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Heterohybridomes produisant des anticorps monoclonaux anti-Rhésus D humains
La présente invention concerne de nouveaux hétérohybridomes souris-homme qui sécrètent des anticorps monoclonaux humains contre l'antigène Rhésus D des érythrocytes humains (dit ci-après antigène RhD), par exemple des anticorps monoclonaux humains anti-RhD de la classe des IgM ou IgG se prêtant au typage du sang ou à l'immunisation passive de mères RhD- aux fins de prévenir la maladie hémolytique du nouveau-né (MHNN).
La MHNN se manifeste chez les nouveaux-nés RhD+ issus de mères RhD"préalablement sensibilisées
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à l'antigène RhD du fait que des anticorps qui sont des IgG anti-RhD ont traversé le placenta pendant la grossesse etont provoqué une destruction des globules rouges foetaux. La sensibilisation des mères RhD- à l'égard de l'antigène RhD peut avoir eu lieu à la naissance d'un enfant RhD+ précédent du fait que certains globules rouges foetaux sont entrés dans la circulation maternelle etont été reconnus par le système immunitaire maternel.
Pour réduire la fréquence de la MHNN, il est de pratique courante en Angleterre et dans de nombreux autres pays d'administrer des anticorps anti-RhD aux mères RhD* immédiatement après la naissance d'un enfant RhD+ afin que les globules rouges RhD+ foetaux ayantéven- tuellement pénétré dans la circulation maternelle soient rapidement éliminés (Mollison, P. L. (1983) Blood Transfusion in Clinical Medicine, 7e ted., Blackwell Scientific, Oxford).
Actuellement, les anticorps anti-RhD sont pour une bonne part recueillis directement chez des donneuses immunisées pendant la grossesse ou après une transfusion de sang inadéquate, ou bien par immunisation délibérée de volontaires. Afin d'obtenir des concentrations anti-RhD plasmatiques adéquates, beaucoup d'individusdon-
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neurs nécessitent des injections de rappel d'erythrocytes et cette technique, malgré une surveillance rigoureuse, entraine les risques communs à toute transfusion de globules rouges, par exemple le risque de transmettre les virus de l'hépatite et le HIV. En outre, l'IgM anti-RhD agglutinante, qui est particulièrement précieuse pour le typage Rh, est fort difficile à obtenir parce qu'elle est rarement produite a des titres élevés chez les individus donneurs immunisés.
Par conséquent, les moyens de produire in vitro des anticorps anti-RhD offrent beaucoup d'intérêt.
11 a déjà été montré (Boy1ston et al. Scand.
J. Immunol. 12. 355 (1980), outre Melamed et al, Eur.
J. Immunol. 15, 742 (1985)) que les lymphocytes B humains d'individus donneurs anti-RhD peuvent produire de 1'anti-RhD dans une culture de tissu après infection par le virus d'Epstein-Barr (EBV), mais ces cellules lymphoblastoldes cessent toutefois habituellement de produire de l'anti-RhD après quelques mois.
Afin d'obtenir une lignée cellulaire plus stable sécrétant de l'immunoglobuline humaine, différents chercheurs ont produit des hybridomes fusionnés. Par exemple, en 1973, Schaber et Cohen ont mentionné la première fusion opérée avec succes entre une lignée de myélome de souris (TEPC-15) et des lymphocytes B du sang périphérique humain (Schwaber & Cohen, Nature 244,444 (1973)). L'hétérohybridome résultant secrete des Ig tant de souris que d'homme alors que la synthèse sélective de l'Ig humaine est nécessaire pour produire avec succès l'anticorps humain recherché
On a decrit d'autres fusionsaumoyen de cellules B provenant de la rate (Nowinski et al, Science 210, 537 (1980) ), de nodules lymphoides (Schlom et al,
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Proc. Nat. Acad. Sei. 77, 6841 (1980)) ou du sang périphérique (Croce et al., Proc. Nat. Acad, Sei. 76, 3416
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(1979), outre Lane et al, J. Exp. Med. 155,333 (1982) ).
Pour ces fusions, la lignée NSI ou SP1 de myélome de souris a été utilisée. Une fusion opérée avec succès entre des cellules B du sang périphérique humain infectées par EBV et des cellules de myélome de souris de la lignée cellulaire X63-Ag8. 653 ne sécrétant pas d'Ig pour la formation d'heterohybridomes qui sécrètent un anticorps monoclonal anti-tétanos qui est une IgM a été décrite aussi (Kozbor et al, (1982) Hybridoma J, 323-328). Tous les hétérohybridomes ainsi obtenus par Kozbor et collaborateurs se sont révélés produire de l'IgM humaine achaines légères kappa.
Au cours d'études plus détaillées avecquatredeceshetero- hybridomes, il a été découvert que lorsqu'ils sont repiques dans des cupules contenant du milieu RPMI-1640 additionné de 10% de sérum foetal de veau (FCS) à raison de 2 x 104 cellules/cupule/2 ml, la production d'anticorps anti-tétanos spécifiques après 9-10 jours n'excède pas 2g/ml. La demande de brevet PCT 85/02413 publiée décrit par ailleurs la fusion de cellules B du sang périphérique humain transformees par EBV avec un myélome qui est lui-même un hétérohybridome formé entre une cellule de myélome humain et une cellule de myélome de souris de la lignee cellulaire X63-Ag8.
