PROCEDE DE COMMANDE D'UN DISPOSITIF DE VISUALISATION
MATRICIEL A SOURCE D'ELECTRONS A CONSOMMATION
CAPACITIVE REDUITE
DESCRIPTION
DOMAINE TECHNIQUE
La présente invention concerne un procédé de commande d'un dispositif de visualisation matriciel doté d'une ou plusieurs sources d'électrons, apte à afficher des images ayant différents niveaux de gris. Les images à afficher peuvent être en noir et blanc ou en couleurs, dans ce dernier cas, l'expression « niveau de gris » signifie demi-teinte de couleur. Le noir et le blanc sont inclus dans les gammes de niveaux de gris .
ÉTAT DE LA TECHNIQUE ANTÉRIEURE Ces dispositifs de visualisation à sources d'électrons trouvent des applications dans le domaine des écrans plats de visualisation. Il existe divers types de ces dispositifs de visualisation selon la nature de leurs sources d'électrons. On connaît par exemple, les cathodes à micro-pointes à effet de champ comme décrit dans le document [1], les sources à nano fissures à effet de champ comme décrit dans le document référencé [2], les sources planes d'électrons du type graphite ou carbone diamant comme décrit dans le document référencé [3] . Les références de ces quatre documents se trouvent en fin de description.
La figure 1 illustre schématiquement le principe de fonctionnement d'un exemple de dispositif de visualisation à sources d'électrons a émission de champ auquel peut s'appliquer le procédé de 1' invention .
Le dispositif de visualisation comporte des sources d'électrons 100 comportant des électrodes d'anode 1 recouvertes de matériau luminophore 2, des électrodes de cathode 3 reliées électriquement à des zones émettπces d'électrons 4, des électrodes de grille 5, isolées électriquement des électrodes de cathode 2. Chaque zone émettπce 4 est associée à une électrode de grille 5. Le vide 6 règne entre les zones émettπces 4 et le matériau luminophore 2. Le dispositif relatif à la commande des sources d'électrons 100 comporte une source de tension 7 et des moyens de polarisation 8. La source de tension 7 permet d'appliquer un potentiel élevé Va aux électrodes d'anode 1. Les moyens de polarisation 8 permettent d'appliquer, pour une source d'électrons donnée 100, un potentiel Vg sur l'électrode de grille qui lui est associée et un potentiel VcI, Vc2, Vc3 sur l'électrode de cathode 3 à laquelle elle est reliée. La différence de potentiel Vgcl, Vgc2, Vgc3, appelée par la suite de manière générale Vgc représente la tension de commande de l'émission d'électrons.
Une source d'électrons 100 émet un flux d'électrons (non représenté) à partir de sa zone émettπce 4 et ce flux d'électrons est collecté par une électrode d'anode 1 qui est en regard de la zone émettπce lorsque la différence de potentiel Vgc
dépasse une valeur de seuil Vthl . Ce flux d'électrons est accéléré grâce au potentiel eleve Va applique aux électrodes d'anode 1. Le matériau luminophore 2 émet de la lumière sous l'effet de l'énergie cinétique des électrons qui le bombarde. La figure 2A représente une caractéristique d'émission Ia=f (Vgc) d'une source d' électrons 4.
Le dispositif de visualisation peut avoir un écran 17 agence de façon matricielle comme illustré sur la figure 3 avec plusieurs sources d'électrons 4. Chaque source d'électrons 4 représente un pixel Pi, j de l'écran. Chaque pixel Pi, j peut être adressé et sa luminance ajustée comme décrit dans le document référencé [4] dont les références complètes se trouvent en fin de description.
Chaque pixel Pi, j est défini comme le croisement entre une électrode de ligne Ll, Li, . Ln et une électrode de colonne Cl, .Cj, Cm du dispositif de visualisation 17. Il y a généralement plusieurs électrodes de ligne et plusieurs électrodes de colonne. Les électrodes de ligne Ll, Li, . Ln sont généralement connectées aux électrodes de grille et les électrodes de colonne Cl, .C], .Cm aux électrodes de cathode. On notera toutefois que le dispositif de visualisation 17 peut se réduire à une source d'électrons ou un pixel si l'on ne dispose que d'une électrode de ligne et d'une électrode de colonne pour fonctionner selon le procédé de l'invention.
Un dispositif de commande est prévu pour commander le dispositif de visualisation avec un générateur de balayage des lignes 10 relié à une source
de tension 11 délivrant un potentiel Vis et à un potentiel de référence Vins imposé, généralement la masse, lui permettant d'appliquer sur les électrodes de ligne soit le potentiel de sélection de ligne Vis soit le potentiel de référence Vins ou potentiel de non sélection de ligne.
Le dispositif de commande comporte, de plus, un circuit de commande des colonnes 12 relié à une source de tension 13 délivrant un potentiel Vcj et à un potentiel de référence Vcom qui peut être la masse. Le générateur de balayage des lignes 10 et le circuit de commande des colonnes 12 sont reliés à un contrôleur d'écran 14 qui reçoit des signaux d'une source de données d'image (non représentée), des signaux de contrôle et de synchronisation et qui délivre des signaux aptes à piloter le générateur de balayage des lignes 10 et le circuit de commande des colonnes 12. Quant aux électrodes d'anode 1, elles sont reliées à une source de tension 15 délivrant un potentiel Va.
Plus précisément, le générateur de balayage des lignes comporte un circuit d'adressage pour chaque électrode de ligne. De la même manière, le circuit de commande des colonnes comporte un sous-circuit pour chaque électrode de colonne. La commande conventionnelle de l'écran s'effectue de la manière suivante : on peut adresser les électrodes de ligne Ll, Ln séquentiellement chacune leur tour pendant une période de sélection de ligne Tl. Une électrode de ligne adressée est portée au potentiel Vis et une électrode de ligne non adressée est portée au potentiel
Vins. Les pixels d'une électrode de ligne adressée Li doivent chacun afficher une information donnée et chaque électrode de colonne Cj est portée à un potentiel Vc] appropriée. Les potentiels appliqués sur les électrodes de colonne n'affectent pas les pixels des électrodes de ligne non adressées Ll, Li-I, Li+1, Ln. Il est également possible de faire flotter le potentiel d'une électrode de ligne qui n'est pas sélectionnée. Une fois que l'électrode de colonne n'est plus sélectionnée, on la décharge et on la met en haute impédance .
