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" Perfectionnements apportés aux machines comprenant une presse et un outil devant entamer, ou travailler d'une façon quelconque, la masse pressée, notamment aux massi- cots et aux rogneuses pour papier, carton etmatières a- nalogues".
L'invention est relative aux machines comprenant une presse et un outil devant entamer, ou travailler d'une façon quelconque, la masse pressée; et elle concerne plus spécialement (parce que c'est dans leur cas que son application paraît devoir offrir le plus d'intérêt), mais non exclusivement, parmi ces machines, les massicots et les rogneuses pour papier, carton et matières analogues.
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Elle a pour buty surtout, de rendre ces machi- nes telles qu'elles répondant, mieux que le brevet prin- cipal, aux divers desiderata de la pratique industrielle.
Elle consiste, principalement, à constituer de manière telle, les machines du genre en question, et à interposer dans leur chaîne cinématique, entre la presse d'une part et l'outil d'autre part, un système de train épicycloîdal lui-même tel qu'on puisse: obtenir et mainte- nir la pression des matières à travailler, quelles qu'en soient les dimensions (dans la limite de grandeur d'admis- sion desdites machines), cela pendant toute la durée du travail de l'outil, sans que, par rapport au volume desdi- tes matières, il soit besoin de faire un réglage de la presse pour assurer la pression nécessaire sur lesdites matières;
utiliser la réaction, résultant de la résistance que rencontre l'outil, comme force s'utilisant pour assu- rer la pression nécessaire pour presser et maintenir les- dites matières à travailler, cette force augmentant avec la résistance rencontrée par l'outil; et faire varier à vo- lonté la pression exercée par la presse sur les matières à travailler, suivant le travail à exécuter.
Elle consiste, mise à part cette disposition principale,en certaines autres dispositions, qui s'utili- sent de préférence en même tempe et dont il sera plus ex plicitement parlé ci-après.
Elle vise plus particulièrement certains modes d'application (ceux où on l'applique aux massicots et aux rogneuses pour papier, carton et matières analogues) et certains modes de réalisation (ceux qui seront indiqués ci-après) desdites dispositions; et elle vise plus parti- culièrement encore, et ce à titre de produits industriels nouveaux, les machines du genre en question comportant application de ces mêmes dispositions, les éléments et
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outils spéciaux propres à leur établissement, ainsi que les produits et matières quelconques (notamment les pa piers, cartons et matières analogues) travaillés à l'aide de semblables machines.
Et elle pourra, de toute façon, être bien com- prise à l'aide du complément de description qui suit, ain si que des dessins ci-annexés, lesquels complément et dessins sont, bzmn entendu, donnés surtout à titre d'in- dication.
Les fig, 1 et 2 de ces dessins montrent, res- pectivement en coupe verticale partielle et schématique suivant 1-1 fig. 2 et en plan schématique (parties cou pées et parties enlevées), un massicot établi conformément à l'invention.
La fig, 3 montre, en coupe verticale sohémati- que, un détail représenté sur les fig. 1 et 2.
Selon l'invention,et plus spécialement selon ceux de ses modes d'application, et ceux des modes de ré alisation de ses diverses parties, auxquels il semble qu'il y ait lieu d'accorder la préférence, se proposant d'éta blir un massicot pour couper des piles de papier, on s'y prend comme suit, ou de façon analogue.
