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Revêtement pour travaux miniers et tunnels
La présente invention concerne un revêtement pour galeries et puits de mines et pour tunnels ; cerevê- tement est constitué par des plaques ou des voûssoirs in- dividuels qui sont assemblés sans liaison ou avec une li- aison déformable, pour former des anneaux ou des arcs dé- formables en eux-mêmes. Pour qu'un semblable revêtement soit déformable, c'est-à-dire pour qu'un tronçon à l'ori- gine en anneau circulaire ou en arc de cercle puisse prendre une forme plus ou moins ovale sous l'effet de la poussée des roches agissant d'un seul coté, on peut intro- duire d'une manière connue en soi entre les pierres des différents tronçons en anneaux ou en arcs des pièces in- tercalaires pouvant céder.
Dans les cas où, pour le re- vêtement de galeries de mines, on doit tenir compte d'un très fort affaissement du "toit", c'est-à-dire des roches situées au-dessus de la galerie comme par exemple dans tous les cas où les galeries se trouvent dans la veine et où par conséquent le toit s'affaisse jusqu'à ce que le .
remblai placé des deux côtés de la galerie dans les es- paces exploités se soit complètement comprimé ou tassé
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les pièces intercalées introduites dans le revête- ment suivant la présente invention doivent, soit par leur nombre, soit par leurs dimensions et leur nombre, être telles que le revêtement puisse se con- tracter exactement ou approximativement dans la même mesure que le toit peut s'abaisser jusqu'à compression complète du remblai, de sorte que le revêtement ne devient rigide ou à peu près rigide en lui-même que lorsque la roche qui l'entoure est devenue solide de toutes parts et a atteint, par conséquent, un état de repos.
Dans tous les autres cas, au contraire, c'est-à-dire en particulier lorsque le revêtement se trouve dans une roche ayant essentiellement tout au- tour la même nature, les pièces intercalaires pouvant céder, auront, suivant la présente invention, des di- mensions et une conformation telles qu'en cas de pous- sée exercée par les roches, uniformément de toutes parts, sur le revêtement, cas dans lequel la face de base des pièces intercalaires pouvant céder est donc sollicitée uniformément ou sensiblement uniformément à la compression, les pièces intercalaires pouvant céder ont sensiblement la même résistance à la com- pression que les pierres ou briques, mais que par con- traction dans le sens périphérique du revêtement et notamment par contraction de leur partie située vers la périphérie interne du revêtement,
elles cèdent lorsqu'une poussée est exercée par les roches d'une manière non uniforme sur-le revêtement et tend donc à refouler une partie du revêtement unilatéralement vers l'intérieur en suite de quoi les pièces interca- laires sont sollicitées à la compression de façon non uniforme sur leur face de base.
Dans les cas où le revêtement ne doit pas être
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susceptible de se contracter et où il doit donc être seulement déformable, il suffit aussi suivant la présente invention, de disposer les pièces intercalaires pouvant céder, entre les pierres uniquement à la périphérie in- terne du revêtement tandis qu'à la périphérie externe toutes les pierres de chaque tronçon en anneau ou en arc sont encontact direct.
Au lieu de pièces intercalaires souples, les pierres peuvent aussi, suivant la présente invention, être accolées sans aucune intercalation pou- vant céder et on intercale simplement en certains endroits des tronçons annulaires ou arqués du revêtement, des pier- res allant en s'amincissant vers l'intérieur du revête- ment ou encore en outre vers la périphérie extérieure du revêtement et agissant en même temps à la manière d'arti- culations.
Dans les cas où les pierres ou briques doivent être munies, à l'intérieur de chaque tronçon d'anneaux ou d'arcs, d'une liaison qui les traverse ou d'une armature qui les enveloppe, cette liaison ou cette armature sera, suivant la présente invention, capable de résister à la traction pour qu'après une compression complète des corps intercalaires pouvant céder vers l'intérieur ou bien après un pivotement complet des pierres rigides formant l'articu- lation, la liaison résistant à la traction entre en action et empêche une déformation plus étendue du revêtement qui aurait pour conséquence un baillement partiel des joints des pierres et par conséquent des pressions sur les arê- tes des pierres.
En général, c'est-à-dire dans tous les cas où la position et la direction de la poussée des ro- ches n'est pas établie d'avance, cette liaison capable de résister à la traction sera placée à la périphérie exté- rieure du revêtement ou près de celle-ci,de façon à empê- cher le baillement des pierres vers l'extérieur, aux en-.
