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Perfectionnements aux procédés et appareils de soudure et de découpage élec- - triques à l'arc.-¯¯¯
Dans le brevet principal, il a été indiqué que des soudures ducti- les et de bonne qualité peuvent être obtenues dans des atmosphères de gaz réducteurs, par exemple de l'oxyde de carbone;, des mélanges d'oxydé de car- bone et d'hydrogène, et des mélanges d'hydrogène et d'azote, On peut utili- ser notamment un hydrocarbure, tel que le propane, mélangé avec du gaz car- bonique, en vue de produire un mélange d'hydrogène et d'oxyde de carbone.
Suivant une particularité de l'invention, on prend un compose
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simple d'hydrogène, dont la vapeur est déoomposable dans l'arc , en vue de pro- duire de l'hydrogène libre sans libérer de l'oxygène et qui ne nécessite pas l' addition d'un autre gaz pour produire le mélange résultant désiré, et cette va- peur est amenée de façon à entourer l'arc et chasser l'air atmosphérique de la partie fondue de la pièce d'ouvrage. Pendant la soudure, l'action décomposante de l'arc produit directement un mélange gazeux qui contient de l'hydrogène comme agent réducteur actif. De préférence, on utilise un hydrocarbure volatil tel qu' un alcool.
On a trouvé que des soudures parfaitement ductiles peuvent être obte- nues an décomposant, dans l'arc, un alcool tel que l'alcool méthylique ou métha- nol ou esprit de bois. Un avantage de ce corps est qu'il est de nature simple tout en étant un produitchimique pur de formule OH3OH. lorsque le méthanol est ou contas avec l'arc, sa vapeur est décomposée on un volune d'oxyda do carbone et deux volumes d'hydrogènes. Des méthodeh récentes permettent de fabriquer syn- thétiquement le méthanol à des conditions très avantageuses,
Le méthanol est un liquide qui est stable à la pression atmosphérique, et qui peut donc être transporté sans nécessiter de réservoir à gaz.
En outre, le liquide bouillant à une température relativement basse, de petites quantités de ce liquide peuvent être amenées à un instant donné, dans un vaporisateur, et la va- peur peut être dirigée de façon à entourer l'arc et les parties fondues de la pièce d'ouvrage, pendant l'opération de soudure.
Lorsque la vapeur est en contact avec l'arc électrique ou avec le mé- tal de soudure à haute température, le méthanol est décomposé en produisant une atmosphère très réductrice, sans libération d'oxygène, et on obtient ainsi des soudures ductiles de bonne qualité.
En outre, tandis que la soudure dans l'hydrogène à peu près pur, né- cessite une tension d'environ 120 volts pour établir et maintenir l'arc, cette tension est abaissée à 75 V* pour le travail dans une atmosphère d'alcool. En conséquence, on peut utiliser, pour la soudure dans une atmosphère d'alcool, une source de courant qui serait convenable pour la soudure ordinaire à l'arc, dans l'air.
Une génératrice fournissant une tension d'environ 75 V. ne peut être utilisée pour le travail dans l'hydrogène, que si l'on insère, dans le circuit, une self suffisante pour obtenir une tension d'environ 120 V.;au contraire, une
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self suffisante pour la soudure dans l'air est aussi suffisante pour faire la soudure dans une vapeur d'alcool, la tension d'arc dans la vapeur d'alcool est plus élevée que la tension d'arc dans l'air, mais inférieure à celle dans l'hydrogène à peu près pur.
La tension d'arc critique dans l'hydrogène est d'environ 40 V., tandis que la tension dans la vapeur d'alcool est à peu près les 2/3 de la tension dans l'hydrogène. La tension d'arc plus élevée permet d'obtenir des vitesses de soudure qui sont supérieures aux vitesses dans l'air.