On a recours à un appareil comprenant; un bâti 1 de forme, de dimensions et de résis- tance appropriées; un arbre 2 tourillonné dans le 'bâti, par e- xemple horizontalement, et qui recevra, par l'une de ses extraites, son mouvement d'un moteur (non représenté), lequel arbre porte, fixé à son autre extrémité, un pignon 3 ;
une couronne dentée 4, propre a engrener avec le pignon 3 montée folle à la fois sur un arbre 5,. par l'intermédiaire d'un carter 6,et sur un arbre 7 arbres tourillonnés dans le bâti, lequel carter est propre à con- tenir uri train d'engrenages épi cycle Mal, d'un type quel-
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conque, par exemple sphérique, constitué par deux plané- taires 8 fixée respectivement aux arbres 5 et 7 et par deux satellites 9 montés fous sur un axe perpendiculaire aux précédents arbres' et porté par ledit carter ;
deux crémaillères verticales 10 rendues soli- claires du plateau 11 de la presse et disposées de façon à être en prise respectivement soit avec des roues dentées, comme au brevet principal, soit, comme représenté, avec des secteurs dentés 12 fixés sur un arbre parallèle aux précédents et tourillonné dans le bâti, secteurs dont l'un engrène avec un pignon 13 fixé lui-même sur l'arbre 5; un arbre 14, parallèle aux précédents, touril- lonné dans le bâti et susceptible d'être entraîné en ro- tation par l'arbre 7 par l'intermédiaire de deux roues den- tées 15 et 16 fixées respectivement sur lesdits arbres 14 et 7 et reliées entre elles par un pignon 17;
lequel arbre 14 actionnera, par l'intermédiaire de deux manetons de manivelle 18 et de deux bielles 19, la pièce portant le couteau vertical 20 qui se trouve, ainsi que le plateau 11 de la presse., au-dessus d'une table horizontale 21 compor- tée par le bâti; des moyens propres à permettre d'embrayer l'ar- bre 2 avec l'arbre de commande de la machine, ou de le dé- brayer, lesquels moyens on peut constituer d'une façon ap- propriée quelconque, par exemple en ayant recours:
d'une part, à une poignée de commande 22 fixée à un axe 23, ho- rizontal et perpendiculaire aux arbres 5 et 7, tourillon- né dans le bâti et dont est rendu solidaire un levier 24 articulé à une biellette 25 terminée par une échancrure dans laquelle peut se mouvoir un doigt 26 solidaire d'une fourchette 27, articulée au bâti en 28, terminée, à son extrémité opposée à son axe d'articulation, par une butée 29 et portant deux galets 30 propres à entraîner une pièce 31 telle qu'elle puisse, par l'une de ses extrémités, fai
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te conique, venir se coincer dans un logement de même for- me manager dans le 'bâti et, par son autre extrémité, faite également conique, s'engager dans une pièce de même forme solidaire de l'arbre moteur;
et, d'autre part, à un levier 32 articulé au 'bâti en 33 et en outreà une biellette 34, à laquelle est articulé lui-même un levier 35, articulé, d'autre part, en 36, au 'bâti, lequel levier 3S porte un galet 37 commandé par le bossage d'une came 38 fixée sur l'arbre 14 ; un arbre 39, fixé au bâti parallèlement aux précédents arbres, et sur lequel on monte fous, à la sui te l'un de l'autre, deux fourreaux 40 et 41 sur lesquels sont fixées respectivement deux roues dentées 42 et 43 propres à engrener avec deux roues dentées 44 et 45 fixées elles-mêmesrespectivement sur les arbres 5 et 7; lesquel- les roues 44 et 45 étant,à supposer qu'on veuille obtenir, pour les arbres 5 et 7, la même vitesse, de même diamètre;
des moyens propres à permettre de solidariser les fourreaux 40 et 41, lesquels moyens on constitue, par exemple ; par un tambour 46 fixé au fourreau 40, par deux sabots de,frein 47 articulée, respec- tivement en 48, à un plateau 49 fixé au fourreau 41,
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par deux leviers 50 articulé<h,respectivement en 51, à une pièce 52 solidaire en rotation' du plateau 49, lesquels leviers sont en contact, par les unes de -leurs ex- trémités, avec les extrémités des sabots 47, par deux biellettes53 articulées, par les unes de leurs extrémités, aux leviers 50 et, par leurs autres extrémités, à un manchon 54 monté à clavetage coulissant sur le fourreau 41,
