FAUTEUIL MULTIPOSITIONSPOUR HANDICAPE
L'invention concerne le domaine technique des sièges multiposition pour handicapés permettant à un utilisateur de passer, par exemple, d'une position assise basse à une position assise haute.
Dans une application, préférée mais non exclusive, l'invention concerne le domaine des fauteuils roulants pour personnes handicapées ou à mobilité réduite qui comprennent des moyens élévateurs assurant une élévation de l'utilisateur placé sur l'assise, de manière à lui permettre, par exemple, d'atteindre des objets placés en hauteur tout en restant assis.
Dans le domaine ci-dessus, une demande internationale WO 92/15271 a, par exemple, proposé un fauteuil pour handicapé comprenant un châssis porteur sur roues. Le fauteuil est, en outre, équipé de manière classique d'une structure d'assise qui comprend au moins un repose-pied, un siège et un dossier. Le fauteuil comprend, enfin, des moyens élévateurs, interposés entre le châssis et la structure d'assise, pour permettre une modification de la hauteur de la structure d'assise.
Selon la demande WO 92/15271, les moyens élévateurs comprennent, à cet effet, un ensemble articulé composé, d'une part, d'un parallélogramme, déformable dans un plan vertical, interposé entre le châssis et la structure d'assise et, d'autre part, d'un moyen d'assistance mécanique adapté pour permettre, par une déformation du parallélogramme, une modification de la hauteur d'assise.
Un tel fauteuil remplit pleinement sa fonction d'élévation-abaissement de l'utilisateur. Cependant, il est apparu qu'un tel fauteuil n'était pas en mesure de permettre une modification aisée de l'inclinaison ou de l'assiette générale de la structure d'assise pour, par exemple, faire adopter à la structure d'assise une position inclinée vers l'arrière et permettre une relaxation à l'utilisateur du fauteuil, tout en diminuant la pression sur les ischions et le fessier pour réduire le risque d'apparition d'escarres et les effets de cisaillement dus aux changements de position.
L'invention vise à1 remédier à cet inconvénient en proposant des moyens d'inclinaison de l'ensemble de la structure d'assise permettant d'assurer une modification de l'inclinaison générale ou de l'assiette de cette dernière, de manière simple, sans modification profonde de la conception du fauteuil. Afin d'atteindre cet objectif, l'invention concerne donc un fauteuil pour personne handicapée ou à mobilité réduite, comprenant :
• un châssis porteur,
• une structure d'assise qui comprend au moins :
* un repose-pied, 4 un siège,
* et un dossier,
• et des moyens élévateurs, interposés entre le châssis et la structure d'assise, permettant une modification de la hauteur de la structure d'assise. Selon l'invention, ce fauteuil est caractérisé en ce qu'il comprend des moyens d'inclinaison de l'ensemble de la structure d'assise, moyens d'inclinaison qui sont interposés entre le châssis et la structure d'assise et qui comprennent au moins :
• une embase, solidaire du châssis, qui oscille autour d'un axe sensiblement horizontal et sur laquelle les moyens élévateurs sont adaptés,
• et un moyen d'assistance mécanique interposé entre l'embase et le châssis et qui est adapté pour permettre, par une rotation de l'embase, une modification de l'inclinaison de l'ensemble de la structure d'assise, indépendamment de sa configuration.
Selon l'invention, le fauteuil est également caractérisé en ce que les moyens élévateurs comprennent au moins :
* un ensemble articulé qui comprend au moins un polygone déformable dans un plan vertical, interposé entre la structure d'assise et l'embase qui définit alors un côté du polygone déformable,
* et un moyen d'assistance mécanique adapté pour permettre, par une déformation du polygone, une modification de la hauteur de la structure d'assise.
Ainsi, la mise en œuvre de l'embase associée aux moyens d'assistance mécanique permet, de manière très simple, de modifier l'inclinaison générale de la structure d'assise, indépendamment de la configuration adoptée pour cette dernière et, notamment, tout en pouvant conserver la hauteur d'assise souhaitée.