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droits où la pression des roches tend à refouler le revê- tement vers l'extérieur ;
les cas au contraire où l'on ne doit s'attendre qu'à une pression de roches venant d'une seule direction, la liaison des pierres est disposée avantageusement près de la périphérie intérieure du revê- tement, à l'endroit exposé à cette pression, car en cet endroit la pression des roches tend à refouler le revête- ment vers l'intérieur, de sorte qu'en ce point le revête- ment tend à bailler du côté intérieur, ce qui est empêché par la liaison qui se trouve ici du côté intérieur.
Dans les cas d'un sol de galerie de nature résistante, la liai- son ne doit pas, pour pouvoir résister à la traction, être fermée sur elle-même; il suffit au contraire, dans ce cas, d'enchasser dans le sol les deux extrémités du revêtement ayant alors une forme arquée, et d'ancrer d'une manière capable de résister à la traction, dans les extrémités de l'arc, les deux bouts de la liaison.
Un revêtement établi suivant ces principes con- vient pour des tunnels et des galeries de mine ainsi que pour des puits et aussi pour des chambres de machine et autres locaux analogues dans les travaux miniers.
Le dessin représente à la fig. 1 un revêtement de section transversale ronde par exemple, avec des corps intercalaires pouvant céder et une liaison extérieure ré- sistant à la traction. La fig. 2 montre la déformation de ce revêtement sous l'effet d'une poussée des roches d'un seul coté et la fig. 3 est une vue de dessus d'un corps intercalaire isolé. Les figs..-4 e't 5 montrent en coupe transversale et en coupe longitudinale un revêtement si- tué en partie dans la veine. La fige 6 montre en coupe transversale un semblable revêtement sous une autre forme et une autre disposition, la fig. 7 montre en vue de des- sus un corps intercalaire correspondant isolé. Les fige.
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8 et 9 montrent chacune une forme de réalisation parti- culière d'un corps intercalaire. La fig. 10 montre un re- vêtement avec la liaison disposée en partie du côté in- térieur et la fig. 11 montre un. semblable revêtement en forme d'arche sans arc de semelle. Les fig. 12 à 15 mon- trent une forme de réalisation d'une pierre ou brique isolée, en coupe transversale et la fig. 16 montre un revêtement de chambre de machines de mine.
Le revêtement représenté à la fig. 1 ayant à titre d'exemple, une section transversale annulaire ou circulaire est formé de plaques ou de pierres de béton a, de forme et de dimensions appropriées, qui dans l'exemple du dessin sont assemblées de manière à former des tron- çons d'anneau circulaires, entre lesquels sont introdui- tes des pièces intercalaires b pouvant céder.
Ces pièces intercalaires ont des formes et des dimensions telles que lorsqu'elles sont sollicitées sur toute leur face de base uniformément ou à peu près uniformément à la compres- sion, leur résistance à la compression est égale ou à peu près égale à celle des pierres a, mais qu'au contraire, lorsqu'une partie de leur face de base est plus fortement sollicitée à la compression que l'autre partie, cette partie possède une résistance moindre que celle offerte par les pierres à cette pression uniformément répartie, de sorte que les corps intercalaires cèdent par conséquent par contraction à cette pression non uniforme.
Cette pro- priété des corps intercalaires peut être obtenue par exem- ple en y prévoyant, comme le montrent les fig. 1 à 3, sur une partie de leur face de base, des évidements tandis qu'ils sont en contact avec les pierres adjacentes a par toute leur face de base, de sorte que même en cas de pous=' sée non uniforme des roches sur le revêtement (poussée P à la fig. 1) poussée sous laquelle un revêtement de sec-
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tion circulaire par exemple tend à prendre une forme ovale (fig.2), par suite de cette conformation et de cette propriété des corps intercalaires les pierres du revêtement sont quand même sollicitées tout à fait ou à peu près uniformément à la compression sur toute la face de base.
Cependant, en remplacement de cette disposition, les pièces intercalaires pouvant céder peuvent aussi être formées de deux ou de plusieurs parties pouvant coulisser l'une par rapport à l'autre en subissant une résistance par freinage.
