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"DISPOSITIF D'ACCOUPLEMENT ELASTIQUE REGLABLE"
La'présente invention consiste en un dispositif d'accou- plement mécanique élastique réglable ayant pour objet d'assurer entre deux pièces rotatives (engrenages., poulies, etc...) dont l'une fait partie d'organes entraîneurs et l'autre d'organes entraînée-, une liaison rigide, tant que les efforts à transmet- tre par la pièce entraineuse ne dépassent pas un maximum imposé.
Ce dispositif d'accouplement peut être appliqué dans de nombreux cas et notamment dans les procédés de freinage mécani- @ que à fin de course des appareils de manoeuvre électrique, de bras de sémaphores, de barrières et d'aiguillages de chemins de fer et dans le mécanisme permettant le talonnement de ces der- niers appareils.
Il va être envisagé, à titre d'exemple, pour bien préci- ser le but de l'invention le cas d'un appareil de manoeuvre d'aiguillages de chemins-de fer.
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Pour qu'un tel appareil soit talonnable sans bri.s' de piè- ces, il est nécessaire que la liaison entre l'organe agissant directement sur l'aiguillage et l'organe commandé par le moteur soit constituée par un accouplement capable de céder lorsqu'un grand effort s'exerce extérieurement sur l'aiguillage, comme c'est le cas lors d'un talonnèrent .
Un tel accouplement est habituellement réalisé de plusieurs
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On peut adopter un dispositif d'encliquetage assurant la liaison nécessaire entre les deux organes ou bien un embrayage friction reliant d'une façon élastique l'organe commandé par le moteur et l'organe commandant l'aiguillage.
D'une part, la première solution présente un sérieux incon- vénient, en effet il peut se faire, lorsque l'aiguillage a été amené et calé dans la position réglementaire, que l'organe commandé par le moteur continueà être entraîné par ce dernier tournant à vide en fin de course et exerce un effort suffisant pour que le cliquet cède. En pareil cas, le calage de l'aiguillage devient donc illusoire. Pour remédier à cet inconvénient on peut recourir
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Cb:i ni lin -0 1 iSl'ttr:i.çtH1 du ::)'çn1-1l' f-in un goupnn, maie on 'L" tient pas toute la garantie désirable puisque le fonctionnement dépend de circuits électriques qui peuvent donner- lieu à des irré- gularités ou des interruptions du fonctionnement.
On peut aussi faire usage d'un freinage mécanique de fin de course, indépendant du dispositif permettant le tâtonnement mais il est en pratique fort difficile de régler cet ensemble de façon à ne pas tomber dans le
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eçett signalé Elus Imutt
D'autre part, dans la deuxième solution donnée ci-dessus, certains embrayages à friction, tels que ceux à bande ou à plateau ont l'inconvénient grave de se dérégler .facilement.
L'effet lubri- fiant des graisses consistantes bu huiles employées est modifié par les variations de température, de sorte que l'embrayage à friction du genre cité précédemment ne conserve pas un réglage déterminé et doit être surveillé de près surtout lors des changements de saison.
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Le dispositif d' accouplement élastique réglable .objet - de l' invention ne présente pas les inconvénients signalés ci¯
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dessus.
Dans ce dispositif la combinaison d'ensemble et l'agen- cement des divers éléments constitutifs de l'appareil sont tels: ..py" 1 ) - Que l'accouplement élastique est intercalé entre l'or- gane de commande de l'aiguille et 1 'organe/commandé par le moteur et quel'a transmission communiquant le mouvement du moteur au dit @ organede commende ne comporte aucun embrayage.
2 ) -Qu'après immobilisation de l'organe commandant l'ai- guillage par le calage de ce dernier dans sa position réglementaire le moteur peut continuer sa course à vide et cela sans que l'effort pour maintenir le calage sus-visé ait perdu de sa valeur, déter- minée par un réglage préalable.
3 )- Qu'une fois le réglage préalable réalisé pour un effort à transmettre déterminé, l'accouplement est et reste indéréglable.