Pour obtenir des niveaux de gris, on peut agir sur la valeur des différences Vls-Vcj et/ou sur la durée d'application du potentiel Vcj ou même sur la quantité de charges fournie aux électrodes de colonne et correspondant à l'information à afficher.
On rencontre donc plusieurs procédés de commande des colonnes des dispositifs de visualisation affichant des niveaux de gris. La commande en modulation de largeur d'impulsion (connue sous l'acronyme anglo-saxon PWM pour puise width modulation) consiste à commuter le potentiel de référence d'une électrode de colonne Vcom vers un potentiel fixe Vc pendant un temps variable fonction du niveau de gris à afficher, ce temps variable étant inférieur ou égal à la période de sélection de ligne Tl.
La commande en modulation de largeur d'impulsion maximise les commutations entre le potentiel Vc et le potentiel de référence Vcom, ce qui induit une forte consommation capacitive lors d'un
adressage de colonne. En effet, il existe une forte capacité ligne-colonne à chaque sélection de ligne : cette capacité peut être chargée ou déchargée au potentiel de commande des électrodes de colonne. Par contre, cette commande en modulation de largeur d'impulsion reste la plus simple du point de vue de la réalisation du circuit de commande des colonnes. On peut se référer à la figure 2B à associer à la figure 2A sur laquelle plusieurs chronogrammes montrent la tension à appliquer sur une électrode de ligne sélectionnée et simultanément sur une électrode de colonne dont la source d'électrons correspondante doit afficher un gris sombre ou un gris clair. Pour afficher un gris clair le potentiel Vc est applique pendant un temps plus court que celui employé pour afficher un gris sombre.
Ce procédé se heurte au problème de la consommation capacitive engendrée à la fois par les potentiels à commuter et par la fréquence de ces commutations comme on l'a déjà évoqué.
La commande en modulation d'amplitude s'effectue en appliquant pendant toute la période de sélection de ligne Tl, sur les électrodes de colonne, un potentiel dont la valeur dépend du niveau de gris à afficher.
Dans les dispositifs de visualisation commandés de manière mixte, un ou plusieurs potentiels sont appliqués successivement aux électrodes de colonne pendant la période de sélection de ligne. Le document référencé [5] décrit un tel procédé de commande, ses références se trouvent en fin de description.
Le procédé de commande en charges, décrit par exemple dans le document référencé [6] dont les références complètes se trouvent en fin de description, cherche à fournir aux électrodes de colonne une quantité de charges correspondant au niveau de gris à afficher .
Par ailleurs, le brevet [7] décrit la commande des électrodes de ligne dans laquelle à l'issue d'une première période de sélection de ligne Tl, lors d'une seconde période de sélection de ligne, on applique à l'électrode de ligne qui était sélectionnée pendant la première période de sélection de ligne, un potentiel de décharge pendant une partie au moins de la seconde période de sélection de ligne puis on la laisse en état de haute impédance tant qu'elle n'est pas de nouveau sélectionnée. Le potentiel de non sélection de ligne est donc flottant et dépend de la proportion de sources d'électrons émettπces sur l'électrode de ligne qui est sélectionnée.
EXPOSÉ DE L'INVENTION
La présente invention a justement comme but de proposer un procédé de commande d'un dispositif de visualisation matriciel à source d'électrons qui réduit la consommation capacitive du mode en modulation de largeur d'impulsions.
Un autre but est d'uniformiser la réponse des sources d'électrons en évitant l'utilisation de tensions proches de celles qui bloquent l'émission comme dans le cas d'une commande en modulation d' amplitude .
Pour atteindre ces buts l'invention concerne plus précisément un procédé de commande d'un dispositif de visualisation matriciel à source d'électrons qui utilise une commande en modulation de largeur d'impulsion pour la commande des électrodes de colonne à trois potentiels différents, dont un intermédiaire situé entre un premier et un deuxième potentiel, ce premier potentiel et ce second potentiel permettant classiquement de bloquer l'émission et d'émettre respectivement, ce potentiel intermédiaire étant à associer au premier ou au second potentiel pour afficher des niveaux de gris selon que ceux-ci sont considérés comme appartenant à une première famille de niveaux de gris correspondant aux niveaux de gris les plus sombres ou à une seconde famille de niveaux de gris correspondant aux niveaux de gris les moins sombres .
Plus précisément, la présente invention propose un procédé de commande d'un dispositif de visualisation matriciel apte a afficher des niveaux de gris au niveau d'une ou plusieurs sources d'électrons, comprenant une ou plusieurs électrodes de ligne et une ou plusieurs électrodes de colonne, la source d'électrons étant définie à la croisée d'une électrode de ligne et d'une l'électrode de colonne. Dans ce procédé, on applique pendant une période de sélection de ligne un potentiel de sélection de ligne sur une électrode de ligne sélectionnée; on applique simultanément pendant ladite période, sur une électrode de colonne, une tension dépendant du niveau de gris à afficher par la source d'électrons à la croisée de
cette électrode de ligne sélectionnée et de cette électrode de colonne. Les niveaux de grrs à afficher sont répartrs dans deux famrlles de niveaux de gris, la première regroupant un ou plusieurs niveaux de gris les plus sombres, la seconde regroupant un ou plusieurs niveaux de gris les moins sombres. Si le niveau de gris à afficher par la source d'électrons appartient à la première famille, on porte la tension de l'électrode de colonne, dès le début de la période de sélection de ligne, d'un potentiel intermédiaire, situé entre un second potentiel utilisé pour afficher le noir et un premier potentiel utilisé pour afficher le blanc, au second potentiel puis on la ramène au potentiel intermédiaire au bout d'une durée inférieure ou égale à la période de sélection de ligne et qui dépend du niveau de gris à afficher. Si le niveau de gris à afficher appartient à la seconde famille, on porte la tension de l'électrode de colonne du potentiel intermédiaire au premier potentiel à un instant de la période de sélection de ligne qui dépend du niveau de gris à afficher et on la ramène au potentiel intermédiaire en fin de période de sélection de ligne.
