 119 sont identiques à ceux décrits ci-dessus en référence aux figures 1 et 2. En référence à tout ce qui précède, on pourrait prévoir une commande hydraulique du débrayage de la seconde masse 13, 113 en lieu et place du dispositif électromagnétique décrit, en utilisant à cet effet, d'une manière connue quelconque, la pression d'huile fournie par la pompe à huile du moteur, ou tout autre mode connu de commande d'embrayage et de débrayage.
On peut également utiliser d'autres moyens connus quelconques pour fournir l'énergie électrique nécessaire à 1 ' actionnement du dispositif d'embrayage et de débrayage, et pour commander les manœuvres d'embrayage et de débrayage de la seconde masse 13, 113.
En relation avec les figures 5 à 10, les premières et seconde masses d' inertie précitées sont mentionnées respectivement « volant d'inertie » 212 et « rotor » 208, étant précisé que ce rotor est considéré comme comprenant essentiellement la seconde masse d'inertie ici concernée.
On a donc représenté aux figures 5 et 6 un ensemble 201 capable de remplir les trois fonctions respectives d'un volant d'inertie, d'un démarreur et d'un générateur, équipant de façon classique un moteur thermique à pistons adapté à équiper un engin mobile (non représenté), par exemple une automobile.
De façon classique, l'ensemble 201 est adapté à être monté coaxialement sur l'arbre de sortie 202 d'un moteur thermique à pistons, schématisé en 203, et à coopérer avec des premiers moyens d'embrayage, schématisés en 204, pour entraîner l'arbre d'entrée 205 d'une boîte de vitesses, schématisée en 206, qui peut être à commande manuelle ou automatique.
L'ensemble 201 comprend un groupe électrique 207 formé par un rotor 208 et un stator 209 et adapté à être actionné par des moyens de commande, schématisés en 210, pour fonctionner, soit comme moteur électrique, soit comme générateur, notamment comme alternateur.
Le rotor 208 est adapté à tourner librement autour de l'arbre de sortie 202 du moteur thermique 203. L'ensemble 201 comprend également des seconds moyens d'embrayage, schématisés en 211, agencés entre le rotor 208 et ledit arbre de sortie 202. Les seconds moyens d'embrayage 211 sont adaptés, quand ils sont actionnés, à solidariser l'un à l'autre en rotation le rotor 208 et l'arbre de sortie 202, notamment pour démarrer le moteur thermique 203 en utilisant en particulier l'énergie cinétique du rotor 208 préalablement mis en rotation.
L'ensemble 201 comprend en outre un volant d'inertie 212 fixé sur l'arbre de sortie 202 du moteur thermique 203, et les seconds moyens d'embrayage 211 sont agencés entre le rotor 208 et le volant d'inertie 212.
Dans le mode de réalisation représenté aux figures, les premiers moyens d'embrayage 204 sont agencés entre le volant d'inertie 212 et l'arbre d'entrée 205 de la boîte de vitesses 206, et peuvent donc être des moyens d'embrayage classique connus en eux-mêmes .
Le rotor 208 est avantageusement monté entre le moteur thermique 203 et le volant d'inertie 212, d'autres dispositions étant possibles.
Dans cet exemple, le rotor 208 est monté de façon coulissante en direction axiale, c'est-à-dire dans le sens de la double' flèche 213 parallèle à l'axe géométrique 214 commun à l'arbre de sortie 202 et à l'arbre d'entrée 205, sur l'arbre de sortie 202 du moteur thermique 203. A cet effet, le rotor 208 est monté sur l'arbre de sortie 202 au moyen d'un roulement à rouleaux cylindriques 215 autorisant un tel coulissement axial du rotor 208 par rapport à l'arbre de sortie 202.
En outre, l'ensemble 201 comporte des moyens formant ressorts, schématisés en 216, agencés de manière à solliciter en permanence le rotor 208 en direction axiale 213 vers le volant d'inertie 212, c'est-à-dire vers la droite aux figures 5 et 6.
