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Procédé et moyen pour former des dessins sur les fourrures et sur divers articles fourrés La. présente invention se rapporte à une machine et à un procédé pour donner un aspect nouveau et décoratif aux four- rures et aux articles fourrés.
Les industriels qui travaillent les peaux d'animaux en vue de les utiliser comme fourrures de toilette, cherchent tous les moyens propres à rendre ces fourrures attrayantes et décoratives. Jusqu'ici on s'en était tenu à faire valoir le lustre naturel et les qualités propres des fourrures en les sou- mettant à des traitements variés, teinture, épilage et coupe, diversement effectués.
La présente invention tire partie de tous les procédés con- nus pour mettre en valeur les qualités d'une fourrure, et en plus elle permet de donnerà la surface un aspect particulier permanent, par Une certaine façon donnée aux poils pour varier le dessin et mené la nuance d'une même fourrure.
Pour produire une certaine variété de dessin ou d'aspect, on se sert d'une machine qui coupe les poils en bandes ou piè-
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ces alternées d'aspect, la machine laissant une région avec les poils longs et raccourcissant les poils d'une région voisine, et alternant ces opérations sur toute la fourrure.
Cette alternance de poils longs et de poils courts qui donne un aspect nouveau et plaisant aux fourrures peut aussi commu- niquer à la pièce de fourrure une double couleur, attendu que les poils des bêtes ont souvent des couleurs différentes à l'ex- trémité et près de la peau. On peut d'ailleurs produire artifi- ciellement ces différences de couleur par des teintures. Par exem- poe, on peut teindre la fourrure avec une couleur claire et les extrémités avec une couleur différente, de façon que quand la fourrure est taillée suivant l'invention, -on obtient des diffé- ronces de coloration qui varient l'aspect et le dessin de la pièce de fourrure.
Après coupage des poils suivants l'invention, on peut aussi teindre les parties conservées avec longs poils pour qu'elles tranchent sur la couleur des autres parties.
L'application de cette idée générale permet d'obtenir bien des variétés de fourrures qu'on peut faire passer graduellement d'une couleur foncée à une couleur claire, 's'il s'agi, de fourru- res dont le poil est plus clair près de la racine qu'à l'extré- mité. D'autres fois, on fera fonctionner la machine de manière à laisser les poils de plus en plus longs depuis le centre jusqu'aux bords de la fourrure. On pourra aussi couper les poils courts à une longueur uniforme pour faire constrate avec les parties à poils longs.
L'invention a pour Objet:
De produrer des pièces de pelleterie d'aspect plaisant et imitant des modèles déterminés; de produire sur ces pièces cer- tains dessins par enlèvement des poils.dans diverses parties; d'utiliser les variations de couleur que présentent les poils de- puis l'extrémité jusqu'à la peau et de mettre à découvert la partie inférieure sous une forme plaisante et décorative; de fournir un procédé pour couper les poils de manière que la surface
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imite certains modèles; de procurer une machine qui enlève sur la peau des parties déterminées de la fourrure pour former un dessin particulier sur cette fourrure.
Certains autres avantages encore sont procurés par l'in- vention, comme on le verra .au cours de la description ci-après.
L'invention peut être ré.alisée pratiquement par l'emploi d'une machine tondeuse de type connu, avec transporteur à mou- vement alternatif, ou à flottement, faisant avancer la four- rure vej?s le mécanisme de la tondeuse.
Le chariot avance pour permettre la coupe des poils, et recule pour laisser passer une partie de la fourrure sans être atteinte par les lames coupantes, ou bien la machine peut être réglée pour effectuer une coupe progressive, c'est-à-dire en- levant des longueurs de poil de plus en plus grandes ou de plus plus en plus petites,ce qui produit sur la fourrure une surface ondulée permanente. Cette opération, qui peut être au- tomatique, donne à la fourrure un joli chatoiement.