De plus avantageusement, à l'issue de la période de sélection de ligne, on peut porter l'électrode de ligne qui était sélectionnée à un potentiel de décharge, puis on la met en haute impédance. Ce procédé de commande est alors associé au principe des électrodes de ligne non sélectionnées flottantes . II est possible que, de plus, pour l'un des niveaux de gris de l'une des familles, on maintienne la
tension de l'électrode de colonne au potentiel intermédiaire pendant toute la période de sélection de lrgne. On drspose dans ce cas d'un nrveau de gris supplémentaire . La tension de sélection de ligne peut être constante pendant la période de sélection de ligne.
Lorsque plusieurs sources d'électrons sont sur une même électrode de ligne, on applique simultanément une tension sur chacune des électrodes de colonne.
Le premier potentiel peut être de manière simple sensiblement 0 volt.
Le potentiel intermédiaire peut être sensiblement au milieu entre le premier potentiel et le second potentiel.
Le second potentiel est positif par rapport au premier potentiel.
Les durées d'application du premier potentiel dans la période de sélection de ligne et les durées d'application du second potentiel dans la période de sélection de ligne sont avantageusement réparties de manière non linéaire pour optimiser la perception de l'affichage par l'œil humain.
Dans ce but, les durées d'application du premier potentiel ou du second potentiel peuvent vérifier l'équation ti = Tl[I - (i/r)2'2] avec r nombre de niveaux de gris dans la famille de niveaux de gris pour lesquels une commutation se produit et i variant de 1 à r . La présente invention concerne également un dispositif de commande d'un dispositif de visualisation
matriciel affichant des niveaux de gris comprenant une ou plusieurs sources d'électrons situées chacune à la croisée d'une électrode de ligne et d'une électrode de colonne d'un ensemble comportant une ou plusieurs électrodes de ligne et une ou plusieurs électrodes de colonne. Le dispositif comporte un générateur de balayage des lignes pour appliquer, lorsque l'électrode de ligne sur laquelle se trouve la source d'électrons est sélectionnée, un potentiel de sélection de ligne, pendant une période de sélection de ligne, et un circuit de commande des colonnes apte à appliquer sur l'électrode de colonne correspondante, une tension correspondant au niveau de gris a afficher, pendant la période de sélection de ligne. Le circuit de commande des colonnes comporte, pour chaque électrode de colonne de l'ensemble, une première chaîne de traitement pour délivrer une tension de commande modulée en largeur d'impulsion, l'impulsion débutant en début de période de sélection de ligne, entre un potentiel intermédiaire et un second potentiel utilisé pour afficher le noir, à appliquer à l'électrode de colonne si le niveau de gris appartient à une première famille de niveaux de gris contenant un ou plusieurs niveaux de gris les plus sombres et une seconde chaîne de traitement pour délivrer une tension de commande modulée en largeur d'impulsion, l'impulsion se terminant en fin de période de sélection de ligne, entre le potentiel intermédiaire et un premier potentiel, à appliquer à l'électrode de colonne si le niveau de gris appartient à une seconde famille de
niveaux de gris contenant un ou plusieurs niveaux de gris les moins sombres.
Le générateur de balayage des lignes, à l'issue de la période de sélection de ligne, peut avantageusement porter l'électrode de ligne qui était sélectionnée, mais qui ne l'est plus, à un potentiel de décharge puis la mettre en haute impédance.
La première chaîne de traitement délivre, à partir d'une information codant le niveau de gris à afficher qu'elle reçoit, un signal qui traduit un instant de fin de l'impulsion de la tension modulée en largeur d'impulsion dans la période de sélection de ligne. La seconde chaîne de traitement délivre un signal qui traduit un instant de début de l'impulsion de la tension modulée en largeur d'impulsion dans la période de sélection de ligne, ces chaînes de traitement étant reliées via des moyens de sélection à un étage de sortie apte à délivrer la tension à appliquer à l'électrode de colonne. La première chaîne de traitement peut comporter un comparateur comparant l'information codant le niveau de gris et le résultat d'un comptage réalisé par un compteur cyclique comptant un nombre de coups d'horloge déterminé par la taille de l'information codant le niveau de gris, pendant la période de sélection de ligne, et une bascule bistable reliée en sortie du comparateur et recevant également un top en début de chaque période de sélection de ligne et délivrant le signal traduisant l'instant de fin de l'impulsion de la tension modulée en largeur d' impulsion .
La seconde chaîne de traitement peut comporter un comparateur comparant l'information codant le niveau de gris et le résultat d'un comptage réalisé par un compteur cyclique comptant un nombre de coups d'horloge déterminé par la taille de l'information codant le niveau de gris, pendant la période de sélection de ligne et une bascule bistable reliée en sortie du comparateur et recevant également un top en fin de chaque période de sélection de ligne et délivrant le signal traduisant l'instant de début de l'impulsion de la tension modulée en largeur d' impulsion .
Le compteur cyclique peut être commun à la première et à la seconde chaîne de traitement. Le niveau de gris à afficher étant codé sous forme d'un mot binaire avec un ou plusieurs bits de poids fort, les moyens de sélection peuvent être des circuits combmatoires recevant un ou plusieurs bits de poids forts du mot binaire. Le circuit de commande des colonnes peut comporter, de plus, un registre à décalage qui alimente autant d'ensembles de bascules de mémorisation que d'électrodes de colonne, chaque ensemble de bascules de mémorisation recevant en entrée les niveaux de gris à afficher par le dispositif de visualisation et étant relié à une première chaîne de traitement et à une seconde chaîne de traitement.