Dans les cas où l'on doit escompter un fort af- faissement des roches, comme cela se présente en particu- lier lorsque les galeries s'étendent complètement ou en partie dans la veine, les pièces intercalaires pouvant céder qui sont introduites dans le revêtement suivant la présente invention, auront, soit par leur nombre, soit par leurs dimensions et leur nombre, des dimensions telles que le revêtement puisse se contracter exactement ou à peu près dans la même mesure que les roches peuvent s'affais- ser jusqu'à compression ou tassement complet du remblai, de sorte que le revêtement ne devient rigide ou à peu près rigide en lui-même que lorsque les roches qui l'entourent sont également devenues solides de toutes parts et ont donc pris un état de repos.
Les fig. 4 à 7 représentent un revêtement de galerie convenant dans ces circonstances.
Entre les pierres a dû revêtement (fig. 4 et 5) et dans la partie du revêtement qui se trouve à l'inté- rieur de la veine épuisée, qui est désignée par z et qui est remplie de remblai h, c'est-à-dire dans le cas présent à l'intérieur du tronçon supérieur arqué du revêtement, ont été introduit des corps intercalaires ± pouvant céder,' relativement nombreux, ayant une des formes décrites pré-
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cédemment, corps qui par suite des propriétés de leur ma- tière ou par suite de leurs dimensions ou de leurs for- mes, possèdent par places ou par leur ensemble une résis- tance à la compression moindre que les pierres a de la construction.
Dans l'ensemble, la masse des corps inter- calaires b à l'intérieur de chaque tronçon d'arc du revê- tement est choisie de manière que chaque tronçon d'arc puisse se contracter de la quantité correspondant à celle dont le toit désigné par f peut s'affaisser par contrac- tion du remblai h; si l'on suppose par exemple que le remblai h se comprime sous la poussée des roches de l'é- paisseur z à l'épaisseur zl, et qu'en conséquence le toit descend jusqu'à la ligne fl, le regêtement doit aussi pouvoir se contracter avec compression des corps interca- laires b jusqu'à la ligne fl de faon donc à prendre à peu près la forme indiquée à la fig. 4 en traits de chai- nette. Aux endroits où le revêtement doit donc se contrac- ter particulièrement fort, comme indiqué par y à la fig.
4, les corps intercalaires b sont le plus nombreux mais ne sont pas disposé l'un contre l'autre; il doit au con- traire y avoir entre deux corps intercalaires au moins une pierre en béton a pour que l'élasticité du revêtement en ces points ne soit pas trop grande et que le revêtement ne puisse pas être refoulé vers l'intérieur par la poussée de la roche. Comme le montre la fig. 5, les corps intercalai- res sont décalés les uns par rapport aux autres dans les tronçons successifs différents d'anneaux de revêtement, pour qu'un corps intercalaire soit toujours contigu trans- versalement à une pierre en béton et que les tronçons.d'an - neau ou d'arc ne puissent pas s'affaisser transversalement.
Pour le reste, la partie du revêtement qui est placée dans.... la roche solide retient les différents tronçons d'anneaux.
Les mêmes principes ont été employés pour la cons- truction du revêtement en forme d'arche, représenté à la
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fig. 6 ne comportant donc pas d'arc de semelle, comme on peut le faire lorsque le sol de la galerie est d'une na- ture solide. Ici encore, y désigne les endroits où le re- vêtement doit posséder la plus grande capacité de contrac- tion et où par conséquent, il y a le plus de corps inter- calaires b. bl désigne un corps intercalaire particulière- ment grand, c'est-à-dire particulièrement long dans le sens de la périphérie du revêtement, et pour que ce corps ne puisse pas plier sous l'effet de la poussée, il est di- visé en son milieu et pourvu d'une couche intermédiaire b2 (voir en particulier à la fig. 7);
à la place de cette disposition, ces corps intercalaires peuvent aussi être raidis par un bandage ou bien par des boulons ou des orga- nes analogues reliant entre elles les barres individuel- les b3, pour éviter le flambage.
Au lieu que le revêtement se trouve placé, comme représenté à titre d'exemples dans les deux formes d'exé- cution qui précèdent,en-dessous ou bien en partie en-des- sous et en partie au-dessus de la veine dans la roche, il peut évidemment aussi, suivant les circonstances, s'enga- ger dans la roche adjacente au-dessus de la veine ou bien, suivant la disposition de la veine, sur le côte de celle-ci.