par un jeu de ressorts tels qu'ils permettent de faire osciller les sabots 47 autour de leurs axes d'ar ticulation, de façon, à obtenir le défreinage du tambour 46
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et, à certains moments comme on le verra, d'agir sur les leviers 50 de manière telle que ceux-ci oscillent autour de leurs axes d'oscillation pour venir faire pression, par leurs extrémités, sur lesdits sabots, et par une fourchette 55 embrassant le manchon 54, articulé, en 56, à un point fixe du bâti et pouvant osciller dans un sens quand elle est poussée par une pièce 57 montée folle sur un axe 58, pièce 57 qui reçoit son mouvement d'une biellette 59, recevant elle-même son mou- vement de l'une des extrémités d'un levier 60 articulé, en 61, au bâti et commandé,
à son autre extrémité, par une cause 62 fixée sur l'arbre 14, laquelle fourchette 55 oscil- lera dans l'autre sens, étant alors poussée brusquement par une came 63 fixée sur l'arbre des secteurs dentés 12,
La machine étant ainsi constituée et montée comme il convient, si le tout est judicieusement combiné, le fonctionnement de ladite machine est le suivant, en sup- posant que, comme le montrent les dessins, les sabots de frein 47 s'appliquent sur le tambour 46.
Dès qu'on appuie sur la poignée de commande 22 dans le sens pour lequel la bielle 25 se dirige du coté de la fourchette 27 cette bielle fait osciller cette four- chette autour de l'axe 28, ce qui produit l'embrayage de la pièce 31 avec l'arbre moteur. Le levier 32 vient s'en- clencher pour maintenir la fourchette 27 dans sa position d'embrayage, laissant ainsi toute liberté aux ressorts d'embrayage de pousser la pièce 31 contre l'arbre moteur.
Quand on cesse d'appuyer sur le levier 22, ce dernier revient à sa position primitive sous l'action d'un ressort 64.
L'arbre 2 se met alors à tourner dans le sens de la ,flèche dessinée autour de lui, en entraînant la couron- ne 4 du différentiel. Les arbres 5 et 7 sont entraînés par les satellitesà la même vitesse, provoquant alors la des-
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cente de la presse 11 par le ,moyen des crémaillères 10 actionnées par les secteurs dentés 12 et le pignon 13 laquelle presse vient s'appliquer sur le 'bloc-papier.
Au moment où la résistance du bloc-papier à presser devient suffisante pour vaincre l'effort de frei- nage exercé sur le tambour 46, l'arbre 5 se trouve alors immobilisé, et l'arbre 7 continue de tourner pour venir commander la descente de la lame 20, par l'intermédiaire des engrenages 16, 17 et 15,
L'arbre 14 a tourné; en môme tempe la lame 20 a sectionné le bloc-papier cela en prenant son point d'appui sur le bloc lui-même, ce qui a eu pour conséquent ce d'augmenter automatiquement la pression exercée par la presse sur le papier, et cette surpression est proportion- nelle à la résistance rencontrée par ladite lame.
Au moment ou la lame termine sa coupe, c'est-à- dire quand les manetons 18 ont passé le point mort bas, la came 62 pousse le levier 60 et, par l'intermédiaire de la bielle 59, fait osciller la pièce 57 autour de l'axe 58 et fait osciller également la fourchette 55 autour de ce même axe 58, Le manchon 54, entraîné par ladite four- chette, est poussé contre la pièce 52 et est verrouillé par le fait que les points d'articulation des biellettee 53 sur le manchon 54 ont dépassé le plan de trace Óss où sont articulées lesdites biellettes aux leviers 50 la- quelle pièce 57 revient dans sa position primitive sous l'action d'un ressort convenablement établi.
Les sabots de fiein 47,. se trouvant ainsi des- serrés, n'ont plus d'action sur le tambour 46 Dès ce mo- ment, il ne reste plus, commepression sur le papier,, que le léger point d'appui nécessaire pour faire continuer la marche des divers organes en mouvement de la machine, ce qui veut dire que la pression sur le papier est à peu près inexistante.