En outre, de même que pour la soudure dans l'hydrogène, une variation dans la longueur d'are, qui serait grave et même prohibitive dans l'air, n'est pas gênante dans le cas de la soudure dans la vapeur d'alcool. la limite supérieure de la tension d'arc dans l'air, est d'en- viron 25 V., et est encore plus faible lorsqu'on utilise de petites électro- des. La longueur d'arc la plus convenable dans l'air, est à peu près égale au diamètre de l'électrode employée. Dans la vapeur d'alcool, la tension d'arc est voisine de la limite supérieure de la tension d'arc dans l'air, et peut être notablement augmentée). Par exemple, on a réalisé de bonnes soudures avec des tensions d'arc supérieures à 55 V.
Les tensions d'arc critiques varient légèrement avec les divers alcools facilement volatils. Bien que la tension d'arc soit ainsi relativement élevée, la tension de formation est relativement faible, savoir environ 65 Toits. Une génératrice de 75 V. permet d'établir l' arc et de souder unr une portée considérable de tensions d'arc, mais lorsqu'on désire des tensions d'arc très élevées, on peut, bien entendu, utiliser des génératrices à plus haute tension, lorsque le méthanol est décomposé par l'arc, il. produit un mé- lange dans la proportion de deux volumes d'hydrogènes pour un volume d'oxyde de carbone* Pendant la soudure, l'arc ne décompose pas toute la vapeur et ne décompose même pas la majeure partie de la vapeur;
la décomposition se produit principalement aux places où la vapeur est en contact avec le noyau de l'arc, qui est à une température particulièrement élevée, 'et probablement aux places où la vapeur est en contact avec le métal à haute température. Il en résulte que l'opération de soudure à l'arc, conformément à l'invention, est @
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extrêmement économique.
On utilise, non seulement l'alcool méthylique, mais aussi l'alcool éthylique, l'alcool dénaturé, des mélanges d'alcool éthylique avec de l'esprit- de-bois, de la pyridine, de la kérosène, etc.On peut utiliser aussi des acéto- nes. Toutefois, les soudures fabriquées avec l'acétone seule , présentent parfois des défauts; le métal soudé présente quelquefois des soufflures, sa teneur en carbone peut être supérieure à celle du métal adjacent, et sa ducti- lité peut se trouver affaiblie.
En conséquence, de tels produit* doivent être employés de préférence lorsqu'on utilise un agent gazeux auxiliaire qui, après décomposition et recombinaison dans l'air, produit un mélange convenable. les alco&ls et les composés volatils qui sont assez riches en car- bone pour fournir un excès de carbone libre après décomposition, sont aussi utilisés de préférence avec des agents auxiliaires. De tels composés, qui se mélangent lorsqu'ils sont liquides, peuvent être vaporisés comme des liquides simples, pourvu que la vaporisation soit effectuée à une température telle que les deux liquides soient volatilisés.
Lorsque les deux liquides ne sont pas mé- langée ni vaporisés dans les proportions convenables pour produire le mélange galeux désiré, ils peuvent être amenés dans le vaporisateur sous forme de li- quides, auquel cas le choix de la proportion des composés présente ne présente pas de difficultés lorsque la température dans le vaporisateur est suffisamment élevée pour le liquide le moins volatil.
L'invention est particulièrement avantageuse pour la soudure à l'arc lorsque le métal de soudure est dépose par une uleotrodo métallique, par exem- ple en fer ou en acier. Il n'est pas nécessaire de munir l'électrode d'un fon- dant convenable, bien que ce soit parfois avantageux,
L'invention n'est nullement limitée au cas d'électrodes métalliques, et comprend aussi le cas d'électrodes en carbone et celui d'électrodes métal- liques restant entières. lorsque l'arc est maintenu entre l'électrode et la pièce, on utilise de préférence du courant continu, en rendant la pièce positi- ve et l'électrode négative.
rarmi les succédanés du métnanol, on peut signaler l'éther sulfu- rique, l'éther méthylique, etc...., d'une manière générale, lorsque la compo- sition de l'agent est telle qu'il est décomposé par l'arc en un mélange d'o-
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xyde de carbone et d'hydrogène, l'agent liquide peut être utilisé au lieu de méthanol, et Être vaporisé soit dans l'are, soit avant son admission dans l' arc. par exemple, l'éther méthylique peut être transporté à faible pression comme liquide dans des récipients fermés, et peut être vaporisé à son arrivée dans l'aro, ou bien peut être utilisé à l'état de mélange, en diverses proportions dépendant des circonstances, avec d'autres hydrocarbures à point d'ébullition plus élevé.