Dans les cas où il faut enlever au revêtement la possibilité de se contracter à la périphérie extérieure,les pièces intercalaires pouvant céder ne s'étendent pas, comme le montrent les fig. 8 et 9, jusqu'à la périphérie extérieu- re du revêtement mais se terminent, dans ce cas, à une cer- taine distance de la périphérie extérieure du revêtement.
Dans la forme d'exécution de la fig. 8 a été introduit aux endroits voulus, entre les plaques a, un corps intercalaire pouvant céder formant un tout b2, qui pour le reste peut être analogue aux corps b,bl des fig. 4 à 7;ce corps intercalaire se termine à une petite distance de la périphérie extérieu- re du revêtement et sa résistance à la compression est choi-
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sie telle qu'elle est plus petite que la résistance à la compression de la pierre, suivant sa surface de base cor- respondant à la surface de base du corps intercalaire.
Aux endroits qui ne sont pas occupés par les corps inter- calaires à comprimer, c'est-à-dire à la périphérie exté- rieure du revêtement, les pierres contigues al se touchent dans ce cas au moyen d'une surface de base de grandeur appropriée.
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Au lieu d'un corps intercalaire d'une pièce,on peut tou- tefois aussi employer dans le cas présent,comme le montre la fig.9, plusieurs corps intercalaires b3, sans cohésion direc- te entre eux,en chaque point d'intercalation. Pour qu'en pa- reil cas la compression spécifique superficielle admissible pour les pierres a ne soit pas dépassée,,les deux pierres a1 contigues a une pièce intercalaire b peuvent être faites en une matière ayant une plus grande résistance à la compression que la matière des autres pierres,par exemple en un béton ayant un rapport de mélange plus riche, ou bien ces pierres peuvent,comme présenté,être munies d'une armature en fer w ou bien encore on peut avoir recours à la fois à ces deux moyens,
et cela éventuellement aussi dans la forme d'exécution de la fig.8. i la place de corps intercalaires pouvant céder,on peut aussi introduire entre les pierres du revêtement des corps ne cédant pas,c'est-à-dire des corps possédant une résistance spécifique à la compression qui est égale ou supérieure à celle des pierres,et allant en s'amincissant d'un côté ou des deux côtés, vers la périphérie intérieure du revêtement sur une par- tie de leur hauteur,dans une mesure plus forte que celle impo- sée par l'angle de centrage,de façon à offrir aux pierres adja- centes une surface d'angle ou une surface arquée sur laquelle les pierres peuvent basculer vers l'intérieur et se rapprocher l'une de l'autre par leur périphérie intérieure et seulement en cet endroit.
Les fig.10 et 11 montrent deux formes de réali- sation de semblables corps intercalaires qui ne sont pas de nature à pouvoir céder par eux mêmes mais qui permettent cependant,à cause de ce jeu,une déformation du revêtement. Les fig.10 et 11 montrent à droite un semblable corps intercalaire g qui,dans le cas ou il est fait par exemple,comme les.pierres a ,en béton,peut être constitué en un béton de composition plus riche,de sorte qu'il possède une plus grande résistance spécifique à la compres- sion que les pierres a. Ces corps intercalaires vont en s'amin- cissant,sur une partiede leur hauteur,vers la périphérie inté-
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rieure du revêtement,
dans une mesure plus forte que celle cor- respondant à la forme de coin imposée par leur angle de centrage, (voir fig.10 à droite) de sorte que pour la forme initiale,repré- sentée à la fig.10 du revêtement,il y a entre les corps interca- laires jg et les pierres voisines,un intervale ouvert à angle aigu x, et la résistance à la compression de ces corps interca- laires est choisie telle que la partie de la surface de base des corps intercalaires qui est d'abord sollicitée à la compression ainsi que les parties de la surface de base qui sont soumise à la compression lors de la déformation du revêtement possèdent la même résistance à la compression que les pierres ou une résis- tance plus grande.
Il est toutefois plus avantageux,pour que les corps inter- calaires supportent les pierres a par toute leur surface de base, que ces corps soient placés par paires,comme ont le voit à gau- che aux fig.10 et 11 et avec les intervalles x tournés l'un vers l'autre. Comme représenté également à gauche aux fig.10 et 11, on peut prévoir,outre l'ouverture de la périphérie intérieure, une petite ouverture x1 aussi à la périphérie extérieure pour qu'aux endroits ou les pierres du revêtement tendant à se rap- procher à la périphérie extérieure,le revêtement puisse céder un peu sans destruction des pierres. Ces corps intercalaires peu- vent éventuellement aussi être enchassés dans un sabot ou une pièce analogue en fer.
