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appareil et procédé pour produire un combustible gazeux sec.
La présente invention se rapporte à un appareil et à un procédé pour produire un mélange gazeux sec d*air et de com- bustible pour des moteurs à combustion interne et pour d'au- tres usages, en employant un mélange mécanique ou humide d'air et des parcelles entraînées de combustible liquide volatile, comm.e par exemple les hydrocarbures liquides.
L'objet de l'invention est de soumettre les parties li- - quides d'un courant composé d'un mélange mécanique ou humide d'air et de combustible liquide plus ou moins volatil, à untrai- tement simultané où interviennent très facteurs, le temps, une surface relativement étendue, et la chaleur, dont l'action sur les parties secessives du courante a pour effet que les éléments lourds, aussi bien que les éléments légers et plus vo- latils du combustible liquide sont complétement vaporisés ou convertis en un combustible gazeux sec utilisable pour des mo- teurs à combustion interne.
Une longue étude des méthodes ordinaires de carburation et des expériences étendues pour déterminer le meilleur moyen pour amener à l'état gazeux les parties liquides du mélange humide ou mécanique d*air et de combustible liquide volatil,
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ce qui est le produit des types connus de carburateurs ou de mélangeurs mécaniques, spécialement pour les moteurs à combus- tion interne 'ont conduit à la découverte du procédé décrit ci- après pour vaporiser complètement les éléments de combustible liquide en suspension dans un courant d'air, suivant le degré de volatilité et le point d'ébullition dees éléments, sans ré- duite d'une façon excessive ou empêcher la liberté du mouvement du mélange initial ou du mélange gazeux sec final conduit au lieu d' emploi.
Dans un courant initial d'un mélange humide ou mécanique d'air et de combustible liquide volatil, beaucoup des éléments légers, c'est-à-dire très volatils, se volatilisent ou sont vapo- risés presqu'iamédiatement en entrant dans le courant d'air, et sont absorbés par lui, tandis que les éléments lourds ou moins volatils restent à l'état liquide. Un des facteurs les plus nécessaires à la volatilisation des éléments lourds, c'est le temps; pour obtenir une vaporisation complète, il faut que le temps employé pour le traitement des dits éléments, concur- remment avec d'autres facteurs de volatilisation, soit calculé de manière à ne pas retarder, réduire ou empêcher la liberté des mouvements du courant du mélange d'air et de combustible déjà volatilisé et absorbé.
Un autre facteur important, plus ou moins étroitement lié au facteur temps, c'est la séparation des éléments combustibles lourds non volatilisés d*avec le cou- rant de mélange, et le maintien de cette séparation pendant -,un temps Suffisant pour effectuer la volatilisation; l'opération est effectuée au moyen d'une surface de contact assez grande le
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long de laquelle passe 1:e mrélange. Un autre facteur important intervient encore pour compléter la volatilisation des éléments combustibles liquides lourds; c'est la chaleur, qui produit une vo-
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litiil is at ianCract ionnée.
L'invention vise à la fois un appareil et un procédé où les divers facteurs, temps, espace, surface, chaleur, coopèrent ensemble
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et interviennent simultanément pour volatiliser les éléments lourds des parties combustibles liquides d'un courant de mélange/, initial.
Par le nouvel appareil et le nouveau procédé, le courant initial du mélange, humid-e ou mécanique, d'air et:,.de combusti- ble liquide volatil est, pendant -= que 'ce mélange va au lieu d'em- ploi, divisé en courants laminés minces, multiples, de sorte que le volume initial du mélange est morcelé et occupe une grande étendue, ce qui ralentit sa m arche. Pac suite de cette division du courant et de son ralentissement, on peut séparer dès-courants laminés les parcelles compatibles liquides non volatilisées qui ont été entraßnées,
Les courants multiples du mélange cir- culent le long de surfaces de grande étendue sur lesquelles les parcelles liquides non volatilisées se déposent et forment une mince couche par le fonctionnement du courant. Le dépôt 'des parcelles liquides séparées sur les surfaces contigues retarde leur mouvement, ce qui donne du temps et assure un support pen- dant l'application de la chaleur, pour distiller en vue de la volatilisation, et sert à présenter le même sujet eux effets de friction des courants sur les surfaces de contact, de façon que l'évaporation est encore activée par la formation de nappes étendues de parcelles liquides sur les dites surfaces.