Sur les dessins ci-annexés auxquels on se réfère dans la description qui va suivre, la fig. 1 est une vue en élévation de l'ensemble de l'appareil de commande d'aiguilles dans laquelle on n'a pas représenté les divers. commutateurs de manoeuvre agencés de façon connue. la fig. 2 est le plan correspondant à la fig. 1.
'la fig. 5 montre, en coupe transversale, le détail de l'accouplement. la fig. 4 est le plan correspondant, avec coupe horizonta- le partielle suivant la ligne A B de la fig. 3. la fig. 5 est une projection verticale de la coupe faite suivant l'arc C D de la fig. 4. la fig. 6 est une coupe transversale partielle montrant une partie du mécanisme à un stade de réglage des ressorts.
Dans toutes les .figures les mêmes chiffres de référence désignent les mêmes organes ou éléments.
Le moteur 1 (fig. 1 et 2) actionne par l'intermédiaire d'un train d'engrenages 2, un arbre 3 sur lequel est calée une vis sans fin 4. Celle-ci entraine une roue à denture hélicoïdale 5 consti- tuant l'organe commandé par le moteur. Cette roue 5 peut tourner
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autour d'une pioee oirouiairo 6 (.6. et "4) -'db'nt la. partie a la forme d'un plat eau. Cette "pièce 6 est solidarisée avec un pignon 8 (fig. 3).
La pièce 6 étant montée folle sur un axe fixe 9, l'ensemble
6-6'-8 peut tourner autour du dit axe. Cet ensemble constitue l'organe destiné à commander l'aiguillage dont il a été question précédemment. A cet effet le pignon 8 est en prise avec une crémaillère 10 (fig. 1 et 2) actionnant l'aiguillage d'une façon connue,
La liaison entre la roue 5 et le plateau 6' est réalisée conformément au dispositif d'accouplement élastique objet de la présente invention : D'une part la roue 5 est percée d'un certain nombre de trous il convenablement distribués sur une circonférence (l'exem- ple dé réalisation représenté fig. 3 et 4 comporte dix huit trous équidistants). Dans chacun de ces trous 11 peut 'coulisser un piston 12.
D'autre part, le plateau 6' présente un certain nombre de creux 13 pouvant épouser la forme particulière des extrémités des pistons 12. (Le nombre de creux dans le cas envisagé est de vingt sept).
Les pistons 12 sont pressés par des ressorts 14 contre le plateau 6', de la manière qui sera décrite plus loin.
Dans une position quelconque du système, mais dans laquelle la roue 5 et le plateau.6' ne se meuvent pas l'un par rapport à l'autre, un piston 12 enfoncé dans un creux 13 est suivi d'un pis- ton reposant sur le plateau 6' entre deux creux 13 inoccupés, le piston 12 suivant est enfoncé dans un creux 13 et ainsi de suite.
La fig. 5 qui est une coupe faite suivant l'arc 0 D, c'est-à-dire par l'axe de trois postons consécutifs montre particulièrement la section du plateau 6' .et: on conçoit qu'il n'y ait pas de po- sition intermédiaire: II a toujours neuf pistons 12 s'enfonçant dans neuf creux 13 correspondants du plateau 6' et neuf autres pistons relevés reposant sur le plateau 6' entre des creux 13 inoccupés.
La roue 5 porte une partie taraudée 15 qui reçoit une
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couronne filetée 16 permettant par rotation d'abaisser une tôle 17 sur laquelle sont rivés les axes 18 servant.de guides aux ressorts 14 des pistons 12.
Les axes 18 ont des têtes coniques 19 qui forment saillie sur la tôle 17 et sont logées dans des encoches correspondantes 22 faites dans la couronne 16 ainsi que le montre également la fig. 5. Le réglage de la pression des ressorts 14 s'obtient en abaissant la tôle 17-par rotation de la couronne 16.
