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"Appareil perfectionné pour le lancement des canots de sauvetage."
La présente invention a pour objet un moyen per- fectionné pour le lancement des canots de sauvetage.
L'un des buts de la présente invention est de fa- ciliter le lancement d'un canot de sauvetage sur un navire, même dans des conditions extrêmement difficiles.
Un autre but de l'invention est de guider le canot pardessus le côté relevé d'un navire donnant considérablement de la bande, pour l'empêcher de chavirer et pour le mettre à l'abri des avaries pouvant résulter de son écrasement con- tre le côté du navire pendant son mouvement de descente.
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un autre but encore de l'invention réside dans une disposition permettant au canot d'être descendu de façon sûre et aisée par des nommes se trouvant dedans tandis que les garants peuvent être laissés sur le p ont.
Pour atteindre ces buts et d'autres encore, on mu- nit le canot d'une paire de patins destinés à être fixés à celui-ci rigidement mais de façon amovible. sur la Fig. 1 du dessin annexé, qui représente la vue de face d'un canot de sauvetage muni des nouveaux patins dont un seulement est représenté, 10 est un tronçon de fer à bourrelet, replié suivant la forme extérieure du canot b et pourvu à son extrémité inférieure d'un crochet 11 destiné à s'adapter sur la quille 12 à laquelle est rivée une courte bande 13 munie d'un évidement 13a pour recevoir le crochet 11.
A son extrémité supérieure, le patin est muni d'une vis de serrage verticale 14 destinée à être vissée contre une pla- que d'appui métallique 15 sur le plat-bord (16) du canot de façon que le patin puisse être serré autour du canot et en être détaché quand on le désire. Le crochet 11 présente un oeillet 11a pour la fixation d'un câble permettant de remon- ter le patin à bord après qu'il a été détaché et qu'il est tombé du canot.
A la place du fer à bourrelet 10, on peut employer un fer T ayant son aile vers l'intérieur ou tout autre barre profilée ayant par exemple une section transversale trian- gulaire, pourvu que celle-ci n'offre qu'une très petite surface de contact avec la coque du navire, étant bien en- tendu que le fer à bourrelet ou son équivalent doit s'éten- dre transversalement au canot suffisamment loin pour empê- cher celui-ci de venir directement en contact'avec la coque.
Le canot ainsi pourvu des nouveaux patins est des- cendu par glissement vers l'eau sur un plan incliné fixé sur le pont ou aux daviers. Les Figs. 2 et 3 montrent cette der-
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nière disposition. Entre les daviers basculants 17 se trou- vent des tiges de fer ou organes analogues 18 et, comme les daviers sont normalement inclinés vers l'intérieur ainsi qu'on l'a représenté, ces tiges permettent au canot de glis- ser vers l'eau lorsqu'on laisse filer les garants 19. Le garde-corps 20 situé entre les daviers 17 est de préférence fixé au pont par charnières de façon à pouvoir se rabattre vers l'intérieur pour venir reposer sur les daviers et for- mer la partie inférieure du guidage incliné pour le canot, comme le montre la Fig. 2.
Lorsque le canot est sur le côté du navire, la tension des garants tend à attirer les daviers 17 vers l'ex- térieur, même en cas de forte bande, de sorte que lorsqu'on hisse de nouveau le canot, il ne se produit aucun frottement excessif entre lui et la coque du navire. Le mouvement de basculement des daviers représenté est commandé d'une maniè- re connue au moyen d'une douille filetée 21 articulée au pont et coopérant avec une tige filetée fixée par pivot au davier.
Comme on le voit sur la Fig. 2, l'extrémité infé- rieure du patin est droite de sorte que le canot peut glis- ser sur le plan incliné formé par les tiges 18, 20. si tou- tefois on emploie pour le canot des chantiers ordinaires, le patin peut être recourbé de façon à s'adapter exactement & celui-ci (voir Fig. 1).
Au lieu de daviers basculants tels qu'on les a re- présentés, on peut employer des daviers pivotants ordinaires, mais ces derniers doivent être espacés d'une longueur dépas- sant celle du canot et les plans inclinés doivent avoir alors la forme de chantiers ou de supports fixés au pont. Pour ga- gner de l'espace sur le pont, ces chantiers peuvent être mo-
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biles, c'est-à-dire établis de façon à pouvoir être rappro- chés et écartés.de l'eau.