Si la pression des roches agit uniformé- ment de toutes parts sur le revêtement,ce dernier se maintient sans déformation si l'on suppose,bien entendu que cette pression uniforme ne dépasse pas la mesure correspondant à la résistance des pierres à la compression ; se produit au contraire une pression des roches agissant de façon non uniforme,par exemple dans le sens de la flèche P. à la fig.10, ou agissant plus forte- ment dans ce sens,et tendant par conséquent à déplacer le revête- ment vers l'intérieur aux points de compression,le revêtement peut céder à cette pression comme précédemment par un déplacement vers l'intérieur,par le fait que les pierres a et les corps interca-
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laires basculant l'un vers l'autre;
les corps intercalaires pro- duisent donc le même effet que ceux décrits précédemment et sont capables de céder dans une seule direction, c'est-à-dire qu'ils produisent également cet effet que,même en cas de poussée des roches d'un seul côté,les pierres dubrevêtement sont toujours sollicitées sur toute leur surface de base et sont,par conséquent, mises à l'abi de poussées agissant sur elles d'un seul coté et par conséquent spécifiquement trop élevées,
Si les pierres a doivent, à l'intérieur des différents tronçons d'anneaux ou d'arcs, être munies d'une liaison inté- rieure augmentant leur cohésion ou d'une semblable armature extérieure,cette liaison ou cette armature est avantageusement établie de façon à être par elle-même capable de résister à la traction,
pour que la liaison puisse, après une compression é- ventuelle complète des pièces intercalaires souples b ou après s'opposer \' un roulement des pierres d'articulation ± l'une sur l'autre ;dans une certaine mesure,à une continuation de la déformation du revê- tement, La liaison peut,dans ce cas,comme représenté aux fig.l et 2,consister en une garniture intérieure en fer e ,de forme an- nulaire fermée sur elle-même et résistant à la traction,et en un coulis de béton d remplissant le canal.± des pierres a et reliant l'armature de fer e aux pierres a.
L'armature intérieure de fer e qui peut être faite par exemple en fer rond ou en câble métallique peut,comme présenté à la fig.l, être fermée sur elle-même,de fa- çon à résister à la traction,par le fait que ses extrémités s' engagent l'une dans l'autre à la manière de crochets,et l'épais- seur du coulis de béton d est choisis de telle façon que la liai- son n'est pas rigide en elle-même mais est capable de céder,c'est- à-dire que la liaison,en particulier le coulis de béton d, ne doit pas être suffisamment résistante pour s'opposer à la déformation du revêtement;lorsque le revêtement tend au contraire à passer,sous l'effet d'une pression agissant d'un seul gôté, de la forme circu- laire par exemple à la forme ovale,la liaison doit pouvoir modi- fier sa forme de la même manière.
Si le revêtement a changé de forme sous l'effet d'une poussée de roche agissant d'un seul
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côté au point que la capacité de céder intérieurement des pièces intercalaires b est épuisée et si malgré cette déformation la poussée de la roche sur le revêtement n'est pas encore complè- tement équilibrée, si donc la pression de la roche continue à se faire sentir dans un seul sens,la liaison ± résistant à la traction entre en action en empêchant une déformation plus forte du revêtement et en évitant ainsi que sur les parties des pla- ques a situées vers l'intérieur,des sollicitations excessives à la compression puissent se produire d'un seul côté;
au contrai- re, à la place des pièces intercalaires pouvant céder qui ont épuisé leur capacité de céder,la liaison capable de résister à la traction répartit à peu près uniformément,sur la surface de base des plaques,les efforts de poussée s'exerçant sur ces sur- faces de base,et empêche ainsi une sollicitation spécifique excessive sur des parties de ces surfaces, ce qui provoquerait autrement toujours l'éclatement des plaques.La figo2 montre la déformation que le revêtement tend à subir sous l'action d'une poussée des roches agissant dans le sens P. par rapport à la forme initialement ronde par exemple.