Dans l'exemple représenté, les moyens formant ressorts sont par exemple des rondelles ressorts 217, qui prennent appui sur un épaulement rentrant 218 de l'arbre 202 et sur la bague libre 219 d'une butée à billes 220 dont l'autre bague 221 est fixée au rotor 208. Des joints d'étanchéité 222 et 223 sont disposés entre le rotor 208 et l'arbre 202 aux deux extrémités axiales du rotor 208.
L'ensemble 201 comporte des enroulements électromagnétiques fixes 224 adaptés, quand ils sont alimentés, à solliciter et à déplacer axialement le rotor 208 pour l'éloigner et le désolidariser du volant
212 contre l'action des moyens formant ressorts 216.
Le rotor 208 porte avantageusement, sur sa face radiale 225 adjacente au volant 212, une garniture
II
d'embrayage, schématisée en 226, adaptée à venir en prise avec la face radiale 227 du volant 212 adjacente au rotor 208.
Les enroulements électromagnétiques 224 peuvent être fixés aisément au carter 228 du moteur thermique
203, alors que l'on sait efficacement commander le débattement axial nécessaire pour une utilisation sûre et fiable de la garniture d'embrayage 226.
Dans la réalisation, les enroulements électromagnétiques 224 sont alimentés en courant électrique uniquement lorsque l'on veut débrayer le rotor 208 et le désolidariser du volant d'inertie 212, d'où une consommation d'énergie minimale.
On peut également, en variante, utiliser pour les seconds moyens d'embrayage 211 des moyens d'embrayage électromagnétiques à poudre ou à liquide ferromagnétique (non représentés) connus, quelconques.
De tels moyens d'embrayage, qui ne présentent pratiquement aucune usure, nécessitent par contre une consommation d'énergie électrique tant que le rotor 208 doit être solidarisé en rotation au volant d'inertie
212.
Dans l'exemple représenté, le rotor 208 porte à sa périphérie 229 des aimants permanents 230 adaptés à coopérer avec des enroulements électromagnétiques 231 disposés sur la surface périphérique intérieure 232 du stator 209. Le groupe électrique 207 formé par le rotor
208 et le stator 209 est ainsi adapté à fonctionner de façon efficace et fiable sous l'action des moyens de commande 210 pour fonctionner, soit comme moteur, soit comme générateur, dans le cas présent comme alternateur, comme précisé ci-dessous.
Les enroulements électromagnétiques 231 du stator
209 peuvent comporter différents enroulements adaptés à
délivrer des tensions respectives différentes si nécessaire, par exemple 14 volts et 42 volts.
Dans l'exemple de la figure 5, les moyens de commande 210 comprennent une bascule alternateur/démarreur, schématisée en 233, reliée d'un côté à un régulateur-redresseur, schématisé en 234, et de l'autre côté à un variateur, schématisé en 235, adapté à transformer, dans un sens ou dans l'autre, un courant alternatif 12 volts, trois phases, en courant continu 12 volts, le régulateur-redresseur 234 et le variateur 235 étant reliés à au moins une batterie, schématisée en 236, adaptée à délivrer un courant continu de tension 12 volts.
Pour démarrer le moteur thermique 203, on commande le fonctionnement du groupe électrique 207 en moteur électrique, et on fait tourner le rotor 208 à une vitesse minimale prédéterminée, puis on actionne les seconds moyens d'embrayage 211 pour entraîner le volant 212 en rotation, en utilisant en particulier l'énergie cinétique ainsi emmagasinée par le rotor 208.
On maintient le fonctionnement du groupe 207 en moteur électrique jusqu'à ce que le moteur thermique 203 ait atteint une vitesse de rotation minimale prédéterminée, stabilisée, puis on fait fonctionner le groupe électrique 207 en alternateur entraîné par le moteur thermique 203.
