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Système pour la stérilisation ou la pasteurisation de liquides putrescibles.
L'invention a trait à la stérilisation ou à la pasteurisation de liquides putrescibles, tels que .lait, .bière, etc.
Il est connu que les procédés actuellement¯suivis dans ce but ne donnent pas des résultats satisfaisants, car ou ils ne par- viennent pas à la,stérilisation, ni même seulement à la pasteu- risation d'une façon certaine et durable, ou, s'ils y parviennent, ce n'est qu'au détriment ,des caractères organoleptiques de la va- leur alimentaire,.des liquides traités.
Le lait par exemple est 'plus ou moins profondément modifié à cause de son extrême fragi- lité à la chaleur. - ... -
Le procédé objet de cette'demande, et qui.s'applique aussi bien à la stérilisation complète des liquides-organiques qu'à la simple pasteurisation, permet de réaliser parfaitement ces deux traitements, dans des conditions .industrielles, en épargnant les altérations dont souffrent,ces liquides du fait du chauffage et en conservant, inaltérée même- leur teneur en gaz.,
Cela a pour effet que., par..exemple, le lait conserve à l'é- tat soluble, et .partant assimilable, les-sels de chaux et les phosphates et, qu'il est possible de .pasteuriser la bière sans nullement diminuer sa richesse en acide.carbonique, sa saveur particulière ainsi que sa transparence de cristal.
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Ces résultats sont atteints en utilisant la circostance con- 'statée par le¯ demandeur qu'à parité de température les microbes ressentent l'action du chauffage avec.beaucoup plus d'intensité et de régularité lorsque cette température leur est transmise directement par une paroi métallique sur laquelle ils viennent échouer par l'adhésion capillaire, que si la chaleur leur est transmise par les courants de convéction d'un liquide chauffé par la paroi et qui se mélange au liquide dans lequel ils se trouvent.
Le demandeur a constaté qu'il n'est pas indispensable d'avoir recours, pour réaliser cette condition, à étaler le liquide sous forme d'une couche excessivement mince,ce qui rendrait le passage du liquide très lent et difficile et ne se prêterait pas à la' réa- lisation d'un traitement industriel. Il suffit au contraire de disposer le liquide en une couche 'seulement relativement mince, par exemple d'un peu moins de 1 m/m d'épaisseur, pourvu que la longueur du parcours soit un multiple très grand (de l'ordre de grandeur de 20000) de cette épaisseur, et que le liquide ait une vitesse de 2 mètres par seconde environ.
Dans ces conditions-les microbes qui ne se trouvent jamais é- ' loignés plus de 4 à 5 dixièmes de millimètres des parois métalli- @ ques, y sont attraits sûrement avant, que le liquide ait accompli le parcours, et chacun ..d'eux arrive ainsi en contact d'une des parois où il subira 1 '.action directe de la température.
Les parois métalliques peuvent ainsi être maintenues à une tem- pérature de 70-75 C. pour la pasteurisation et de 120 à 1350 0. pour la stérilisation, c.à.d. à des températures qui seraient tout à fait insuffisantes, d'après les méthodes habituelles, pour atteindre le but envisagé en un espace de temps assez.court pour épargner les altérations des liquides de nature albuminoide.
La température relativement basse à, laquelle sont portées les parois métalliques limitant l'éspace parcouru par le liquide et, plus encore, la rapidité avec laquelle le liquide accomplit ce parcours, évitent que le liquide traité subisse l'action nuisi- ble de la chaleur, car il a été démontré par le demandeur que la plus durée du chauffage, bien que le degré de la température, est le
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facteur principal de l'atteinte portée par la chaleur sur les al- buminoides.
Pour réaliser le procédé on peut avoir recours avec avantage . clés appareils formés par des tubes coaxiaux laissant Entre eux un intervalle de l'épaisseur voulue et maintenus à une températu- re uniforme par exemple à l'aide d'un liquide ou d'un fluide. A cet effet on peut adopter des appareils du type des,échangeurs de température en tenant compte qu'Ici il ne s'agit pas seulement de porter le liquide, dans un laps de temps relativement très court (mais toujours de l'ordre de grandeur appréciable par l'hom- me) à une température déterminée; pour la réalisation de ce pro- cédé il faut que 1'.action du chauffage sur les bactéries en sus- pension dans le liquide s'exerce dans un laps de temps de leur ordre de durée.
Pour la réalisation de ce procédé il.n'est, pas suffisant que les éléments limitant le parcours pour le liquide soient établis en un métal bon conducteur de la chaleur ; lesmeilleurs effets sont obtenus seulement avec l'emploi d'un métal qui soit bon con- ducteur de la. chaleur .et qui en même temps possède. une très fai- ble capacité calorifique. Par exemple l'aluminium ne se prête ' pas bien à la construction des tubes d'un appareil.pour la réa- lisation de ce procédé et il y a.grand avantage à employer le cuivre, qui joint .à une très forte conductibilité thermique une capacité calorifique.relativement basse.
En employant des tubes de cuivré pour former l'interstice destiné à être parcouru par le liquide à traiter on atteint.le maximum de l'action que les parois exercent sur- les. microbes, et il devient possible d'atteindre le. but avec.le minimum. de chauf- fage tant comme durée que comme degré de température et cela dansun laps de temps très court.
Avec un appareil de ce type comportant un parcours de.l'épais- seur de 8/10 de m/m et une longueur.de 10 mè.tres.au moins et en donnant au liquide une vitesse d'environ 2 mètres, .par seconde on réalise, en maintenant les parois-à une température de, 70-75 C., et en 8-11 secondes, une pasteurisation.absolument complète du
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lait sans qu'il perde aucune de ses qualités particulières. Ce procédé permet également ¯de stériliser tout à fait le lait avec un état de conservation qui dépasse tout ce que l'on peut espérer.
Revendications:
1) Système pour effectuer la stérilisation ou la pasteurisation de liquides putrescibles à l'aide d'un chauffage entre des parois métalliques, caractérisé en ce que le liquide à traiter est obli- gé d'accomplir, sous forme d'une couche ayant une épaisseur de
1 m/m environ, un parcours entre-parois métalliques chauffées et dont la longueur est plusieurs milliers.de fois plus grande que l'épaisseur de la couche, dans le but d'utiliser, pour la modifi- cation des microbes, l'action directe des parois métalliques tout en. réalisant un passage facile du liquide.