Lorsque des canots supplémentaires doivent être lancés avec les daviers recourbés représentés, on relie les deux daviers par une barre horizontale à laquelle on peut suspendre plusieurs canots emboîtés l'un dans l'autre. Le canot le plus grand est alors descendu le premier. Pendant la descente de ce plus grand canot, les daviers auxquels le petit ou les petits canots sont suspendus, peuvent être main- tenus dans leur position à bord ou bien ils peuvent être basculés vers l'extérieur, auquel cas la pesanteur du canot descendant favorise le mouvement des daviers vers leur posi- tion en dehors.
si on le désire, le ou les canots supplémentaires au lieu d'être suspendu à une barre horizontale entre les daviers peuvent être placés sur le pont en-dessous du 'pre- mier" canot ( c'est-à-dire celui qui est suspendu aux daviers ) de façon à faire partiellement saillie en dehors du navire.
Pour que le canot puisse être abaissé en toute sécurité, on peut employer des poulies inférieures à frei- nage automatique 22 dont les détails sont représentés aux Figs. 4 et 5.
Le boulon 23 du moufle inférieur 22 est supporté de façon à pouvoir tourner dans des paliers de la chape et est muni de parties carrées pour recevoir deux excentriques opposés autour desquels les poulies extrêmes 24 et 25 peuvent tourner librement. La poulie du milieu est montée coaxiale- ment par rapport au boulon et tourne aussi librement sur celui-ci. La poulie 25 a des faces coniques destinées à co- opérer avec un sabot de frein 27 monté de façon réglable dans la chape et elle est munie en outre d'une gorge profonde, et conique pour le câble.
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on sait que dans un moufle ( palan ), la tension dans la partie hissante ou courante du câble dépasse celle de la partie fixe ou immobile.pendant le hissage et vice-versa.
Ceci est vrai également pour les boucles de câble entourant les poulies excentriques représentées. Les excentriques ten- dront donc à basculer dans l'un ou,l'autre sens, suivant que le canot est hissé ou descendu.
La disposition est telle que, lorsque la partie hissante ou courante du câble est relâchée, la tension dans la partie fixe fait basculer son excentrique et par consé- quent la poulie 24 vers le haut, ce qui refoule le second excentrique avec la poulie 25 vers le bas en prise avec le . sabot de frein 27 et empêche sa rotation. Le câble rencon- tre alors dans la gorge de la poulie 25 une résistance par frottement telle que la charge reste en équilibre, pendant le hissage, au contraire, la poulie 25 est automatiquement mise hors de prise avec le sabot de frein 27.
Pour que la descente du canot puisse être comman- dée par un homme qui s'y trouve, le moufle inférieur 22 est pourvu d'une manivelle 28 fixée au boulon 23 de façon qu'au moyen de cette manivelle on puisse faire tourner le boulon 23 sur une petite distance angulaire et dégager ainsi la poulie 25 du sabot de frein ou réduire la pression entre ces pièces de façon à régler le mouvement de descente du canot. Lorsqu'on lâche la poignée, ceci a pour résultat d'arrêter de nouveau le canot.
Si on le désire, le moufle inférieur peut être mu- ni d'une poulie disposée excentriquement pour la partie cou- rante du câble seulement et, dans ce cas) la partie fixe du câble peut être fixée à la poignée 28 au lieu d'être fixée au moufle supérieur. En outre, les excentriques peuvent être remplacés par d'autres formes d'arbre coudé.
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Pour éviter des vitesses excessives de descente et l'emmêlement du câble, il est en outre proposé d'enrouler le câble sur un tambour, sur le pont, et de munir ce tambour d'un frein centrifuge ou d'un autre moyen d'opposer la ré- sistance voulue aux vitesses excessives de déroulement. On a représenté en 29, à la Fige 2 un tambour de ce genre dont les détails sont donnés aux Fige. 6 et 7.
Comme on le voit, le tambour 29 est monté de façon à tourner dans deux montants 30 munis chacun d'un appui car- ré 31 pour une pièce cylindrique non rotative 32 en gaïac autour de laquelle le câble venant de la tête du davier est enroulé une ou plusieurs fois avant d'être enroulé sur le tambour 29. Cette pièce de bois 32 offre une résistance con- sidérable au déroulement et permet une construction simple et légère du tambour. La pièce 32 peut être remplacée par un taquet ou une bitte ou en avoir la forme.
Il est connu en outre qu'un freinage relativement petit exercé sur le tambour 29 provoque une résistance con- sidérable par frottement entre le câble et le cylindre de bois 32. C'est pourquoi il est proposé de munir les faces du tambour dejoues 33 et les montants 30 des joues conju- guées 34 glissant dans celle -ci mais empêchées de tourner et munies de trous carrés dans lesquels l'arbre 35 est passé.
Cet arbre est muni à une extrémité d'une tête élargie 36 et à l'autre extrémité d'une partie filetée 37 coopérant avec le moyeu fileté d'un volant 38. Le serrage du volant a pour effet de produire un frottement entre les joues 33, 34, ce qui freine dans toute mesure désirée la rotation du tambour 29.