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Perfectionnements apportés aux appareils métallurgiques.
Le brevet belge n 3I2.I3I, du 3 Sep- tembre 1923, concerne notamment un appareil métallur- gique, tel que moule rotatif à coulant ou tube déversoir, appareil caractérisé parce que le mécanisme de commande de l'appareil est actionné par le courant de métal en fusion, lorsque ce courant atteint l'extrémité du tube déversoir.
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Ce brevet belge n 312131 concerne aussi un appareil métallurgique comportant un circuit électrique sur lequel sont montés des appareils avertisseurs, tels que sonneries, lampe électrique, etc..., ce circuit étant commandé par le courant de métal fondu, de telle sorte qu'un avertissement soit donné par ledit circuit, lorsque ce courant de métal fondu arrive à l'extrémité du tube déver- soijj.
Dans diverses formes de réalisation du brevet belge n 312. 131 un fil fusible est disposé à l'extrémi- té du tube déversoir et intercalé dans un circuit électrique ; au contact du métal,en fusion, le fusible se volatilise et coupe le circuit électrique, ce qui détermine, soit l'ac- ti onnement automatique de l'appareil métallurgique, soit un avertissement.
La présente invention est relative à des per- fectionnements apportés aux dispositifs précédents, ces perfectionnements ayant pour but notamment de donner une grande sécurité de fonctionnement et d'éviter en particu- lier que le métal en fusion, en arrivant à l'extrémité du tube déversoir, continue accidentellement à assurer le pas- sage du courant.
Un appareil métallurgique conforme à l'invention est caractérisé par ce que le fil disposé à l'extrémité du tube déversoir n'est parcouru par aucun courant, maisdé- clanceh, (lorsqu'il est détruit par le courant de métal fondu), un mécanisme qui assure soit un avertissement, soit la commande d'un dispositif mécanique de l'appareil métal- lurgi que .
Divers appareils, conformes à l'invention sont représentés à titre d'exemple, sur le dessin ci- joint dans lequel :
La fig.,l est une vue schématique d'ensemble
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d'un premier dispositif conforme à l'invention ;
La fig. 2 est une vue en bout du tube déversoir montrant la fixation de ce dispositif ;
Les fig. 3 et 4 sont des variantes de ce système;
La fig. 5 est une vue en long du tube déversoir montrant une autre réalisation du dispositif, éloignant le mécanisme de la proximité du métal en fusion;
La fig. 6 est une vue partielle en plan du dispositif de la fig. 5 ;
La fig. 7 est une coupe suivant la ligne 7,7 de la fig. 5 ;
Les fig. 8 et 9 représentent des variantes du dispositif représenté à la fig. 5 ;
Les' fig. 10 et 11 représentent respectivement un cubilot et un haut fourneau conformes à l' i nvent i on .
L'appareil des fig. 1 et 2 comporte à l'extrémité du tube déversoir 1 un cordonnet 2 en soie, coton ou toute autre matière textile inflammable, ou encore en fil métallique souple et fusible. Ce cordonnet porte deux crochets 3 et maintient normalement soulevé un levier 4 sur lequel agit un contrepoids 5 (ou un ressort). Le le- vier 4 porte à son autre extrémité une lame de contact 6.
Quand le métal en fusion arrive à l'extrémité du tube déver- soir 1, le cordonnet 2 brûle ou fond et libère le levier 4. Le contact 6 vient buter contre deux plots isolés 7 fermant un circuit électrique 8, composé d'une source élec- trique 9 (pile par exemple) et de signaux optiques et acous- tiques 10. Ces signaux 10 fonctionnent et avertissent l'opérateur de l'arrivée du métal en fusion à l'extrémité du tube déversoir.
Dans la variante de la fig. 3, le circuit 8 est normalement fermé quand le cordonnet 2 est en place, et les signaux 10 {fonctionnent. Quand le cordonnet est
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rompu; la lame contact '6 se sépare des plots 7 et ouvre le circuit 8. Les avertisseurs 10 cessent de fonctionner.