653 conduisant à des lignées cellulaires stables sécrétant des anticorps monoclonaux anti-RhD de la classe des IgM ou IgG. 11 n'est cependant pas indiqué si les hétérohybridomes résultants sont capables de produire des titres adequats d'anticorps monoclonal anti-RhD, par exemple de plus
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de 20Jml/24 heures lorsqu'ils sont mis en culture à environ 1 x 106 cellules/ml.
La Demanderesse a découvert à présent qu'il est possible d'obtenir des hétérohybridomes sourishomme qui, lorsqu'ils sont mis en culture dans des conditions appropriées, établissent un titre élevé
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d'anticorps monoclonal anti-RhD humain en l'absence d I 19 de souris par fusion de cellu1es de myélome de souris ne sécrétant pas d'Ig directement avec des lymphocytes B humains transformés par EBV provenant d'individus donneurs hyperimmunises par RhD. La Demanderesse a découvert que ces lymphocytes B humains sont compatibles avec les cellules de myélome de souris sans fusion préliminaire avec des cellules de myélome humain comme dans la demande de brevet PCT 85/02413.
Suivant un aspect, la présente invention a pour objet un hétérohybridome produisant un anticorps monoclonal anti-RhD, forme par fusion de cellules de myélome de souris ne sécrétant pas d'19, de préférence de cellules de myélomedesouris X63-Ag8.653, avec une population de lymphocytes B humains transformés par EBV produisant de l'Ig anti-RhD, lequel hétérohybridome lorsqu'il est mis en culture à 37 C dans un milieu de culture d'hybridome tel que défini ci-après à 1 x 106 cellules/ml produit plus de 20 g d'anticorps monoclonal anti-RhD/ ml/24 heures. L'anticorps monoclonal anti-RhO est généralement de la classe des IgM ou IgG.
Le terme "milieu de culture d'hybridome" tel qu'il est utilisé ici est à entendre comme désignant un milieu comprenant du milieu RPMI-1640 additionné de 10% (v/v) de (FCS) ou bien un milieu qui entretient une croissance égale dans les mêmes conditions.
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11 est connu qu'à raison de l contre 103 ou
104 seulement, les lymphocytes B du sang périphérique des individus donneurs hyperimmunisés par l'antigène RhD font la sécrétion anti-RhD (Elson et Bradley, Lancet 1, 789 (1970)). La transformation par EBV de lymphocytes B isolés chez des individus donneurs RhD- immuni- ses naturellement et/ou délibérément par l'antigene RhD facilite la selection d'après une croissance vigoureuse et des titres anti-RhD élevés in vitro avant l'exécution
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de la fusion avec les cellules de myélome choisies.
De plus, les lymphocytes B transformes par EBV se sont révélés avoir une fréquence de fusion avec les cellules de souris X63-Ag8.653 plus élevée que celle de lymphocytes B non transformés paT EBV, dans des conditions identiques. En effet, il a été constaté que lorsque des nombres égaux de lymphocytes B du sang périphérique humain non transformés par EBV et de cellules X63-Ag8.653 de souris sont mis dans les conditions de fusion traditionnelles, la fréquence de fusion moyenne est d'environ 8, 4 x 10. Le remplacement des lymphocytes B non transformés par EBV par des lymphocytes B transformés par EBV conduit à une augmentation de la fréquence de fusion moyenne jusqu'a environ 1, 0 x 10.
Pour la préparation d'hétérohybridomes conformes à la présente invention, il est souhaitable que la population de lymphocytes B transformés par EBV choisie pour la fusion avec les cellules de myélome de souris produise plus de 200 ng d'anti-RhD/106 cellules/24 heures et plus avantageusement plus de 250 ng
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dlanti-RhD/106 cellules/24 heures lors de la mise en culture à 37 C dans un milieu de culture de cellules lymphoblastoldestelque defini ci-apres.
Le terme "milieu de culture de cellules lym- phoblastoides"tel qu'il est utilisé ici est à entendre comme désignant du milieu RPMI-1640 additionné de 10%
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(v/v) de FCS, de benzylpénicilline K (100-g/tnl), de sulfate de streptomycine (100/ < -g/ [nl), d'amphotericine-B (2, 5g/ml), de 2-mercapto-éthano1 (50M) et de L-glu- tamine (2 mM) ou bien un milieu équivalent capable d'entretenir une croissance egale des lymphocytes B transformés par EBV dans les mêmes conditions.
Pour obtenir une population préférée de lymphocytes B transformes par EBV en vue de la fusion
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telle qu'elle est définie ci-dessus, il s'est révélé préférable que la population de départ de lymphocytes B soit prélevée sur le sang d'un individu donneur hyperimmunisé par RhD environ 13 à 57 jours et plus avantageusement environ 13 à 28 jours après l'immunisation secondaire. Un procédé pour préparer des lymphocytes B humains transformés par EBV anti-RhD positif en vue de la fusion avec une lignée cellulaire immortalisée, suivant lequel les lymphocytes B de départ sont prélevés sur le sang d'un individu donneur hyperimmunisé par RhD entre certaines limites de temps telles qu'indiquées ci-dessus constitue un autre aspect de la présente invention.