La cha- leur est transmise aux parois-supports de manière à se propager dans un sens opposé à celui des parcelles liquides entraînées par la gravité le long des parois, de sorte que les parcelles li- quides entraînées par la gravité s'échauffent progressivement et leurs éléments atteignent éventuellement une température cor- respondante à leurs points d'ébullition individuels, sont alors volatilisés et ramenés, pour être absorbés, dans les courants ,du mélange.
Finalement, les courants -multiples du mélange qui, en dernier lieu, sont composés d'air et d' él ém ent s combustibles, vo- latilisés en gazeux, absorbés, sa réunissent pour poursuivre leur marche vers le lieu d'emploi*
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L'invention décrite ci-dessus peut être réalisée au moyen d'un appareil susceptible de diverses variantes dans la structure, Les dessins ci-annexés représentent 1.%appareil sous une forme particulièrement propice pour appliquer le nouveau mode de conversion d'un courant initial de mélange humide ou mécanique d'air et de combustible liquide volatile en un mélange gazeux sec utilisable dans les moteurs à combustion interne.
Les dessins ci-annexés représentent:
Fig.l, en élévation, de face, l'appareil servant au nouveau mode de vaporisation; une partie de son enveloppe est enlevée pour montrer certains éléments de l'intérieur;
Fig.2, une coupe verticale longitudinale de l'appareil;
Fig.3, une section horizontale suivant la ligne 3-3 de la fi- gure 2; Fig.4, une autre section horizontale suivant la ligne 4-4 de la figure 2;
Fig.5et 6, des vues perspectives de Structures de plaques uti- lisées dans l'appareil pour former la multiplicité des passa- ges méngésspour les courants du mélange entre les surfaces de ces plaques qui supportent les éléments combustibles sépa- rés, plus lourds, et qui retardent le passage de ces éléments assez longtemps pour permettre leur volatilisation; Fig.7, une coupe fragmentaire d'un mode d'assemblage des plaques pour tonner les dits passages.
D'après ces dessins, le corps 1 de l'appareil est fermé, à sa partie Supérieure, par un couvercle 2, et il est divisé à l'intérieur, par une.-paroi horizontale 3, en une chambre de vaporisation supérieure 4, et une chambre de chauffe inférieu- re 5.
Le conduit d'admission du mélange initial, humide ou méca- nique, d*air et de combustible liquide volatil, pénètre dans le bas de la chambre de vaporisation 4 par une gorge centrale 6 qui part d e la paroi du bas de la boîte 1 et traverse la
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chambre de chauffe 5 jusqu'au delà de la cloison 3. L'intérieur de la gorge 6 forme un passage 7 légèrement rétréci, dans le genre d'un tube ventilateur, et constitué en deux parties, une partie tubulaire fixe inférieure 8 et une partie tubu- laire supérieure séparée 9 qui .en est le prolongement. Les deux sections tubulaires 8 et 9 sont montées vertical ement à l' in- térieur de la gorge 6 dont elles sont séparées par un espa- ce intermédiaire tubulaire 10 communiquant en haut avec la cham- bre de vaporisation 4.
Le tube supérieur 9 est muni d'oreil- les d'espacement radiales 11 pour le maintenir en place dans le prolongement même de la section tubulaire fixe inférieure 8, concetriquement à la gorge 6 . La paroi du bas de l'appareil forme un renflement 12 fileté intérieurement, on est muni d'un autre moyen d'accouplement pour le tuyau -ou conduit 13 partant d'un mélangeur ordinaire de combustible liquide et d'air (ato- miseur ou autre genre de carburateur), et communiquant avec le passage 7 d'amdimssion du vaporiseur. Un tissu à mailles capil- laires annulaire 14, fait de préférence en treillis métallique fin,
est intercalé entre les extrémités contigües des deux Sec- tions tubulaires 8 et 9 de sorte que son extrémité intérieure pend-dans le bas du cana annulaire 10, tandis que son autre extrémité déborde légèrement en formant un bourrelet intérieur
15 (figure 4) dans la partie resserrée du passage 7.
