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Appareil à souder automatique
La présente invention est relative à un dispositif destiné à souder automatiquement des objets quelconques.
Dans le soudage à la main, un métal aisément fu- sible est amené à l'endroit de soudage, ou il est fondu au moyen d'un fer chauffe ou par la chaleur du corps sur le- quel ce métal est applique. quand le soudage est réalisé automatiquement, ces opérations successives sont exécutées mécaniquement. Dans ce
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cas, la soudure est amenée sous la forme d'un fil à l'en- droit de soudage, oû elle est fondue. Comme il a été dit ci-dessus, cette fusion peut alors être effectuée en donnant à l'endorit de soudage une température telle que la partie du fil venant en contact avec cet endroit se liquéfie. La fusion du fil et, par conséquent, le bon résultat du souda- ge dépendent, dans ce cas, entièrement de la température du corps qu'on désire .souder.
Conformément à à l'invention, on peut éviter cette dépendance en prévoyant un dispositif qui, périodiquement, rapproche et écarte un fil de soudure de l'endroit de souda- ge et en chauffant ce fil pendant qu'il est amené à cet en- droit. Dans oe cas, on peut arriver à un bon chauffage du fil en dirigeant continuellement une flamme sur la même partie die fil de soudure, ,pendant que ce fil se rapproche de ltendroit de soudage, cette flamme étant réglée de telle fagon que le fil fonde lorsqu'il atteint l'endroit de souda- ge.
La matière fondue du fil se répand sur l'endroit de soudage et, pour éviter que cette matière se refroidisse trop brusquement et, par conséquent, se solidifie trop vite, il est à recommander que, lorsque le fil de soudure est écar- té de l*endroit de soudage, la flamme reste pointée sur cet endroit pendant un certain temps, après (rixe.'! elle se déplace avec le fil, sans toutefois le toucher. En effet, aprèc ce chauffage, la flamme doit revenir dans une position qui lui permette de chauffer le fil lorsque ce dernier est amené de nouveau à l'endroit de soudage. Il faut par conséquent que, lorsque le fil est écarté de l'endroit de soudage, la flamme suive ce mouvement, de fagon toutefois à ne pas toucher le fil.
Pour favorisa la répartition de la matière fondue sur
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lendroit de soudage, cet endroit peut, éventuellement, être chauffé d'avance, ce qui n'est cependant pas indispen- sable pour le bon fonctionnement du dispositif.
Le meilleur réglage du mouvement de la flamme s'obtient en montant les brûleurs destinés au chauffage du fil de soudure de manière à les rendre mobiles, le mouvement de ces brûleurs étant alons commandépar Je dispositif destiné à amener le fil de soudure à l'endroit de soudage. Ce dispo- sitif est agencé de telle fagon qu'un mécanisme d'alimenta- tion fasse avancer le,fil d'une distance déterminée, ce mé- canisme étant monté sur un levier oscillant destiné à le rapprocher et à 1*'écarter périodiquement de l'endroit de soudage.
Conformément à l'invention, le mouvement du brûr leur peut être réglé de telle fagon qu'un bras relié rigi- dement au brûleur soit entraîné alternativement par deux bu- tées ajustables qui sont montées sur le levier, et entre lesquelles existe uncertain jeu, ce qui fait qu 1 aux chan- gements de direction du mouvement oscillant du levier, le brûleur reste un moment immobile.
Cette fagon d'opérer peut être utilisée pourdiffé- rentes sortes d'opérations de soudage. Un mode de réalisation particulier est celui dans lequel les fils conducteurs de courant de lampes à incandescence sont fixées par soudage au culot de ces lampes. Dans ce cas, on a besoin de deux dispositifs qui travaillent l'un après l'autre, les lampes placées dans une table rotative.
Le dessin annexé représente un mode de réalisation de ce dernier dispositif. Sur ce dessin:
La Fig. 1 est une élévation latérale d'un disposi- tif au moyen duquel ie fil conducteur de courant situé à l'extrémité du culot est fixé par soudage à ce dernier.
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La Fig. 2 est,une vue en plan du dispositif re- présenté sur la figure 1, le dispositif destiné à amener le fil à l'endrit de soudage étant supprimé pour plus de clar- té.
La figure 3 montre un détail du dispositif d'ali- mentation.
La Figure 4 est une élévation latérale d'un dis- positif au moyen duquel le fil conducteur de courant sortant latéralement du culot est fixé par soudage à ce dernier.
La Fig. 5 est une vue en plan du dispositif repré- senté sur la figure 4 et représente, en outre, une combi- naison des. deux dispositifs représentés sur les figures 1 et 4, ces deux dispositifs étant montés sur le même disposi- tif de culotage.
Sur la figure 1 du dessin le chiffre 1 indique un support sur lequel est monté un bâti 2 destiné à supporter les divers organes du dispositif à souder.Le chiffre 40 indique une table rotative dans laquelle sont placées des lampes qui, successivement, arrivent dans une position ou elles sont soumises à l'action du dispositif à souder.
