Réservoir d’essence équipé d’un renfort de sa paroi périphérique
[0001] L'invention concerne un réservoir de carburant, en particulier un réservoir d'essence en matière plastique, présentant un élément de renfort de ses parois périphériques, ainsi qu’un procédé de fabrication de ce réservoir.
[0002] Les réservoirs de carburant sont soumis à une pression interne qui tend à déformer les parois. En général, ces réservoirs s'étendent sur une hauteur peu élevée et on a recours à des éléments de renfort internes permettant de connecter la paroi supérieure et la paroi inférieure du réservoir, afin que ces parois résistent à la pression interne. Un tel exemple d’élément de renfort pour les parois supérieures et inférieures de réservoir de carburant est décrit dans le document US9027781. Pour les réservoirs de forme plus haute, il se révèle nécessaire de renforcer également la paroi périphérique du réservoir, comprise entre les parois inférieure et supérieure.
[0003] On connaît déjà du document WO2012/139961 un réservoir de carburant comprenant un élément de renfort de la paroi périphérique. Le réservoir est fabriqué par soufflage selon un procédé nécessitant d’introduire dans une paraison des pièces de l’élément de renfort qui sont fixées sur deux emplacements de la paraison se faisant face, par soudure ou rivetage. Après moulage de la paraison, une ouverture est réalisée dans la paroi du réservoir et à travers cette ouverture, les pièces sont reliées pour former un pilier. Ainsi, on obtient un réservoir de carburant dans lequel un élément de renfort est fixé sur la face interne de la paroi périphérique du réservoir. Ce procédé est assez complexe à mettre en œuvre, et nécessite la réalisation d’une ouverture dans la paroi du réservoir, ce qui constitue par la suite une source de défaut d'étanchéité du réservoir.
[0004] Pour fabriquer de façon plus simple un réservoir à carburant en matière plastique comprenant un composant interne fixé à sa paroi, il a été proposé dans le document
US4952347 d'introduire à l’intérieur d’une paraison le composant porté par un élément d'insertion, de manière que l’élément d’insertion soit pincé dans la surface périphérique interne de la paraison entre deux empreintes du moule, tout en laissant dépasser une partie de l’élément d’insertion, externe à la paraison. Ainsi, le composant est fixé dans le plan de joint du réservoir lors de la fermeture du moule. Après moulage, la partie externe de l’élément d'insertion est ensuite coupée. Un tel procédé n’est pas envisageable pour la fabrication d’un réservoir d’essence car la paroi d’un tel réservoir doit faire obstacle aux vapeurs d'essence et présenter un taux de perméation aux vapeurs d’essence adapté. Il en est de même au niveau du plan de joint. Or dans le réservoir de l’état de la technique, la zone découpée de l’élément d'insertion constitue une source de fuite.
[0005] L'invention a notamment pour but de fournir un réservoir d'essence en matière plastique avec renforcement de sa paroi périphérique, qui ne présente pas les inconvénients mentionnés ci-avant.
[0006] A cet effet l'invention a pour objet un réservoir d’essence en matière plastique pour véhicule automobile, le réservoir comprenant : - une coque réalisée à partir d’une paraison, la coque comprenant deux zones délimitées par un plan de joint et formant un volume interne du réservoir destiné à contenir l'essence, la coque comprenant une paroi périphérique comprenant le plan de joint, et - un élément de renfort de la paroi périphérique, essentiellement interne au réservoir, et s'étendant à partir du plan de joint vers l’intérieur du réservoir, l’élément de renfort de la paroi périphérique étant fixé d’une part en un premier point de fixation d’une première face interne de la paroi périphérique, et d’autre part en un deuxième point de fixation, ledit deuxième point de fixation étant : . interne au réservoir, ou 15 . un point ou plusieurs points d’une deuxième face interne de la paroi périphérique.
Dans le réservoir selon l'invention, une première partie de l’élément de renfort de la paroi périphérique est fixée dans le plan de joint au niveau du premier point de fixation.