Le corps 1 comporte deux raccords latéraux 16- diamétralement opposés pour les passages d'admission et d'évacuation 17 et 18 communiquant avec la chambre de chauffe 5, au moyen de conduits adaptés aux raccord le, on peut introduire et faire circuler dans la chambre de chauffe 5 un élément de chauffe, par exem- ple des gaz d'échappement d'un moteur à combustion interne de manière à chauffer la paroi inférieure de la chambre de va:-. porisation 4 située au-dessus de la paroi 3. Pour faciliter l'é- chauffement de cette paroi 3, celle-ci porte des appendices 19 absorbant la chaleur qui règne dans la chambre de chauffe 5 dans laquelle ils plongent de manière qu'ils baignent dans les gaz chaudes.
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Un grand nombre de passages 20 sont ménagés dans la cham- bre de vaporisation 4n, de façon que leurs extrémités intérieures communiquant tavec la partie intérieure centrale, à laquelle abou- tit le passage d'admission 7, et dont la dimension détermine le volume initial du mélange humide ou mécanique soumis au trai- tement ; les dits passages 20 se développent en forme de courbes dans le sens radial pour se terminer à l'extérieur par un passage
21 annulaire et vertical débouchant dans}L'extrémité supérieure de la chambre de vaporisation. Les passages 20 sont formés d'un grand nombre de plaques métalliques 22 verticales, cintrées la- téralement et espacées entre elles pour former les dits passa- ges 20.
Les plaques 22 présentent deux formes,l'une qui, à son extrémité intérieure, est munie d'un prolongement angulaire 25 (figure 5) et l'autre qui est dépourvu de prolongement (figu- re 6)* Ces deux formes de plaques sont alternées dans l'assem- blage, de sorte que les prolongements 23 des plaques alternées convergent radialement dans la partie centrale d'admission au- ddessus du passage 7, en formant une série de passages verticaux centraux 7' qui dévient le courant du mélange combustible entrant dans le passage central d'admission de la chambre de vaporisa- tion, et ven ont du passage 7, de manière que le mélange est distribué ot mis en mouvement d'une façon égale à travers tous les passages 20,
en divisant le mélange en une multiplicité de courants séparés et lamellaires, par conséquent d'un de courant sép arés et lamellaires, et par conséquent d'un faible voluxe et d'une grande surface chacun. Dans ces conditions, le-volume tot al du courant de combustible humide admis passe sur de grandes surfaces formées par les plaques 22 qui compre- nent entre elles les passages 20. Se meilleur moyen pour séparer ou espacer les plaques assemblées 22 de manière à ménager ces passages 20, c'est de former Près d'un bord latéral de chaque pla- que, une série de bosses 24 tournées alternativement sur un côté et sur l'autre côté de la plaque.
En pratique¯, les bosses d'espa- cement 24 peuvent être formées sur le bord latéral supérieur d'une
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plaque et sur le bord,latéral inférieur de la plaque suivante, comme l'indique en particulier la .figure 7. Quand les plaques
22 ont été assenblées et espacées comme il vient d'être dit, on maintient l'assemblage au moyen de ceintures 25, ou autre- ment. Le faisceau des plaques assemblées 22 est introduit dans la chambre de vaporisation 4, de façon que les bords inférieurs des plaques soient supportées par la paroi 3 sur laquelle elles reposent et qui ferme dans le bas les passages 20 qui s'éten- dent radialem,ent suivant Un tracé courbe.
Les plaques 22 étant cha- cune en contact avac la cloison échauffée par les gaz qui cir- . culent au-dessous, dans la chambre de chauffe 5, reçoivent la chaleur qui les traverse de bas en haut pour produire les effets dont il va être question.
Dans le haut, les passages go sont fermés par une plaque 26 qui recouvre le faisceau des plaques et qui est maintenue en place par,une appendice 27 qui pénètre dans l'espace central ,dont le pourtour est limité par les extrémités convergentes du pro- longeemtn angul aire 23 de certaines des plaques 22, de sorte que la plaque, 26 ne peut se déplacer latéralement; 'on outre, pour que cette-plaque ne puisse se déplacer verticalement, elle est maintenue par des vis 28 qui traversent le couvercle 2.
Le couvercle 2 est percé d'un ou de plusieurs orifices 29 par lesquels le mélange combustible gazeux sec produit dans le vaporisateur peut être déchargé, au moyen de conduits adaptés à ces orifices, pour être amené au lieu d'emploi, par exemple aux cylindres, d'un moteur à combustion interne. Si on le désire, plusieurs orifices 29 peuvent être, mis en communication avec les cylindres moteurs, afin de réduire la restriction du mouvement du mélange Combustible quand le moteur marche à grande vitesse, par exemple à plus de 1800 tours par minute.