L'espace- ment des ondulations, leur profondeur ou hauteur et leur arran- gement les unes par rapport aux autres peuvent varier dans de larges limites, et donner lieu à des dessins très divers. On peut former des bandes larges, des bandes étroites, des bandes égales, des bandes larges de poils courts et de poils longs avec bandes intermédiaires de poils, soit longs, soit courts, des on- dulations se croisant, des ondulations sinueuses, etc.* Ces effets sont faciles à obtenir en se servant de cames ou autres éléments .contrôlant le mouvement du chariot.
Une machine pour la coupe des poils des peaux de bête, sui- vant la présente invention, est représentée sur le dessin ci-joint, qui indique: fig.1, la machine vue par coté, en élévation, et pratiellement en coupe àl'endroit de la partie hachurée;' Fig.2, un fragment du mécanisme à excentrique ou à came produi- sant le mouvement de va-et-vient du transporteur devant les lames de coupe;
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Figs. 3, 4 et 5, des lignes de coupe sur des peaux dont les poils ont été coupés suivant différents contours;
Fig.6, une fourrure avec bandes transversales dont les poils on± été coupés; fig.7,une coupe suivant la. ligne 7-7 de la. figure 6, pour fai- re voir le contour ondulé formé par le mode de taille des poils.
Les diverses parties du mécanisme de la machine sont sup- portées par un cadre 10. Le mécanisme de coupe 11 est disposé sur la table formée en haut du cadre; il comprend une lame tour- nante 12 et un couteau dormant 13 La lame tournante 12 est montée sur un arbre 14 supporté sur chaque coté par des paliers faisant corps avec le plateau 15 fixé par des boulons 16 en haut du cadre 10; un couteau réglable est fixé à un support 17 te- nant au plateau 15. Une cage 18 enferme les lames, et un con- duit d'évacuation 19 est adapté à un souffleur ou à un autre ap- pareil d'aspiration (non représenté), pour enlever suivant la manière ordinaire les poils coupés, et pour aider à diriger la fourrure entre les couteaux.
L'arbre 14 porte une poulie 21 entraînée par une courroie de transmission 22 que met en mouvement une poulie 25 tournant avec un arbre 84 supporté par des paliers formés dans le cadre 10. L'arbre 24 porte une poulie motrice (non représentée) reliée à une source d'énergie, par exemple un moteur (non représentée Il est évident qu'on peut ainsi faire tourner la lame tournan- te 12, la vitesse de cette lame étant en rapport avec les diamè- tres des diverses poulies et la vitesse du moteur. L'arbre 24 est l'élément moteur principal de la machine; il porte une pou- lie 25 actionnant un autre mécanisme, dont il va être parlé.
Le méoanisne pour amener une peau 30 jusqu'aux lames com- pres une console 26 formée de deux plaques latérales 27 et 28 si- tuées sur les côtés opposés de la machine et tenues fixes pour supporter les rouleaux Si et 32 montés sur les arbres 33 et 34
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qui tournent dans les plaques 27, 28 Les rouleaux 31 et 32 entraînent une transmission ou un tablier en canevas 35, et l'en- semble constitue le transporteur 39L'arbre 38 tourne dans des paliers réglables 353* avec attaches par boulons 34 sur les plaques 37 et 28; une vi s 45' permet de régler le rouleau 31, pour serrer on relâcher le tablier de transport 35 quand les bou- lons des attaches 34' sont desserrés.
Toutefois, d'autres moyens peuvent être employés pour tendre ou détendre le ta- blier de transport 35.
Quand une peau est amenée aux couteaux par le transpor- teur, elle est appuyée sur le transporteur par de courts rou- leaux 37 tournant au bout de bras 36 pivotant sur une traver- se 39 montée dans les prolongements 41 des plaques 27 et 28 Des ressorts 42 appliquent les rouleaux 37 contre la fourru- re pour la maintenir sur la toile de canevas 35. Ces rouleaux peuvent être placés bout à bout transversalement au sens du mouvement de la fourrure, et constituent un compresseur flexi- ble continu se prêtant. aux variations d'épaisseur de la peau, et si une partie de celle-ci est plus épaisse que la partie voisine,
la partie correspondante des rouleaux se soulève sans que cesse le contact des autres parties avec les régions d'é- paisseur plus uniforme des peaux.
