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PROCEDE ET APPAREIL D'EXTRACTION DE LA GLYCERINE DES
VINASSES DE DISTILLERIE.
L'invention qui va être décrite est basée principale- ment sur le fait que l'autoévaporation d'un liquide gly- cérineux à haute température dont on abaisse brutalement la pression,procure un entraînement partiel de la glycé- rine sans qu'il soit pour cela nécessaire de pousser à l'extrême la concentration du liquide.
Cette autoévaporation de la glycérine est facilitée par l'addition d'un tiers corps,tel que de l'essence lour-
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de de pétrole,toluol,?enol,ou autre produit analogue qui fait 'office de tiers ,corps entraineur.
Néanmoins l'entraînement de la glycérine n'est que par- tiel,et l'on est dans l'obligation de répéter un grand nombre de fois l'opération de détente jusqu'à épuisement de la vinasse en glycérine.
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L'appareil nouveau résolvant le problème est repré- senté à titre d'exemple au dessin annexé(figure I).
La vinasse,préalablement concentrée entre 1,34 et 1,38 de densité arrive dans le bac A.De là elle est pompée par la pompe PI et refoulée par le tuyau 1-2 dans le tu- bulaire C.
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?,$$e?.g ¯chauffée par de la vapeur à assez haute pression(de préférence 8 à 12 Kgs).
A côté de la pompe P1 se trouve une seconde ppmpe P2 qui aspire du pétrole,placé dans le réservoir B, et qui le refoule par le tuyau dans le tuyau I-2,afin de le mélanger intimement à la vinasse.Ce pétrole a pour but d'aider à l'évaporation de la glycérine,en agissant com- me tiers-corps entraîneur.
A la sortie du tubulaire 0 est placé un thermomètre
T, et le liquide entre en 4 à la base d'un récipient F, qui est muni en son centre d'un barboteur de vapeur f.
Ce chauffeur complémentaire F est construit de manière à résister 4 une pression de 6 à 8 Kgs de telle sorte qu'il ne puisse pas se produire débullition à l'intérieur de l' app are il .
Sur le couvercle de F on placera,d'une part un ther- momètre 1,,et d'autre part un manomètre M sur le coaver- cle de 0 ou sur celui de :47.
Une grosse tubulure de sortie 5 communique avec un tuyau en forme de couronne circulaire G,laquelle porte sur sa circonférence 4-6 ou 8 soupapes à pointeau, telle que celle qui est figurée sous la lettre H. Les soupapes H sont elles-mêmes fixées sur la collerette conique J, fixée à la partie supérieure d'un grand réservoir cylin- dro-conique K, lequel est surmonté d'une courte colonne rectificatrice L de grand diamètre.
Lorsque l'appareil est en marche,on ouvre les poin- teaux'des différentes soupapes H, de façon à donner exu- toire au mélange de vinasse et de pétrole et les orifi-
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ces sont suffisamment serrés pour maintenir dans tout le système chauffeur une pression de 6 à 8 Kgs.
Le mélange de vinasse et de pétrole se précipite donc de haut en bas dans la grande chaudière K, qui est sous pres- sion atmosphérique.
Il se produit immédiatement une brusque autoébullition par la détente,autoébullition qui vaporise tout à la fois, de l'eau, de la glycérine et du pétrole.Le résidu,non vola., tilisé,se réunit à la partie basse de K et est évacué par la tubulure 6,laquelle renvois la vinasse partiellement dé- glycérinée par le tuyau 18 dans le bac A,par l'intermédiai- re'd'une éprouvette de coulage R.
Quant aux vapeurs d'eau,glycérine et'pétrole,elles tra- versent tout d'abord un premier plateau 1 qui est un pla- teau à calottes destiné uniquement à arrêter les entraîne- ments de vinasse. Dans ce but, le tuyau qui assure l'évacua- tion des entraînements m est placé en dessous du plateau et ne laisse pas du tout de liquide sur celui-ci.Donc les calottes ne plongent pas et la vapeur précipitée de haut en bas jusqu'au contact du plateau oblige les vésicules entraînées à s'engluer et à se fixer sur le plateau,tandis que les vapeurs ainsi nettoyées rebroussent chemin de bas en haut et se dirigent dans les plateaux supérieurs de L.