D'une manière générale, l'invention porte sur l'uti- misation de tous les hydrocarbures et substances volatiles ayant des composi- tions chimiques telles qu'elles peuvent âtre équivalente au méthanol et aux corps indiqués précédemment, au point de vue de l'invention.
L'invention est applicable tant à la soudure manuelle qu'à la soudure semi-automatique et à la soudure purement automatique.
Dans la soudure manuelle, l'ppérateur maintient l'électrode dans un support convenable et manoeuvre l'arc à la main.
Dans la soudure semi-automatique, des moyens convenables amènent automatiquement l'électrode pour compenser sa consommation.
Enfin, les machines automatiques comprennent, en plus des pré- cédents moyens, des moyens pour produire les mouvements relatifs nécessaires entre l'électrode et la pièce, le long de la ligne de soudure.
L'invention comporte aussi le réchauffage préliminaire des gaz et des mélanges gazeux qui sont introduits dans l'arc pendant l'opération de soudure; cette disposition présente divers avantages notables. En effet, les gaz envisagés, savoir l'hydrogène, le carbone, l'azote, l'argon, sont plue ou moins coûteux, et leur emploi augmente sensiblement le prix de revient de l'o- pération de soudure.
Or, le réchauffage préliminaire a pour effet d'augmenter le vo- lume du mélange gezeux, et par conséquent de réduire sensiblement la quantité de gaz utilisée dans une opération de soudure. De plus, la quantité de chaleur produite par la combustion du gaz entourant l'arc, est réduite par la faible densité du gaz, et cela évite plus ou moins une torsion éventuelle des pièces d'ouvrage.
En outre, lorsqu'on utilise des gaz de grande capacité thermique, par exemple l'hydrogène, le refroidissement des parties métalliques et des gaz introduits, par suite de la détente, est diminuée ou même supprimée*
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L'invention porte aussi sur l'utilisation de l'ammoniaque et de ses dérivés pour préparer économiquement des mélanges d'azote et d'hydrogène. la- description qui va suivre, en regard du dessin annexé, donné à titre d'exemple, fera bien comprendre la nature et les avantages de l'inven- tion. la Fig.l est une vue simplifiée d'un appareil pour la soudure ma- nuelle, avec une électrode de carbone ou métallique.
La Fig.z représenté un système pour la soudure semi-automatique avec un récipient portatif pour le liquide de soudure, la Fig.3 est un outil de soudure rani d'un réchauffeur électrique pour vaporiser ou décomposer le liquide de soudure. la Fig. 4 concerne une variante de la Fig.l. la Fig.5 représente un appareil pour la soudure automatique ou semi- automatique, particulièrement applicable au cas du gaz ammoniac.
La Fig. 6 enfin représente un brûleur et un condenseur pour contrôler la teneur du mélange de gaz fourni à l'arc de soudure.
Dans l'appareil de la Fig.l, le liquide de soudure, par exemple du méthanol, contenu dans le récipient 1, est amené, par la gravité, à travers une valve régulatrice 2, dans un vaporisateur 3. ce vaporisateur, de type quelconque, peut consister par exemple en un morceau de tuyau tectiligne ou recourbé, chauffé à température modérée par des moyens convenables, notamment un brûleur Bunsen.