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La machine continuant à fonctionner, la lame 20 remonte, Lorsque les manetone 18 sont près d'arriver au point mort haut, le=bossage de la came 38 vient rencon- trer le galet 37 qui fait osciller le levier 35 autour de l'axe 36, faisant descendre la biellete 34 qui fait oscil- ler le levier 32 autour de l'axe 33, lequel levier 32 libè- re la butée 29 de la fourchette 27. Un ressort 66 rappelle brusquement ladite fourchette qui débraye le cône de la pièce 31 qui était solidaire de l'arbre de commande et vient faire coincer l'autre cône de ladite pièce dans son logement ménagé dane le bâti.
Quant à l'arbre 7, il continue de tourner sous l'action de la force d'inertie du plateau 49 et de l'ensem- ble des organes fixés au fourreau 41 (plateau et organes faits, à cet effet, de masse suffisante), lequel plateau continue de,tourner; d'où il résulte que, le carter 6 é- tant arrêté, le différentiel fonctionne comme un couple conique ordinaire et que le planétaire de l'arbre 5 se met à tourner en "sens inverse de celui du planétaire de l'arbre 7 et provoque la remontée de la presse, laquelle presse se trouve arrêtée à une position bien déterminée, par le moyen de la came 63 qui agit sur la fourchette 55 dans le sens pour lequel le manchon 54 fait cesser l'ac- tion de poussée des biellettes 53 sur les leviers 50, Les leviers 50, ramenée par le jeu des ressorts correspon dants,
font appliquer les sabots de frein contre le tam- bour 46, et la machine est immobilisée dans sa position de départ.
On a ainsi réalisé: la diminution de la vitesse de descente de la presse sur les matières à travailler, pour éviter le choc; l'obtention de la mise en mouvement du porte.. lame au moment même où la presse commence à descendre,
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et, de ce fait, la friction ne travaillant que le temps nécessaire pendant le travail de coupe pour que la lime finisse d'arriver et de dépasser légèrement le point mort bas, d'où économie de force motrice, tandis que, dans le brevet principal, à supposer qu'on ait peu de papier % couper, la friction travaille inutilement pendant tout le temps que le porte-lame met à parcourir l'espace qui sé- pare la lame du papier;
une augmentation considérable de l'effort de pression exercé par la presse sur les matières à tra- vailler,tout en utilisant, pour une pression égale,moine de force motrice que dans les dispositions du brevet prin- cipal, cela en raison de ce que le point d'appui nécessai- re pour freiner l'arbre planétaire qui commande à l'outil est pris sur le papier lui-même, tandis que,, dans le bre vet principal, ce point d'appui est pris sur le bâti, cet- te disposition permettant de multiplier par des engrenages appropriés la puissance transmise par la friction et reçue par le fourreau 40 porte-tambour, qui porte olaveté le pi- gnon 42 commandant à la roue 44 clavetée sur l'arbre pla- nétaire 5, lequel arbre commande à la presse par l'inter- médiaire du pignon'15, des secteurs 12 et des crémaillères 10.
le même que dans le brevet principal, la ré sistance de la friction (qui se trouve sur les deux four- reaux 40 et 41 au lieu de se trouver, comme dans -ce bre- vet principal, directement sur l'arbre planétaire 7 qui commande à la lame produit de la pression sous la pres- se par suite de la résistance à la rotation que rencontre ledit arbre planétaire, résistance due à la friction cons- tituée par les organes 46 et 47.
La réaction de coupe de la lame est également, comme dans le brevet principale utilisée pour donner de la pression sous la presse.
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Comme il va de soi, et comme il ressort d'ail- leurs.déjà de ce qui précède, l'invention ne ee limite au- cunement à ceux de ses modes d'application, non plus qu'à ceux des modes de réalisation de ses diverses parties, a yant plus spécialement été indiqués ci-dessus; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes.