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Procédé d'obtention de matières d'aspect nacré et chatoyant
La présente invention a pour objet un pro- cédé de traitement d'une masse plastique contenant en suspension des particules brillantes et plus particu- lièrement des particules de forme plate, telles que par exemple celles de l'essence d'orient, en vue de don- net à cette masse un aspect nacré et chatoyant, dont les plages peuvent présenter au besoin une disposi- tion quelconque déterminée à l'avance, sur quelque face qu'on examine le produit.
A cet effet, on utilise une masse plastique
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dans laquelle les particules ont été orientées toutes parallèlement à la surface de cette masse et parallèlement les unes aux autres, et on imprime à cette masse au moyen d'organes de pression de forme déterminée, correspondant à la disposition cherchée du nacrageune légère déforma- tion superficielle de manière à provoquer dans les régions voulues une légère désorientation des particules brillan- tes.
Le dessin ci-annexé représente, schématiquement et à titre d'exemple, quelques formes d'exécution d'un dispositif pour la mise en oeuvre du procédé.
La fig. 1 en est une coupe transversale.
La fig. 2 est un plan d'un outil employé pour le matriçage de la matière plastique.
La fig. 3 montre en coupe verticale la matière plastique en cours de traitement.
La fig. 4 est une coupe verticale d'une varian- te de l'outillage.
La fig. 5 est un plan partiel d'une plaque obtenue avec l'outillage de la fig. 4.
La fig. 6 est une coupe longitudinale d'un appareil permettant d'obtenir des bâtonnets nacrés.
Si l'on désire produire an série des feuilles rappelant par leur aspect la surface moutonnée d'une eau légèrement agitée, il suffira de fabriquer une ma- trice 1 en bois ou en toute autre matière., offrant en relief l'aspect qu'on se propose dtobtenir sur une feuille plane, c'est-à-dire des parties saillantes 2 et des creux 3(fig. 1 et 2 )
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Le relief de cette matrice doit être très fai- ble car les cristalloïdes brillants de l'essence dorient se comportent à la façon de miroirs et par conséquent un déplacement angulaire de n degrés se traduit à l'oeil par un déplacement apparent de 2 n degrés.
Une feuille 4 (fig.3)orientée à plat et sans aucun, aspect mouvementé sera placée encore molle sur cette matrice 1 et pressée contre]elle à l'aide d'une contre- matrice 5 épousant exactement les reliefs de la première; après avoir soumis la feuille à une pression assez légère pour que la matière n'ait pas tendance à fuir sur les bords mais se déforme sans changer d'épaisseur, en sorti- ra une lame gondolée ayant exactement les reliefs et les creux de la matrice. Dans cette lame les particules sont restées parallèle à la surface, elles sont donc légère- ment obliques par rapport à un plan idéal,;. - x ,passant à travers cette lame.
Pour constituer un bloc, on produira la quanti- té nécessaire de lames toutes semblables et pouvant par conséquent s'emboîter toutes les unes sur Les autres. Au fond de la presse à bloc on plaoera la matrice 1 qui a servi au gaufrage des lames, puis on entassera celles-ci très exactement les unes sur les autres,en ayant soin qu'elles remplissent de façon absolue tout l'espace dispo- nible.Par dessus on placera la contre-matrice 5 et on sou- mettra l'ensemble à la pression Voulue pour obtenir la soudure'.Lors du tranchage du bloc ainsi obtenu, le couteau intéressera des zones d'orientation variable et l'on ob-
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tiendra des fouilles planée donnant ,
on raison du pouvoir
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réflecteur des particuleàneluses, exactement l'aspect moutonné de la matrice. Ces feuilles représenteront en quelque sorte le cliché photographique de la matrice.
De même qu'on peut varier à l'infini le galbe de la matrice on peut également varier à l'infini les mouvements obtenus. On peut même, pour y apporter quelque imprévu, placer les feuilles, non plus exactement les unes sur les autres, bosses contre CBeux indéfiniment, mais les renverser de façon à désorganiser les mouvements durant le p ressage.
Pour obtenir à coup sur lleffet cherchée il est absolument indispensable, comme il a été dit ci-des- susque les feuilles remplissent exactement le vide de la
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presse à bloc; s'il nt en était pas ainsi,c'est-.a-'dire s'il existait des vides entre les parois latérales de la presse et les feuilles qui y sont entassées,la matière
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s*écoulerait pour emplir ces vides lors du pressage,et il se formerait en certains points des courants parallèles à ces parois verticales et, par conséquent,la matière se- rait plus ou moins désorientée sur les bords; la présence
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do rugiona non chatuynutoo obligerait de deaoupoe loo f'eu111es,d'où.,par conséquent, production de déchets.