Une vis butée 11 limite la course du levier 4.
La variante de la fig. 4 'représente le dispositif de la fig. 1 complété par l'adjonction d'un système provo- quant le démarrage automatique du moteur commandant le mouve- ment de translation du moule rotatif-.
La bobine 12 d'un contacteur 13 'est intercalée dans le circuit 8. Lorsque celui-ci se ferme, le contac- teur 13 ferme le circuit 14 du moteur 15, commandant la translation du moule rotatif. La fermeture du circuit 14 est retardée par un dispositif réglable 16 d'un type connu (dash-pot ou relais à action différée).
Les fig. 5 et 6 représentent un autre mode d'ap- plication du dispositif conforme à l'invention et qui permet de reporter le mécanisme et les contacts électriques à l'ex- térieur du moule rotatif,. hors de la proximité du métal en fusion. 1
Le cordonnet 2 retient par une de'ses extrémités une tige 17 assez longue pour que son 'autre extrémité sorte à l'extérieur du moule rotatif. Cette tige 17 coulisse dans un tube 18 formant glissière et fixé le long du tube dé- versoir 1. A la rupture du cordonnet, la tige est ramenée en arrière par un c,ontrepoids 19 (ou par un ressort). Une lame de contact 20' vient s'appliquer contre deux plots isolés 21 fermant le circuit électrique 8 agissant comme il a été indiqué précédemment.
Le mouvement de la tige! 17 peut, au lieu de fermer un circuit avertisseur, l'ouvrir com- me dans le cas de.La fig. 3.
La fig. 8 'représente,une variante du dispositif précédent. La tige .17 porte un épaulement25 venant s'engager sur un levier 22 formant cliquet ;.:pivotant autour d'un axe 23 et maintenu normalement levé par le cordonnet
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2. Quand celui-ci est coupé, le contrepoids 24 fait bas- culer le levier22, qui libère la tige 17, laquelle re- vient en arrière sous l'effet du contrepoids 19.
La fig. 9 est ;une vue d'un autre mode de réalisa- tion du dispositif. La tige 17 porteun marteau 26 qui vient frapper sur un signal sonore 27, cloche ou gong, quand cette tige 17 est ramenée en arrière par l'action du contre- poids 19, après la rupture du cordonnet 2.
Les dispositifs précédents peuvent s'appliquer à tous les.appareils métallurgiques employant une rigole ou coulant',pour conduire: du métal, acier, fonte, cuivre, etc...
(aux fours Martin, aux fours électriques, aux fours à cuivre, zinc, etc.).
A titre d'exemple, on 'a décrit ci-après l'applica- tion de l'un de ces dispositifs à un cubilot.(fig. 10) et à un haut-fourneau (fig. 11).
La fig. 10 représente un cubilot muni d'un trou de coulée 30 et d'un coulant. 31. Le bouchage de ce trou est fait au moyen d'un tampon d'argile 32 que l'on enfonce dans le trou de coulée. 30 au moyen d'une tige 33. Le cordonnet
2 est placé à l'xtrémité du coulant 31 ; ce cordonnet est combiné avec un dispositif conforme, par exemple, à celui des fig. 1 et 2. Si le bouchage cède intempestivement, la rupture du cordonnet 2 dclanchera le fonctionnement d'ap- ,pareils avertisseurs, en prévenant ainsi le personnel.
La fig. 11 montre l'application d'un dispositif conforme à l'invention à un haut-fourneau dont le coulant pour la fonte 35 est muni, à son extrémité, du cordonnet 2 combiné encore à un dispositif tel que celui des fig. 1 et 2 par exemple.- Le bouchage s'opère de la même façon que pour le cubilot et le fonctionnement du dispositif est identique.
Le cordonnet 2 peut encore être placé à l'extré- mité du coulant 38 évacuant la crasse (ou laitier), dont le bouchage peut également céder sous la pression intérieure.