Dans les cas ou l'on sait d'avance qu'il n'y aura qu'une poussée de roche dans une seule direction,à laquelle ne s'oppo- se donc aucune poussée de roche en sens opposé,de sorte que la poussée agissant d'un seul côté tend àrepousser tout le revê- tement dans un sens,la liaison des pierres devra être placée de côté intérieur aux endroits du revêtement exposés à cette pous- sée agissant d'un seul côté,c'est-à-dire à la périphérie inté- rieure du revêtement ou près de celle-ci,tandis qu'elle sera
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placée partout ailleurs extérieurement,
c'est-à-dire à la péri- phérie extérieure ou près de celle-ci.L'armature intérieure empêche dans ce cas une ouverture prématurée des joints des pierres aux endroits du revêtement exposés à la poussée des roches et par conséquent des pressions trop élevées sur les arêtes des pierres en ces endroitso Dans ce cas également,la liaison peut être en elle-même capable de résister à la traction
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par le fait que ses parties constitutives situées vers l'inté- rieur et vers l'extérieur sont reliées entre elles de façon à résister à la traction.
La fig.10 montre un revêtement établi suivant cette conception et l'on a supposé que le revêtement est soumis à une poussée des roches venant de la direction de la flèche P.,d'un seul côté, à la gauche de la figo10;dans ce cas le revêtement reçoit en cet endroit une liaison déformable dispo- sée du coté intérieur, c'est-à-dire à la périphérie intérieure ou près de celle-ci,liaison qui peut consister, comme précédem- ment,en une armature de fer e et en un coulis de béton d réu- nissant l'armature aux pierres a;
l'arc de semelle i du revête- ment reçoit en outre une liaison d,e située à la périphérie in- térieure du revêtement et le revêtement reçoit pour le reste une liaison déformable également,s'étendant à la périphérie exté- rieure ou près de celle-ci.Les armatures de fer e des parties intérieures et extérieures de la liaison peuvent se terminer en ligne droite conne représenté à la fig.10 et lorsqu'il doit y avoir une réunion,capable de résister à la traction,entre les différents constituants de la liaison,ces extrémités doivent se recouvrir sur une certaine longueur comme représenté également à la fig.10;
à la place de cette disposition,les extrémités des armatures de fer peuvent aussi être reliées directement ensem- ble comme le montre par exemple la fig.ll.Avee cette constitu- tion de la liaison,lorsque les pièces intercalaires b ont épui- sé leur capacité de céder,c'est en particulier la partie de la liaison située vers l'intérieur qui entre en action et qui em- pêche une ouverture des joints des pierres aux endroits soumis à la pression.
Dans le cas ou,comme cela se présente fréquem- ment dans la construction de tunels et parfois aussi dans les galeries de mines,on dispose d'un sol capable de supporter la construction,la liaison ne doit pas,pour être résistante à la traction,être fermée sur elle même;il suffit au contraire en pa- reil cas,de prolonger dans ce cas,les deux extrémités du revê- tement,en forme d'arche,comme le montre la fig.ll,au moyen de pierres de culée al jusque dans le sol et d'ancrer les ext *
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tés de la liaison dans ces pierres de culée,de façon que le revêtement soit serré sur ces pierres d'une manière résistant à la traction et que le sol forme en même temps un prolonge- ment de la liaison des pierres.
Il a été supposé dans l'exemple de la fig.ll que,sur le revêtement n'agit qu'une poussée du faîte p s'exerçant d'un seul côté,et la liaison pour les pierres est en conséquence placée à la périphérie intérieure pour la partie supérieure de l'arche du revêtement,et à la périphérie extérieure pour le reste du revêtement.Les pierres pourvues de la liaison du côté intérieur,et éventuellement aussi toutes les autres pierres peuvent en outre,pour que leur masse de béton soit capable de supporter convenablement l'effet de cisaillement de la liaison sur les pierres,être munies d'une armature radiale f,comme in- diquée aux fig.10 et 11 pour les pierres munies de la liaison du côté intérieur et comme représenté en détail à la fig.12,
cette armature supportant donc en partie la poussée de la liai- son sur les pierres.
Le revêtement pour galeries dans la veine,c'est-à-dire ce- lui des fig.4 à 6 également,peut être muni d'une semblable liai- son déformable en elle-même ou aussi d'une armature déformable, en fer rond,en feuillard,etc...entourant le revêtement.
La formation des pierres a peut,comme précédemment,être quelconque;ces pierres peuvent,en cas de section transversale cunéiforme correspondant à l'angle de centrage,avoir par exemple une base de forme rectangulaire,ou bien avoir comme le montre la fig.12 une base en forme de T.ou comme le montre la fig.13 une base formant coin d'un côté ou des deux côtés,ou comme à la fig.14 une base en forme d'U,d'équerre ou d'arc,ou autre analogue.