Ce procédé peut être simplifié du fait qu'on peut donner à la lame sans mouvement un aspect mouvemen- té en la comprimant de plane en place pour y créer des
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8XasaTatiCIs de forme quelconque: arrondies, ovalair es, sinueuses. Ces excavations n'ont pas besoin d'être pro-
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fondes, bien au contraire, la moindre déformation de la surface trouble, en effet, l'ordonnance des particules qui ne reviennent jamais à leur première position et il en résulte, après soudure en bloc et tranchage, l'aspect chatoyant voulu.
On peut, tout aussi bien, se proposer d'obtenir non pas une feuille a larges mouvements ondulés, reprodui- sant l'aspect de la nacre d'huître perlière, mais une matière chatoyante de fantaisie, d'un dessin quelconque etla technique sera tout aussi simple.
Si l'on veut, par exemple, réaliser une feuille nacrée rappelant par ses dessins la peau de crododile, on prend la lame orientée 4 sans mouvement, encore molle, et on y enfonce une matrice 6 à nervures minces, sinon tranchantes,analogue à celles qui servent à découper les biscuits ,mais de dessin approprié (fig.4).On créera ainsi dans la masse, sous l'action de la matrice 6, des sillons de désorientation qui subsistent indéfiniment et se manifestent lors du tranchage du bloc par le dessin désiré (fig.5).
Il va sans dire que l'invention n'est pas limi- tée à ces deux formes d'exécution et que les moyens de mise en oeuvre du procédé peuvent varier à l'infini.
On peut imaginer de passer la lame .'orientée et sans mouvement, entre deux cylindres conjuguera, offrant en creux et en relief un dessin quelconque, ou de la modeler au rouleau, ou de la gondoler même par un procédé quel- conque,tel que l'exposition sur une plaque chauffée, ou
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même de la faire buller par évaporation rapide du solvant.
Dans tous les cas, l'orientation nouvelle appor- tée aux particules subsiste même après soudure des éléments dans la presse à bloc. Cette orientation sera simplement atténuée si on ne place pas dans la presse les matrices employées pour l'orientation.
De mène l'invention n'est pas limitée à l'obten- tion de feuilles d'aspect nacré ou de blocs dans lesquels on découpe ensuite des objets et elle peut s'appliquer éga- lement à. la fabrication de bâtons ou de joncs orientés.
Par exemple, dans l'industrie de la coutellerie, on utilise en quantités considérables du celluloïd, façon ivoire ou jade, pour la fabrication de manches de, forme prismatique ou de section ovalaire. On peut se proposer, de même, d'employer à cet effet, une nacre artificielle,
Toutefois; si l'on découpe les manches de couteau dans une feuille de nacre parfaitement orientée à plat., tout se passera comme si l'on découpait de la nacre naturelle, c'est-à-dire que les deux faces du manche correspondant aux faces de la feuille,offriront bien
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l'aspect nacré rechercherais les faces latérales, , celles correspondant à la section,, seront absolument sans orient, on y verra la teinte jaune du celluloïd, ce qui est sus- ceptible de diminuer la valeur de l'objet terminé ,
D'autre part,
on connaît un procédé permettant d'obtenir par étirage des bâtonnets d'aspect perlé c'est- à-dire dans lesquels toutes les particules brillantes sont orientés parallèlement à la surface.
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Pour obtenir alors des bâtonnets tels que des manches de couteaux par exemple, d'aspect nacré ou chatoyait il suffit d'employer une filière dont la buse 7 (fig. 6) sera munie, à l'intérieur, de légères saillies mamelonnées
8 qui rétrécissent la section de la vuse. Au niveau de ces saillies la vaine fluide 9 se trouvera déformée,les parti- cules prendront une orientation parallèle à la surface de la saillie et cette orientation subsistera hors du canal,à condition que les saillies soient suffisamment rapprochées de son orifice ; se traduira par l'aspect mamelonné et ondoyant que l'on se proposa précisément d'obtenir.
L'effet obtenu pourra bien entendu être varié suivant la forme des saillies}8,leur nombre, et leur posi- tion dans la buse 7.
Bien entendu le présent procédé n'est pas limité à l'utilisation de l'essence d'Orient et comprend également l'utilisation de toutes autres particules brillantes conve- nables, par exemple, le mica ou d'autres rristaux naturels ou¯.artificiels, des poudres métalliques, etc....