Voici maintenant la description du procédé par lequel un mélange humide de combustible 'liquide et d'air peut être converti en un mélange combustible gazeux sec, et qui peut être appliqué quand on se sert de l'appareill décrit ci-dessus.
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çsund l'appareil est mis en communication, d'une part .avec un moteur à combustion interne, et d'autre part avec Un '-carburateur ordinaire ou un agareil de mélange de combustible liquide et d'air, les pistons du moteur produisent une as- piration du carburateur vers le conduit d'admission central de la chambre de vaporisation et, de là, vers les passages .
20 par l'intermédiaire du conduit 7, cette aspiration entrai- nant un courant d'air dans lequel sont mél angées et entraî- nées des parcelles d'hydrocarbures liquides ou d'un autre combustible liquide volatil. En pénétrant dans le conduit cen- tral formé dans le faisceau de plaques,, ce courant de com- bustible liquide et d'air se divise immédiatement en un grand nombre de nappes minces en passant à travers les pas- sages 20 formés entre les plaques 22.
Il convient que les passages 20 décrivent latéralement des courbes depuis leur extrémité intérieure jusqu'à leur ex- trémité extérieure, et que ces passages soient très étroits comparativement à leur hauteur et à leur longueur. Dans un appareil établi pour des moteurs à combustion interne:
de ca- pacité moyenne, comme on en emplie pour les automobiles, la hauteur des plaques 22, et par conséquent la hauteur des passages 20, est de 8 à 10 centimètres, et leur longueur, mesurée de l'extrénité intérieure à l'extrémité extérieure, varie de 5 à 10 centimètres et est de préférence de 7,5 cen- ' timètres, soit environ le quart de la circonférence de la chambre de vaporisation d ans laquelle le faisceau de plaques est mo@té; quant à la distance qui sépare les plaques, c'est- à-dire la largeur desassages 20, elle varie de 2 m/m5 à 4m/m et est de préférence de 3 m/m@ La multiplicité de passages ayant les dimensions relatives .indiquées ci-dessus offre un mini- mum de résistance au libre mouvement du mélange combustible initial à traiter;
aussi, étant donné l'avantage que procure le support mécanique, et le temps suffisamment long consacré
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au traitement des éléments de combustible liquide qui sont les plus lourds ou les moins volatils, il n'y a pas de restriction prohibitive imposée, au mouvement/de décharge du mélange canbusti- ble gazeux et sec. En restant dans des limites raisonnables, plus est grande la distance entre ¯les plaques, c'est-à-dire la largeur des passages 20, et plus est faible la longueur des pas- sages depuis l'extrémité intérieure jusquà l'extrémité exté- rieure, moins il est imposé de restrictions aux vitesses éle vées des mot eur s.
Le volume combiné total ou la capacité cubique de l'ensem- ble des passages 20 dépasse considérablement le volume ou la capa- cité cubique du passage d'admission central d'où partent les dits passages 20, et par conséquent le premier effet produit sur les courants de mélange combustible humide entrant dans les p as- sages 20 est une réduction de leur vitesse par suite d'expan- sion ; en même temps la courbure des passages détermine un mouve- ment centrifuge des courants.
L'expansion des courants et leur mouvement centrifuge séparent les parcelles de combustible liqui- de les plus lourdes et non volatilisées, qui sont ensuite dé- posées sur les parois balayées par les courants, principalement sur les côtés des plaques 22, tandis que les éléments légers dé- jà volatilisés qui sont absorbés par l'air continuent leur course pour s'échapper hors des passages 20.
Les parcelles de combustible liquide lourdes ou moins vola- tiles ayant des points d'ébullition relativement élevés (120 à 2900 C.) sont plus aisément vaporisées par un échauffement gra- duel effectuant une distillation partielle sans décomposition.
Mais un tel traitement demande du temps. Avec le nouveau procédé, la réduction du facteur temps est obtenue en offrant aux cou- rants du mélange combustible, une grande surface de plaque comme surface de contact -(ainsi qu'on l'a déjà expliqué) pour que lès p arcell es liquides lourdes qui sont séparées se déposent et soient support ées. La distillation fractionnée est obtenue en chauffant cette grande surface de support de manière que la chaleur monte
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travers les plaques et atteigne les dépôts de combustibles li- quides qui descendent le long des surfaces par la gravité. Par ce mode de chauffe, la température la plus élevée est au bas des plaques porteuses et elle va en diminuant vers le haut.
