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" Procédé et appareil de stérilisation de li- quides clairs ou troubles au Moyen de rayons ul- tra violets engendrés par courant électrique à haute tension en tubes à vide."
Ori sait que des rayons ultra-violets (ondes à action chimique) exercent un effet stérilisateur. Jusqu'à pré- sent c'était la lampe en quartz à vapeur de mercure dont on s'est servi dans la stérilisation de liquides et même en thé- rapeutique.
Il y a bien longtemps que l'utilisation en est connue en médecine, mais on n'est guère parvenu jusqu'ici à employer ces rayons dans l'industrie; la raison qu'on peut en donner c'est que la lampe en quartz à vapeur de mercure est tropsensible pour s'en servir @ans l'industrie et, par ailleurs, sa consommation de courant l'a fait considérer comme étant économique comparativement à l'effet obtenu.
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Ce que vise le procédé faisant l'objet de l'in- vention, c'est de procurer le moyen de remédier à cet inconvé- nient et de rendre vraiment utilisable en tout et pour teut, quel qu'en soit le mode d'application, l'action proéminente des rayons ultra-piolets de manière à éliminer complètement le c8té dispendieux.
Le nouveau procédé tire parti de la production de rayons ultra-violets du procédé connu de MOORE qui, en transformant du courant alternatif à haute tension, engendre des rayons lumineux servant d'une manière connue pour l'éclairage..
En vue d'obtenir un effet stérilisateur, les tubes à vide sont alimentés de gaz calculés suivant qu'il doit - s'y engendrer des rayons ultra-violets plus ou moins puissante oufaibles, en supprimant alors presque complètement la for- mation de rayons thermiques, mais en dégageant par contre une grande quantité de rayons ultra-violets.
Au lieu de tubes en verres dont on se sert de le système MOORE, on utilise des tubes en cristal pur de roche ou en matière équivalente que traversent parfaitement et com- plètement les rayons Il action chimique.
L'expérience a démontré que la stérilisation de liquides clairs ou troubles n'accomplit en quelques secondes. lorsqu'on emploie de tels tubes avec la composition de gaz pour la production des rayons, tandis qu'en prenant la lampe à vapeur de mercure dont on s'est servi jusqu'ici la stérili- sation exige un traitement d'une durée allant de plusieurs minutes il une heure suivant que l'on traite du liquide clair ou trouble. C'est ainsi que par l'application du nouveau pro- cédé on peut traiter une bien plus grande quantité de liquidée que lorsqu'on emploie la lampe S vapeur de mercure connue.
En des essais entrepris en prenant de grandes quantités de lait, on a constaté que pour une durée de rayonne- ment de six secondes seulement, il s'était produit une réduc-....
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tion de bactéries extrêmement nombreuses allant jusqu'à 0, 3% en ayant la destruction complète de miurobes engendrant des spores.
Ce qui est surtout avantageux c'est que le li- quide à stériliser défile plusieurs fois dans les tubes en une course at d'aller et de retour.
L'invetiona en outre pour objet un appareil d'exécution de ce nouveau procédé. Cet appareil se compose sur- tout de quartz, porcelaine et verre; il n'est donc guère possi- ble de faire mieux au point de vue de l'hygiène. Le seul ser- vice qu'il exige c'est tout simplement d'y brancher le courant et d'ouvrir les robinets par lesquels le liquide est envoyé sur les tubes. Le liquide se déverse sur les tubes en quartz et il est mis en circulation autour des tubes en ayant une épaisseur de couche d'un demi millimètre environ. Les tubes en quartz sont entourés d'une enveloppe en porcelaine qui laisse un espace libre d'un demi millimètre et donne, en vertu de la force d'adhérence, une enveloppe liquide close autour du tube en quartz. Le liquide d'écoulement est capté par une gouttière en porcelaine et il se déverse vers le bas.
Pendant l'opération stérilisante la température du liquide n'est rehaus- sée que d'une valeur de 3 à 5 C. environ.
Non seulement le lait conserve parfaitement sa valeur nutritive, mais encore il est bien démontré que les vitamines se multiplient grâce au rayonnement.
On porte une attention toute spéciale aux rac- cords du verre avec le quartz dans l'appareil. Ces deux matières ne peuvent pas se rattacher entre elles par soudure; c'est pourquoi on y aménage, suivant l'invention, une partie conique polie. Dès lors, la partie polie du verre est obligée de venir s'appliquer sur la partie polie,du quartz, puisque le quartz ne subit presque aucune dilatation, tandis que le verre se
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dilate à faible échauffement. L'endroit de raccordement est entouré de mercure. Même en ayant cette partie polie, l'en- droit où se trouve le poli ne resterait pas étanche malgré cette enveloppe de mercure, puisque le verre qui se dilate contribue à produire du jei en cet endroit; alors le mercure passerait entre les parties polies et viendrait dans le tube.