Ces quelques plateaux L sont d'un modèle quelconque, soit à calottes,soit perforés,avec ou sans écrans pour re- tenir les entraînements.Le plateau supérieur reçoit par la tubulure 7 une certaine alimentation en eau bouillante pure,que l'on prélèvera sur l'une des caisses d'évapora- tion de la vinasse.On modèrera l'entrée d'eau de telle façon qu'elle puisse suffire néanmoins à retenir la to@a- lité de la glycérine,qui est excessivement peu volatile par rapport à l'eau bouillante. liais si,le voulume d'eau est suffisamment réduit,on verra sortir par la tubulure 8 servant de dernier trop plein un liquide qui pourra con- tenir ssez facilement 30 et même 40% de glycérine.
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Figure 2.- Ce liquide glycérineux sort par le tuyau 8 et se rend à un récipient Florentin FI afin de faire la sépara tion du pétrole condensé.
Le pétrole sort par la partie haute dans l'entonnoir a et retourne par le tuyau 10 au bac à pétrole B.Le liquide glycérineux sous-jacent.sort par la partie basse de FI et descend dans le bac malaxeur N, bac où l'on ajoute un peu de noir animal en poudre.
Le mélange est pompé par la pompe P3 et refoulé dans le filtre-presse O. Le noir y est retenu,et le jus glycérineux limpide descend dans le bac d'où il est aspiré par le tu- yau II-I2 dans le concentreur de glycérine S,qui fonctionne sous vide. uant à la vapeur dépouillée de glycérine,qui sort du haut de la colonne L,elle se rend par le tuyau I3-I4 au premier effet du concentreur de vinasse J.La vapeur de vi- nasse qui s'en dégage sert à chauffer le second effet U'.
On voit que de cette façon,la dépense de vapeur quoique peu élevée, exigée par les repassages nombreux de la vinas- se dans l'appareil de détente,est complètement utilisée et produit presque gratuitement la concentration préalable de vinasse dont on a besoin.
Les vapeurs qui se condensent dans la caisse tubulaire entraîneront quelque peu de pétrole.On n'aura qu'à mettre un nouveau vase Florentin pour séparer ce. pétrole, tandis que l'eau condensée sera reprise par une pompe non-figurée sur le dessin et sera, envoyée dans la proportion voulue sur le plateau supérieur de la colonne L.
Pour achever la description,l'on dira que l'extraction des entraînements opérée en m se rend elle aussi dans un Florentin 22@le pétrole surnageant sortant à la partie su- périeure par l'entonnoir 15 et retoarnant au bac B par le tuyau 10 tandis que le liquide sous-jacent sort du bas de F2 et descend dans le bac V.
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La vinasse déglycérinée pourra servir directement comme engrais,par épandage,ou bien on complétera sa dessiccation en présence de matières inertes pour en faire un engrais pulvérulent.
On pourrait détendre la vinasse surchauffée non pas seulement jusqu'à pression atmesphérique.mais en allant jusqu'à un vide accentué.
L'emploi de la colonne L pour l'enrichissement de la glycérine trouvera une Utilisation rationnelle dans les appareils de reffinage de la glycérine par distillation à vapeur surchauffée sous vide.
Les condenseurs successifs de ces appareils,consti- tués par de grands récipients en cuivre agissant par le refroidissement dû au rayonnement,seront remplacés en .totalité par une colonne unique munie d'un petit nom- bre de plateaux,alimentés à la partie supérieure par un petit filet d'eau bouillante;à,la partie basse cette eau sortira après s'être chargée de la totalité de la glycérine qui subsistait dans les vapeurs.