Il en résulte que les parcelles séparées et déposées qui descendent le long des surfaces des plaques acquièrent un degré d'échauffe- ment correspondant aux points d'ébullition particuliers de leurs éléments et entrent en ébullition ou se vaporisent, pour retourner aussitôt après comme gaz dans le torrent dont elles avaient été séparées au début, et être absorbées par l'air avec lés éléments légers volatilisés qui sont déjà absorbés.
Le procédé présente encore cette nouveauté que l'ébullition ou la vaporisation fractionnée décrite précédemment s'effectue en présence des courants de mélange mobiles l'un à côté de l'au- tre, c'est-à-dire qu'en plus des effets de vaporisation produits par la chaleur, on a un moyen de faciliter et d'accélérer la vaporisation des éléments combustibles liquides plus lourds savoir le contact et le frottement des courants de mélange avec les parcelles combustibles liquides lourdes déposées sur les sur- faces des plaques de support.
L'effet de ce contact à friction est d'étaler par couches les parcelles liquides sur les dite sur- faces, en les atténuant vers les extrémités, côté décharge, des passages* Cet effet a un double avantage; en premier lieu, il y a vaporisation directe d'une grande quantité d'éléments com- bustibles ayant des degrés de volatilité intermédiaires entre les éléments légers et les éléments lourds extrêmes; en second lieu, les plus lourds ou les moins volatils des éléments, en s'a- mincissant, s'étendentsur une plus grande surface de sorte que la chaleur agit plus rapidement pour les porter à l'ébullition ou à l'état de vapeur.
Une particularité très importante de l'appareil et du pro- cédé de traitement décrits ci-dessus, c'est la division du volu- me initial du mélange humide ou mécanique de combustible liquide
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et d'air en' une quantité' de nappes séparées et étroites ayant individuellement un petit volume mais représentant au total un volume bien plus grand que. le volume du courant de mélange initial, tel qu'il est déterminé par la capacité du conduit central d'admission formé par le faisceau de plaques d'où partent les nombreux passages étroits ouverts au courant.
En raison de la multiplicité de ces passages étroits, le mou- vement du volume initial du mélange n'est pas réduit quant à la liberté de son développement ; toutefois ce mélange se trouve suffisamment détendu pour qu'il en résulte un ralen- tissement .de la vitesse des nappes divisées passant dans les nombreux passages étroits, ce qui favorise la séparation ra- pide des parcelles liquides lourdes non volatilisées, au moyen de l'action centrifuge décrite; tout cela contribue à hâter la production finale et la fourniture du mélange ga- zeux sec désiré.
Un autre point important,c'est la grande étendue de la surface de' chauffe qui supporte les parcelles liquides lourdes ou non volatilisées, étnt donné Surtout que c'est la grande étendue de la surface de support qui con- tribue à déterminer le facteur temps de telle sorte que le mouvement du combustible liquide non volatilisé est retardé suffisamment pour lui communi quer la quantité de chaleur vou- lue, et que la décharge prématurée soit empêchée jusqu'à ce que le dit combustible ait été vaporisé et absorbé dans le mélange gazeux sec à décharger de la chambre de valorisation dans les cylindres;
moteur. Il a été constate qu'il est nécessaire uqe la surface totale de la surface porteuse 0(inti- güe à la multiplicité des passages soit sensiblement supé- rieure à la section transversale du conduit d'admission ini- .. tial du combustible liquide et de l'air. Il est à noter aussi que plus est élevé le point d'ébullition du combustible liquide à vaporiser, plus doit être grande l'étendue des surfaces de chauffe par rapport à la surface transversale du conduit d'ad-
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mission initial, et plus grand aussi doit être le rapport du volume cubique combiné des passages multiples divisés au vo- lume cubique du dit conduit d'admission.