Le revêtement pouvant céder est utilisable,non seulement pour les galeries de mines,les puits,les tunnels,etc...mais en- core avec avantage comme revêtement de chambres de machines du fond.Pour le revêtement de semblables chambres du fond,on ne garnir actuellement d'un revêtement que le sommet (plafond) et
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les piedroits (murs latéraux) de la chambre et on place les fondations des machines directements dans la roche;il en résul- te que les fondations et par conséquent aussi les machines sont soumises à tous les mouvements et à tous les changements de posi- tion des roches qui les portent et aux influences destructrices qui en résultent.
Lors du montage de pompes au fond,on constate encore actuellement cet inconvénient particulier que le canal d'aspiration de la pompe et son raccordement à la pompe se trouvent en dehors de la chambre de pompe proprement dite de sorte que, actuellement,la poussée des roches s'exercer avec toute sa force sur le canal d'aspiration et son tronçon de raccordement,ce qui conduit fréquemment à la destruction de ces canaux,et il se produit aussi des changements de place des fondations de machines par rapport à ces canaux,ce qui provoque des défauts d'étanchéité des raccordements et d'autres perturbations.
Suivant la présente invention,ces inconvénients sont évités par le fait que les machines avec leurs fondations ainsi que les fosses de réparation,etc...et dans le cas de chambres de pompes, le canal d'aspiration des pompes également,se trouvent logés en- semble dans le revêtement.
Les dessins représentent à la fig.16 à titre d'exemple une chambre fe pompe ainsi constituée.
A l'intérieur du revêtement a qui est déformable comme dans les exemples précédents,sont disposés la machine t avec sa fon- dation X etdans le cas présent encore,le canal d'aspiration u de la pompe et son canal de raccordement v.
On peut établir d'une manière fondamentalement identique,les autres chambres de machines représentant dans les mines,les ate- liers de réparations, etc..,c'est-à-dire également de manière que le revêtement vouté fermé sur lui même,enferme les machines avec leurs fondât ions,, les fosses de réparations,etc...;de telle sorte que ces éléments sont soustraits à l'influence directe des ro- ches et des déplacements de celles-ci et ne subissents de dé- placement que pour autant que le revêtement a de la chambre change de forme.
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Ceci dit,je déclare considérer comme étant de mon invention, et revendiquer!
1 - Un revêtement de travaux miniers ou de puits, formé de plaques ou de pierres moulées assemblées pour former des anneaux ou des tronçons d'axes déformables,caractérisés en ce que des pièces intercalaires pouvant céder introduites entre les pierres de chaque tronçon d'anneaux ou d'arcs ont des di- mensions ou des formes telles que pour de poussées s'exerçant uniformément ou en substance uniformément sur leur surface de base,elles ont exactement ou sensiblement la même résistance à la compression que les pierres du revêtement et que pour des poussées agissant de façon non uniforme sur leur surface de base, elles ont dans la partie plus fortement sollicitée,
une résis- tance à la compression plus petite que celle opposée par les pierres à la poussée uniformément répartie sur elles.
2 - Un revêtement formé de plaques ou de pierres moulées assemblées dans le but de constituer des anneaux ou des tron- çons d'arcs déformables, pour galeries de mines dans des ro- ches s'affaissant fortement, caractérisé en ce que les pièces intercalaires pouvant céder ,introduites entre les pierres de chaque tronçon d'anneau ou d'arc sont choisies comme dimensions ou nombre,ou comme dimensions et nombre,de manière que le revê- tement soit capable de se contracter exactement ou approxima- tivement dans la même mesure que la roche du toit peut s'af- faisser jusqu'à obtention de la rigidité complète des masses entourant le revêtement.
3 - Un revêtement de galeries suivant la revendication 2, caractérisée en ce que par l'accumulation de corps intercalaires souples en certains endroits à l'intérieur des différents an- neaux ou arcs du revêtement,on crée des points ayant une capaci- té de contraction plus forte.
4 - Un revêtement de galeries selon 3 ,caractérisé en ce' qu'aux endroits de plus forte compressibilité aussi, les corps intercalaires ne sont pas placés côté à côte,mais avec inter- calation d'au moins une pierre du revêtement.