C'est pourquoi on prévoit un moyen pour refroidir le mercure en adaptant à cet effet dans celui-ci un .serpentin refroidisseur.
Un courant d'eau froide qui y passe maintient constamment à l'état étanche les parties polies de jonction.
La distribution uniforme du liquide sur les tubes en quartz est obtenue par le fait quil est projeté autour du tube en jets uniformes par deux pièces semi-tubulaires qui sont perforées sur leur bord interne. Des petites billes en verre mises dans l'entonnoir d'afflux donnent toujours un re- couvrement parfaitement uniforme du tube de stérilisation avec le liquide à stériliser.
On peut- aussi donner aux tubes une forme construc- tive telle que le courant se prolonge en lui faisant décrire une ou plusieurs fois une course de retour, de telle @orte qu' il s'exerce une action plus intense sur les parcelles indivi- duelles du liquide.
A titre d'exemple, on a représenté une forme d'exécution d'appareil pour la réalisation du procédé faisant l'objet de l'invention, sur le dessin.dans lequel :
La figure 1 est une vue de face en coupe partielle,
La figure 2 est une vue de coté,
Les figures 3 et 4 sont des vues de détail,
La figure 5 est une vue en coupe longitudinale,
La figure 6 est une vue de coté d'une variante.
Le liquide à stériliser (du lait par exemple) se charge intérieurement dans un récipient 1 d'où il s'écoule par le robinet 2 pour venir au tube de distribution 3. De ce tube,
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le liquide est envoyé par des robinets de réglage 4 sur les- pièces semi-tubulaires 5 perforées sur leur pourtour interne qui distribuent le liquide sur le tube en quartz 6 en forme de serpentin.Des billes en verre mises dans l'entonnoir d'af- flux 7 contribuent à donner une distribution parfaitement uni- forme du liquide.
Ainsi qu'on le voit sur la figure 3 un tube en porcelaine 8 présentant des sinuosités internes, entourant le tube en quartz 6 et doré intérieurement pour réfléchir les rayons.recueille le liquide qui est ainsi mis en circulation en coulant vers le bas dans le tube de stérilisation 6. Les cour. bes inférieures du serpentin en quartz plongent dans une rigole en porcelaine 9 dans laquelle s'accumule le liquide soumis au rayonnement pour s'évacuer par le raccord de décharge 10.
Quand le lait est stérilisé, il peut se mettre de suite en bou- teilles grâce à des dispositifs adaptés à cet effet qui le prennent sur la rigole 9 ou se recueillir en des récipients plus volumineux pour son tr4itement ultérieur et s'employer de nouveau.
Les tubes à vide peuvent aussi être constitués en ayant-un tube .en quartz 11 dont l'extrémité inférieure est fermée et dans lequel se monte un second tube concentrique 12 également en quartz. Ce second tube 12 est ouvert à son extré- mité inférieure et débouche à proximité du fond du tube externe 11. Les extrémités supérieures de ces deux tubes sont recour- bées en s'écartant en sens opposés de telle sorte que le tube interne 12 traverse en un endroit désigné en 13 l'enveloppe du tube externe 11. En cet endroit 13 ces deux tubes sont soudés l'un sur l'autre.
Sur les extrémités supérieures de ces deux tubes 11 et 12, on aménage des parties polies, dressées ou rec- tifiées 14 et 15 pour le raccord des électrodes requises, de telle sorte qu'en ayant la mise en circuit le courant peut
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passer d'une électrode à l'autre et aller de l'espace annu- laire externe au noyau interne et inversement.
Le tube externe en quartz 11 est entouré à une distance de quelques millimètres d'un récipient 16 dans lequel l'aliment à traiter coule d'une façon réglable de haut en bas.
Si l'on doit traiter en un temps plus court de plus grandes quantités d'aliment, on peut monter et rangea en série plusieurs des tubes à vide 11 et 12, ainsi que le montre la figure 5 en traits interrompus. C'est ainsi que l'on peut réunir un dispositif connexe cinquante de ces tubes et même plus et traiter ainsi en très peu de temps de plus grandes quantités d'aliment sans accroître d'une façon appré- ciable la consommation de courant comparativement à celle qui se dépense dans l'agencement simple du dispositif.