La récolte des lymphocytes B du sang d'un individu donneur humain choisi, par exemple en isolant d'abord la "couche leucocytaire" (globules blancs), en séparant les cellules mononucléaires et en éliminant les cellules T et les plaquettes contaminantes est avantageusement suivie de la transformation des cellules B isolées au moyen d'EBV et ensuite'une ou plusieurs étapes de croissance et sélection, la sélection des colonies étant opérée sur base d'une croissance vigoureuse et d'un titre anti-RhD élevé. Si la chose est souhaitée, des colonies de lymphocytes B isolés contenant des cellules exprimant 111g anti-RhD de surface peuvent être sélectionnées avant la transformation au moyen d'EBV en formant des rosettes de lymphocytes B producteurs d'anti-RhD avec des globules rouges RhD traités à la papain.
En variante, les colonies initiales de lymphocytes B traités par EBV peuvent
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etre soumises suivant la meme technique à une recherche de la présence de cellules B exprimant l'Ig anti-RhD de surface. La détermination quantitative du titre anti-RhD dans le cas des colonies positives pour ce type d'immunoglobuline peut être effectuée de façon
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classique. La transformation par EBV des cellules B isolées peut être effectuée avantageusement par mise en contact des cellules avec le liquide surnageant provenant de cultures de la 1ignée cellulaire de ouistiti B95. 8 après croissance supplémentaire comme décrit, par exemple, par Melamed et al. dans Eur. J.
Immunol (1985) 5, 742-746.
Deux lignées cellulaires qui sont des hybridomes conformes à la présente invention, qui ont été obtenues par fusion de cellules de la lignée cellulaire de myélome de souris X63-AgB. 653 avec deux populations différentes de lymphocytes B humains transformés par EBV ayant un titre anti-RhD élevé provenant du sang périphérique d'individus donneurs hyperimmunisés par RhD 7 semaines et 13 jours après l'immunisation secondaire respectivement, ont été déposées à l'European Collection of Animal Cell Cultures (ECACC), Porton Down, Rauyaume-Uni. Ces hétérohybridomes, désignés respectivement par MAD-2 et FOM-1, sont tous deux capables de produire un anticorps monoclonal anti-RhD de la classe des IgM avec des chaînes légères lambda.
Le MAD-2 a été déposé à 1'ECACC, Royaume-Uni, sous le nO d'accès 86041803 le 18 avril 1986. Le FOM-1 a été déposé à l'ECACC le 13 février 1987 sous le numéro d'accès 87021301.
Des études plus détaillées sur l'anticorps anti-RhD qui est une IgM que produit la 1ignée cellulaire MAD-2 ont révélé que c'est un anticorps convenant éminemment pour le typage Rh dans la pratique de la transfusion du sang. Au cours d'un essai des titres comparant des cultures de MAD-2 (environ 1 x 106 cellules/ml de milieu de culture d'hybridome à 370C pendant 24 heures) avec la préparation étalon d'IgM anti-D du U. S.
Office of Biologies, Research and Review, les liquides surnageants de cultures se sont
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révélés à peu près 32 fois plus puissants que l'étalon et peuvent donc etre dilués pour l'usage de routine.
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Comme il ressort du tableau 1 ci-après, l'IgM de MAD-2 s'estrévélée agglutiner tous les globules rouges RhD u positif testés et la plupart des globules DU, mais ne réagit pas avec les rares globules DB (fréquence de 1 contre 1000). Ceci est sans importance pour les receveurs d'une transfusion de sang qui seraient ainsi classés comme Rh-négatif et recevraient donc du sang Rh-négatif.
Les donneurs classés comme Rh négatif au moyen de cet IgM anti-RhD devraient subir un examen, par exemple à l'aide d'une IgG polyclonale anti-RhD,pour déterminer la présence des antigènes
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u B D et D
TABLEAU 1 Résultats d'épreuves d'agglutination avec l'IgM de MAD-2 sur des globules rouges de différents génotypes
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<tb>
<tb> Génotype <SEP> cellulaire <SEP> Nombre <SEP> d'individus <SEP> Agglutination
<tb> donneurs
<tb> ORlr <SEP> +
<tb> OR2r <SEP> +
<tb> OR0r <SEP> +
<tb> Or'r <SEP> or"r
<tb> A1rr
<tb> Orr
<tb> DU <SEP> 5 <SEP> 4/5*
<tb> 5/5x
<tb> DB <SEP> 3 <SEP> 0/3
<tb> couvert <SEP> d'IgG
<tb> couvert <SEP> de <SEP> C3-C4#
<SEP> -
<tb>
+ 11 y a agglutination IL n'y a pas d'agglutination
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* 4 positifs sur 5 après 1 minute d'incubation
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x après 30 minutes d'incubation #globules Rh-négatif fortement recouverts d'IgG anti-c ou globules Rh-négatif recouverts des composants
C3 et C4 du complément. Ces globules sont joints comme témoins pour montrer que l'IgM anti-RhD ne provoque pas d'agglutination spécifique des globules rouges recouverts par IgG"non-anti-RhD".