Selon l'invention, le moyen d'assistance mécanique des moyens d'inclinaison peut être réalisé de toute façon appropriée et, par exemple, comprendre un système manœuvré manuellement, tel que, par exemple, un vérin à vis entraîné au moyen d'un volant équipé d'une manivelle ou, de manière préférée, être motorisé en étant, par exemple, réalisé sous la forme d'un vérin électrique interposé entre l'embase et le châssis. Selon l'invention, afin d'assurer une plus grande stabilité de la structure d'assise par rapport au châssis, l'ensemble articulé des moyens d'élévation comprend au moins deux polygones déformables dans deux plans verticaux parallèles.
Selon l'invention, il est possible d'adopter plusieurs formes pour les polygones déformables mais, de manière préférée, ces polygones déformables sont des quadrilatères qui seront choisis, de manière avantageuse mais non strictement nécessaire, pour être des parallélogrammes.
Dans une forme préférée mais non strictement nécessaire de réalisation du fauteuil selon l'invention, ce dernier est conçu de manière à former ce qui pourrait être appelé un fauteuil multiposition et la structure d'assise est alors choisie pour être articulée.
A cet effet, la structure d'assise comprend :
• des structures de support du dossier, du siège et du repose-pied qui sont articulées pour autoriser une modification de l'inclinaison relative
du dossier par rapport au siège et/ou une modification de l'inclinaison relative du repose-pied par rapport au siège,
• et au moins un moyen d'assistance mécanique, adapté pour assurer une modification de l'inclinaison relative ou de l'angle relatif du dossier par rapport au siège et/ou une modification de l'inclinaison relative ou de l'angle relatif du repose-pied par rapport au siège. Une telle structure d'assise articulée permet, par exemple, par la modification de l'inclinaison par rapport au siège, d'une part, du dossier et, d'autre part, du repose-pied, d'offrir la possibilité de placer la structure d'assise dans une position allongée en plaçant, par exemple, le repose-pied, le siège et le dossier, dans le prolongement les uns des autres, dans un plan sensiblement horizontal.
De même, il est possible de placer la structure d'assise articulée dans une position de relaxe. Dans la configuration allongée par exemple, les moyens d'inclinaison ou de modification de l'inclinaison générale de la structure d'assise, peuvent alors être, fort avantageusement, utilisés pour placer la structure d'assise dans une position inclinée vers l'avant ou, au contraire, inclinée vers l'arrière. Ainsi il est possible de placer l'utilisateur du fauteuil allongé tête en bas, afin de lui appliquer une technique de kinésithérapie respiratoire appelée « claping ».
La combinaison du caractère articulé de la structure d'assise et des moyens d'inclinaison de cette dernière permet de placer le fauteuil, selon l'invention, dans une infinité de configurations, aptes à répondre aux besoins médicaux de l'utilisateur du fauteuil.
Dans une forme encore plus particulièrement préférée, la structure d'assise et le moyen d'assistance mécanique sont adaptés pour permettre le passage de la structure d'assise dans une position de verticalisation, dans laquelle de repose-pied, le siège et le dossier sont placés dans le prolongement les uns des autres, dans un plan sensiblement vertical.
Ici encore, la combinaison du caractère articulé de la structure d'assise et de la mise en œuvre des moyens d'inclinaison de cette dernière permet, lorsque l'utilisateur est en position de verticalisation, d'adopter une légère inclinaison vers l'arrière de la structure d'assise verticalisée, de manière à procurer à l'utilisateur un sentiment de sécurité.
Selon l'invention, la structure d'assise peut également être adaptée de manière à permettre, d'une part, le passage de la structure d'assise dans la position de verticalisation et, d'autre part, le passage de cette même structure d'assise dans la position dite allongée. Selon une autre caractéristique de l'invention, le bras de dossier est formé par un vérin motorisé constituant un moyen d'assistance mécanique pour la modification de l'inclinaison relative du dossier par rapport au siège.