BRÈVE DESCRIPTION DES DESSINS La présente invention sera mieux comprise à la lecture de la description d'exemples de réalisation
donnés, à titre purement indicatif et nullement lrmrtatrf, en faisant référence aux dessins annexés sur lesquels : la figure 1 (déjà décrite) illustre un dispositif de visualisation à sources d'électrons à émission de champ auquel peut s'appliquer le procédé de 1' invention ; la figure 2A (déjà décrite) est un graphique représentant les caractéristiques d'émission Ia=f (Vgc) d'une source d'électrons ; la figure 2B (déjà décrite) illustre les tensions à appliquer sur une électrode de ligne sélectionnée, sur une électrode de colonne pour afficher un gris sombre et sur une électrode de colonne pour afficher un gris clair dans le cadre d'une commande conventionnelle en modulation de largeur d' impulsion ; la figure 2C illustre les tensions à appliquer sur une électrode de ligne sélectionnée, sur une électrode de colonne pour afficher un gris sombre (famille Fl) et sur une électrode de colonne pour afficher un gris clair (famille F2 ) selon le procédé de 1' invention ; la figure 3 (déjà décrite) illustre un dispositif de visualisation équipé de son dispositif de commande conventionnel ; la figure 4 illustre des sources d'électrons dotées d'une couche en matériau résistif qui recouvre leurs électrodes de cathode ; la figure 5 illustre les différents signaux à appliquer aux électrodes de ligne dans une commande
avec potentiel flottant d'une électrode de ligne non sélectionnée ; la figure 6 illustre la réponse en courant des sources d'électrons de la figure 1 ; la figure 7A montre le signal à appliquer à une électrode de ligne dans le procédé de l'invention, la figure 7B montre les signaux à appliquer sur une électrode de ligne pour afficher les gris codés 00 à 06 de la première famille Fl, la figure 7C montre les signaux à appliquer sur une électrode de ligne pour afficher le gris codé 07 que l'on suppose de la première famille et la figure 7D montre les signaux à appliquer sur une électrode de ligne pour afficher les gris codés 08 à 15 de la seconde famille F2 par le procédé de l'invention ; la figure 8A illustre le dispositif de commande d'un dispositif de visualisation selon l'invention, la figure 8B illustre un exemple de dispositif de commande des électrodes de colonne du dispositif de visualisation de l'invention et la figure 8C illustre, de manière partielle un autre exemple de dispositif de commande des électrodes de colonne du dispositif de visualisation de l'invention.
Des parties identiques, similaires ou équivalentes des différentes figures portent les mêmes références numériques de façon à faciliter le passage d'une figure à l'autre.
Les différentes parties représentées sur les figures ne le sont pas nécessairement selon une échelle uniforme, pour rendre les figures plus lisibles .
EXPOSE DETAILLE DE MODES DE REALISATION PARTICULIERS
On va maintenant se référer au chronogramme de la figure 2C à lire en liaison avec le graphique de la figure 2A.
Dans le procédé de l'invention, on suppose que l'on peut afficher 2n+l (n nombre entier supérieur ou égal à un) niveaux de gris, ces niveaux de gris étant codés entre 0 et 2n. Le code 0 correspond au noir et le code 2n au blanc. En pratique, pour simplifier l'électronique associée, on utilisera avantageusement seulement 2n niveaux de gris codes entre 0 et 2n - 1 en n'utilisant pas soit le niveau correspondant au noir, soit celui correspondant au blanc. On va arbitrairement répartir les 2n+l niveaux de gris en deux familles de niveaux de gris à savoir une première famille Fl de gris les plus sombres et une seconde famille F2 de gris les moins sombres. La première famille Fl comporte p niveaux de gris (p entier strictement inférieur à 2n + 1), ces p niveaux de gris étant codés entre 0 (le noir) et p-1. Le niveau p- 1 correspond au niveau de gris le plus clair de la première famille Fl des gris les plus foncés. La seconde famille F2 de niveaux de gris comporte 2n-p niveaux de gris codés entre le niveau p et le niveau 2n
(le blanc) . Le niveau p correspond au niveau de gris le plus foncé de la seconde famille F2 des gris les plus clairs. Le graphique de la figure 2C montre les tensions à appliquer à une électrode de ligne sélectionnée et à une électrode de colonne pour que la source d'électrons a la croisée de cette électrode de
ligne et de cette électrode de colonne affiche respectivement un gris sombre de la première famille Fl et un gris clair de la seconde famille F2 dans le cas du procédé de commande conforme à l'invention. Sur la figure 2C, la tension à appliquer à une électrode de ligne sélectionnée est identique à celle montrée à la figure 2B. Par contre, avantageusement, lors du début d'une seconde période de sélection de ligne Tl qui suit la première période durant laquelle l'électrode de ligne était sélectionnée, on porte l'électrode de ligne qui maintenant n'est plus sélectionnée, à un potentiel de décharge Vd pendant au moins une partie de la seconde période de sélection de ligne, puis on la met en haute impédance en dehors de la première période de sélection de ligne et de la partie de la seconde période de sélection de ligne comme décrit dans le brevet [7] .
Cela signifie que le potentiel de non sélection de ligne Vins est flottant. On peut se référer à la figure 5 qui illustre ce fonctionnement pour plusieurs électrodes de ligne Li à Li+2. Le potentiel de décharge Vd est inférieur ou égal à Vk2 qui est le potentiel d'affichage du blanc. Le potentiel de non sélection de ligne Vins a été représenté en pointillés pour faire comprendre qu'il est flottant.
Cette caractéristique qui consiste à laisser le potentiel flottant n'est bien sûr pas obligatoire. La commande des potentiels des électrodes de ligne peut se faire classiquement avec les potentiels imposés Vis et Vins.
