Dispositif de sécurité pour appareils de projections cinématographiques. On sait que, dans les appareils -de pro jections cinématographiques à forte intensité lumineuse, la chaleur émise par la source de lumière, arc voltaïque, ,est telle que le film s'enflamme rapidement dès que son mouve ment de translation est arrêté ou considéra- bhment ralenti.
Cet arrêt est provoqué soit. par la cassa du film en déroulement, soit par la rupture de la courroie transmettant à l'appareil de projection le mouvement du moteur, soit en core par la saute aaeidentelle de cette cour roie de l'une des poulies.
Si l'opérateur n'éteint pas presque instan tanément l'arc dès que l'arrêt .du mouvement du film se produit, il en résulte que la por tion du film immobilisée devant la source lumineuse prend feu. Outre les risques d'in cendie auxquels on a remédié par l'installa tion de cabines métalliques pourvues d'ex tincteurs puissants, l'accident .détruit plus ou moins complètement le film, ce qui est une perte coûteuse. D'autre part, la, fumée et même la simple carbonisation @du film (qui produit sur l'écran une tache rousse)
peuvent déterminer une panique.
La présente invention a pour objet un dispositif électrique de sécurité, caractérisé en ce que -des tâteurs sont arrangés sur le film et sur la courroie .de telle sorte que lors que le premier se brise ou que la seconde se rompt ou .saute, un circuit électrique est. fermé qui met en action un interrupteur au- tomati.que, lequel éteint l'arc de l'appareil, arrête le moteur de celui-ci et- éclaire la salle.
Dans la forme d'exécution préférée, on utilise un interrupteur à ressort avec déclan- chement électromagnétique, l'on augmente la sécurité en disposant sur le moteur un inter rupteur centrifuge qui actionne l'interrupteur en cas .d'arrêt inopiné du moteur et enfin l'on interpose sur le circuit du déclanchement un interrupteur combiné avec le volet .de l'ap pareil .cinématographique, .de telle sorte qu'en fermant:
celui-ci, l'on coupe ledit circuit, em pêchant ainsi l'interrupteur @de déclanclier intempestivement durant les manipulations du film, de l'arc, etc. quand, par suite -de l'abaissement du volet, le danger ,d'incendie est inexistant.
Sur le dessin annexé: Fi-. 1 indique schématiquement une pre mière forme d'exécution simplifiée; Fig. 2 montre, à plus grande échelle, le tâteur pour courroie représenté<B>:à</B> la fi-.<B>1;</B> Fi-. 3 se rapporte à la forme d'exécution préférée; Fig. 4 indique schématiquement un in terrupteur centrifuge.
Il .est bien entendu,que ces formes 4'exécu- tion sont données exclusivement à titre d'exemple.
Dans la forme d'exécution simplifiée de la fig. 1, le courant ,du secteur -ou du groupe convertisseur arrive aux bornes let 2. De là, par les fils 3 et 4, il alimente l'arc 5, pas sant à travers le rhéostat -de réglage 6 et la barrette 7 d'un disjoncteur double dont l'au tre barrette 8 commande le circuit 9 des laxn- pes 10 de la salle. @Ces@ lampes peuvent être, comme montré, branchées aux bornes 1 et 2 ou être alimentées séparément.
Le film 11 passe, à son entrée dans l'ap pareil -de projection et à sa sortie, .entre les deux organes de petits contacts électriques lé gers qui peuvent, par exemple, comporter ,chacun un petit galet 12 porté par un bras 13 articulé en 14, et un plot fixe 15. Il ,en ré: sulte que normalement le film<B>Il</B> maintient les contacts ouverts, mais qu'à la casse -du film, l'un au moins de ceux-ci se ferme.
Ces deux contact sont placés en parallèle i'un avec l'autre dans le circuit d'alimenta tion l6 d'un petit. relais 17 (qui, dans l'exem ple représenté, est alimenté par les bornes 1 et 2 à travers une résistance 18), dont la paillette 19 commande le circuit de la bobine 20 -du disjoncteur double comportant les bar rettes 7 et 8.
En marche normale, les contacts 12-15 étant ouverts par le film 11, le relais 17 est sans courant; il en -est de même de la bobine 20, la. barrette 7 ferme ainsi le circuit de l'arc 5, tandis que la barrette 8 ouvre le cir cuit 9 des lampes 10 qui restent éteintes.
Si le film casse, l'un des contacts 12-15 se ferme, le relais 17 fonctionne, commandant la bobine 20; l'arc est ainsi coupé et les lam pes 10 s'allument.
Un interrupteur 21 permet -d'éclairer les lampes 10 indépendamment -du disjoncteur double.
Pour .diminuer les étincelles entre les. contacts 12-15, on pourra. court-circuiter ceux-ci par un fort condensateur ou par une grande résistance, ou par les deux à la fois.
Si le disjoncteur -double est assez sensi ble, on peut même supprimer le relais 17 en intercalant directement la bobine 20 dans le circuit 16.