[0007] Ainsi, on propose un réservoir d’essence dans lequel élément de renfort de la paroi périphérique est fixé dans le plan de joint, bien qu’il puisse paraître dissuasif d'utiliser dans un réservoir d’essence l’intérieur du plan de joint comme point de fixation, en raison des risques de perte évaporative. Dans le réservoir selon l’invention, le risque de perte évaporative est contrôlé du fait que l’élément de renfort est fixé sur une face interne de la paroi périphérique. Autrement dit dans le réservoir selon l'invention, l'élément de renfort est entièrement entouré par la face interne de la paroi périphérique. La paroi périphérique n’est pas interrompue au niveau du plan de joint. La première partie de l’élément de renfort de la paroi périphérique est entourée par la paroi périphérique, ce qui permet de diminuer les fuites.
Ce type de fixation est particulièrement avantageux car le plan de joint constitue une zone robuste de double épaisseur de la paroi du réservoir. La fabrication de ce réservoir ne requiert pas de pratiquer une ouverture dans sa paroi après le moulage, ce qui est particulièrement avantageux en termes de perméabilité aux gaz.
[0008] Dans le réservoir d’essence au sens de l'invention, la coque est généralement constituée d’une structure en plusieurs couches, et comprend au moins une couche structurelle et une couche barrière, en général au moins une couche barrière entourée d’au moins deux couches structurelles. Dans ce réservoir, la couche barrière contourne la première partie de l'élément de renfort. La couche structurelle est une couche en matériau polymère, classiquement du polyéthylène ou du polyamide, qui confère à la structure multicouche sa résistance mécanique. La couche barrière est une couche en matériau polymère,
© BE2023/0056 classiquement un copolymère d’ethylene-alcool vinylique (EVOH), qui confère une très faible perméation aux gaz.
[0009] On positionne donc l’élément de renfort au niveau d’un plan de joint particulièrement fragile, car le plan de joint d’une paroi multicouche est plus fragile que celui d'une paroi monocouche. En effet dans ces parois multicouches, seules les couches structurelles contribuent à la résistance mécanique. Par ailleurs, la formation du plan de joint dans une paroi multicouche est particulièrement délicate à réaliser, car lors de la compression à la fermeture du moule, l’intégrité de la structure de chaque couche doit être préservée. II était donc contre-intuitif de fixer l’élément de renfort de la paroi périphérique dans le plan de joint d’un réservoir muni d’une paroi multicouche.
[0010] L'invention est particulièrement avantageuse lorsque le réservoir est relativement haut, par exemple lorsqu'il présente une hauteur supérieure à 200 mm, préférentiellement supérieure à 300 mm.
[0011] On entend par « essence » un carburant selon la norme EN228, composé d’un mélange d'hydrocarbures légers, majoritairement du C7H16.
[0012] Au sens de l’invention, on entend par « interne » un élément situé à l’intérieur du volume interne du réservoir, en contact avec l’essence contenue dans le réservoir. L’élément de renfort interne du réservoir selon l'invention est dit « essentiellement interne au réservoir » du fait que la majeure partie de celui-ci est située à l’intérieur du volume interne du réservoir, àlexception de la portion située dans le plan de joint.
On entend par «un point ou plusieurs points d’une deuxième face interne de la paroi périphérique » un ou plusieurs points de fixation au sein de la paroi périphérique.
[0013] Le plan de joint est une ligne de soudure entre elles sur leur périphérie de deux zones de la paraison destinée à former la paroi du réservoir. Cette ligne correspond à
Vemplacement de la fermeture du moule. Au niveau du plan de joint, la paraison est compressée par le moule. Ainsi au niveau du premier point de fixation, la première partie de l'élément de renfort de la paroi périphérique est surmoulée dans le plan de joint.
[0014] De façon optionnelle, la paroi périphérique est sensiblement verticale. De façon également optionnelle, le plan du plan de joint est perpendiculaire à la paroi périphérique.