La nouvelle lignée cellulaire MAD-2 croit bien dans les cultures à grande échelle et donne de bons rendements en anticorps. Une production a l'échelle d'environ 2 à 3 litres par semaine donne suffisamment d'IgM anti-RhD pour typer le sang d'une population de 50 millions de gens avec les pratiques de transfusion existantes et une production d'environ 20 litres/semaine donne suffisamment d'anti-RhD pour l'immunisation passive. Les liquides surnageants de culture peuvent être recueillis après 24 heures de culture à environ 1 x 106 cellules/ml avec des teneurs en IgM de plus de 20,"/mol et généralement de plus de 25g/ml.
La lignée FOM-1 et d'autres lignées cellulaires produites suivant les techniques semblables conformes à la présente invention ont aussi de bonnes caractéristiques de croissance et de production de l'anticorps. L'IgM sécrétée par la lignée cellulaire FOM-1, comme l'IgM de MAD-2, s'est révélée etre fort spécifique du composant D du système Rhésus et être très efficace pour induire une réaction d'agglutination diagnostique avec les cellules RhD-positif.
11 convient d'observer que la présente invention a pour objet non seulement MAD-2 et FOM-1, mais aussi leurs mutants producteurs d'IgM anti-RhD.
Suivant un autre aspect, la présente invention a pour objet un liquide surnageant non concentré d'une
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culture de cellules contenant plus de kg d'IgM antiRhD humaine par ml. Un tel liquide surnageant peut être utilisé avec avantage directement pour le typage Rh après dilution appropriée.
Suivant encore d'autres aspects. la presente invention a pour objet un procédé de typage Rh des globules rouges au moyen d'une immunoglobuline anti-RhD monoclonale produite par un hétérohybridome conforme à la présente invention, de préférenceuneIgM monoclonale anti-RhD conforme à la présente invention comme l'IgM de MAD-2 ou FOM-1, et l'utilisation d'un tel anticorps pour l'immunisation passive d'une mère RhD- après la naissance d'un enfant RhD+ pour empêcher la sensibili-
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sation de la mère à l'antigène RhD. Une solution sté- rile d'un anticorps conforme à la présente invention se prêtant à l'injection à l'être humain peut être formulée dans tout milieu aqueux physiologiquement acceptable, par exemple du sérum ou de la solution physiologique salée isotonique tamponnée au phosphate.
Si la chose est souhaitée, l'anticorps peut être présente sous forme de formulation lyophilisée prete à la dilution avant l'usage.
Les exemples suivants illustrent davantage l'invention.
EXEMPLE 1 Etablissement de la lignée cellulaire MAD-2 qui est l'hétérohybridome sécrétant l'IgM anti-RhD (i) Isolement de cellules B du sang périphérique
On a recueilli la'Mouche leucocytaire" (globu- les blancs) du sang d'un individu donneur Rh-négatif qui avait été initialement immunisé par six injections de cellules Rh-positif (RR) au Centre de Transfusion Sanguine de Cambridge, à Cambridge, Royaume-Uni, 10 ans auparavant. L'injection de rappel la plus récente était antérieure de 7 semaines à la saignée.
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On a isolé les cellules mononucléaires sur Ficoll-Hypaque (Pharmacia, Uppsala, Suède) et on a séparé les plaquettes contaminantes par une seconde centrifugation avec une solution de Percoll isotonique à 50% (10 minutes à 400 g). a séparé ensuite les cellules T au moyen de globules rouges de mouton traités au bromure de 2-aminoéthylisothiouronium (Madsen et al. (1980) J. Immunol. Methods 33, 323}.
(ii) Transformation par EBV des cellules B isolées
On afait croitrelalignée cellulaire de ouistiti B95. 8 (Miller et Lipman (1973) Proc. Natl.
Acad. Sei. USA 70, 190) dans un milieu normal pour culture de tissu, on l'a laissée devenir confluente, puis on l'a fait incuber pendant encore une semaine avant de l'utiliser. On a recueilli le liquide surnageant usé, on l'a filtré à travers une membrane à pores de 0, m et on l'a utilisé pour infecter des cellules B à 106 cellules/ml pendant 1,5 à 2 heures à 370C (Melamed et al. (1985) Eur. J. Immunol 15,742- 746).
(iii) Etablissement de la lignée de cellules lympho- blastoides
On a fait croître les cellules B transformées par EBV dans 192 cupules à fond plat (de 200/1) à une densité initiale de 5 x lO5/ml (milieu de culture : milieu RPMI-1640 additionné de 10% (v/v) de FCS, de
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benzylp6nicilline K (100 benzylpenicilline K (100/g/n) !), de sulfate de strep- tomycine (100 g/m1), d'amphotéricine-B (2,5 g/m1), de 2-mercaptoethanol (5M) et de L-glutamine (2 mM)).
On a procédé à la détection et au dosage de l'IgM et de l'IgG anti-RhD obtenues à partir des cupules
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de culture de tissu en faisant l'agglutination dans des plaques de microtitrage au moyen de glcbules rouges natifs et traités à la papain, respectivement, à une concentration finale de 0, 5% de cellules (Melamed et
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al (1985) Eur. J. Immunol. 15, 742-746). La sensibilité de ce dosage pour les deux classes d'anticorps est
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d'environ 1 ng/m1.