On a schématisé à la figure 7 l'algorithme résumant les étapes de test et actions successives à mettre en œuvre pour assurer cette fonction de démarrage du moteur thermique 203.
- dans l'étape El, les moyens de commande 210 sont en veille ;
dans l'étape E2, on surveille si la clé de contact est tournée. Dans l'affirmative on passe à 1 ' étape E3 ; dans l'étape E3, on surveille que toutes les autorisations nécessaires pour le démarrage du moteur thermique sont obtenues, puis on passe à l'action Al. dans l'action Al, on désactive les seconds moyens d'embrayage 211 pour désolidariser le rotor 208 du volant 212, puis on passe à l'action A2. - dans l'action A2 , on actionne la bascule 233 pour commander le fonctionnement du groupe électrique 207 en moteur, puis on passe à l'action A3.
- dans l'action A3, on lance le groupe électrique pour faire tourner le rotor 208 à une vitesse V8 minimale prédéterminée, par exemple lOOOT/Min.
- dans l'étape E4, on vérifie que le rotor 208 tourne à la vitesse de lOOOT/Min. Dans l'affirmative, on passe à l'action A4, sinon, on revient à l'action A3. dans l'action A4, on commande les bougies d'allumage du moteur thermique 3, et on commande les paramètres de démarrage du moteur thermique 203 à la vitesse V3 prédéterminée de lOOOT/Min, puis on passe à
1 ' action A5.
- dans l'action A5 , on actionne les seconds moyens d'embrayage 211 pour entraîner le volant 212, notamment en récupérant l'énergie cinétique du rotor 208, puis on passe à l'étape E5.
- dans l'étape E5, on contrôle que la vitesse V3 du moteur thermique 203 est, par exemple, comprise entre 300 et 800T/Min. Si oui, on passe à l'action A6, sinon on revient à l'action A3. dans l'action A6 , on commande le groupe électrique 207 pour faire tourner le rotor 208 à la
vitesse V8 de consigne de 800T/Min, puis on passe à l'étape E6.
- dans l'étape E6, on vérifie si la vitesse V3 du moteur thermique 203 est supérieure ou égale à 800T/Min. Si oui, on passe à l'action A7. Sinon on revient à 1 ' action A6. dans l'action A7, on actionne la bascule 233 pour faire fonctionner le groupe électrique 207 en alternateur, puis on passe à l'action A8. - dans l'action A8 , on commande les paramètres du moteur thermique pour le faire tourner à 800T/Min, puis on arrive à 1 ' étape E7. dans l'étape E7, le moteur thermique 203 est lancé et tourne à sa vitesse de consigne préférée de 800T/Min.
Pour faciliter les accélérations du moteur thermique 203, on détecte une demande d'accélération rapide du moteur thermique, on désactive les seconds moyens d'embrayage 211 pour désolidariser le rotor 208 du volant 212, de façon à diminuer la masse rotative solidaire de l'arbre de sortie 202 pour diminuer l'inertie de la masse rotative entraînée par l'arbre de sortie 202, et on supprime ainsi momentanément la fonction d'alternateur ; ensuite, dès que l'on détecte que la vitesse de rotation du moteur thermique 203 est sensiblement stabilisée, on actionne de nouveau les seconds moyens d'embrayage 211 pour augmenter la masse en rotation, diminuer les vibrations de l'arbre de sortie 202 et faire tourner le groupe électrique 207 en alternateur pour charger si nécessaire la batterie 236.