Dans le même sens, selon une caractéristique de l'invention, le bras de jambier est formé par un vérin motorisé constituant un moyen d'assistance mécanique pour la modification de l'inclinaison relative du repose-pied par rapport au siège.
De manière préférée, le fauteuil selon l'invention est destiné à permettre un déplacement de l'utilisateur et, à cet effet, il forme un fauteuil roulant dont le châssis comprend au moins trois roues. Afin de donner une autonomie complète à l'utilisateur, l'une au moins des roues sera, de préférence mais non nécessairement, motorisée, auquel cas son fonctionnement sera commandé au moyen de l'unité de commande évoquée ci-dessus.
Diverses autres caractéristiques ressortent de la description ci-dessous effectuée en référence aux dessins annexés qui illustrent une forme préférée mais non limitative de réalisation d'un fauteuil selon l'invention.
La fig. 1 est une perspective de trois-quarts avant du fauteuil selon l'invention dans une position assise basse ou normale de la structure d'assise. La fig. 2 est une élévation de coté du fauteuil, selon la fig. 1, dans la position assise basse.
La fig. 3 est une perspective de trois quarts arrière du fauteuil, selon la fig. 1, en position de verticalisation de la structure d'assise.
La fig. 4 est une élévation de coté du fauteuil, dans la position selon la fig. 3. La fîg. 5 est une perspective de trois-quarts avant du fauteuil, selon la fig. 1, dans une position allongée inclinée vers l'arrière de la structure d'assise.
La fig. 6 est une élévation de coté du fauteuil, dans la position selon la fig. 5. La fig. 7 est une élévation, analogue à fig. 2, du fauteuil dans une position assise haute de la structure d'assise.
La fig. 8 est une élévation, analogue à fig. 2, du fauteuil dans une position dite de relaxe de la structure d'assise.
La fig. 9 est une élévation, analogue à fig. 2, du fauteuil dans une position allongée de la structure d'assise.
La fig. 10 est une perspective analogue à la fîg. 3 montrant une autre forme de réalisation d'un fauteuil selon invention.
Un fauteuil selon l'invention, tel qu'illustré aux fig. 1 à 6, comprend un châssis porteur 1 sur lequel est adaptée une structure d'assise 2. Selon la forme illustrée, le châssis 1 comprend deux roues avant motrices 3, chacune supportée par un bras de suspension 4. Le châssis 1 comprend, en outre, deux roues arrière 5, dites folles, dans la mesure où elles sont liées au châssis 1 par un pivot 6 d'axe sensiblement vertical.
Afin de permettre les modifications de direction du fauteuil lors de son déplacement, chaque roue motrice 3 est équipée d'un moto-réducteur électrique 7 alimenté par un jeu de batteries 8 et piloté par une unité de commande 9 pourvue d'une manette 10. L'unité de commande 9 permet, au moyen de la manette 10, d'assurer une commande synchronisée ou non des roues motrices 4 de manière à faire avancer, reculer, tourner à gauche ou à droite, le fauteuil selon l'invention.
Bien entendu, il doit être considéré qu'un tel mode de réalisation du châssis porteur 1 n'est pas strictement nécessaire à l'invention et, ainsi, le châssis porteur pourrait ne comprendre aucune roue motorisée et être, par exemple, conçu pour un déplacement manuel. De manière classique, la structure d'assise 2 comprend un repose-pied
15, un siège 16 et un dossier 17. De manière préférée mais non strictement nécessaire à réalisation d'un fauteuil selon l'invention, la structure d'assise 2 est articulée de façon à permettre une modification de l'inclinaison relative du dossier 17 par rapport au siège 16 et/ou une modification de l'inclination relative du repose-pied 15 par rapport au siège 16.
A cet effet et dans la forme de réalisation plus particulièrement illustrée aux figures, la structure d'assise 2 comprend une traverse 19 qui est située dans la région antérieure du fauteuil.