A la sortie du vaporisateur, la vapeur est amenée dans un capuchon 4 de façon à entourer l'arc et les parties fondues de la pièce 5. L'électrode 6 est maintenue dans un support 7 pouvant être manoeuvré pour établir et main- tenir la'are entre l'électrode et la pièce d'ouvrage pendant l'opération de soudure.
L'électrode 6, qui peut être en métal ou en carbone, est reliée à un côté d'un circuit d'alimentation par une self 8 et un rhéostat 9. Un con- ducteur 10 relie la pièce à l'autre côté du circuit d'alimentation.
Dans l'appareil semi-automatique de la Fig.2, le récipient est agencé pour fournir du liquide par l'action d'une pression convenable. Le liquide est amené à l'outil de soudure sans être vaporisé à l'avance. Le récipient 11 com- n
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porte deux compartiments 12 et 13. Dans le compartiment supérieur 12, une pompe 14 maintient une pression d'air convenable dont la valeur est indiquée par un manomètre 15; ce compartiment la sot relié par une valve de réglage 16, une valve d'arrêt 17, et un tuyau 18, au compartiment inférieur 13.
Pour amener le liquide dans ce compartiment 13, on ferme la valve 17, on ouvre une valve 19, et on amène du liquide dans un entonnoir 20; ce liquide se dirige vers le compartiment 13 par le tuyau 18. Quand une quan- tité convenable de liquida a été ainsi amenée dans le compartiment 13, la val- ve 19 est fermée, la valve 17 est ouverte, et la valve 16 est réglée pour la prescion qui a été trouvée nécessaire pour fournir lo courant do liquide de sire depuis la chambre 13 par le tuyau flexible 21, à l'outil de soudure 22. la valeur de cette pression dépend de la nature du liquide, des dimensions du tuyau 21, et de la forme de la tuyère. de soudure,
L'électrode de soudure est amenée à l'outil 22 par une conduite flexible 24.
Une valve convenable 23 est placée près de l'outil de soudure de façon que l'ppérateur puisse facilement régler l'amenée du liquide à l'arc.
La valve de réglage disposée au récipient, est utile, mais n'est pas essentielle, car une pression suffisamment constante, peut être maintenue en observant la jauge, et en élevant la pression, lorsque cela est nécessaire, pour la maintenir entre des limites monvenables, Lorsque la valve de réglage n'est pas utilisée, le récipient à deux compartiments n'est pas nécessaire.
Dans l'appareil semi-automatique représenté Fig. 2, l'arc est maintenu entre une électrode en métaldfusible et la pièce d'ouvrage. L'opéra- teur maintient ou guido A la main l'outil ou dispositif do uoudure au-dessus de la pièce, et des moyens automatiques amènent l'électrode ou le fil métalli- que vers la pièce, de façon à maintenir constamment l'arc. La vitesse d'amenée de l'électrode peut être réglée automatiquement en vue de maintenir la longueur d'arc à peu près constante.
Pour transformer l'appareil en une machine complètement automa- tique, il est simplement nécessaire d'ajouter des moyens pour produire un mou- vement relatif entre l'électrode et la pièce, le long de la ligne du joint à souder. De cette façon, le déplacement de l'électrode, le long du joint, est effectué de manière automatique.