Sur le bâti 2 sont montés un dispositif 3 servant à amener un fil de soudure 4 et des brûleurs 5 destina à chauffer ce fil. La dispositif destiné à amener le fil à l'endurcit de soudage, est composé d'une bobine-magasin 7 et d'un mécanisme d'alimentation fixé sur le levier coudé
8. Ce dernier peut osciller sur un pivot 10 fixé au bâti 2 et peut être abaissé et soulevé par une bielle 11 d'une manière non représentée.
Le mécanisme d'alimentation proprement dit est représenté plus en détail sur la Fig. 3. Il est composé de deux rouleaux 12 et 13 dont le dernier peut tourner sur un pivot 18 fixé au levier coudé 8 tandis que le rouleau 12 peut tourner sur un pivot 17 fixé à la plaque 15. Cette
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plaque peut osciller autour 'un pivot 19 et une plaque 16 peut tourner sur le pivot 18. Les plaques 15 et 16 sont mu- nies de cliquets 20 et 21 en prise avec les roues dentées 22 et 23 assujetties aux rouleaux. 12 et 13. Le fonctionnement de ce mécanisme est le suivant :
Lorsque la bielle llimonte et que, par conséquent, le levier coudé 8 s'abaisse, le fil serré entre les deux rouleaux 12 et 13 est entraîné et se dévide de la bobine 7.
Lorsque la bielle 11 descend et que, par conséquent, le le- vier coudé 8 remonte, la plaque 16, dans sa position la plus élevée, vient en contact, par son prolongement 24, avec la butée 25. Comme on l'a dit plus haut, cette plaque peut tour- ner autour du point 18 et, sous l'action du ressort 27, elle bute par une saillie 28 contre une surface de contact 29. Or, lorsque le levier coudé 8 se déplace vers le haut, et que, par conséquent, le prolongement 24 vient en contact avec la butée 25, la plaque 16 reçoit un mouvement dans le sens des aiguilles d'une montre comme l'indique la flèche sur la fi- gure 3 et, par suite de ce mouvement, elle entraîne la roue dentée 23 au moyen du cliquet 21.
Pendant la première partie de la montée du levier coudé 8, ce cliquet, aidé par le cli- quet 20 monté sur la plaque 15, empêche les rouleaux de tourner sous l'influence du fil car, pendant la montée du levier coudé, ce fil est poussé en arrière et offre une cer- taine résistance à être courbé.
La roue dentée 23 est en prise avec le pignon 22 monté sur le rouleau 12, de sorte qu'une rotation du rouleau
13 provoque aussi une rotation du rouleau 12. Comme on l'a dit plus haut, ce dernier est monté sur la plaque 15 qui peut tourner autour du point 19. et il est appuyé contre le rouleau 13 par le ressort 26 enfilé sur la vis de réglage 30. ce qui a pour effet que le fil de soudure 4 est serré
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entre les deux rouleaux. Lorsque le levier coudé 8 monte, les rouleaux 12 et 13 commencent à tourner par suite du mouvement de la plaque 16 'et le fil 4 avance. Lorsque le levier coudé descend, une certaine longueur de fil de soudu- re sort de la botte de guidage 31, ce qui permet de chauf- fer cette longueur de fil a un degré tel qu'elle commence à se fondre.
A cet effet, le brûleur 5 (figure 1) est monté de manière à pouvoir tourner sur un pivot 32'fixe sur le bâti 2 et, sous l'effet d'une commande convenable, il suit le mouvement du fil de soudure, Dans ce but une tige 33re- liée au brûleur, est montée de manière a être entraînée par les butées 35 et 36. Lorsque le levier coudé 8 s'abaisse, la butée 35 heurte cette tige et l'entraîne, ce qui impri- me au brûleur 5 un mouvement de rotation, la flamme du brû- leur ayant pendant cette rotation une direction telle qu'el- le touche la partie du fil qui sort de la boite 31. Le le- vier coudé 8, en continuant à se déplacer vers le bas, en- traîne le brûleur de telle sorte que la flamme est conti- nuellement dirigée sur la même partie du fil.
De plus, le brûleur est réglé de telle sorte que le fil ne commence à fondre que lorsqu'il atteint: 11 endroit de soudage. Cet en- droit 37 est le point où un fil conducteur de courant d'une lampe 39 doit être fixé au culot de cette lampe. Comme on le voit sur le dessin, cette lampe est montée dans une table tournante 40 et maintenue par une douille 41.
Lorsque le levier coudé 8 monte de nouveau$ la flamme du brûleur ne de déplace pas immédiatement avec le fil de soudure car il est désirable de continuer à chauffer un petit moment la soudure fondue pour qu'elle se répande bien sur l'endroit de soudage. Dans ce but, les butées 35 et 36 sont montées de telle façon que la tige 33 puisse de
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déplacer entre elles avec un certain jeu. Lorsque le levier coude se trouve danssa position abaissée, la tige 33 est en contact avec la butée 35.