La structure d'assise comprend également une structure 20 de support du siège 16, qui est composée d'au moins un et, selon l'exemple illustré, de deux longerons 21 qui sont solidaires du siège et qui, selon l'exemple illustré, contribuent à définir un cadre de support de ce dernier. De manière préférée, les longerons 21 sont réalisés en deux parties 21i, 2I2 pour permettre un réglage de la profondeur d'assise en fonction de la taille et de la corpulence de l'utilisateur du fauteuil.
Les parties avant 21i des deux longerons 21 sont articulées à l'avant sur la traverse antérieure 19 par l'intermédiaire de pivots 22 d'axes sensiblement horizontaux. La structure 20 de support articulé du siège 16 comprend, en outre, un vérin télescopique motorisé 23, constitué, par exemple mais non exclusivement, par un vérin électrique à vis. Le vérin télescopique motorisé 23 est alors articulé à l'avant sur la traverse antérieure 19 par un pivot 24 d'axe également horizontal et, à l'arrière, sur les longerons 21 et/ou comme cela est illustré sur un élément tel qu'une traverse 25 liée aux parties avant 21i des deux longerons 21 et constitutive de la structure articulée 20 de support du siège 16. Le vérin télescopique
motorisé 23 est alors fixé à la traverse 25 par l'intermédiaire d'un pivot 26 d'axe horizontal.
La structure d'assise 2 comprend, également, une structure articulée
30 de support du dossier 17. La structure de support de dossier 30 comprend au moins un et, selon l'exemple illustré, deux montants 31 qui sont solidaires du dossier 17 et qui sont articulés sur les parties arrières 2I2 des longerons 21.
Selon l'exemple illustré, les montants 31 sont plus particulièrement reliés par une traverse 32 qui se trouve alors elle-même articulée sur les longerons 21 de la structure de support de siège 20, par l'intermédiaire de pivots 33 d'axes horizontaux.
La structure articulée 30 de support du dossier 17 comprend, en outre, un bras de dossiers 35 placé sous le siège 16, comme cela ressort plus particulièrement de la fïg. 4. Ce bras de dossiers 35 est, de préférence mais non nécessairement, réalisé en deux parties, respectivement antérieure 36 et postérieure 37, qui permettent un réglage permanent de la longueur du bras de dossier 35, en fonction notamment de la profondeur d'assise. La partie antérieure 36 du bras de dossier est articulée sur la traverse antérieure 19, par l'intermédiaire d'un pivot d'axe horizontal 39, tandis que la partie postérieure 37 est, articulée par un pivot 40, d'axe également sensiblement horizontal, sur les montants 31 ou un élément solidaire de ces derniers, en l'espèce un doigt 32i faisant partie intégrante de la traverse 32.
Selon une forme préférée mais non strictement nécessaire de réalisation, la longueur du bras de dossiers 35 est réglable de manière à pouvoir ajuster l'inclinaison relative du dossier 17 par rapport au siège 16. A cet effet et selon l'exemple illustré, la partie antérieure 36 du bras 35 est formée par un vérin motorisé télescopique, tel que, par exemple, un vérin électrique à vis dont le fonctionnement est piloté par l'unité de commande 9.
Afin de permettre une modification continue et automatique de la longueur du segment dorsal, à savoir de la distance entre le siège 16 et le dossier 17, lors de la modification de leur inclinaison relative, le dossier 17
est, de manière préférée, adapté sur chaque montant 31 par l'intermédiaire d'un coulisseau 42 qui est, en outre, relié à la structure de support de siège 20 par une biellette 43.
La structure d'assise 2 comprend, également, une structure articulée 50 de support du repose-pied 15. La structure 50 comprend alors au moins un et, selon l'exemple illustré, exactement un segment jambier 51 qui est lié au repose-pied 15 et qui est articulé sur la traverse antérieure 19 par l'intermédiaire d'un pivot 52 d'axe horizontal.
La structure articulée de support de repose-pied 50 comprend, également, au moins et, selon l'exemple illustré, exactement un bras de jambier 53 qui est articulé, d'une part, sur la traverse antérieure par un pivot
54 d'axe horizontal et, d'autre part, sur le segment jambier 51 également par l'intermédiaire d'un pivot 55 d'axe aussi horizontal.