Par exemple, on sera dans les meilleures conditions pour vaporiser une essence pour moteur répondant à la spécification du Bureau des Mines et ayant son point d'ébullition à 225 C., si le rapport des sur- faces totales des parois de contact à la surface transversal du conduit d'admission du combustible initial est de 500 à 700 pour 1, sans descendre àmoins de 200 pour 1, et si le rapport du cube total des passages de sortie au cube total du conduit d'admission initiale est de 2 à 8 pour 1.
par exemple, en se servant d'un vaporisateur on a vaporisé avec succès de l'es- sence en se servant de surfaces de contact représentant une aire d'environ Om2, 65 pour une section transversale du conduit d'admission initial- égale à 13 centimètres carré,.* le cube des passages de sortie était d'environ 600 centimètres cubes pour 100 centimètres dubes du conduit d'admission initial. Si au lieu d'essence on a à vaporisé du kérosène, le rapport des surfaces de contact à la section transversale de la partie d'ad- mission initiale doit être multiplié par quatre ou cinq, et le rapport de volumes des passages de sortie au volume de la partie d'admission initiale doit être multiplié dans les mêmes condi- tions.
Ainsi, dans un vaporisateur d'essai qui a été fait pour vaporiser au kérosène inférieur destiné à l'alimentation d'un moteur 220 H.P. de'sous-marin, et qui sur ce sous-marin a donné de très bons résultats dans diverses conditions de charge et de température, les surfaces de chauffe représentaient environ 25m2,8 pour une section transversale du passage d' admission du mé- lange initial égale à environ 77 cm2; le cube des passages de sortie était à peu près de 46 centimètres cubes pour environ 1,6 centimètre cube du passage d'admission.
'En employant le nouvel appareil et le nouveau procédé pour la production du mélange combustible sec destiné à des moteurs
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a combustion interne, les gaz d'échappement de ces moteurs peuvent être utilisés pour le chauffage en les faisant pas- ser par la chambre de chauffe 5 pour que leur chaleur soit transmise à la paroi 3 formant le fond des passages de sortie de la chambre de vaporisation.
La chaleur ainsi communiquée à la paroi 3' gagne le bas des plaques 22 en contact avec la 'Paroi, et se propage de bas en haut à travers ces plaques, c'est- à-dire en sens contraire du mouvement de descente des parcel- les liquides le long des plaques, de sorte que les éléments du combustible liquide arrivent à s'échauffer jusqu'à leur tempé- rature d'ébullition et ne tardent pas à bouillir ou à s'évapo- rer. Aussitôt que du combustible liquide est volatilisé ou passé à l'état de gaz par évaporation , il est libéré du supportmécanique procuré par la surface de la plaque, et, com- me cette surface touche une nappe gazeuse qui arrive, il est tout de suite absorbé par cette nappe dent il devient partie intégrante en se confondant avec elle..
Lorsque les nappes gazasses sortent des passages multi- ples, elles se réunissent de nouveau dans le passage annul aire vertical de décharge, en un mélange gazeux sec uniforme qui est évacué à travers le ou les passages 29 de sortie .du vapo- risateur et qui, par des conduits, est amené aux cylindres d'un moteur à combustion interne .
Quand l'appareil et le procédé de l'invention sont em- ployés pour alimenter en combustible gazeux sec des moteurs à combustion interne, tout le combustible liquide qui n'a. pas été vaporisé dans les passages 20 retourne dans le mélange- initial humide ou mécanique qui passe, et il traverse de nouveau les passages de vaporisation. Cette disposition présente de grands avantages pour le démarrage des moteurs à combustion in- terne. Quand on veut faire marcher un moteur qui est encore froid, et avant que le vaporisateur se trouve pleinement sous l'action de la chaleur transmise à sa chambre de chauffe 5 par les produits
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de la combustion venant du moteur, il peut arriver que le combustible liquide déposé sur les plaques 22 et descendant par la gravité atteigne le bas des passages 20 avant d'être entièrement volatilisé ou vaporisé.
Quand cela se produite le liquide qui s'accumule au bas de chaque passage 20 tend à re- venir en arrière et arrive à l'orifice du récipient annu- laire 10 dans lequel il. se précipite. Le combustible liquide ainsi entraîné et déposé dans le récipient 10 baigne la sec- tion pendante du tissu 14 qui, par l'effet de sa capillarité, pompe le liquide, et le fait monter vers la lèvre 15 formée dans la partie rrétrécie du passage d'admission 7, de sorte que les parcelles liquides viennent en contact avec le courant de li- quide et d'air qui les rencontre et qui, par frottement et par aspiration, les extrait de la lèvre 15 d'où elles vont se remélanger avec le courant pour passer de nouveau dans les passages 20 de la chambre de vaporisation.