[0015] De façon avantageuse, à l’extrémité extérieure du plan de joint, les deux zones de la coque formant le plan de joint sont rapprochées de façon plus étroite, ce qui donne à l'extrémité du plan de joint un aspect plus compact par rapport au reste du plan de joint. Ce rapprochement local des deux zones permet de diminuer la distance entre les couches barrière de chacune des deux zones. On a en effet au maximum 100 um entre les deux couches barrière. On uniformise ainsi l'épaisseur de la coque dans le plan de joint, entre la zone dans laquelle élément de renfort est présent, et la zone d'extrémité. On diminue ainsi le débit de fuite dans la zone où l’élément de renfort n’est pas présent.
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[0016] Préférentiellement, la paraison est tubulaire.
[0017] Avantageusement, l’élément de renfort de la paroi périphérique comprend une zone de rupture configurée pour que le renfort puisse se déformer ou casser en cas de choc.
La zone de rupture peut être constituée par un amincissement local ou un orifice ménagé dans le renfort. En cas de choc, la zone de rupture rompra, évitant ainsi la rupture de la paroi du réservoir.
[0018] Suivant d’autres caractéristiques optionnelles du réservoir d’essence, prises seules ou en combinaison :
[0019] — Le deuxième point de fixation est un point ou plusieurs points de la deuxième face interne, et est situé dans le plan de joint. Dans ce mode de réalisation, une deuxième partie de l’élément de renfort de la paroi périphérique est fixée dans le plan de joint au niveau du deuxième point de fixation. On utilise ainsi un élément de renfort relativement simple de fabrication, dont la fonction est de relier au moins deux points de faces internes de la paroi périphérique du réservoir. Le deuxième point de fixation présente en termes de fixation, les mêmes avantages que le premier point de fixation.
[0020] Dans le cas où le deuxième point de fixation comprend deux points de la deuxième face interne, ces deux points sont avantageusement répartis de part et d’autre d’une droite située dans le plan du plan de joint, et reliant le premier point de fixation à un point de la deuxième face interne, opposé au premier point de fixation par rapport au volume interne duréservoir, et ces deux points sont disposés à l’opposé l’un de l’autre par rapport à la droite.
Avantageusement, un point du deuxième point de fixation est situé sur la droite.
[0021] L'élément de renfort de la paroi périphérique peut avoir la forme d’une poutre linéaire. L'élément de renfort de la paroi périphérique peut également avoir une forme coudée.
Dans un mode de réalisation, l’élément de renfort de la paroi périphérique peut également présenter une forme de fourche comprenant au moins deux branches. Dans ce cas, le deuxième point de fixation comprend des points de fixation répartis autour de la droite, et l’élément de renfort de la paroi périphérique comprend autant de deuxièmes parties que de branches.
[0022] — La coque du réservoir d’essence comprend en outre une première paroi et une deuxième paroi sensiblement situées à l’opposé l’une de l’autre par rapport à la paroi périphérique, et le deuxième point de fixation est interne au réservoir, et situé au niveau d’une pièce de support s'étendant entre la première paroi et la deuxième paroi, la pièce de support étant fixée à au moins une de ces parois, la pièce de support pouvant être un renfort interne des première et deuxième parois, un baffle anti-ballottement, ou une pièce de support agencée dans le réservoir pour fournir un deuxième point de fixation. Dans ce mode de réalisation, l’élément de renfort de la paroi périphérique présente ainsi une longueur réduite, limitée à la distance à parcourir entre le premier point de fixation et la pièce de support, ce qui favorise la
> BE2023/0056 résistance de cet élément de renfort à la pression interne.
Par ailleurs, lorsqu'il est fixé à une pièce de support présentant une autre fonctionnalité dans le réservoir, comme par exemple un baffle ou un renfort des première et deuxième parois, un tel élément de renfort de la paroi périphérique permet de limiter l'encombrement et la quantité de matière utilisée.
En outre, un tel élément de renfort de la paroi périphérique est facile à installer car la pièce de support est fixée aux première et / ou deuxième paroi de la paraison avant la fermeture du moule. La pièce de support, à laquelle l'élément de renfort de la paroi périphérique est fixé, aide à maintenir celui-ci avant la fermeture du moule dans une position permettant que sa première partie soit localisée en regard d’une portion de la paraison destinée à former le plan de joint.