La sécurité donnée par les seuls tâteurs de film n'est toutefois pas suffisante et il est indispensable de leur adjoindre un tâteur de courroie tel -que, par exemple, celui mon tré en fig. 2 et comprenant ,deux contacts 26-28 que la, courroie 22 maintient écartés tant qu'elle est en position normale sur ses poulies.
cet effet, le conta-et 28 est monté à poste fixe sur un support tel que 27, tandi* que le contact 26 est mobile et constitué par l'extrémité postérieure d'un levier basculant simple ou double 24 articulé -en 25 sur un axe fixe solidaire du support 27 et compor tant à son extrémité antérieure un axe sur lequel est monté fou un galet 2$ muni préfé- rablement d'une gorge pour embrasser la lar geur de la courroie 22, laquelle passe sur la poulie<I>NI</I> -du moteur et sur celle P dé l'appa reil -de projection.
Le levier basculant 24 est pourvu d'une rangée de trous pour permettre le réglage fa cile .de la longueur de la. portion antérieure en vue d'obliger ce levier à. prendre la. posi tion relevée dessinée lorsque le galet 23 est: appliqué contre le brin correspondant de la courroie par le seul poids dudit levier et. du galet.
On se rend parfaitement compte que dans le cas où ladite courroie vient à. se rompre accidentellement ou bien à sauter (le l'une des poulies ou des deux, le levier-contact 24 tombe brusquement par son propre poids et que son extrémité postérieure bute contre la lame de contact 28, d'où il résulte la fermf-- ture instantanée du circuit. Les choses se passent alors comme il a été expliqué déjà pour déterminer l'extinction de Parc et l'é clairage -de la salle.
Les contacts 26 et 28 sont, bien entendu, insérés en parallèle avec le> contacts 12-15. L'interrupteur 20 arrête @;a:lement le moteur, en coupant le circuit d'alimentation de -celui-ci.
La forme d'exécution -de la fig. 3 est encore plus complète. On y retrouve un jeu de contacts 12-15 et le tâteur de courroie \'3-24. Mais l'installation comporte en ou tre un interrupteur centrifuge 32 calé sur l'arbre du moteur 31 et disposé en parallèle avec les tâteurs 12-15 et 23-24. En ou tre, sur le circuit de -contrôle se trouve un interrupteur combiné avec le volet de l'appa reil. Enfin, le disjoncteur est un appareil à ressort à déclanchëment électromagnétique.
L'interrupteur centrifuge 30 peut être du genre schématisé en fig. 4, comprenant un plateau 32 que - des masses centrifuges 33 éloignent d'un contact fixe 34 à l'encontre d'un ressort 35. Quand le moteur 31 s'ar rête, le plateau 32 vient toucher le contact fixe 34 et ferme le circuit de eontrôle.
L'interrupteur du circuit de contrôle eomporte un contact fixe 36 et un contact mo bile 37 solidaire de l'axe 38 du volet 39 de l'appareil. Quand le volet est fermé, le cir cuit est ouvert et les sécurités ne peuvent fonctionner, ce qui permet notamment à l'o pérateur d'arranger son film en toute quié- lude, sans avoir à craindre que l'interrup teur déclenche, ou encore d'allumer l'arc 5 sans avoir à ;inettre en marche le moteur <B>31,</B> etc.
Au contraire, aussitôt que la projec tion commence, le volet 39 étant relevé, les sécurités sont mises en mesure de fonctionner sans qu'on ait à redouter aucune négligence de l'opérateur.
L'interrupteur automatique comporte ici uu arbre porte-contact 40. qu'on ençlanche à l'ennontre d'un ressort 41 avec un cliquet électromagnétique 42. Le fonctionnement se comprend immédiatement: l'action magn6ti- que du courant efface le cliquet 42 qui li bère la partie mobile.
On notera que, dans le schéma figuré, les lampes 10 et le moteur 31 sont supposés alimentés par le secteur 50, l'arc étant ali- mienté par un groupe convertisseur 44.
Les fils 50 représentent l'arrivé du cou rant lumière habituel. L'un des fils 50 va directement nu moteur 31 let aux lampes 10, tandis que l'autre fil 50 va. alimenter -divers plots de l'interrupteur automatique par un plot 51 et une barrette 52, .qui alimentent le moteur 31 à travers l'interrupteur 46 par un plot 53, une barrette 54 et un fil 55 qui ali mentent les lampes 10. Le premier fil 50 alimente, d'autre part, le circuit 'de contrôle, un fil 56 allant à l'interrupteur centrifuge, des fils 57 et 58 allant au tâteur de fils.
Le retour,des organes de contrôle se fait par un fil 59, l'arbre 38 du volet 39, les contacts 37, 36, la bobine 42 et le fil -de retour du moteur 31. 60 désigne l'arrivée de la ligne triphasée de force; 61 est la ligne à courant continu destinée à alimenter l'arc. L'un des fils 61 passe par un plot 62 et une barrette 63 pour aller à l'arc 5. L'autre fil y va par l'interrupteur à main 45 et le rhéostat 6.
On notera- encore que l'installation ne change rien aux manoeuvres habituelles de l'o pérateur qui conserve â sa -disposition les in terrupteurs à mains 45, 46 et 47 commandant respectivement l'arc, le moteur et l'éclairage de la salle. Le .disjoncteur reste une sécu rité :qui ne doit pas fonctionner en service normal.