P-our empêcher la dite tôle 17 de tourner lors du réglage elle est munie de deux guides 20, diamétralement opposés,pou- vant se déplacer verticalement dans les deux rainures 21 de la
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roue8qui.lèur font vis à vis mais ne permettant pas la rotation de la tôle 17. ¯
De plus les encoches 22 évitent tout déréglage ; en effet pour' faire tourner la couronne 16, même dans le sens d'une di- minution de pression des ressorts 14 il faut d'abord comprimer tous les ressorts 14 d'une quantité égale à la hauteur de la saillie des têtes d'axes servant de guides aux dits ressorts ainsi qu'on peut le voir en se reportant ௯la fig. 6,Enfin deux segments 23 ont pour but d'empêcher la séparation de la roue 5 et de la pièce circulaire 6 sous l'action des ressorts 14.
Les trous 24(fig. 4)indiqués dans la couronne 16 peuvent recevoir les tenons d'une clef servant à imprimer à la main un mouvement de rotation à la couronne 16 pour opérer le réglage de la pression des ressorts 14.
Le réglage de la pression des ressorts 14 ayant été réali- sé pour transmettre un effort exterminé au pignon 8 tel que l'aiguillage soit entraîné normalement tant que cet effort n'est
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pas d6pabo, la llnloun ontro In roua 5 at l'onsornblo C)-GLB est parfaite et les pistons 12 ne sont soumis à aucun mouvement axi al .
Si pour une cause quelconque l'organe relié à l'aiguillage est immobilisé (fin de course ou obstacle entre l'aiguille et le contre-rail par exemple) la roue 5 peut continuer à tourner sous l'action du moteur 1 et les pistons 12 montés dans la dite roue
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prennent un mouvement alternatif axial, c'est-à-dire que les pistons enfoncés s'élèvent pendant que les pistons relevés s'abaissent; chaque piston glissant alternativement dans un creux
13 et remontant sur la partie du plateau 6' comprise entre aeux creux 13.
Ce mouvement alternatif axial des pistons 12 s'arrête des que l'effort de valeur déterminée à l'avance n'est plus dépassé (diminution des forces d'inertie à fin de course ou disparition del'obstacle entre l'aiguille et le contre-rail par exemple).
L'accoupleront redevient alors rigide: neuf pistons demeurant enfoncés dans des creux 13 ainsi qu'il a été exposé précédèrent .
Dans le cas ou c'est l'organe commandé par le moteur qui est immobilisé et qu'un effort supérieur à celui fixé à l'avance vient. agir sur l'organe relié à l'aiguillage (cas du tâtonnement de l'aiguillage), l'ensemble @6 @ 6'- 8 peut tourner.:. et. par son déplacement vient présenter tour à tour sous chaque piston 13 un creu@ 13 ou uno partie du plateau 6' comprise entra deux creux 13 de telle sorte que les pistons 12 sont animés d'un- mouvement alternatifaxial semblable à celui défini précédemment.
Dans l'application de l'invention décrite ci-dessus, à titre d'exemple, les pistons sont équidistants et leur nombre est de dix huit mais on conçoit que le nombre des pistons dépend des dimen- bions de la roue 3. Dans tous les eau ce nombre cora pair de façon qu'il y ait autant de pistons enfoncés que de pistons relevés. En outre pour qu'un piston enfoncé soit suivi d'un piston relevé entre deux creux inoccupés le nombre de creux dans le plateau 6' sera égal à la moitié du nombre des pistons multiplié par un nom- bre impair 3, 5, *?, etc...
Toutefois il est loisible d'adopter, sans sortir du cadre de l'invention, tute autre disposition telle que dans une posi- tion quelconque de l'accouplement un nombre quelconque mais suffi- sant de pistons 'soit enfoncé, pendant qu'un nombre quelconque mais suffisant de pistons sera relevé, de façon à réaliser des variantes se comportant pratiquement de la même façon que l'exem- ple de réalisation décrit ci-dessus.
Enfin il convient de préciser,qu'en outre des applications
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citées titre e'exemple au cours dela présente description, l'invention trouve son emploi dans tous les cas où l'organe comman-
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do ost à déplacement limita ou not susceptible c 3txd uomula à un effort capable delerfsire mouvoir dans un sens opposé à celui dans lequel l'organe entraineur le déplace normalement.