En ce qui concerne la tension à appliquer sur une électrode de colonne, on va utiliser une modulation de largeur d'impulsion avec trois potentiels au lieu de deux conventionnellement . Parmi ces trois potentiels, on distingue un premier potentiel Vcom ou potentiel de référence qui permet d'afficher le blanc, un second potentiel Vk2 qui permet d'afficher le noir et un potentiel intermédiaire VkI. Le second potentiel Vk2 est positif par rapport au potentiel Vcom. Le potentiel Vcom est préférentiellement la masse. Le second potentiel Vk2 bloque l'émission d'électrons au niveau de la source d'électrons.
Pour afficher un gris sombre, c'est-à-dire appartenant à la première famille Fl de niveau de gris, on fait passer le potentiel de l'électrode de colonne considérée du potentiel intermédiaire VkI au second potentiel Vk2 au début de la période de sélection de ligne Tl, on maintient ce second potentiel pendant une durée variable tl qui dépend du niveau de gris à afficher et on ramène le potentiel au potentiel intermédiaire VkI avant la fin de la période de sélection de ligne Tl ou à la fin de la période de sélection de ligne Tl. Plus la durée tl est grande plus le niveau de gris est sombre. Si c'est le noir qui doit être affiché alors la durée tl est égale à Tl ou est proche de Tl. Dans ce dernier cas, on a exclu le niveau correspondant vraiment au noir dans un codage avec 2n niveaux de gris. Il existe donc 2n-p durées tl différentes d'application du potentiel Vk2 correspondant aux p niveaux de gris les plus sombres.
Pour afficher un niveau de gris clair, c'est-à-dire appartenant à la seconde famille F2 de niveau de gris, on passe le potentiel de l'électrode de colonne considérée du potentiel intermédiaire VkI au premier potentiel Vcom et on maintient ce premier potentiel Vcom pendant une durée t2 qui s'achève à la fin de la période de sélection de ligne Tl, puis on retourne au potentiel intermédiaire VkI. Si c'est le blanc qui doit être affiché, la durée t2 est égale à la période de sélection de ligne Tl. Plus la durée t2 est courte plus le gris affiché est sombre dans la seconde famille F2 des gris les moins sombres. Il existe donc 2n-p durées t2 différentes d'application du premier potentiel Vcom correspondant aux n-p niveaux de gris les plus clairs.
Le passage au second potentiel Vk2 pour les gris de la première famille Fl se fait immédiatement au début de la période de sélection de ligne Tl, et le passage au potentiel intermédiaire VkI intervenant dans un second temps au bout de la durée tl. Le passage du potentiel intermédiaire VkI depuis le premier potentiel Vcom pour les gris clairs se fait en fin de période de sélection de ligne Tl, et le passage du potentiel intermédiaire VkI au premier potentiel Vcom intervenant avant la fin de la période de sélection de ligne Tl ou à la fin de la période de sélection de ligne Tl. Les fronts de basculement de début pour les niveaux de gris de la première famille Fl et de basculement de fin pour les niveaux de gris de la seconde famille F2 sont ainsi toujours en phase, ce qui permet au potentiel des lignes laissées flottantes, de suivre ces fronts et
donc d' annuler la consommation capacitive correspondante .
Une seule des deux familles Fl ou F2 de gris comprend un niveau de gris obtenu en conservant le potentiel intermédiaire VkI pendant toute la durée de sélection de ligne Tl comme illustré à la figure 7C.
Si l'on affecte ce niveau de gris à la famille F2 des gris des moins sombres, les tops de début et de fin sont confondus, il n'y a pas de commutation au potentiel Vcom.
Si l'on affecte ce niveau de gris à la famille Fl des gris les plus sombres, le top de début intervient en fin de temps de ligne Tl, et le signal reste au potentiel VkI. Le fonctionnement basé sur une modulation en largeur d'impulsion, entre trois potentiels, pour les électrodes de colonne conduit à une réduction significative de la consommation capacitive des électrodes de colonne, par rapport à la modulation de largeur d'impulsion classique. Cette réduction capacitive est encore accrue si les électrodes de ligne non sélectionnées sont amenées à un potentiel flottant.
Dans le procédé de l'invention, on utilise trois potentiels pour la modulation en largeur d'impulsion ce qui permet de ne commuter sensiblement que la moitié de l'excursion en tension pendant une période de sélection de ligne Tl. On limite ainsi la consommation capacitive d'un facteur quatre, en effet cette consommation capacitive varie comme le carré de la tension.
L'utilisation de la commande en modulation de largeur d'impulsion répond aussi au besoin d'uniformisation de la réponse des sources d'électrons. En effet, dans les dispositifs de visualisation on rencontre un problème qui est que les sources d'électrons ne sont pas uniformes en terme d'émission, certaines sont très performantes et émettent plus que d'autres pour une même tension de commande. Cela se traduit au niveau du matériau luminophore côté électrodes d'anode par une image peu homogène et constellée de points brillants. Il est indiqué dans le document référencé [1] ou dans le document référencé [8] dont les références se trouvent en fin de description, qu'un moyen efficace pour homogénéiser l'émission consiste à pénaliser les sources d'électrons les plus performantes pour ramener leur émission à un niveau moindre. Cela se fait généralement en plaçant une résistance Rl en série entre chaque zone émettπce 4 et l'électrode de cathode 3 qui lui est connectée. Une différence de potentiel proportionnelle au courant qui traverse la source d'électrons se soustrait alors à la différence de potentiel Vgc, ce qui restreint le courant d'émission. Cette résistance peut se matérialiser par une couche en matériau résistif qui recouvre les électrodes de cathode. La figure 4 illustre une telle configuration. Les électrodes de grille 5 sont isolées électriquement des électrodes de cathode 3 par une couche de matériau diélectrique 9. Sur la figure 4, l'électrode de cathode 3 repose sur un substrat électriquement isolant 110. Cette résistance Rl est d'autant plus efficace que la différence de
potentiel grille cathode (ou électrode de colonne- électrode de ligne) augmente comme mentionné dans l'article [9] dont les références se trouvent en fin de description. Le procédé de l'invention en utilisant soit environ la moitié (pour la famille Fl des gris les plus sombres) , soit la même différence de potentiel grille-cathode (pour la famille F2 des gris les moins sombres), qu'un dispositif à modulation en largeur d'impulsion classique, permet de bénéficier des avantages de la couche résistive qui recouvre les électrodes de cathode 3.