Le schéma de la figure 8 représente l'algorithme des étapes et des actions à mettre en œuvre pour remplir cette fonction d'inertie variable :
dans l'étape E7, le moteur thermique 203 est lancé et tourne à la vitesse de ralenti stabilisée, de 800T/Min par exemple. dans l'étape E10, on vérifie si le pignon en prise dans la boîte de vitesses 206 correspond à la première, la seconde ou la troisième vitesse, et on vérifie si la pédale d'accélérateur est enfoncée à plus de 40% par exemple de sa course. dans l'étape Eli, on vérifie si le moteur thermique est en phase d'accélération, c'est-à-dire si la valeur de 1 ' accélération est supérieure à une valeur minimale prédéterminée. Si la réponse aux étapes E10 et Eli est oui, on passe à l'action A10, sinon on revient à l'étape E7. - dans l'action A10, on désactive les seconds moyens d'embrayage 211 pour désolidariser le rotor 208 du volant 212, puis on passe aux actions Ail et A12 et à l'étape E12. dans l'action Ail, on actionne la bascule 233 pour faire fonctionner le groupe électrique 207 en moteur, et dans l'action A12 , on fait tourner le rotor 208 du groupe électrique 207 à une vitesse V8 prédéterminée moyenne d'accostage du rotor 208 sur le volant 212, par exemple à 2000T/Min. - dans l'étape E12, on vérifie si l'accélération est très faible et inférieure à une limite inférieure prédéterminée. Sinon, on maintient la situation antérieure. Si oui, on passe à l'action A13. dans l'action A13, on actionne les seconds moyens d'embrayage 211 pour solidariser le rotor 208 avec le volant 212, puis on passe à l'action A14.
- dans l'action A14, on actionne la bascule 233 pour faire fonctionner le groupe électrique 207 en alternateur entraîné par le moteur thermique 203.
Tant que le moteur thermique 203 tourne à une vitesse V3 sensiblement stabilisée, on maintient les seconds moyens d'embrayage 211 actionnés et on fait fonctionner le groupe électrique 207 en générateur (alternateur) entraîné par le moteur thermique 203.
Cet ensemble ou dispositif est parfaitement adapté aux arrêts du moteur thermique de courtes durées commandés automatiquement en cas d'arrêt du véhicule devant un feu de stationnement au rouge ou devant un embouteillage, selon le mode de fonctionnement appelé communément "Idle Stop" ou "Stop and Go".
La figure 9 représente l'algorithme des étapes et des actions à mettre en œuvre pour remplir cette fonction. - dans l'étape E7 , le moteur thermique 203 est lancé et tourne à sa vitesse stabilisée au ralenti, par exemple 800T/Min.
- dans l'étape E20, on vérifie s'il y a plus de quelques minutes, par exemple 5 minutes, que le moteur thermique 203 tourne, si la tension aux bornes de la batterie 236 indique une charge supérieure ou égale à par exemple 80%, et si le moteur thermique 203 est assez chaud (température du liquide réfrigérant égale au moins à 70°C par exemple). Si ces trois conditions sont remplies, on passe à l'étape E21. dans l'étape E21, on vérifie si la fonction "Idle Stop" est demandée. Si oui, on passe à l'étape E22. dans l'étape E22, on vérifie que toutes les autorisations sont obtenues pour arrêter le moteur thermique. Dans l'affirmative, on passe à l'action A20. dans l'action A20, on établit les paramètres d'arrêt du moteur thermique, puis on passe à l'action A21.
dans l'action A21, on désactive les seconds moyens d'embrayage 211, puis on passe à l'action A22.
- dans l'action A22, on lance le rotor 208 à une vitesse V8 de 2 500T/Min, par exemple, puis on passe à 1 ' action A23. dans l'action A23, on arrête le moteur thermique, puis on passe à l'étape E23.
- dans l'étape E23, la fonction "Idle Stop" est effectuée et terminée, et on passe à l'étape E24. - dans l'étape E24, on vérifie s'il existe une demande de redémarrage. Dans l'affirmative, on passe à 1 ' action A24.
- dans l'action A24, on établit les paramètres de démarrage du moteur thermique 203 ; puis on passe à 1 ' action A25. dans l'action A25, on actionne les seconds moyens d'embrayage 211, puis on passe à l'action A26. dans l'action A26, on vérifie que le moteur thermique 203 est lancé, puis on passe à l'action A27. - dans l'action A27, on commande la bascule 233 pour faire fonctionner le groupe électrique 207 en alternateur.