Lorsqu'ensuite le levier coudé mon- te, la butée 36 ne heurte pas immédiatement la tige 33 et ne l'entraîne qu'après avoir parcouru une certaine distance, ce qui fait que la flamme du brûleur reste pointée sur l'en- droit 37 pendant un petit moment et suit ensuite le mouve- ment du fil de soudure. La direction de la flamme est des lors telle gutelle ne touche plus le fil de soudure,
Une construction analogue est représentée sur les figures 4 et 5 qui montrent un dispositif destiné à souder au culot de lampe le fil conducteur de courant sortant la- téralement de ce dernier. La construction est par conséquent légèrement modifiée, bien que les organes essentiels repré- sentes sur les figures 1 et 2 se retrouvent aussi sur les figures 4 et 5.
L'avance du fil de soudure 34 est réalisée dans ce cas par des rouleaux 43 et 44, 1* ensemble du méca- nisme d'alimentation étant monté sur un levier 46 oscillant autour du point 45. Ce levier est soulevé et abaissé par une bielle 47 avec ce résultat que le fil de soudure sor- tant de la botte de guidage 48 se rapproche ou s'écartee de l'endroit de soudage 49, Le fil de soudure 41,est enroulé sur une bobine 52 montée sur le bâti 51 de manière à pouvoir tourner, ce fil étant périodiquement avancé d'une distance réglable, de la même manière que cela a été décrit plus haut.
Les mouvements du brûleur 53 (figure 5) destiné à chauffer le fil de soudure sont aussi obtenus d'une maniè- re analogue. A cet effet, le brûleur est monté de manière à pouvoir tourner sur un pivot fixé au support 1, ce brûleur étant muni d'une tige 55 qui peut également se mouvoir avec = un certain jeu entre les butées 56 et 57.
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Lorsque la bielle 47 monte et que, par conséquent, le mécanisme d'alimentation occupe la position le plus à gauche, un mécanisme moteur tel que celui décrit ci-dessus imprime aux rouleaux 43 et 44 un mouvement de rotation (butée 42) ce qui fait avancer le fil d'une distance déter- minée, la tige 55 étant alors en contact avec la butée 57.
Lorsque la bielle 47 descend, le mécanisme d'ali- mentation se déplace vers la droite. En raison du jeu exis- tant entre lès butées 57 et 5 6, la tige 55 n'est pas immé- diatement entraînée. Lorsque le fil de soudure avance, la partie sortant de la boite 48 n'est, par conséquent, paB immédiatement touchée ;par la flamme du brûleur 53. Lorsque le mécanisme d'alimentation continue à se déplacer vers la droite, le brûleur reste immobile pendant un petit moment et la partie du fil 41 qui sort de la botte de guidage entre, par conséquent dans l'espace occupé par la flamme.
Lorsque le mécanisme se déplace encore vers la droite, la butée 56 vient en contact avec la tige 55 et entraîne le brûleur. Pendant que le fil est amené à l'endroit de sou- dage,49, la flamme du brûleur reste, par conséquent, con- tinuellement pointée sur la même partie du fil, et elle est réglée de telle fagon que cette partie du fil ne fonde qu'au moment où elle touche l'endroit 49.
Lorsque la bielle 47 remonte,le mécanisme s'écare de nouveau du culot et, grâce au jeu entre les deux butées 56 et 57, le brûleur reste encore pointé sur 1?endroit de soudage 49 pendant un court instant.
La figure 5 représente une construction dans laquel le le soudage de l'endroit 37 et le soudage de l'endroit 49 s'effectuent successivement sur la même table. Dans ce but, un dispositif tel que celui représenté sur la figure 1 et
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un dispositif tel que celui représenté sur la figure 4 sont installés en regard de deux positions successives delà table 40.
Il va de soi qu'un dispositif de ce genre peut aussi être utilisé pour souder des fils conducteurs de courant à des culots destinas à être montas à baïonnette dans leurs douilles.
Le fil de soudure peut être préparé de manière que la répartition de la matière fondue sur l'endroit de soudage n'entraîne pas d'inconvénients. Si, toutefois, ce fil nest pas rempli d'un fondant ou s'il n'est-pas préparé on peut prévoirdes dispositifs spéciaux destinés à appliquer de l'eau à souder survies endroits de soudage.
Comme il a été mentionné plus haut, cette inven- tion n'est pas limitée au soudage de fils conducteurs de courant aux culots de lampes à incandescence, et n'importe quel objet peut être travaillé suivant le même principe.
REVENDICATIONS
1.- Appareil à souder, caractérisé par un dispositif destiné à rapprocher et écarter périodiquement un fil de soudure de l'endroit de soudage, ce fil étant chauffé pendant qu'il est amené à cet endroit.