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Dans l'appareil de la Fig.3, un réchauffeur électrique est combiné avec des moyens convenables pour contrôler une électrode de façon qu'un li- quide puisse être vaporisé et éventuellement réchauffé avant d'être amené au point de soudure. L'électrode de soudure est amenée vers la tuyèse 25 par des moyens convenables, à une vitesse dépendant de sa consommation, et l'agent de soudure est amené par un tube flexible 26 et un tuyau 27 verc;cette tutoie d'où il est distribué sur l'électrode et les parties fondues de la soudure, la tuyau 27 est chauffé par un serpentin 28 qui est relié à 'une source conve- nable par des conducteurs 29;
cet élément de chauffage 28 peut être constitué par un conducteur creux à travers lequel est amené l'agent do soudure,
Aimai qu'il a été déjà exposé, le réchauffage préliminaire des gaz et des mélanges gazeux réducteurs présente divers avantages sensibles, notanment de diminuer la quantité de gaz utilisée et le prix de revient de l'opération, et de diminuer la quantité de chaleur produite par la combustion des gaz, qui peut être excessive et dangereuse pour les pièces métalliques en présence,
Le dispositif de la Fig.4 peut être utilisé avantageusement lorsqu'un organe tel que le capuchon 4 de la Fig.l,
n'est pas suceptible d'être commo- dément employé @ Le dispositif de la Fig.4 comprend essentiellement un élément annulaire 30 muni de deux séries de trous 31 et 32 disposés cur les côtés op- posés du plan médian de l'anneau, en quiconces les une par rapport aux autres; la série inférieure 31 de trous est agencée pour diriger l'agent de soudure vers le bas autour de l'arc et du métal de soudure, tandis que la série supé- rieure 32 est prévue pour distribuer cet agent vers le haut.
L'élément annulaire est muni d'une pièce de couverture 33 en amiante, ou en une autre matière convenable, qui est fixée sur l'anneau par une vis 34, Le couvercle 33 est muni d'une ouverture à travers laquelle est insérée l'é- lectrode de soudure. L'agent de soudure est amené vers cet anneau par une man- che flexible 35 et un tube 36 qui est muni d'une poignée 37 qui permet à l'opé- rateur de mettre facilement en place l'anneau sur la pièce, et de le déplacer.
Le liquide peut être amené directement vers cet anneau, auquel cas il est vaporisé dans l'anneau par suite de la chaleur de l'arc autour duquel il est placé, et la vapeur résultante est distribuée pour entourer la pièce.et le métal de soudure.
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Vers l'are, la vapeur est décomposée en coma éléments constituants, c'est-à-dire de l'oxyde de carbone et de l'hydrogène dans le cas du méthanol, les vapeurs qui s'échappent par l'ouverture ménagée dans le couvercle 33, brû- lent lorsqu'elles arrivent en contact avec l'aire. L'élément annulaire 30 est de préférence établi en cuivre ou en un autre métal tel que des résidus déposés par l'arc, n'adhèrent pas facilement sur ce métal.
On peut obtenir des soudures ductiles dans un milieu gazeux contenant de l'azote, pourvu qu'une quantité suffisante d'un gaz réducteur actif, tel que l'hydrogène, soit présent pour neutraliser la tendance de l'azote à produire, en présence de petites quantités d'oxygène, des composés rendant cassant le métal de la soudure.
Dans la soudure avec un mélange d'hydrogène et d'azote, la chaleur et la vitesse de dépôt du métal, peuvent être très facilement contrôlées et ré- glées. La tension d'arc et la vitesse de soudure varient en fonction de la te- neur en hydrogène. Avec 70% d'hydrogène, la chute de tension dans l'arc, est de 40 à 60 volts environ, et l'arc peut être établi et maintenu par une source doit la tension de circuit ouvert est de 75 voltab on peut donc utiliser une source convenant pour la soudure dans l'air $ ce mélange gazeux permet d'obtenir une grande vitesse de soudure et de découpage..
En réduisant l'hydrogène à environ 20 -5% du mélange, on peut epcore utiliser des tensions d'arc voisines de cel- les relatives à la soudure dans l'air}dans ce cas, l'arc est très calme.
En augmentant la teneur en hydrogène dans le mélange, la flamme de- vient presque invisible, et avec une teneur élevée, le mélange devient incombus- tibia. Ces mélanges peuvent être avantageusement employés pour les travaux pla- cés à un niveau élevé par rapport à l'opérateur, car la flamme ne gêne pas sa vue; la tension est abaissée, et la longueur de l'arc, ainsi que la vitesse de dépôt, sont aussi améliorées.