Avantageusement, la pièce de support est fixée à la fois à la première paroi et à la deuxième paroi, ce qui est le cas pour un renfort interne des première et deuxième parois, qui est en général soudé aux première et deuxième parois.
De façon avantageuse, l’élément de renfort de la paroi périphérique et la pièce de support sont fabriqués en une seule pièce, par exemple sont venus de moulage.
De façon avantageuse, des nervures de rigidification sont positionnées à la jonction de l’élément de renfort de la paroi périphérique et de la pièce de support.
Dans un mode de réalisation, la première et la deuxième paroi sont sensiblement perpendiculaires à la paroi périphérique. Dans un mode de réalisation, les première et deuxième parois sont parallèles au plan du plan de joint.
[0023] — La pièce de support est un renfort interne des première et deuxième parois. On fournit ainsi une solution pour renforcer à la fois la paroi périphérique et les première et deuxième parois.
Dans un mode de réalisation, le renfort interne des première et deuxième parois sert de pièce de support pour au moins deux éléments de renfort de la paroi périphérique. Dans un mode de réalisation, les premiers points de fixation de deux éléments de renfort de la paroi périphérique sont alignés.
[0024] Préférentiellement, l’élément de renfort interne des première et deuxième parois se présente soit sous la forme d’un pilier sous forme d’une colonne, préférentiellement cylindrique, ou sous la forme d’un diabolo, soit sous la forme d’un organe de rétention.
Préférentiellement, l’organe de rétention comprend une paroi pourvue d’un évidement central, une partie de la paroi comprenant des nervures de renfort. La paroi de l’organe de rétention peut être plane ou incurvée. Ledit élément de renfort des première et deuxième paroi comprend préférentiellement sur ces deux terminaisons deux parties surmoulées en une matière apte à être soudée aux première et deuxième parois du réservoir. L’élément de renfort interne des première et deuxième paroi est préférentiellement constitué d’une partie centrale
9 BE2023/0056 à base de polyoxyméthylène (POM), du polyphthalamide (PPA), du polycétone (PK), du polyamide (PA), du métal et de deux parties surmoulée en polyéthylène haute densité (HDPE).
L’élément de renfort interne des première et deuxième paroi comprend préférentiellement une zone de faiblesse mécanique apte à entraîner la cassure dudit élément lorsque ce dernier est soumis à de fortes contraintes émanant des efforts exercés sur le réservoir. Cette zone de faiblesse mécanique se présente sous la forme d’une section plus faible, d’au moins une encoche ou d’une épaisseur plus faible de la paroi. L’élément de renfort interne des première et deuxième parois peut comprendre une partie creuse, plus particulièrement dans la partie centrale de l’élément de renfort.
[0025] — L'élément de renfort de la paroi périphérique est fabriqué, au moins dans sa première partie, dans un matériau identique au matériau d’une couche interne de la paroi périphérique. Ainsi, on peut fixer par soudage l’élément de renfort de la paroi périphérique à la couche interne de la paroi périphérique, à l’intérieur du plan de joint. Dans ce mode de réalisation, la chaleur de la portion de la paraison placée au contact de la première partie de l'élément de renfort de la paroi périphérique fait fondre une portion superficielle de la première partie, permettant ainsi la fixation de la première partie dans le plan de joint.
Dans ce mode de réalisation, la première partie est par exemple en polyéthylène ou en polyamide, suivant le matériau de la couche interne de la paroi périphérique.
Avantageusement, lorsque le deuxième point de fixation est un point ou plusieurs points de la deuxième face interne, la ou les deuxièmes parties présentent la même caractéristique.
Alternativement, l’élément de renfort de la paroi périphérique est fabriqué dans un matériau différent du matériau de la couche interne de la paroi périphérique. Des matériaux comme le polyamide et le polyacétal sont particulièrement avantageux car ils présentent une bonne résistance à la traction. Dans ce mode de réalisation, la première partie présente des orifices traversants et la fixation est effectuée par rivetage, c'est-à-dire du fait de la fusion ensemble des deux couches internes de la coque dans le plan de joint, au travers de l’orifice, ce qui constitue un bon ancrage mécanique.
