<Desc/Clms Page number 1>
Système et Installation pour le blanchiment et l'épu - ration des jus sucrés "
La présente invention se rapporte au traitement des jus de mélasse de betteraves, de canne et en général de toute sub- stance sucrée ; elle a pour but de procurer un système dont 1' application permet de porter les jus sucrés au degré de blan- cheur et de pureté le plus élevé .
L'invention comprend en outre l'installation permettant la réalisation du système préconisé.
Conformément à l'invention, les jus bruts, portés à une densité de 30 à 40 Beaumé sont traités au peroxyde d'azote, que l'on injecte dans la masse, à travers laquelle on fait, en outre , passer un courant électrique continue-opération après laquelle on introduit dans la masse liquide un courant d'hydro- gène , ce qui a pour effet de provoquer la décoloration com- plète et de permettre de séparer, dans des filtres-presses un liquide limpide et clair, contenant leplus haut pourcentage de sucre qu'on puisse extraire du produit brut.
<Desc/Clms Page number 2>
Pour réaliser le raffinage ultérieur du liquide ainsi purifié, on introduitcelui-ci dans des électriseurs, dans lesquels le liquide est forcé de passer entre des plaques mé -talliques, auxquelles sont raccordés les deux pôles d'un générateur de courant à très haute tension
Le dessin annexé représente à titre d'exemple le schéma d'une installation réalisant le système proposé.
Au dessin, 1 désigne le récipient pourvu d'ouvertures l' pour l'admission et la décharge dans lequel se fait le trai- tement préliminaire du liquide. Ce récipient est conçu sous forme d'un cylindre vertical et généralement il est constitué de fer émaillé, pourvu intérieurement d'un revêtement de pla- ques métalliques 2, en aluminium par exemple, reliées à un pôle du courant- Coaxialement à ce récipient 1, est monté un cylindre rotatif en tôle 3, par exemple en aluminium, et isolé du récipient 1 au moyen de blocs isolants 4 et 5, dans lesquels sont tourillonnées les extrémités de ce cylindre rotatif, qui est raccordé à l'autre pôle de la source de cou - rant, au moyen d'un collecteur 6 et d'un ou de plusieurs ba- lais 7.
Le cylindre 5 est solidaire d'une poulie 8 qui sert à sa rotation ; est pourvu de bras en saillie radiale 9 qui, conjointement avec les autres bras radiaux 10 montés sur la surface intérieure du récipient 1, servent à maintenir le liquide en agitation et à le remêlanger pendant le traite- ment-
A la base du récipient 1 se trouve une couronne de petits tubes 11 perforés de petits trous qui, tous, sont raccordés à un tube extérieur 12. Ce tube 12 est raccordé , à travers un compresseur 13, à un récipient 14 dans lequel sont logées des plaques conductrices 14' séparées et isolées, et reliées en partie à une ligne 15 de courant alternatif, à haute ten- sion (par exemple 10 000 - 15 000 volts) et, en partie, re- liées à la terre.
Le récipient 14 est ouvert en 16 à l'une de ses extrémités, pour donner libre passage à l'air,tandis
<Desc/Clms Page number 3>
que son extrémité opposée communique avec le compresseur 13 par un tube 17.
Le tube 12 peut aussi être mis en communication par l'en- tremise dTun robinet 18, avec un générateur ou réservoir d'hy- drogène qui, dans l'exemple représenté , est constitué des bonbonnes 19.
L'installation comprend en outre des filtres-presses 20 ou se fait la séparation du liquide après l'épuration et avant son raffinage
Pour l'accomplissement de cette opération on a recours à un ou plusieurs bacs 21, dans chacun desquels sont disposées des plaques métalliques 22, alternativement raccordées à une source de courant, à très haute tension (100 000 à 120 000 volt et à la terre, à laquelle on met l'autre pôle de la source de courant*
Dans l'exemple représenté, la source de courant à très haute tension est constituée par un transformateur 23, relié à la terre, pour le courant secondaire, et alimenté, quant au primaire, par une ligne ordinaire commandée par un interrupteur 24, à huile ou à mercure ou de tout autre système rapide,pour redresser partiellement le courant.