On a établi la croissance dans toutes les cupules et on a constaté la présence d'anti-RhD dans 71% des cupules 2 semaines plus tard. On a sélectionné deux des cupules en raison de leur croissance vigoureuse et des titres élevés en anti-RhD (plus de 2000) et on en a poursuivi la culture jusqu'à arriver à des flacons de 80 cm3. L'une des cupules produisaitdel'IgG anti-RhD et l'autre produisait de l'IgM anti-RhD. Deux mois plus tard, la production d'IgG anti-RhD s'est révélée avoir diminué (titre de 81) tandis que la production d'IgM anti-RhD était restée stable (titre d'environ 5000). Les liquides surnageants des deux cultures contenaient des chaînes lourdes OC, r etA. L et des chaines légères kappa et lambda.
(iv) Fusion
Au cours d'une expérience initiale conçue pour déterminer l'aptitude de X63-Ag8.653 comme partenaire de fusion, 1'efficacité de fusion s'est révélée être
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d'environ 1 contre 1 x 104.
On a cultivé le myélome de souris X63-Ag8. 653 dans du milieu RPMI-1640 additionné de 10% (vis) de FCS et de glutamine 2 mM, dans une atmosphère de 5% de C02 dans de l'air, à 37"C. Dans ces conditions, la lignée cellulaire a un temps de doublement de 18 à 20 heures et peut être maintenue en phase de croissance logarithmique par remise quotidienne en sous-culture.
Avant la fusion, la viabilité des cellules (déterminée par exclusion du colorant nigrosine) excédait 95%.
Périodiquement, on a ajouté de la 8-azaguanine au milieu de culture à raison de 20g/ml pour éliminer les variants qui pourraient survivre dans le milieu hypoxanthine-aminoptérine-thymidine (HAT).
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On a introduit conjointement des cellules de la culture de cellules lymphoblastoides produisant de l'IgM anti-RhD sélectionnée (1 x 107) et des cellules de myélome (1 x 107) dans un récipient de 25 ml en matière plastique, 00 les a diluées avec de la solution physiologique salée tamponnée au phosphate (NaCl 150 mM : PO4 10 mM) et on les a centrifugées en un culot commun pendant 10 minutes à 200 g. Après délayage du culot, on a ajouté 1 ml de polyethyleneglycol 4000 à 45% (Merck, Darmstadt, RFA) et du diméthylsulfoxyde à 5% dans de la solution physiologique salée tamponnée au phosphate goutte à goutte en 1 minute et sous agitation constante.
On apoursuivil'agitation au bain-marie à 37 C pendant 90 secondes au terme desquelles on a dilué les cellules lentement avec de la solution physiologique salée à la température ambiante. On a centrifugé les cellules pendant 5 minutes à 200 g, puis on les a remises en suspension prudemment dans du milieu RPMI-1640 complet, après guoi on les a réparties dans des plagues à 96 cupules préalablement ensemencées de cellules péritonéales de souris (2 x 104 par cupule), de façon que chaque cupule reçoive 1 x 105 cellules de myélome dans loll de milieu. Après 24 heures d'agitation, on a ajouté 100 1 d'un milieu contenant du HAT à la concentration double et de l'ouabaine 2 m.
Le HAT empêche la croissance poursuivie des cellules de myélome de souris qui n'ont pas participé à la fusion et l'ouabaine tue les cellules lymphoblastoides qui n'ont pas participé à la fusion.
On a examiné les cupules après 7 jours, moment auquel on a commencé l'alimentation en remplaçant la moitié du milieu par du milieu frais contenant du HAT et de l'ouabaïne lt-M. On a répété l'alimentation tous les 2 ou 3 jours. Quand les cellules ont couvert la moitie du fond des cupules, on a recherché la production d'immunoglobuline dans les cupules positives pour la
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croissance. Onaclone les hybrides interessants directement à partir des plaques à 96 cupules. On a poursuivi la sélection HAT/ouabaine pendant 3 semaines après la fusion et on a fait passer les cellules dans du milieu contenant HT avant de les cultiver dans du milieu ordinaire pour culture de tissu.
(v) Clonage des hybrides
Toutes les cupules provenant de la fusion ont donné lieu à une vigoureuse croissance. On n'a observe de croissance dans aucune des cupules de deux fusions factices où le stade polyethyleneglycol avait été omis.
Quatre semaines après la fusion, 30 des 96 cupules produisaient des titres anti-RhD supérieurs à 100. On a sélectionné une cupule vu la croissance et le titre anti-RhD favorables. On a transféré les hybrides isolément de la culture en phase de croissance logarithmique à l'aide d'un micromanipulateur et d'un microscope dans des cupules individuelles d'une plaque a 96 cupules ensemencées au préalable de cellules péritonéales de souris d'apport. Pour assurer que seules des cellules uniques soient transférées, on n'a pris les cellules que lorsqu'elles ont ete seules dans lechamp d'une loupe puissante et on les a refoulées dans un récipient intermédiaire en vue d'un examen avant de les amener à la cupule finale.
Après 4 semaines, onarecloné les cellules clones. Après le premier clonage, 10 des 13 sous-clones étaient positifs pour le titre anti-RhD.
Après le second clonage, 33 des 40 sous-clones étaient positifs pour la production d'anti-RhD.
On a recherche dans les liquides surnageants la production de l'immunoglobuline humaine par immunodosage au moyen d'une enzyme. On a revetu des plaques EIA (Dynatech, Bilingshurst, Sussex) d'anticorps de chèvre anti-immunoglobuline polyvalente humaine (Sigma, Poole, Dorset). On amis les liquides surnageants
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des cultures à incuber dans les plaques ainsi revêtues.