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5 - Un revêtement de galeries, selon 2, caractérisé en ce qu'au moyen de corps intercalaires particulièrement longs dans le sens de la périphérie du revêtement,disposé'en cer- taiBBpoints des anneaux ou des arcs du revêtement, on crée des endroits ayant une capacité de contraction plus élevée.
6 - Un revêtement de galeries selon 2 à 5, caractérisé en ce que le revêtement est enchassé en partie dans la roche qui l'entoure.
7 - Un revêtement de galerie selon 2 à 6, comportant des corps intercalaires ayant dans le sens périphérique du revêtement une forme particulièrement longue mais toutefois raidie pour s'opposer au flambage.
8 - Un revêtement de travaux miniers ou de tunnels, formé de plaques ou de pierres moulées assemblées pour cons- tituer des anneaux ou des tronçons d'ares,caractérisé en ce que des pièces intercalaires pouvant céder,introduites entre les pierres de chaque tronçon d'anneaux ou d'arcs ne sont pas pro- longées jusquà' la périphérie extérieure du revêtement,mais que les pierres contigues du revêtement se touchent en ces en- droits.
9 - Une forme d'exécution du revêtement avec corps inter- calaires selon 8, caractérisée en ce que les pierres du revête- ment adjacentes aux corps intercalaires déformables sont faites totalement ou partiellement en une matière ayant une plus grande résistance à la compression que les autres pierres du revêtement, ou bien en ce que chaque pierre unie d'une armature,ou d'une armature plus forte que les autres pierres, ou est placée dans un sabot.
10 - Un revêtement de travaux, miniers ou de tunnels formé de plaques ou de pierres moulées assemblées pour former des tronçons d'anneaux ou d'arcs déformables,caractérisé en ce qu'entre les pierres de chaque tronçon d'anneau ou d'arc sont intercalés des corps résistant à la compression, qui vont en s'amincissant vers la périphérie intérieure du revêtement, sur
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une partie de leur hauteur,dans une mesure plus forte que celle imposée par l'angle de centrage,soit d'un côté,soit des deux cô- tés,la résistance de ces corps à la compression étant choisie de manière que leur surface de base portant la charge à chaque ins- tant, possède une résistance à la compression égale ou supé- rieure à celle des pierres sur l'ensemble de leur surface de base.
11 - Une forme d'exécution des corps intercalaires selon 10, caractérisée en ce que les corps ou bien les pierres adjacentes du revêtement,ou bien les corps et ces pierres à la fois,sont pourvus de sabots.
12 - Une forme de réalisation des corps intercalaires selon 10 ou 11,caractérisée en ce que les corps intercalaires sont disposés par paires avec les joints ouverts tournés l'un vers l'autre de façon que les pierres adjacentes du revêtement repo- sent sur ces corps par leur pleine surface de base,
13 - Un revêtement de travaux miniers ou de tunnels selon 1 à 12, comportant une liaison déformable traversant les pierres de chaque tronçon d'anneaux ou d'arcs ou bien entourant ces pierres,caractérisé en ce que la liaison est, par elle même,ca- pable de résister à la traction.
14 - Un revêtement de tunnels ou de travaux miniers, suivant la revendication 13,caratérisé en ce que la liaison est dispo- sée à la périphérie extérieure du revêtement ou près de celle- ci.
15 - Une forme d'exécution du revêtement selon 13,caracté- risée en ce que dans le cas d'une pression des roches agissant d'un seul côté,la liaison est disposée,à l'endroit du revêtement exposé à cette pression,sur la périphérie intérieure du revête- ment ou près de celle-ci.
16 - Une forme de réalisation du revêtement selon 13 à 15, pour un revêtement sans arc de semelle,caractérisée en ce que la liaison ou son armature de fer est ancrée dans les pierres de culée du revement dans le sol.
17 - Une forme d'exécution du revêtement selon 1 à 16, carac-
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térisée en ce que les pierres présentant la liaison du côté intérieur,ou aussi toutes les pierres sont munies d'une armature radiale supportant la pression de la liaison.
18 - Le revêtement des chambres de machines ,de chambres de réparations, de chambres de pompe, et autres dans des mines au moyend'un revêtement pouvant céder,selon 1 à 17,caractérisé en ce que le revêtement enferme les machines avec leurs fondations et dans le cas de chambres de réparations, également les fosses de réparations, et dans le cas de chambres de pompes,encore le canal d'aspiration et son raccordement à la pompe.