Dans l'exemple représenté, on suppose les plaques métal- liques 22 de chaque bassin 81 au nombre de deux; l'une raccor- dée au secondaire du transformateur 23, l'autre à la terre.
Les plaques 22 pourraient aussi être au nombre de trois dans chaque bac ; dans ce cas, la plaque intermédiaire devrait être raccordée à la terre, et les deux latérales à la haute tension
En tout cas, les plaques 22 doivent être disposées verti- calement dans le bassin, où se trouve une conduite 25 amenant., à la base de l'espace occupé par les plaques, le liquide y introduit* Le liquide coule d'un bassin 21 à l'autre au moyen d'un bec 26,
Pour effectuer l'opération, on faitpasser dans le li-
<Desc/Clms Page number 4>
quide brut sombre, à la densité de 30 - 40 Bé, se trouvant dans le récipient 1 et ce pendant une heure environ, un courant de gaz chassé dans le tube 12 par le compresseur 13 et constitué de peroxydes d'azote complexes formés par les décharges qui se produisent dans le récipient 14.
Après ce premier traitement dont l'effet est de provoquer une oxydation du liquide, on fait passer, entre les plaques 2 et le tambour 3, un courant continu à 10 - 12 volts, suivant les dimensions du récipient d'une in- tensité de 25 à. 30 ampères par mètre carré d'anode. Cette élec- trisation peut durer une heure environ, en intervertissant de temps à autre, le sens du courant et en faisant à certains in- tervalles une légère ajoute de gaz à travers les tubes 11'
Puis au moyen du robinet 18 on envoie dans le récipient 1, pendant 20 minutes environ, un courant d'hydrogène provenant des bonbonnes 19; ce traitement a pour effet de donner naissance à la formation d'eau oxygénée qui produit une nouvelle activité de l'oxydation.
Le traitement décrit dure en tout environ trois heures ; faut veiller à ce que pendant toute sa durée , la température dans le récipient 1 se maintienne entre 45 à 60 C, ce que l'on peut obtenir par de la vapeur par exemple ; en outre, le cylin- dre 3 sera maintenu en rotation.
Après ce traitement le liquide presque complètement décoloré passe au filtre-presse 20, le liquide récupéré, lorsqu'il doit être raffiné, est amené dans le bac 21 où il est soumis à une électrisation entre les plaques 22 soumises à une très forte différence de potentiel. Il suffit que le liquide s'écoule dans le bac 21 sur le fond duquel il rebondit pour passer, au sommet, dans un autre bac ou une série d'autres bacs; dans le dernier bac, on recueille un sirop très,pur que l'on peut ensuite,sans autre traitement, abandonner à la cristallisation.
Les peroxydes d'azote destinés au traitement dans le réci- pient 1 peuvent être obtenus par des moyens autres que ceux in- diqués et, au lieu de les injecter dans les tubes perforés 9
<Desc/Clms Page number 5>
par le compresseur 13, on peut les introduire dans le récipient
1, par dépression, auquel cas ce récipient ne devra être rem- pli qu'aux trois quarts de sa hauteur.
Avec le système décrit, tous les jus sucrés peuvent être parfaitement purifiés par des opérations simples, d'un coût limité
REVENDICATIONS.
1. Procédé pour l'épuration des jus sucrés, caractérisé par le faitque le liquide brut sombre, d'une densité de 30 - 40 Bé, est soumis à un traitement comprenant une injection de peroxydes d'azote et un passage de courant électrique continu, ainsi qu'une injection subséquente d'hydrogène, après quoi le liquide filtré peut encore être soumis à une électrisation à très haute tension.