On a lavé les plaques avec de la solution physiologique salée tamponnée au phosphate contenant 0, 1% de Tween 20, puis on les a fait incuber avec des anticorps spécifiques anti-humains à chaines lourdes ou chaînes légères conjugués à de la phosphatase alcaline (Sigma).
Après un lavage final, on amis les plaques à incuber avec du phosphate de p-nitrophényle et on a observé les modifications de coloration à l'aide d'un lecteur "Titertek Multiskan"EIA.
Après le second clonage, l'hétérohybridome clone manifestant la plus haute production d'IgM humaine anti-RhD a reçu la désignation MAD-2.
EXEMPLE 2 Culture sur une grande échelle de la lignée cellulaire MAD-2
On a cultivé des cellules de la lignée cellulaire MAD-2 (ECACC nO 86041803) dans un fermenteur tournant de 20 litres dans du milieu RPMI-1640 à 37 C.
Le pourcentage de cellules produisant de l'IgM antiRhD était initialement de 90% (tel que déterminé par reclonage) et cette valeur s'est révélée inchangée après plusieurs mois. Les concentrations en IgM anti-RhD après 24 heures de culture à 1#106 cellules/m1 se sont révélées être de 25 à 50 g/m1. [Le dosage quantitatif de l'anti-RhD en presence dans les liquides surnageants des cultures a été exécuté par immunodosage d'inhibition.
On amis à incuber des globules rouges R2R2 et de l'anti-RhD marqué akl'125I en presence et en l'absence du liquide surnageant de culture et on a amené le mélange de réaction à l'équilibrez On a dé-
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1 C terminé ensuite la quantité d'anti-RhD marqué al'l fixée sur les globules rouges et on a calculé la concentration en anti-RhD dans le liquide surnageant de la culture par comparaison avec une courbe d'etalon-
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nage a l'aide de l'etalon international anti-D (68/419)].
L'IgM a reagi avec tous les globules rouges RhD positif et avec certains globules rouges Du, mais B pas avec les globules rouges Rh-négatif ou DB. Ajoutée à une concentration finale de 5g/ml à une suspension a 1% de globules rouges RhD positif, elle a provoqué l'agglutination complète en environ 30 secondes. L'anticorps s'est révélé stable à 40C pendant une durée de 8 mois en solution aqueuse.
EXEMPLE 3 Etablissement d'hybridomes sécrétant de l'anti-RhD au moyen de cellules B prélevées chez des individus donneurs hyperimmunisés par RhD à différents moments après l'immunisation secondaire (i) Echantillonsdesang
Les échantillons de sang ont été fournis par les centres de transfusion de sang régionaux du nord de Londres et de Cambridge au Royaume-Uni par prélèvement chez des membres de leurs groupes d'individus donneurs volontaires de plasma anti-RhD.
En une durée de 3 ans, 55"couches leucocy- taires"ont été traitées à partir de dons de routinede plasma anti-RhD faits par des individus donneurs hyperimmunisés par RhD ayant des titres élevés en anticorps anti-RhD circulants. Ces dons de plasma ont été sélectionnés sans référence à la durée écoulée après la dernière immunisation de rappel.
On a prélevé aussi hebdomadairement des échantillons de 20 ml de sang additionné d'anticoagulant chez 5 individus hyperimmunisés par RhD pendant 6 à 8 semaines après l'immunisation de rappel. L'immunisation était effectuée par injection intraveineuse de 5 ml d'une suspension à 10%, dans de la solution physiologique salée isotonique, de globules rouges RhD+ lavés sélectionnés avec des mesures de sécurité
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sévères (Gibson (1973) Vox. Sang. 24, 425).
Sur les 5 individus donneurs, 4 ont donné lieu à un pic du titre d'IgM anti-RhD 7 à 10 jours après l'immunisation de rappel, mais i1 n'y a pas eu de modifica-
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tisons sensibles des tauxd'IgG anti-RhD. Quatre individus donneurs chez lesquels les lymphocytes périphériques exprimant l'anti-RhD lié à la membrane ont été recherchés ont manifesté tous un pic marqué entre 7 et 16 jours après le rappel. Une seconde montée du nombre des "rosettes" après environ 3 semaines a été due à 1'apparition d'agrégats ou amas de globules rouges faiblement agglutinés probablement maintenus ensemble par de l'anticorps sécrété. Ils présentaient un aspect nettement différent des rosettes strictement en monocouches qui sont caractéristiques de l'IgG de membrane observable à la première semaine.
(ii) Isolement de cellules B du sang périphérique
A partir des "couches leucocytaires" provenant de dons de plasma anti-RhD de routine, on a heli- miné les plaquettes du sang par centrifugation dans du Percoll isotonique à 50% (10 minutes à 400 g). On a séparé les cellules T par formation de rosettes avec des globules rouges de mouton dans du dextrane à 4% (Brown et al (1975) Clin. Exp. Immunol. 20, 505).
Des cellules provenant des échantillons de 20 ml de sang ont été collectées sur une interface de Ficoll-Hypaque et lavées deux fois avec de la solution physiologique salée stérile en recueillant les cellules par centrifugation à 200 g pendant 5 minutes.
Pour séparer les cellules B exprimant l'Ig de surface anti-RhD des cellules mononucléaires recueillies a une interface Ficoll-Hypaque, on a appliqué la technique suivante de formation de "rosettes". On a mis les cellules mononucléaires recueillies en suspension dans un milieu tel que celui utilisé dans l'exemple l (iii) (0, 2 ml à 106 cellules/ml), on les
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a mélangées avec des globules rouges RhD-positif traités à la papaine et bien lavés (rapport 1 : 10) et on a centrifugé les mélanges à 200 g pendant 5 minutes.
Après 30 minutes d'incubation à la température ambiante, on a séparé le liquide surnageant et on a redispersé le culot doucement dans du milieu contenant 2, 5g/ml de diacétate de fluorescéine (Ramasamy et Munro (1974) Immunol. 26,563). On a déterminé le nombre des rosettes dans 105 cellules au moyen d'un microscope à champ clair intense. On a utilise des cellules Rhésus négatif comme témoins qui n'ont jamais donné lieu à des nombres appréciables.
(iii) Transformation par EBV des cellules B isolées
On a exécuté suivant le procédé de Melamed et al., comme dans l'exemple l (ii), le traitement par le virus sur les cellules B isolées en l'absence de cellules T.
On a exposé des cellules B qui n'étaient pas débarrassées des cellules T avant la transformation
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par EBV au virus à 4 x 106 cellules/ml et on les a introduites à 2 x 105 cellules/cupule (0, 2 ml) dans du milieu de culture contenant de la phytohémagg1uti- nine 1 : 100 (Moss et al. (1979) Int. J. Cancer, 23, 618).
(iv) Etablissement des lignées de cellules lympho- blastoides (a) Dans le cas des cellules B traitées par EBV provenant d'échantillons de sang recueillis à des moments pris au hasard, on a appliqué le meme mode opératoire que dans l'exemple l (iii). Seules 5 des populations initiales de cellules B traitées par EBV ont donné des 1ignées anti-RhD qui pouvaient être multipliées jusqu'au point où des fusions auraient pu être possibles avec succes.
(b) On a réparti les cellules B traitées par EBV pro- venantdesechantillons de sang prélevés hebdomadairement
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pendant environ 6 à 8 semaines après l'immunisation de rappel chez 5 individus donneurs hyperimmunisés par RhD, dans 96 ou 192 cupules à fond plat de microplaque à une densité initiale de 1 x 106 cellules/ml (milieu tel que dans l'exemple l (iii)). On a observé les titres d'anti-RhD dans les cupules à intervalles d'à peu près une semaine après la transformation. On a observé une réponse d'anticorps spécifique transitoire dans un grand nombre des cupules après les 2 premières semaines.
Cette phase de la réponse a été difficile à évaluer quantitativement, mais les titres (déterminés comme dans l'exemple l (iii)) sont restés généralement inférieurs à 100. Après environ 3 semaines, la majeure partied cette réponse initiale avait baissé et la plupart, des cupules avaient gagné en nombre de cellules. On a transféré les cultures ayant les titres les plus élevés dans des plaques à 24 cupules. C' est à la phase suivante de la réponse que des différences significatives ont été observées dans les échantillons provenant du même donneur, mais collectés à des moments différents après le rappel.
Dans le cas des échantillons collectés dans la période d'environ 2 à 4 semaines après le rappel, certaines des cupules ont continué de monter en titre et en nombre de cellules et avaient des titres de 250-6000 après transfert dans des plaques à 24 cupules. Dans les échantillons collectés en dehors de cette fenêtre chronologique, une croissance continue du titre n'a été que rarement observée. A 3 ou 4 semaines après la transformation par EBV, on a sélectionné pour la fusion les cellules provenant des 3 cupules pour chaque point dans le temps de chaque individu donneur ayant le titre le plus élevé.
(v) Fusion et clonage
On a fait fusionner les populations sélection-
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nees de cellules traitées par EBV avec des cellules de la lignée cellulaire du myé10me desouris X63-Ag8. 653 comme dans l'exemple l (iv). On a choisi les cupules présentant de façon reproductible des titres croissants en anti-RhD en vue du clonage environ 3 à 4 semaines après la fusion et on a répété le clonage et la multiplication des clones sélectionnés jusqu'à ce qu'environ 90% des cellules filles produisent de l'anti-RhD.
L'établissement avec succès d'hybridomes produisant de 1'anti-RhD a eu lieu principalement avec les cultures de lignées cellulaires lymphoblastoldes (LCL) dans lesquelles le titre en anti-RhD était supérieur à 250, ce qui représente une concentration en anti-RhD d'environ 250 ng/ml. L'Ig totale dans une cupule correspondante est habituellement d'environ 25g/ml et donc au moins 1% des cellules lymphoblastoidesproduisaientdel'anti-RhD dans les cultures précitées qui ont donné les hybridomes spe- cifiques. On peut conclure des résultats que les cultures de LCL productives qui dérivaient principalement des cellules B collectées environ 2 a 4 semaines après le rappel sont celles qui ont donné principalement les hétérohybridomes spécifiques.
Le tableau II indique, pour chacune des 11 lignées cellulaires établies hétérohybrides qui sécrétent de l'anti-RhD, la classe et le type de chaîne légère de l'anticorps monoclonal anti-RhD, de même que le nombre de jours après l'immunisation secondaire auquel les cellules B ont été recueillies chez l'individu donneur hyperimmunisé par RhD.
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TABLEAU II
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<tb> Hetero-Classe <SEP> Type <SEP> de <SEP> chaîne <SEP> Fixation <SEP> Jours
<tb> hybridome <SEP> d'anti-ledere <SEP> de <SEP> de <SEP> la <SEP> aptes
<tb> corps* <SEP> l'anticorps <SEP> protéine <SEP> rappel
<tb> A**
<tb> 1 <SEP> (FOM-1) <SEP> IgM <SEP> L <SEP> 13
<tb> 2 <SEP> IgGl <SEP> L <SEP> + <SEP> 13
<tb> 3 <SEP> IgG3 <SEP> K <SEP> - <SEP> 13
<tb> 4 <SEP> IgGl <SEP> K <SEP> + <SEP> 21
<tb> 5 <SEP> IgG3 <SEP> K <SEP> - <SEP> 21
<tb> 6 <SEP> IgM <SEP> L <SEP> + <SEP> 57
<tb> 7 <SEP> IgM <SEP> K <SEP> + <SEP> 13
<tb> 8 <SEP> IgM <SEP> L <SEP> 13
<tb> 9 <SEP> IgM <SEP> L <SEP> + <SEP> 20
<tb> 10 <SEP> IgM <SEP> L <SEP> + <SEP> 27
<tb> 11 <SEP> IgGl <SEP> L <SEP> + <SEP> 27
<tb>
* Les anticorps IgG et IgM ont été distingués sur base de leur réactivité avec des globules rouges natifs et modifiés par la papaïne.
Les sous-classes d'IgG ont été identifiées par agglutination indirecte avec des antisérums spécifiques de la sous-classe (Croix-
Rouge des Pays-Bas, Amsterdam).
** On a déterminé la fixation de la protéine A par chaque anticorps monoclonal en faisant passer celui-ci dans de la solution physiologique salée tamponnée au phos- phate lentement dans une colonne de protéine A sur agarose (Sigma Chemical Company). On a élué l'anti- corps fixé alors avec du tampon au citrate à pH 4, 0 ou, si nécessaire, à pH 3, 5.
Tous les hétérohybridomes mentionnés ci-dessus produisent l'anticorps monoclonal anti-RhD à raison de plus de 20jM-g/ml/24 heures lorsqu'ils sont mis en culture à 37 C dans du milieu pour culture d'hybridome
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à environ 1 x 106 cellules/ml.
EXEMPLE 4 Utilisation de l'IgM de MAD-2 pour le typage Rh des globules rouges (i) Préparation du réactif pour le groupage du sang
On a dilué suivant la nécessité dans du tampon au phosphate 0,05M à pH 7, 2 contenant du NaCl O, lM, 50 g/litre d'albumine bovine, de l'EDTA sodique 2, 4 mM et 1 g/litre d'azoture de sodium un liquide surnageant provenant d'une culture de la lignée cellulaire MAD-2 contenant 25-50g/ml d'anticorps monoclonal anti-RhD.
On a complété le réactif avec du rouge de phénol pour déceler les modifications minimes éventuelles du pH et on l'a stérilisé par filtration avant de le conserver à 2-8'C. On a vérifié le titre de chaque réactif de groupage du sang par comparaison avec une préparation étalon anti-RhD reconnue.
(ii) Modes opératoires pour le test
A. Technique en tube : centrifugation
1. Préparer une suspension à 3% de globules rouges
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1avés dans du NaCl à 9 g/litre.
2. Introduire deux volumes de réactif de groupage du sang dans un tube de 10 x 75 mm ou 12 x 75 mm.
3. Ajouter un volume de suspension de globules rouges.
4. Mélanger soigneusement, laisser reposer pendant 1 minute et centrifuger le tube à force centrifuge relative et temps convenables, par exemple 500 fcr pendant 60 secondes.
5. Redisperser prudemment le culot de globules et observer macroscopiquement l'agglutination sur un fond blanc. Lire les négatifs au microscope.
B. Technique : Sedimentation a 37'*C 1. Préparer une suspension à 3% de globules rouges
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lavés dans du NaCl a 9 g/litre.
2. Introduire un volume de réactif de groupage du sang dans un tube de 6 x 50 mm.
3. Ajouter un volume égal de suspension de globules rouges.
4. Mé1anger soigneusement et mettre à incuber à 37 C pendant 60 minutes.
5. Redisperser prudemment le culot de globules et observer macroscopiquement l'agglutination sur un fond blanc. Lire les négatifs au microscope.
C. Technique en tube : sédimentation a 20 C 1. Préparer une suspension à 3% de globules rouges lavés dans du NaCl à 9 g/litre.
2. Introduire un volume de réactif de groupage du sang dans un tube de 6 x 50 mm.
3. Ajouter un volume égal de suspension de globules rouges.
4. Mélanger soigneusement et mettre à incuber a la température ambiante (limites 16 et 25*C) pendant 60 minutes.
5. Redisperser prudemment le culot de globules et observer macroscopiquement l'agglutination sur un fond blanc. Lire les négatifs au microscope.