Le mélange d'hydrogène et d'azote est particulièrement avantageux pour souder certains alliages qui ont tendance à absorber l'hydrogène et à de- venir poreux. Des soudures ont été exécutées avec succès sur des alliages de nickalpchrôme et on a obtenu aussi de bons résultats, avec ces mélanges pour déposer de la "stellite" sur des pièces de renfort, et pour former les surfaces d'usure et de coupe sur des matrices et sur d'autres outils.
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Suivant une des particularités de la présente invention, le mélange d'hydrogène et d'azote est obtenu en décomposant de l'ammoniaque N H3 c'est un produit chimique peu coûteux qui se trouve dans le commerce à l'état liquide et qui fournit, en sé décomposant, 75% d'hydrogène et 25% d'azote. Par un chauf- :Cage préliminaire à-environ 300 C., le volume du mélange gazeux peut être dou- blé. Un réservoir portatif et de faibles dimensions contient une quantité de liquide qui est suffisante pour plusieurs semaines de travail.
Bien que cela ne soit pas indispensable, il est préférable de décom- poser l'amnoniaque avant de l'amener à l'arc de soudure. En effet, par suite des propriétés physiologiques de l'ammoniaque, des fuites mêmes faibles de va- peurs ammoniacales sont susceptibles de gêner l'opérateur, et cet inconvénient est supprimé par la décomposition préliminaire. Si on le désire, le mélange d'hydrogène et d'azote peut être comprimé et enmagasiné.
Afin de pouvoir obtenir diverses teneurs en azote, à partir de 25%, on utilise un brûleur pour mélanger de l'air avec le mélange d'hydrogène et d'azote provenant de la décomposition de 1'ammoniaque. L'oxygène de l'air se combine, dans le brûleur, avec une partie de l'hydrogène du mélange, et on obtient ainsi un mélange gazeux d'azote, d'hydrogène, et de vapeur d'eau; la vapeur peut être retirée par un condenseur ou par tout autre moyen convenable.
Il est préférable de réduire la quantité de vapeur d'eau,et il convient de l'é- liminer complètement lorsqu'on emplote deo teneurs d'azote élovées.
Ces dispositions sont applicables, non seulement au cas où l'arc est établi et maintenu entre l'électrode et la pièce, mais aussi au cas où l'arc jaillit entre plusieurs électrodes.
Dans l'appareil de la Fig.5, l'ammoniaque, venant de la source 101, est admise de cette source, par une valve 102, dans le dispositif de décomposi- tion 103. Ce dispositif ou analyseur comprend un tube intérieur 116 contenant un élément de chauffage 117 en nichrôme;autour de ce tube est disposé un cata- lyseur 118, constitué par exemple par du fer poreux. L'ensemble du dispositif est de préférence placé dans une enveloppe calorifuge totale ou partielle 119, pouvant être établie en amiante.
Le gaz ammoniac traverse la valve 102, le catalyseur 118, maintenu chaud par l'élément de nichrôme, remonte le tube 116, et se dirige, par un tuyau 120, à l'outil de soudure 121 d'une machine semi ou complètement automa- @
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tique.
L'électrode 122 est déroulée, d'une bobine 123, par des galets 124
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entraînés de manière convenable quelconque, et placés de préférence dans une tête de soudure 125. L'électrode se dirige, des galets 124 à l'outil 121, par un conduit flexible 126.
L'appareil de la Fig.6 oomprend un brûleur et un condenseur insérés entre l'analyseur et l'outil de soudure, an vue de pouvoir obtenir des teneurs
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en azote supérieures à 2S à mélange gazeux contenant 75<}& d'hydrogène et 25% d'azote sort de l'analyseur 103 et pénètre dans le brûleur 127 par une val- ve pointeau 128. Le brûleur 127 comprend un récipient calorifuge dans lequel des quantités d'air variables peuvent être introduites par une valve 129.