La réponse en courant des sources d'électrons et donc la réponse en luminance du dispositif de visualisation est proche d'une loi exponentielle comme illustre la figure 6 alors que la réponse de l'œil humain à un stimulus lumineux n'est pas proportionnelle à son intensité mais suit une courbe logarithmique. L'œil est plus sensible aux différences de luminance à faible niveau d' éclairement qu'à fort niveau. Sa perception de la luminance suit une loi non linéaire dite de correction de gamma qui a été modélisée notamment par la Commission Internationale de l'Eclairage.
La courbe de réponse de l'œil humain est donc une loi non linéaire assez proche de l'inverse de la courbe de réponse de la source d'électrons.
Il est donc préférable pour limiter le nombre de niveaux de gris à coder, d'utiliser une source de données image présentant des valeurs de luminance non linéairement codées pour que le nombre de niveaux de gris dans la première famille Fl de niveaux
de gris soit égal au nombre de niveaux de gris de la seconde famille F2 de niveaux de gris tout en gardant un écart de tension minimum entre les deux familles, ce qui est le meilleur compromis pour la consommation capacitive. Il est bien sûr possible que les deux familles n'aient pas le même nombre de niveaux de gris. Les durées d'excitation pour les différents niveaux de gris dans l'une ou l'autre des familles vont reproduire la non linéarité de codage de la source de données image.
Un exemple de mise en œuvre du procédé selon l'invention va être décrit ci-dessous avec seulement 16 niveaux de gris pour simplifier la représentation graphique présentée sur les figures 7A, 7B, 7C, 7D.
Sur la figure 7A, on a représenté la tension appliquée sur une électrode de ligne qui est sélectionnée pendant une période de sélection de ligne Tl. Cette électrode de ligne, antérieurement au début de la période de sélection de ligne Tl était en haute impédance, elle commute au potentiel de sélection de ligne Vis dès le début de la période de sélection de ligne Tl. A la fin de la période de sélection de ligne Tl, elle commute au potentiel de non sélection de ligne Vis avant de repasser en haute impédance.
On suppose que chacune des familles comporte 8 niveaux de gris. La première famille Fl comporte les niveaux de gris codés de 00 (pour le noir) à 07 pour un gris moyen. La seconde famille F2 comporte les niveaux codés 08 à 15 (pour le blanc) .
Sur la figure 7B, on a représenté l'allure des potentiels à appliquer aux électrodes de colonne pour afficher un niveau de gris de la première famille Fl des niveaux de gris à l'exception du gris moyen codé 07 qui est montré sur la figure 7C. On suppose que le gris codé 07 appartient à la première famille de niveaux de gris, mais ce gris codé 07 aurait très bien pu appartenir à la seconde famille de niveaux de gris F2. Pour afficher un gris de la première famille Fl, on amène des le début de la période de sélection de ligne Tl, le potentiel de l'électrode de colonne considérée qui est le potentiel intermédiaire VkI, au second potentiel Vk2 utilisé pour afficher le noir et on maintien ce second potentiel Vk2 pendant une première durée tl inférieure ou égale à la période de sélection de ligne Tl. Ensuite, on repasse le potentiel de l'électrode de colonne au potentiel intermédiaire VkI et si nécessaire on maintien le potentiel intermédiaire VkI pendant le reste du temps de la période de sélection de ligne Tl.
Le trait plein montre l'allure de la tension employée pour afficher le gris codé 06. Les traits en pointillés montrent l'allure des tensions employées pour afficher les gris codés 05 à 00.
S'il s'agit d'afficher le gris moyen 07 de la première famille Fl, ce dernier est illustré sur la figure 7C. Dans ce cas, on maintien pendant toute la période de sélection de ligne Tl le potentiel intermédiaire VkI.
Pour afficher un gris de la seconde famille
F2, comme illustré sur la figure 7D, on amène le potentiel de l'électrode de colonne correspondante qui est le potentiel intermédiaire VkI au potentiel de référence Vcom et on maintien ce potentiel de référence
Vcom pendant une seconde durée t2 qui s'achève en fin de période de sélection de ligne Tl. Le passage au premier potentiel Vcom se fait dès le début de la période de sélection de ligne Tl si le blanc est à afficher. Le trait plein montre l'allure de la tension employée pour afficher le gris codé 14. Les traits en pointillés montrent l'allure des tensions employées pour afficher les gris codés 15 à 08 et notamment les instants de basculement du potentiel intermédiaire VkI au potentiel de référence Vcom.
Le procédé de l'invention permet d'afficher 2n+l niveaux de gris (c'est-à-dire 17 niveaux de gris) si la première famille Fl de gris intègre un niveau de gris pour lequel on bascule le potentiel de l'électrode de colonne du potentiel intermédiaire VkI au second potentiel Vk2 dès le début de la période de sélection de ligne Tl, puis, du second potentiel Vk2 au potentiel intermédiaire VkI à la fin de la période de sélection de ligne Tl comme illustré à la figure 7B. Dans l'exemple décrit aux figures 7, on pourrait choisir :
Vins = 0 V
Vis = 90 V
Vcom = 0 V VkI = 20 V
Vk2 = 40 V.
On va maintenant donner un exemple de calcul des deux durées tl et t2, si on applique la correction de gamma d'un tube a rayon cathodique. On suppose que la première famille Fl comporte r niveaux de gris et que la seconde famille F2 en possède q.