Avantageusement, des nervures constituent la périphérie des orifices traversants. En effet, au cours du moulage, de l’air pourrait être piégé dans les orifices traversants, ce qui serait défavorable à la fusion. Les nervures présentes en périphérie des orifices traversants empêchent que de l’air ne soit piégé dans les orifices traversants. Les nervures peuvent également être rectilignes. Elles peuvent être situées en périphérie de la première partie.
De préférence, les nervures ont une hauteur par rapport à la surface pleine de la première partie de l’élément de renfort de la paroi périphérique d'environ 1mm, et une largeur d’environ 0,7 mm. On entend par « largeur de la nervure » sa petite dimension mesurée dans un plan parallèle à la surface de la première partie.
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Avantageusement, lorsque le deuxième point de fixation est un point ou plusieurs points de la deuxième face interne, la ou les deuxièmes parties présentent la même caractéristique.
[0026] — La première partie présente en surface des nervures et / ou des dépressions.
Les nervures favorisent la fusion car elles sont fusionnées à la couche interne de la paroi périphérique, et les dépressions permettent un ancrage mécanique.
Avantageusement, les dépressions sont des orifices traversants, permettant également une fixation par rivetage. De préférence, des nervures constituent la périphérie des dépressions.
De façon préférentielle, la première partie présente des nervures, et de façon plus préférentielle des nervures et des dépressions.
De préférence, les nervures ont une hauteur par rapport à la surface pleine de la première partie de l’élément de renfort de la paroi périphérique d'environ 1mm, et une largeur d’environ 0,7 mm.
Avantageusement, lorsque le deuxième point de fixation est un point ou plusieurs points de la deuxième face interne, la ou les deuxièmes parties présentent la même caractéristique
[0027] — La coque du réservoir présente des gorges au voisinage du premier point de fixation. Les gorges réalisées à proximité de la zone de surmoulage de l’élément de renfort permettent localement la flexion de la coque de réservoir, permettant ainsi de dissiper l'énergie qui serait due à un choc. En effet la présence de l’élément de renfort pourrait générer une fragilité de la paroi du réservoir dans son voisinage, rendant cette zone plus fragile en cas de choc.
De façon préférée, les gorges s'étendent selon des droites parallèles à la longueur de la première partie. La longueur de la première partie est sa dimension dans un plan parallèle au plan de joint, dans une direction radiale par rapport à l’axe central du réservoir.
[0028] — La première partie présente une longueur d’au moins 10 mm, de préférence de 15 mm, et une largeur d’au moins 20 mm, de préférence de 30 mm. Ces dimensions permettent un ancrage efficace du renfort de la paroi périphérique.
Avantageusement, lorsque le deuxième point de fixation est un point ou des points de la deuxième face interne, la ou les deuxièmes parties présentent les mêmes caractéristiques.
[0029] L'invention a également pour objet un procédé de fabrication du réservoir tel que décrit ci-avant, comprenant les étapes suivantes : - on monte l’élément de renfort de la paroi périphérique sur un organe d'insertion, - On introduit la paraison à l’état fondu et élément de renfort de la paroi périphérique monté sur ledit organe d'insertion dans un moule comprenant des empreintes, de sorte que chaque zone de la paraison est positionnée en regard d’une empreinte, et de manière que l’élément de renfort de la paroi périphérique soit entouré par la paraison, et que la première partie de l'élément de renfort de la paroi périphérique soit localisée en regard d’une portion interne d’une partie périphérique des empreintes du moule,
© BE2023/0056 - on introduit un gaz sous pression à l’intérieur de la paraison pour effectuer un pré-soufflage de la paraison, - on retire l'organe d'insertion, - on ferme le moule et on réalise le soufflage final de la paraison en la plaquant sur les empreintes du moule à l’aide du gaz sous pression, et - on sort le réservoir du moule.
Brève description des figures
[0030] L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui va suivre donnée uniquement à titre d'exemples, et faite en se référant aux dessins annexés dans lesquels :
[0031] [Fig. 1] est une vue partielle en perspective d’un réservoir d’essence selon un mode de réalisation de l'invention, dans lequel un élément de renfort de la paroi périphérique est visible en transparence.