Un rouleau supplémentaire 43 tient la peau contre la toi- le de transport 35 après que cette peau a passé sous l'appareil transporteur. Ce rouleau peut tourner sur un arbre 44 porté sur les extrémités des bras 45 de leviers 48 pivotant sur un arbre 47 qui est monté dans les plaques latérales 27 et 28. Le bras op- posé 49 de chacun des leviers 48 est tenu par un ressort en spi- rale 49 dont le bout opposé est attaché à'une console 26. Le rouleau 43 est monté sur les dits bras de levier, de sorte que, quand il y a lieu, le ressort 49 peut être dégagé d'avec les le- viers, et le rouleau peut être retiré de la peau avec laquelle il est en contact. Le tablier de transport 35 est muni d'un moyen pour tenir la peau à amener aux lames de coupe.
Dans l'exemple
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représenté, le tablier est muni de poches 51 dans lesquelles un bout de la peau est introduit par l'ouvrier qui travaille sur la machine, de façon que la peau passe effectivement sous les rouleaux 37 et soit soumise à l'action des lames.
Las machines actuelles qui .sont construites assez généra- lement sur le type de celle décrite ci-dessus, ne coupent les poils des fourrures qu'à une longueur uniforme. Mais dans la machine de l'invention, le transporteur 36 est approché et éloigné alternativement du mécanisme 11, de manière que les 'poils de la peau soient coupés de distance en distance, comme l'indiquent les figures 6 et 7. Bans l'exemple du dessin, les bandes 53 représentent les parties de la fourrure qui ont été coupées,
Pour travailler avec la machine de l'invention, on monte le transporteur 38 sur les bras basculants 55 et 56 montés sur les côtés opposés de la console 26 et du cadre 10. Les extrémi- tés supérieures des bras sont fixées par des boulons 55' aux plaques 27 et 28 de la console 28, pour communiquer au trans- porteur un mouvement de flottement ou de va et vient.
Les bou- lons 55' passent dans des ouvertures 57' pour permettre le ré- glage de l'extrémité du transporteur devant les lames. Les ex- trémités inférieures des bras pivotent sur un arbre 57 monté dans des paliers 58 faisant corps avec le cadre 10. Un mouve- ment d'oscillation est communiqué aux bras oscillants par des ca- mes 59 portées par un arbre 61 et qui agissent sur des galets 62 montés sur des leviers de bras oscillants secondaires 63 pivotant dans les prolongements 64. Les leviers 65 sont connec- tés par des bielles 65 avec des parties courbes 66 des bras os- cillants 55 et 56, ces parties 66 ayant l'axe de l'arbre 61 pour centre.
L' amplitude dumouvement intérieur et extérieur du trans- porteur 36 peut être réglée en engagent**; l'extrémité des biel- les dans des trous 67 des parties courbes' des bras oscillants; à l'extrémité de chaque bielle 65 est formée une ouverture 67' est attaché à chacun
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des bras oscillants 63 pour maintenir les galets 62 en con- tact avec les cames 59.
L'arbre 61 est monté dans des paliers 69 portés par des plaques 71 ajustables, pivotant dans des paliers 72, Sur les cotes opposés du cadre 10, et dont la descrl ption est don- née plus loin. lies plaques 71 peuvent être réglées par des boulons 70 engagés dans les trous 70* des plaques et vissés dans le cadre 10; des écrous 70" assurent le maintien de ces plaques dans la position de réglage. L'arbre 61 sur lequel les cames 59 sont montées est muni d'une poulie 73 reliée par une courroie 74 à la poulie 15 qui est mi se en mouvement comme il a été dit plus haut; ce mouvement est trans- mis aux cames pour rapprocher et éloigner le transporteur du mécanisme de coupe.
Un mouvement continu est imprimé à la bande de transport 35 de la manière suivante.
La plaque support 71 est munie d'un palier réglable 75 tenu par un boulon 76 qui est engagé dans un trou du pied de ce palier..Le palier 75 porte un arbre 77 sur lequel sont calées une roue à chaîne 78 et une roue d'engrenage droite 79.