On suppose que l'on ne prend pas en compte dans ces chiffres r et q, un niveau intermédiaire pour lequel la tension reste constante au niveau du potentiel intermédiaire VkI pendant toute la période de sélection de ligne Tl.
La durée tlx d'application du second potentiel Vk2 s'exprime par :
1-.I1= Tl x [l-( i/r)2'2] avec i variant de 1 à r . La durée t2D d'application du potentiel de référence Vcom s'exprime par : t2-,= Tl x [l-( j/q)2'2] avec j variant de 1 à q-
Cela donnerait pour une période de sélection de ligne Tl de 64 microsecondes et r = q = 8 des durées tlj. et t2D valant : 0,66 microseconde, 3,03 microsecondes, 7,4 microsecondes, 13,9 microsecondes,
22,76 microsecondes, 33,96 microsecondes ; 47,71 microsecondes et 64 microsecondes. La présente invention concerne également un dispositif de commande d'un panneau de visualisation matriciel à sources d'électrons.
On se réfère aux figures 8A, 8B, 8C. Sur la figure 8A, on a représenté de manière schématique le dispositif de commande d'un dispositif de visualisation
25 matriciel à source d'électrons permettant d'afficher
des niveaux de gris selon le procédé de l'invention. Le dispositif de visualisation 25 comporte plusieurs sources d'électrons Pi, j situées a la croisée, d'une part, d'une électrode de ligne et, d'autre part, d'une électrode de colonne, cette électrode de ligne et cette électrode de colonne faisant partie d'un ensemble d'une ou plusieurs lignes et d'une ou plusieurs colonnes.
La source d'électrons Pi, j matérialise un pixel. Le dispositif de commande du dispositif de visualisation comporte classiquement un générateur de balayage d'une ou plusieurs lignes 22 et un circuit de commande d'une ou plusieurs colonnes 23. Le circuit de commande des colonnes 23 est relié à une source de données numériques 20 apte à fournir des mots binaires codant sur s bits le niveau de gris à afficher par un pixel. Le dispositif de commande du dispositif de visualisation comporte également un contrôleur d'écran 21.
Le contrôleur d'écran 21 reçoit des signaux de synchronisation de la source de données 20, il gère et fournit des signaux propres à piloter le générateur de balayage des lignes 22 et le circuit de commande des colonnes 23.
Le générateur de balayage des lignes 22 n'est pas décrit plus en détail, il ne pose pas de problème à l'homme du métier qui peut se référer par exemple à celui décrit dans la demande de brevet [7] si un potentiel flottant est utilisé.
On va voir maintenant en détail un exemple de réalisation d'un circuit de commande des colonnes en se référant à la figure 8B.
Le circuit de commande des colonnes comporte un registre à décalage 40 farsant office de décodeur d'adresse. Ce registre à décalage 40 possède m sorties et propage m fois le bit de sélection CSI par le signal d'horloge SCK. Les m sorties du registre à décalage 40 pilotent autant d'ensembles 41 de bascules de mémorisation (latches en anglais) que d'électrodes de colonne cl à cm, chacun d'entre eux coopérant avec une des électrodes de colonne cl à cm du dispositif de visualisation 25 illustré sur la figure 8A. Si les 2n niveaux de gris à afficher sont codés par des mots binaires de s bits avec s valant 2n, les ensembles 41 comportent s bascules de mémorisation. Ces ensembles 41 de bascules de mémorisation reçoivent également des mots binaires Data codant l'information à afficher délivrés par la source de données numérique 20 qu'ils mémorisent avec le signal d'horloge SCK quand le registre à décalage 40 valide ledit ensemble 41 de bascules de mémorisation. La sortie de chacun des m ensembles 41 de bascules de mémorisation alimente d'une part une première chaîne de traitement 30 visant à délivrer un signal de commande en tension à appliquer sur l'électrode de colonne associée lorsque la tension doit commuter en début de période de sélection de ligne du potentiel intermédiaire VkI vers le second potentiel Vk2, ce qui correspond à un niveau de gris à afficher appartenant à la première famille Fl de niveaux de gris et d'autre part une seconde chaîne de traitement 31 visant à délivrer un signal de commande en tension à appliquer sur l'électrode de colonne associée lorsque
la tension doit commuter en fin de période de sélection de ligne du premier potentiel Vcom vers le potentiel intermédiaire VkI, ce qui correspond à un niveau de gris a afficher appartenant a la seconde famille F2 de niveaux de gris. Les sorties de ces première et seconde chaînes de traitement 30, 31 sont reliées à une électrode de colonne cl à cm qui est l'électrode de colonne associée, via des moyens de sélection 48 de la première chaîne de traitement 30 ou de la seconde chaîne de traitement 31.
Les m premières chaînes de traitement 30 comprennent chacune un comparateur 44 recevant d'une part les s sorties des ensembles 41 de bascules de mémorisation et le résultat d'un comptage réalisé par un compteur cyclique 42, cadencé par une horloge CCP et réinitialisé par un signal de chargement LC avertissant du début de chaque nouvelle période de sélection de ligne Tl. Le compteur 42 effectue, pendant la période de sélection de ligne Tl, un comptage correspondant au nombre de niveaux de gris de la famille Fl des gris les plus sombres.
En sortie des comparateurs 44 se trouvent m bascules 46 basculant avec le signal de chargement LC, renseignant sur le début d'une période de sélection de ligne, et la sortie du comparateur 44 associé. Le comparateur 44 change d'état lorsque la valeur binaire du compteur 42 atteint la valeur binaire présente sur les sorties de l'ensemble 41 de bascules de mémorisation correspondant. Ainsi, pour une donnée image appartenant à la première famille de gris Fl,
l'ensemble compteur 42 et comparateur 44 associé à la bascule 46 permet d'ajuster la durée tl .