Une fois que le moteur est en marche continue et que le vaporisateur reçoit une quantité suffisante de chaleur venant du mbteur, l'accu- mulation de combustible liquide non volatilisé soumis à l'en- traînement de retour indiqué plus haut cessé de se produire, comme aussi le retour du combustible dans le courant initial de mélange introduit, les moyens mécaniques employés à cet effet devenant inactif s.
Grâce à la combinaison, dans le nouveau procédé, des trois facteurs combinés pour produire la vaporisation de la partie liquide de la charge de combustible à des températures relati- vement basses, à savoir le ralentissement du courant dû à la grande étendue de la chambre de vaporisation, duquel dépend le facteur temps, ensuite la grande expansion de la surface de plaque modérément chauffée, sur laquelle le frottement du courant d'air répand'le liquide en couches extrêmement minces qui favorisent beaucoup la vaporisation, et enfin la pression réduite due à l'aspiration du moteur dans la chambre de vaporisa-
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tion, il n'est pas nécessaire de chauffer fortement les pla- ques pour vaporiser complètement les parties lourdes finales du combustible liquide.
Par exemple, quand on chauffe le moteur avec le l'essence dont le point d'inflammabilité est à 232 C., il suffit que la température des plaques soit de 176 à 232 C. dans la partie la. plus chaude,' et de 65 à 930 C. dans la partie supérieure froide pour vaporiser complètement les"extré- mités lourdes* ou les fractions à plus haut point d'ébullition existant dans cette essence.
Comme les températures nécessaires pour la vaporisation complète sont relativement basses, il n'y a pas échauffement . excessif du mélange gazeux d'hydrocarbure et d'air, et ce mé- lange peut'être distribué. à Une température comprise entre
32 et 65 C., par un simple réglage des gaz provenant du mo- teur et qui passe par la chambre de chauffe inférieure du vapo- risateur. Il e.
st naturellement désirable qu'une plus grande quan- tité de gaz d'échappement du moteur soit envo yée à travers la chambre de chauffe du vaporisateur, avec régulateur en partie fermé plutôt qufouvert en grand
Par suite de la température relativement basse des gaz en- voyés aux cylindres, iln'y a pas de perte de rendement cubique comme aven d'antres procédés de chauffe, par suite de surchauf- fe de la charge; il y a, au contraire, un très notable accrois- sement dans la puissance de freinage à régulateur ouvert en grande cet accroissement est de dix pour cent, au moins.
Deux autres résultats économiques très importants dénoulent. nécessairement de la transformation .complète, à l'état de gaz, - du'combustible liquide produit par le procédé à savoir: d'a- bord l'absence complète de carbonisation des têtes de piston, bougies d'alliumage, parois des cylindres, etc*, avec réduction mar- quée dans la détonation, et en second lieu, absence de dilution de l'huile dans la boite à manivelle, en raison de ce qu'il n'entre pas d'essence liquide d'ans les cylindres, même quand on part de' l' ét at froid.
Par exemple, un(échantillon d'huile de graissage
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prélevé sur une seule charge d'huile après un p arcours dépassant
4.800 kilomètres a révélé, à l'essai, une dilution de 7% seule- ment venant des extrémités lourdes de la gazoline ou essence, tandis qu'on % une dilution de quinze à vingt-cinq pour cent de l'huile de graissage -ordinairement employée dans les 800 premiers kilomètres de parcours de voitures équipées avec le nouveau procédé.
Un autre résultat économique de l'absence de'dilution de l'huile de la boite à manivelle, lorsque le nouveau procédé est employé, c'est la possibilité d'employer une huile de graissage d'une viscosité initiale beaucoup moindre et donnant de très bons résultats. On sait qu'on tire des huiles brutes beaucoup plus
IL')huiles lubrifiantes de basse Viscosité, que d'huiles ce vis- cosité élevée, mais jusqu'ici l'emploi de ces huiles de basse viscosité a été très restreint, attendu que leur rapide dilu- tion aux extrémités lourdes de la gazoline réduit leur viscosité au dessous de la limite de sécurité imposée pour la. marchantes moteurs à combustion interne.