[0032] [Fig. 2] est une vue d’une section d’une partie de la coque du réservoir de la figure 1.
[0033] [Fig. 3] est une vue schématique d’une section du réservoir au niveau du plan de joint, dans lequel l’élément de renfort de la paroi périphérique n’est pas représenté.
[0034] [Fig. 4] est une représentation de quatre étapes successives du procédé de fabrication d’un réservoir d’essence selon un mode de réalisation de l'invention.
[0035] [Fig. 5] est une en perspective d’une partie du plan de joint du réservoir selon l'invention, dans lequel une partie d’un élément de renfort de la paroi périphérique est visible en transparence.
[0036] [Fig. 6] est une vue d’une section transversale du plan de joint et d’une partie de élément de renfort de la paroi périphérique du réservoir de la figure 1.
[0037] [Fig. 7] est une vue de dessus de la partie de l’élément de renfort de la paroi périphérique de la figure 6.
[0038] [Fig. 8] est une vue en perspective d’une partie du plan de joint d’un réservoir selon un mode de réalisation de l'invention, dans lequel une partie de l’élément de renfort de la paroi périphérique de la figure 6 est visible en transparence.
[0039] [Fig. 9] est une vue en perspective de la partie de l’élément de renfort de la paroi périphérique de la figure 6.
Description détaillée
[0040] On a représenté sur les figures 1 et 2 un réservoir d’essence selon un mode de réalisation de l'invention, désigné par la référence générale 10. Sur les autres figures, les éléments analogues à ceux des figures précédentes sont désignés par des références
3 BE2023/0056 identiques. Le réservoir 10 est un réservoir en matière plastique pour véhicule automobile. Il comprend une coque 12 qui comprend deux zones 14, 16 délimitées par un plan de joint 18 et formant un volume interne 20 du réservoir 10. Le volume interne 20 est destiné à contenir l'essence. La coque 12 comprend une paroi périphérique 22 comprenant le plan de joint 18.
[0041] Le réservoir 10 comprend également un élément de renfort 24 de la paroi périphérique 22, essentiellement interne au réservoir 10. L’élément de renfort 24 s’étend à partir du plan de joint 18 vers l’intérieur du réservoir 10. L’élément de renfort 24 de la paroi périphérique 22 est fixé en un premier point de fixation 26 d’une première face interne 28 de la paroi périphérique 22. L’élément de renfort 24 de la paroi périphérique 22 est également fixé en un deuxième point de fixation 30, visible sur la figure 1.
[0042] Dans le mode de réalisation de la figure 1, le deuxième point de fixation 30 est interne au réservoir 10.
[0043] Dans un autre mode de réalisation, schématisé sur la figure 3, qui est une vue schématique d’une section du réservoir au niveau du plan de joint, le deuxième point de fixation 30 comprend plusieurs points d’une deuxième face interne 32 de la paroi périphérique 22. On a représenté sur la figure 3 une droite d située dans le plan du plan de joint, et reliant le premier point de fixation 26 à un point 33 de la deuxième face interne 32, opposé au premier point de fixation 26 par rapport au volume interne 20 du réservoir 10. Dans le mode de réalisation schématisé sur la figure 3, le deuxième point de fixation 30 comprend deux points répartis de part et d’autre de la droite d. Ces deux points 30 sont disposés à l’opposé l’un de l’autre par rapport à la droite d. Un autre point du deuxième point de fixation 30 est situé sur la droite d.
[0044] Dans le réservoir 10 selon l'invention, une première partie 34 de l’élément de renfort 24 de la paroi périphérique 22 est fixée dans le plan de joint 18 au niveau du premier point de fixation 26.
[0045] Comme on le voit par exemple sur la figure 6, l’élément de renfort 24 de la paroi périphérique 22 est entièrement entouré par la paroi périphérique 22. La paroi périphérique 22 n’est pas interrompue au niveau du plan de joint 18. La première partie 34 de l’élément de renfort 24 de la paroi périphérique est entourée par la paroi périphérique. La coque 12 est constituée d’une structure en plusieurs couches, non représentées, et comprend au moins une couche structurelle et une couche barrière. La couche barrière contourne la première partie 34 de l’élément de renfort 24.