On a représenté dans le schéma de la figure 10 l'algorithme commandant la fonction consistant à arrêter le moteur thermique 203 : dans l'étape E7 , le moteur thermique 203 est lancé, et on passe à l'étape E30. dans l'étape E30, on vérifie si la clé de contact est toujours dans la position "marche". Dans la négative, on passe à l'action A30. dans l'action A30, on établit les paramètres d'arrêt du moteur thermique 203, puis on passe à 1 ' action A31.
- dans l'action A31, on arrête le moteur thermique 203, puis on passe à l'action A32. dans l'action A32, on arrête le groupe électrique 207. On a ainsi décrit un dispositif 201 simple et fiable permettant dans les meilleures conditions de confort, d'efficacité et d'économie de carburant, en faisant varier l'inertie de la masse totale liée en rotation avec l'arbre de sortie 202 du moteur thermique 203, une diminution des vibrations en marche stabilisée, et, lors d'une demande d'accélération, une augmentation rapide de la vitesse de rotation du moteur 203 en diminuant l'inertie de la masse totale en rotation.
Bien entendu on peut apporter aux modes de réalisation précédents des changements sans sortir du domaine de l'invention.
Ainsi, comme schématisé dans la partie supérieure de la figure 5, on peut faire en sorte que le volant 212 porte au moins une masse additionnelle, schématisée en 238, coaxiale au volant 212, adaptée à avoir par rapport au volant 212 un mouvement de rotation relative, et reliée au volant 212 par un dispositif amortisseur de torsion, schématisé en 239 à la figure, par exemple au moins un ressort, de façon à atténuer les défauts de synchronisme du moteur thermique 203, une telle masse additionnelle 238 et un tel dispositif amortisseur de torsion 239 étant connus en eux-mêmes.
On pourrait également faire en sorte que le groupe électrique 207 puisse fonctionner en moteur électrique pour entraîner l'arbre d'entrée 205 de la boîte de vitesses 206, le cas échéant sans entraîner le moteur thermique 203 à l'arrêt.
Le mode de réalisation représenté aux figures 5 et 6 peut fonctionner avec une simple batterie de 12/14
volts. Le rotor 208 peut comporter par exemple huit pôles nord et huit pôles sud alternés, le stator 209 comportant par exemple douze bobines câblées pour permettre un fonctionnement du groupe 207 en alternateur/moteur alimenté en courant triphasé de tension 12/14 volts.
Pour la liaison entre les première et seconde masses d'inertie, les moyens d'embrayage concernés pourront comprendre des moyens de commande magnéto ou électro-rhéologique faisant varier la viscosité d'un fluide magnéto ou électro-rhéologique. Dans de tels dispositif, connus, le fluide reçoit un champ magnétique ou une énergie électrique et sa viscosité varie en fonction . Des détails de construction sont présentés dans
EP-A-0 980 991 (colonne 3, ligne 17 - colonne 5, ligne 2) et dans US-A-5007303 (colonne 3, ligne 57 - colonne 4, ligne 49) . On notera qu'un montage radial des masses d'inertie l'une par rapport à l'autre est considéré comme non favorable du fait notamment de 1 ' inertie plus importante qui demeure sur la masse extérieure lorsqu'elle est débrayée par rapport à la solution "axiale, côte à côte" privilégiée dans l'invention. Bien que présentant donc des inconvénients, un tel montage "radial" n'est pas interdit ici, du moins dans un embrayage non mécanique (rhéologique, hydraulique, magnétique) dans lequel l'effet de la force centrifuge n'est pas (particulièrement) utilisé.
Le dispositif de volant moteur 1, 201, selon l'invention, qui est disposé entre le moteur thermique et la boîte de vitesse 136, 206, correspondante aux figures, pourrait en variante être disposé du côté du moteur thermique opposé à cette boîte de vitesses.