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e!!It.)it:l de itair sua deimbino 10.11'1:16 un \ffjl\.11UéI doutais t1'!1tl±'6!!,àn,. eu j>i<eaulciaulj ainsi de la vapeur d'eau, tandis que l'azote qui constitue environ 80% de l'
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air, s'ajoute à l'azote provenant.de 1lanalyse'
La combustion peut être mise en train en disposante dans le mélange gazeux, des électrodes convenables, telles que celles qui sont utilisées pour fixer l'azote atmosphérique.
Dans l'appareil représenté, un réchauffeur 130, en nichrôme, entoure un tube 131 par lequel le mélange d'hydrogène et d'azote
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';&':\V!:1 1:1,1:1 l'anal yuan*1 8 1' éjànunti da aluauCeaa pQ1.1\ àÚ1'1II pltap6 t:l.tU:1 una poel tion quelconque de manière à fournir une quantité de chaleur suffisante pour enflammer le mélange, qui d'ailleurs s'enflamme à température modérée. la température critique de l'hydrogène, en présence d'une quantité suffisante d'oxygène, est de 294 c., mais si l'hydrogène est accompagné d' une grande quantité d'azote, cette température peut être beaucoup plus élevée.
Suivant les cas, on obtient de bons résultats,. tantôt de 600 à 800 , tantôt de
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800. à 100000.3 par exemple.
Une faible quantité de vapeur d'eau n'empêcha pas la réalisation du procédé de soudure envisagé, mais il est préférable de réduire ou de supprimer complètement la vapeur d'eau, suivant les proportions d'azote en présence. Le mélange gazeux est conduit par un tuyau 132 à un condenseur 133. les tuyaux du condenseur sont munis d'ailettes de refroidissement 134.
Un dispositif quelconque peut être utilisé pour séparer la vapeur
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135 et d'un robinet de purge 136 qui peut être ouvert lorsqu' il y a lieu, Le mélange d'hydrogène et d'azote est extrait à la partie supérieure du condenseur et se dirige, par un tuyau 137, vers l'outil de soudure.
La brûleur envisagé peut être aussi employé avec une source d'hy- drogène ou de gaz équivalent, qui se combine avec l'oxygène de l'air pour pro- duire un mélange d'azote et de gaz réducteurs actifs.
Lorsque le gaz ammoniac a été décomposé, le mélange gazeux ne se recombine pas, et les gaz peuvent ainsi être comprimés et emmagasinés pour un emploi ultérieur, si on le désire. De même, lorsque la teneur en azote, du mé- lange, est augmentée, les gaz pris dans le condenseur peuvent être, suivant le cas,, soit utilisés directement, soit emmagasinas pour un emploi ultérieur.
Un dispositif d'accumulation en gazomètre peut être disposé en un point quelconque sur la tuyauterie, par exemple sur le tuyau 120 (Fig.5) ou sur le tuyau 132 ou 137 de la figure 6. On conçoit qu'un seul dispositif de fabrication des gaz peut être suffisant pour alimenter plusieurs équipements de soudure.
Bien que l'ammoniaque soit un produit chimiquement pur et écono- mique, l'invention comprend, d'une manière générale, l'utilisation des divers composés ammoniacaux. Par exemple, la tri-méthyl ammoniaque, de formule N ( CE?) 3, peut être décomposée pour produire un mélange d'azote et d'hydrogène avec libération d'une certaine quantité de carbone.
Les composés qui sont li- quides, sont de préférence vaporisés avant d'être amenés à l'arc, et lorsqu'une quantité excessive de carbone est produite par décomposition, l'effet gênant du carbone peut être neutralisé au moyen d'un composé convenable tel que le gaz carbonique ou la vapeur d'eau, en produisant ainsi un mélange gazeux con- tenant de l'oxyde de carbone, qui peut aussi servir de gaz réducteur pour fa- ciliter les opérations de soudure.
D'une manière générale, il est bien entendu que toutes les dis- positions et les applications qui ont été indiquées ci-dessus, à titre d'exem- ple, ne sont nullement limitatives, et qu'on peut s'en écarter sans pour cela sortir du cadre du présent perfectionnement.