Les m secondes chaînes de traitement 31 comprennent chacune un comparateur 45 recevant d'une part les s sorties des ensembles 41 de bascules de mémorisation et le résultat d'un comptage réalisé par un compteur cyclique 43, cadencé par une horloge CCN et réinitialisé par un signal de chargement LC avertissant de la fin de chaque période de sélection de ligne Tl. Le compteur 43 effectue, pendant la période de sélection de ligne Tl, un comptage correspondant au nombre de niveaux de gris de la famille F2 des niveaux de gris les moins sombres.
En sortie des comparateurs 45 des secondes chaînes de traitement 31 se trouvent m bascules 47 basculant avec le signal de chargement LC, renseignant sur la fin d'une période de sélection de ligne, et la sortie du comparateur 45 associe. Le comparateur 45 change d'état quand la valeur binaire du compteur 43 atteint la valeur binaire présente en sortie de l'ensemble 41 de bascules de mémorisation correspondant. Ainsi, pour une donnée image appartenant à la seconde famille de gris F2, l'ensemble compteur 43 et comparateur 45 associé à la bascule 47 permet d'ajuster le moment du basculement du potentiel intermédiaire VkI au premier potentiel Vcom. Le signal de chargement LC indique à la fois le début de la période de sélection de ligne et la fin de la période de sélection de ligne, cette dernière correspondant au début de la période de sélection de la ligne suivante.
L'étage de sortie 53 comporte trois commutateurs Ql, Q2 , Q3 montés en étoile entre un point commun qui correspond à l'électrode de colonne associée cl et respectivement le potentiel intermédiaire VkI, le second potentiel Vk2 et le premier potentiel Vcom. Ces interrupteurs Ql, Q2, Q3 peuvent être des transistors et un seul d'entre eux peut être passant à la fois. Les commutateurs Ql et Q2 sont montés en push-pull entre respectivement le second potentiel Vk2 et le potentiel de référence Vcom. Les m étages de sortie 53 peuvent commuter sélectivement un des trois potentiels VkI, Vk2, Vcom par l'intermédiaire de la commande de chacun des trois commutateurs Ql, Q2, Q3. Le commutateur Ql permet de commuter le second potentiel VkI sur l'électrode de colonne associée tandis que le commutateur Q2 permet d' imposer le potentiel de référence Vcom.
L'étage de sortie 53 est relié, en entrée, aux sorties des moyens de sélection 48. Les moyens de sélection 48 peuvent être formés par des circuits combmatoires permettant en fonction d'un ou plusieurs bits de poids fort b des mots binaires codant l'information à afficher, de valider soit la sortie de la première chaîne de traitement 30 au niveau de l'étage de sortie 53, c'est- à-dire de bloquer le commutateur Q3 et de rendre passant le commutateur Q2 et le commutateur Ql aux instants appropriés au niveau de gris à afficher, soit de valider la sortie de la seconde chaîne de traitement 31, c'est-à-dire de bloquer le commutateur Q2 et de rendre passant le commutateur Q3 et le commutateur Ql
aux instants appropriés au niveau de gris à afficher. Les moyens de sélection 48 reçoivent ces bits de poids fort b.
Dans chaque chaîne de traitement 30, 31, le comparateur 44, 45 change donc d'état à un instant donné qui correspond au moment où le résultat du comptage du compteur cyclique 42, 43 coïncide avec les données présentes sur les s premières entrées du comparateur 44, 45. Ces bascules bistables 46, 47 reçoivent également en entrée le signal de chargement LC qui traduit le début ou la fin de la période de sélection de ligne. Ces bascules bistables 46, 47 basculent dès que les signaux arrivant sur leurs deux entrées ont change. La sortie de la bascule bistable 46 est reliée aux transistors Ql, Q2 de l'étage de sortie 53 au niveau de leur grille de commande, via les moyens de sélection 48. L'étage de sortie 53 est capable de commuter en fonction du signal qu'il reçoit des bascules bistables 46, 47, soit le second potentiel Vk2 (transistor Q2 passant et transistor Q3 bloqué) , soit le premier potentiel Vcom (transistor Q3 passant et transistor Q2 bloqué) , soit aucun de ces deux potentiels selon la validation délivrée par les moyens de sélection 48. Dans cette dernière possibilité, c'est le troisième transistor Ql de l'étage de sortie qui est passant et les deux transistors Q2 et Q3 sont bloques.
Il est possible que le compteur 42 associé aux premières chaînes de traitement 30 et le compteur 43 associé aux secondes chaînes de traitement 31 soient confondus, ce qui simplifie le circuit de la figure 8B. Cela nécessite que les deux horloges CCP et CCN soient
également confondues. Toutefois cette variante limite les possibilités d'ajustement de la courbe de réponse des niveaux de gris. La figure 8C donne schematiquement une telle configuration pour la première et la seconde chaîne de traitement associées à l'électrode de colonne cl. Le compteur commun est référencé 60 et l'horloge CK.
Bien que plusieurs modes de réalisation de la présente invention aient été représentés et décrits de façon détaillée, on comprendra que différents changements et modifications puissent être apportes sans sortir du cadre de l'invention.
DOCUMENTS CITES
[1] « Ecrans fluorescents à micropointes », R. Baptist, l'Onde Electrique, novembre-décembre 1991, vol.71, n°6, pages 36-42.
[2] « Fiat panel displays based on surface- conduction électron emitters», K. Sakai et al., Proceedings on the 16th International Display Research Conférence, ref.18.3L., pages 569-572. [3] «Carbon nanotube FED éléments», S.
Uemura et al. Digest, pages 1052-1055.
[4] «Microtips addressing», T. Leroux et al.SID1991 Digest, pages 437-439.
[5] EP-A-O 635 819. [6] FR-A-2 832 537.
[7] EP-A-O 597 772.
[8] EP-A-O 316 214.
[9] « 6-in Video CNT-FED with improved uniformity » J. Dijon et al. IDW 2005, pages 1-4.