[0046] Dans les modes de réalisations représentés, la paroi périphérique 22 est sensiblement verticale, et le plan du plan de joint 18 est perpendiculaire à la paroi périphérique 22.
[0047] Comme visible en particulier sur la figure 6, à l’extrémité extérieure 36 du plan de joint 18, les deux zones 14, 16 de la coque 12 formant le plan de joint 18 sont rapprochées de façon plus étroite, ce qui donne à l’extrémité 36 du plan de joint 18 un aspect plus compact par rapport au reste du plan de joint. Ce rapprochement local des deux zones 14, 16 permet de diminuer la distance entre les couches barrière de chacune des deux zones 14, 16.
[0048] On voit sur la figure 1 que la coque 22 du réservoir 10 comprend en outre une première paroi 36 et une deuxième paroi 38 sensiblement situées à l’opposé l’une de l’autre par rapport à la paroi périphérique 22. Dans le mode de réalisation de la figure 1, le deuxième point de fixation 30 est interne au réservoir 10, et situé au niveau d’une pièce de support 40 s'étendant entre la première paroi 36 et la deuxième paroi 38. La pièce de support 40 est fixée à au moins une de ces parois 36, 38. Dans le mode de réalisation de la figure 1, la pièce de support 40 est un renfort interne des première 36 et deuxième 38 parois, et ce renfort interne 40 des première 36 et deuxième 38 parois, est fixé aux première 36 et deuxième 38 parois.
[0049] Dans le mode de réalisation de la figure 1, l’élément de renfort 24 de la paroi périphérique 22 et le renfort interne 40 des première 36 et deuxième 38 parois sont fabriqués en une seule pièce. Ils sont venus de moulage. Dans le mode de réalisation de la figure 1, des nervures de rigidification 42 sont positionnées à la jonction de l’élément de renfort 24 de la paroi périphérique et de la pièce de support 40.
[0050] Dans le mode de réalisation représenté sur la figure 1, la première 36 et la deuxième 38 paroi sont sensiblement perpendiculaires à la paroi périphérique 22, et sont parallèles au plan du plan de joint 18.
[0051] Par ailleurs, le renfort interne 40 des première 36 et deuxième 38 parois représenté sur la figure 4 sert de pièce de support pour deux éléments de renfort 24 de la paroi périphérique, et les premiers points de fixation 26 des deux éléments de renfort 24 de la paroi périphérique sont alignés.
[0052] Dans le mode de réalisation représenté sur la figure 1, élément de renfort 24 de la paroi périphérique 22 est fabriqué dans un matériau identique au matériau d’une couche interne de la paroi périphérique 22. Comme on le voit en particulier sur les figures 6 et 9, la première partie 34 présente en surface des nervures 44 et des dépressions 46. Les nervures 44 favorisent la fusion car elles sont fusionnées à la couche interne de la paroi périphérique 22, et les dépressions 46 permettent un ancrage mécanique. Dans les figures, les dépressions 46 sont des orifices traversants, permettant également une fixation par rivetage, et des nervures 44 constituent la périphérie des orifices traversants. En effet, au cours du moulage, de l’air pourrait être piégé dans les orifices traversants 46, ce qui serait défavorable à la fusion.
Les nervures 44 présentes en périphérie des orifices traversants empêchent que de l’air ne soit piégé dans les orifices traversants. Comme on le voit sur la figure 9, la première partie 34 de l’élément de renfort de la paroi périphérique comprend également des nervures 44 rectilignes positionnées en périphérie de la première partie 34. Dans le mode de réalisation représenté, les nervures 44 ont une hauteur h par rapport à la surface pleine de la première
" BE2023/0056 partie 34 de l’élément de renfort de la paroi périphérique d’environ 1mm, et une largeur d'environ 0,7 mm. La largeur | et la hauteur h sont représentées sur la figure 6.