De manière préférée, le bras de jambier 53 présente une longueur réglable, afin de permettre une modification ou un ajustement de l'inclinaison relative ou inclinaison du segment jambier 51 par rapport au siège 16 et donc, de ce fait, une modification de la position angulaire relative du repose- pied 15 par rapport au siège 16.
Selon l'exemple illustré, à cet effet et de manière préférée, le bras de jambier 53 est constitué par un vérin télescopique motorisé, tel qu'un vérin électrique à vis, commandé par l'unité 9, comme cela apparaîtra plus particulièrement par la suite.
Afin de permettre une modification automatique de la distance entre le repose-pied 15 et le siège 16, comme cela peut être nécessaire lors de la modification de la position angulaire relative de ces deux éléments, le repose-pied 15 est, selon l'exemple illustré et de manière préférée, adapté sur le segment jambier 51 par l'intermédiaire d'un chariot 56.
Selon l'exemple illustré, ce chariot 56 est alors relié, par des moyens de liaison 57, au siège 16 ou à la structure de support de siège 20, de manière à permettre une modification automatique de la distance entre le siège 16 et
le repose-pied 15, lors de la modification de l'inclinaison relative du segment jambier 51 par rapport au siège 16.
Conformément à une caractéristique de l'invention, le fauteuil comprend, en outre, des moyens élévateurs 60, interposés entre le châssis 1 et la structure d'assise 2 pour permettre une modification de la hauteur de la structure d'assise.
Les moyens élévateurs pourraient être réalisés de différentes façons et, par exemple, constitués par un simple vérin, interposé entre le châssis 1 et la structure d'assise 2 et, par exemple, entre le châssis et la traverse antérieure 2. Toutefois, selon une forme préférée de réalisation de l'invention et afin de présenter une plus grande stabilité et rigidité, les moyens élévateurs 60 comprennent au moins un ensemble articulé qui est constitué d'au moins un et, selon l'exemple illustré, de deux polygones 61 déformables dans deux plans verticaux parallèles. Selon l'exemple illustré, chaque polygone déformable 61 présente la forme d'un parallélogramme déformable dont deux grands côtés sont formés par deux segments ou bras inférieur 62j et supérieur 62S qui sont articulés vers l'avant sur la traverse antérieure 19 par des pivots 63j,63s d'axes sensiblement horizontaux. La traverse antérieure 19 forme alors un petit côté des parallélogrammes déformables 61. Il doit être noté que, selon l'exemple illustré, l'axe des pivots 63S des bras supérieurs 62S est confondu avec l'axe des pivots 22 de la structure articulée de support de siège 20. Les segments ou bras 62j, 62S sont, par ailleurs, articulés au niveau de leur extrémité postérieure sur une embase 65, solidaire du châssis et articulée sur ce dernier au moyen d'un pivot d'axe sensiblement horizontal 66.
Selon l'exemple illustré, l'embase 65 comprend deux palonniers 67 qui forment chacun le petit côté d'un parallélogramme déformable 61, en étant reliés aux segments 62j, 62S correspondants par des pivots 68j, 68S d'axe sensiblement horizontal. Il sera remarqué que, selon l'exemple illustré, les pivots d'articulation 68j, des segments inférieurs 62j avec le palonnier
correspondant 67, ont un axe confondu avec l'axe d'oscillation de l'embase
65 sur le châssis 62.
Les moyens d'élévation comprennent, en outre, un moyen d'assistance mécanique 70, interposé entre l'embase 65 et le segment supérieur 62S gauche pour permettre, par une déformation des polygones ou parallélogrammes déformables 61, une modification de la hauteur d'assise.
Bien entendu selon l'invention les moyens d'assistance mécanique 70 pourraient êtres interposés entre l'embase et un autre segment des parallélogrammes déformable 61. De manière préférée, les moyens d'assistance mécanique 70 sont constitués par un vérin télescopique motorisé, tel qu'un vérin électrique à vis, commandé par l'unité 9.
Enfin, le fauteuil 2 comprend un moyen d'assistance mécanique, tel que, par exemple, un vérin électrique à vis motorisé 73, interposé entre le châssis 2 et l'embase 65, de manière à en modifier l'angle relatif. Ainsi, l'embase 65 et le vérin 73 définissent ensemble des moyens d'inclinaison de l'ensemble de la structure d'assise, comme cela apparaîtra par la suite.
Le fauteuil, tel que décrit précédemment, fonctionne de la manière suivante. Tout d'abord, il doit être rappelé que l'ensemble des organes d'assistance mécanique, constitués par :
• le vérin télescopique motorisé 70 des moyens d'élévation,
• le vérin télescopique motorisé 23 de la structure articulée 20 de support du siège 16, » le vérin télescopique motorisé 36 de la structure articulée 30 de support du dossier 17,
• le vérin télescopique motorisé 53 de la structure articulée 50 de support du repose-pied 15,
• et le vérin télescopique motorisé 73 des moyens d'inclinaison de l'ensemble de la structure d'assise 2, sont tous pilotés par l'unité de commande 9.
De manière préférée, l'unité de commande 9 est alors conçue de manière à permettre une commande individuelle de chacun de ces vérins. Ainsi, l'utilisateur du fauteuil selon l'invention peut commander un mouvement d'élévation/abaissement de l'ensemble de la structure d'assise par un pilotage du vérin télescopique motorisé 70, dit de « lift » qui assure une modification de la hauteur du siège 16. Il est donc possible à l'utilisateur du fauteuil de commander un passage de la position assise basse ou normale telle qu'illustrée à la fîg. 1 à la position assise haute telle qu'illustrée à la fig. 7 De même, alors, indépendamment de la hauteur de la structure d'assise ou du siège 16, l'utilisateur peut également, par l'intermédiaire de l'unité 9, assurer un pilotage du vérin télescopique motorisé 73, dit d'assiette, et modifier l'inclinaison générale ou assiette de la structure d'assise pour, par exemple, l'incliner vers l'arrière et se placer dans une position de relaxe comme illustrée à la fig. 8.
Il doit être noté que ce mouvement de modification de l'assiette n'influe aucunement la configuration générale de la structure d'assise.
L'utilisateur peut, également, par le pilotage, au moyen de l'unité de commande 9, des vérins 36 et 53 modifier l'inclinaison relative du dossier par rapport au siège, ainsi que l'inclinaison du repose-pied par rapport au siège, de sorte qu'il peut placer le fauteuil selon l'invention dans différentes configurations telles que de semi allongée ou, encore, complètement allongée, comme représentée à la fig. 9, configuration dans laquelle le dossier 17, le siège 16 et le repose-pied 15 se trouvent alors sensiblement alignés dans un plan horizontal.
Dans une forme préférée de réalisation, l'unité de commande 9 est adaptée pour permettre un passage automatique en position allongée par un pilotage coordonné des vérins de dossier 36 et de repose-pied 53.
Dans cette configuration allongée, l'utilisateur a encore accès à la fonction d'élévation/abaissement et peut, par exemple, par une commande du vérin de lift 70 choisir de placer la structure d'assise en configuration
couchette à la hauteur souhaitée pour permettre, le transfert de l'utilisateur du fauteuil sur une table d'examen ou encore dans un lit.
De plus, dans cette configuration, l'utilisateur a également accès à la fonction d'inclinaison générale de l'ensemble de la structure d'assise et peut, par exemple, l'incliner vers l'arrière, alors même qu'elle se trouve en position couchette. Cette position couchée inclinée vers l'arrière, dite « proclive », illustrée fig. 5 et 6, peut être utile pour la technique de kinésithérapie respiratoire dite de « claping ».
Selon l'invention, le fauteuil peut, à partir de la position normale assise fig. 1, par la seule commande du vérin motorisé 23, passer en position de verticalisation 4. En effet, compte tenu de la relation existant entre les structures articulées de support du siège 16, du dossier 17 et du repose- pied 15, la seule commande du vérin télescopique motorisé 23 permet de passer de la position assise à la position de verticalisation, telle qu'illustrée aux fig. 3 et 4.
La manœuvre d'un seul vérin, dit de verticalisation, 23 pour assurer cette verticalisation de la structure d'assise présente l'avantage d'offrir un très grand confort et un sentiment de sécurité, dans la mesure où ce mouvement peut être assuré de manière automatique par l'unité de commande, sans à-coups et avec une grande fluidité.
Bien entendu, l'unité de commande 9 sera alors programmée de manière à s'assurer que la structure d'assise 2 est, avant le déclenchement du mouvement de verticalisation, située à une hauteur suffisante pour empêcher tout risque de blocage du mouvement par un contact du repose- pied avec le sol.
Par ailleurs, il est à noter qu'en position de verticalisation, la fonction d'élévation, assurée par le vérin de lift 70, reste accessible. De même la fonction d'inclinaison générale de l'ensemble de la structure d'assise est, en position de verticalisation, également accessible par la commande du vérin d'assiette 73, de sorte qu'il est possible de choisir une position légèrement inclinée vers l'arrière contribuant à donner une meilleure stabilité au fauteuil
et à apporter un sentiment de sécurité à l'utilisateur du fauteuil qui n'a plus l'usage de ses membres inférieurs.
Afin, d'offrir une très grande souplesse et facilité d'utilisation, l'unité de commande 9 est de plus adaptée pour assurer par un fonctionnement coordonné des vérins de verticalisation 23, de dossier 36 et de jambier 53, un passage automatique de la position de verticalisation fig. 4 à la position allongée fîg. 9 et inversement avec, éventuellement, une possibilité d'arrêt dans une position intermédiaire. Ce mouvement est alors réalisé en conservant l'alignement du repose pied, du siège et du dossier sensiblement dans un même plan.
Il est à noter que, afin de garantir la sécurité d'utilisation en position de verticalisation, le fauteuil sera équipé de moyens de retenue thoracique, non représentés et constitués, par exemple, par une ceinture ou harnais, ainsi que de moyens de retenue bas 80 formés, selon l'exemple illustré, par des genouillères venant appliquer une pression sur les genoux, afin d'empêcher tout affaissement de l'utilisateur du fauteuil en position de verticalisation.
De même, de manière habituelle pour un fauteuil pour handicapés, le fauteuil selon l'invention comprend deux accoudoirs 81 solidaires de la structure de dossier 20. Selon l'exemple illustré, l'unité de commande 9 est adaptée sur l'accoudoir 81 de droite.
Selon l'exemple illustré et décrit précédemment, le dossier 17 est relié à la structure de support de siège 20 par une biellette 43. Toutefois un tel mode de liaison rigide n'est pas strictement nécessaire à la réalisation d'un fauteuil selon l'invention. Ainsi, la fig. 10 présente une autre forme de réalisation d'un fauteuil multiposition pour handicapés selon l'invention qui diffère de la forme de réalisation telle que décrite en relation avec les fig. 1 à 9 en ce que le dossier 17 est supporté par un seul montant 90 articulé sur la structure 20 de support du siège 16. Le dossier 17 est alors lié à un coulisseau qui est mobile dans le montant 91. Le dossier est en outre relié à la structure de support de siège par une courroie souple, non représentée, guidée par un
système de poulies, également non représentées, de manière à assurer une augmentation de la distance entre le dossier 17 et le siège 16 lors du passage en position de verticalisation.
La forme de réalisation illustrée à la fig. 10 se différencie également en ce que se sont les roues arrière 3 qui sont motrices tandis que les roues avant 5 sont folles. Le fauteuil motorisé illustré à la fig. 10 peut donc être qualifié de fauteuil à propulsion par opposition au fauteuil illustré aux fig. 1 à
9 qui peut être qualifié de fauteuil à traction. Dans le cadre de la forme de réalisation illustrée à la fig. 10, le placement des moteurs 7 à l'arrière permet de reculer les masses et donc d'augmenter la stabilité du fauteuil en position de verticalisation notamment.