Celle-ci engrène avec une autre roue dentée 81 fixée à l'ar- bre 61. De cet arbre le mouvement est transmis aux roues d'en- grenage 81 et 79; cette dernière fait tourner l'arbre 77 avec la roue à chaîne 78 dont la chaîne 82 entraîne une autre roue 83 et l'arbre 57 sur lequel elle est calée. Près de la roue 83 est fixée une autre roue 84 reliée par une chaîne 85 à une roue 86 fixée à l'arbre 33 auquel est fixé le rouleau 31 du transporteur 35, de sorte que le mouvement est transmis de l'arbre 61 au transporteur.
Une roue libre 87 récupère le relâchement de la chaîne 82, et Une roue réglableou entensoin 88 tientla chaîne ses tendue au moyen d'un ressort 89 et d'un levier 91.
Comme on le voit sur la figure 2, un mouvement d'entrée et de sortie peut être communiqué au transporteur 36 par
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des excentriques 92 montés sur l'arbre 16 et engagés dans des ouvertures circulaires 93 formées dans des bielles spéciales 65
Les divers réglées prévus contrôlent les mouvements de manière à produire des dessins variés. lar exemple, en engageant la bielle 65 dans les divers trous 67, on fait va-
Fier l'ampliturde du mouvement en dedans et en dehors exécuta par le transporteur par rapport au mécanisme de coupe, de sorte que la profondeur de coupe peut être réglée avec précision.
La position de l'extrémité du transporteur autour du rouleau
52 peut être réglée par les éléments 55' et 57' ce qui per- met de disposer convenablement les poils de la peau par rapport aux lames et d'obtenir un dessin plus uniforme et plus régulier.
Par las moyens de réglage 70,70' et 70", l'amplitude du mou- vement d'entrée et de Sortie du transporteur peut être convena- blement réglée, en même temps on peut changer la position des paliers qui portant l'arbre 61 en changeant -la roue d'engrena- ge 81 ou les cames 59, étant entendu que de grands changements de vitesse du transporteur peuvent être réalisés par l'emploi de roues d'engrenage 81 de différents 'diamètres, tandis que divers mouvements du transporteur par rapport -au mécanisme de coupe peuvent être obtenus au moyen de cames 59 de contours différents.
La compensation des changements de dimensions de roue 81 s'obtient par un réglage des paliers 77' au moyen d'un changement dasns la position du boulon. 76.
Naturellement, les cames 59 ont des contours de forme très variée, comme cela est nécessaire pour obtenir différents mouvements au transporteur par rapport aux lames, et une grande variété de modèles ou de dessins pour les fourrures; enfin, au lieu d'avoir un mouvement continu, le transporteur peut avoir un mouvement intermittent.
Le mouvement relatif du transporteur et des lames est très léger, attendu que les poils à couper ne sont pas très longs.
De plus, le trajet du transporteur autour des rouleaux SI et 32 Pendant son mouvement rentrant et sortant ainsi que le soulève-
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ment des cames 59 sont calculés l'un par rapport à l'autre de manière à obtenir une coupe qui produise le dessin repré- senté sur la figure 7. Evidemment, quand on modifie ces deux facteurs et aussi la vitesse du transporteur ainsi que l'ampli- tude de ses mouvements, on obtient d'autres contours de coupe que celui de la figure 5% par exemple les contours indiqués par les figures 3,4,5, ainsi que d'autres dessins.
Par ce qui précède, on conçoit facilement que diverses façons de coupe peuvent être obtenues par de légers changements dans le réglage de la machine, et que celle-ci est établie de manière qu'on peut rapidement et commodément l'agencer pour couper les poils suivant un dessin déterminé,' et qu'après avoir été réglée en conséquence, la machine produit ce dessin automatiquement.
La machine décrite a été choisie simplement comme exemple pour une application de l'invention, et il est entendu que, d'une manière générale, cette invention consiste dans la modification d'une peau de bête pour enlèvement ou coupe de poils en vue de lui donner un aspect plaisant et nouveau, et que d'autres ma- chines modifiées peuvent être employées sans se départir pour cela de l'esprit et du but de' l'invention telle qu'elle est spécifiée dans le résumé suivant.