[0053] Comme on le voit sur la figure 8, la coque 12 du réservoir 10 présente des gorges 48 au voisinage du premier point de fixation 26. Dans le mode de réalisation représenté sur la figure 8, les gorges 48 s'étendent selon des droites parallèles à la longueur L de la première partie 34.
[0054] Dans ce mode de réalisation, la première partie 34 présente une longueur L d’au moins 10 mm, de préférence de 15 mm, et une largeur I2 d’au moins 20 mm, de préférence de 30 mm.
[0055] Comme on le voit sur la figure 4, la coque 12 est réalisée à partir d’une paraison 50. Dans ce mode de réalisation, la paraison 50 est tubulaire.
[0056] Dans le mode de mise en œuvre du procédé de fabrication selon l'invention schématisé sur les figures 4, on introduit dans la paraison 50 deux éléments de renfort 24 de la paroi périphérique qui sont fixés sur un renfort interne 40 des première et deuxième parois.
Dans ce mode de mise en œuvre, on utilise un moule 52 comprenant des empreintes 54.
Chaque empreinte 54 est équipée d’une structure de montage 56 mobile en translation dans un évidement 58.
[0057] Dans le mode de mise en œuvre représenté sur les figures 4, on réalise les étapes suivantes.
On monte préalablement à l’étape figurée sur la figure 4a l’ensemble des éléments de renfort 24 et du renfort interne 40 sur un organe d'insertion 60.
On introduit la paraison 50 à l’état fondu et l’élément de renfort 24 de la paroi périphérique monté sur ledit organe d'insertion 60 dans le moule 52, de sorte que chaque zone 14, 16 de la paraison 50 est positionnée en regard d’une empreinte 54, et de manière que l’élément de renfort 24 de la paroi périphérique soit entouré par la paraison 50, et que la première partie 34 de l’élément de renfort 24 de la paroi périphérique soit localisée en regard d’une portion interne d’une partie périphérique 62 des empreintes 54 du moule. Cette étape est représentée à la figure 4a.
On rapproche les empreintes 54 de la paraison 50, et grâce à la structure de montage 56, on rapproche la paraison 50 à l’état fondu d’une extrémité libre du renfort interne 40 des première et deuxième parois. Ceci permet de souder chaque extrémité libre du renfort interne 40 à une zone 14, 16 de la paraison 50, ce qui est représenté sur la figure 4b.
On introduit ensuite un gaz sous pression à l’intérieur de la paraison 50 pour effectuer un pré- soufflage de la paraison 50, puis on retire l'organe d’insertion 60. Dans les figures 4c et 4d, l’organe d’insertion 60 n’est plus présent mais son contour est figuré pour symboliser l’endroit où il était positionné précédemment.
On ferme ensuite le moule 52, ce qui est représenté sur la figure 4c.
On réalise ensuite le soufflage final de la paraison 50 en la plaquant sur les empreintes 54 du moule 52 à l’aide du gaz sous pression. Le soufflage est symbolisé sur la figure 4d par les flèches dirigées en direction du moule 52.
Par la suite, on sort le réservoir du moule 52, ce qui n’est pas représenté sur les figures 4.
[0058] L'invention n'est pas limitée aux modes de réalisation présentés et d'autres modes de réalisation apparaîtront clairement à l'homme du métier.
Liste de références 10 : réservoir 12 : coque 14, 16 : zones de la coque délimitées par le plan de joint 18 : plan de joint 20: volume interne du réservoir 22 : paroi périphérique 24 : élément de renfort de la paroi périphérique 26 : premier point de fixation 28 : première face interne 30: deuxième point de fixation 32 : deuxième face interne 33 : point opposé au premier point de fixation 34 : première partie de l’élément de renfort 36 : première paroi 38: deuxième paroi 40 : pièce de support, renfort des première et deuxième parois 42 : nervure de rigidification 44 : nervure 46 : dépression 48: gorge 50 : paraison 52 : moule 54 : empreinte 56 : structure de montage 58: évidement 60 : organe d'insertion 62 : partie périphérique d : droite 11 : largeur de la nervure h : hauteur de la nervure
L : longueur de la première partie 12 : largeur de la première partie