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VERRE PROTECTEUR CONTRE L'EBLOUISSEMEMT, ET SES PROCEDES \ DE FABRICATION.
La présente invention est relative à un verre destiné à protéger les yeux contre l'éblouissement provoqué soit par des projecteurs ou phares, soit par le soleil, et aux procédés de fabrication d'un tel verre .
Bien que .susceptible de diverses applications, le verre, selon 1invention, est plus particulièrement destiné aux lunettes d'automobilistes, et dans ce but, le verre est d'opacité décroissante, de haut en bas, jusqu'à transparence complète. Il présente, par exemple, à la partie supérieure, une zone protectrice contre les rayons
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lumineux émis par le soleil couchant ou les projecteurs à la partie centrale, une zone d J assombrissement suffisant pour la protection contre le soleil et enfin, à la partie inférieure, une zone blanche nécessaire pour permettre la vision nette de la route en temps normal et la lecture des appareils de bord. Bien entendu, les. zones peuvent ne pas être délimitées et l'opacité peut décroître de façon progressive .
Selon l'invention, le verre est essentiellement caractérisé par le fait qu'il est constitué par la combinai- son de deux prismes, l'un de ceux-ci étant en verre blanc, l'autre en verre teinté dans la masse, ces deux prismes étant assemblés de manière à ce que la base de l'un soit en regard du sommet de l'autre .
Pour fabriquer ce verre et, en particulier, pour rendre les-deux prismes solidaires l'un de l'autre on peut appliquer soit un procédé de verrerie, soit un procédé de fusion.
Le procédé de verrerie est caractérisé en ce qu'il consiste à étendre l'une sur l'autre deux feuilles de verre l'une blanche, l'autre teintée et à les: assena bler à chaud, par les moyens habituellement utilisés en ver- rerie, des disques ou palets étant découpés après refroidis- sement dans la feuille double ainsi obtenue et les faces des dits disques étant ensuite surfacées suivant des plans parallèles entre eux et présentant une certaine inclinaison par rapport au plan d'assemblage des deux feuilles précitées.
Dans le procédé de fusion on utilise deux dalles l'une blanche, l'autre en verre teinté et surfacées toutes deux de manière à être parfaitement planes, ces deux dalles étant superposées et portées dans un four à la température
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limite de ramollissement du verre ,voisine du point de fusion, pour qu'elles s'assemblent, le travail optique s'effectuant comme dans le procédé de verrerie déjà cité.
Suivant une variante du procédé de fusion, on utilise deux rondelles, taillées en sifflet, l'une blanche,
1'.autre teintée, et surfacées optiquement, que l'on soude dans le four de manière à obtenir une plaque de verre d'épaisseur uniforme, les. deux faces du verre obte- nu étant alors définitivement surfacées suivant des plans parallèles.
Il est évident que le verre fabriqué peut être neutre, c'est-à-dire sans foyer optique, mais aussi qu'il peut être concave, convexe, cylindrique ou combiné, et que de même on pourrait construire des verres courbés ou sphériques.
D'autres, avantages et particularités de l'invention ressortiront de la descritpion qui va en être faite en regard du dessin annexé qui représente l*invention schématiquement et simplement à titre d'exemple :
Dans ce dessin:
La fig.l est une vue en profil coupe d'un verre terminé conforme à l'invention.
La fig.2 est une vue en élévation correspondante.
La fig.3 est une vue en coupe d'un verre neutre fabriqué selon le procédé de verrerie ou de fusion.
Les figs.4 et 5 sont des vues similaires à celles la fig.3 mais représentant respectivement des i verres concave et convexe.
La fig.6 est une vue en coupe d'un verre à courbure ménisque ou cylindrique.
La f'ig.7 est une vue en coupe représentant un verre meulé prêt à être monté dans une lunette drageoir, et
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La fig.8 est une vue en coupe d'un verre surfacé de manière à augmenter la visibilité dans la partie infé- rieure.
En se reportant au dessin et plus particulière- ment à la fig.l, le verre est essentiellement constitué par deux prismes 1. et 2 rendus solidaires l'un de l'autre soit par collage à l'aide du beaume de Canada, soit et de préférence ,par ramollissement et fusion au four comme on 1.indiquera plus loin .
L'un des deux prismes, le prisme 1, est blanc et constitué, en général, par du crown-glass. Le prisme est en verre teinté dans la masse et peut être constitué en particulier, par une matière phophylactiuue telle que le verre à base de verre crown, d'oxyde de syrium, d'oxyde d'urane, de filtrium, etc.. et qui fait l'objet du brevet français N 544.763 du 21 Décembre 1921, délivré à la de- manderesse. Ces deux prismes 1 et 2 , sont accolés, comme cela est représenté, de manière à ce que la base de l'un soit en regard du sommet de l'autre .
De cette disposition, il résulte que le verre ainsi constitué présente trois zones d'opacité différente qui jouent chacune un rôle particulier. La zone supérieure ou zone 3 (fig.2) présente l'opacité maximum qui préserve l'oeil contre les rayons émis par le soleil couchant ou par les phares ou projecteurs. La partie centrale ou zone 4 donne un assombrissement suffisant pour protéger l'oeil contre les rayons solaires normaux et enfin, la partie inférieure ou zone 5, est assez blanche et trans- parente pour permettre la vision nette de la route en temps normal, ainsi que la lecture des appareils indicateurs situés sur la planche de bord de la voiture .
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Pour la fabrication du verre tel qu'il vient d'être décrit, deux procédés peuvent être appliqués indifféremment, et dans la description qui va suivre on les désignera respectivement par procédé de verrerie et procédé de fusion.
Par le procédé de verrerie, on utilise deux feuilles de verre 6 et 7 (fig.3) qui sont respectivement une feuille blanche et une feuille teintée. Les feuilles 6 et 7 sont étendues l'une sur l'autre et assemblées à chaud par les moyens utilisés habituellement en verrerie. Après refroidissement de la feuille double ainsi formée on y découpe des disques ou palets dont les faces- 8 et 9 sont surfacées optiquement suivant des plans parallèles entre eux et inclinés par rapport au plan d'assemblage XX' des feuilles 6 et 7 de manière à former avec lui un dièdre Ó approprié.
On remarquera , dès à présent, que le verre ainsi obtenu est en tous points identiques à celui précédemment décrit et représenté par la fig.l.
Dans le procédé de fusion on part de deux pièces principales de verre dites "dalles". Ces dalles sont, comme dans le cas des feuilles, l'une blanche et l'autre de verre teinté. Après avoirnsurfacé les dalles de manière à les rendre parfaitement planes, elles sont portées dans un four à la température limite de ramollissement voisine du point de fusion. Les deux dalles qui étaient superposées, s'assemblent alors et après refroidissement le verre obtenu est travaillé optiquement comme dans le procédé de verrerie ci-dessus de manière à obtenir un verre tel que ceux représentés par le& fige.1 et 3 .
Au lieu d'utiliser des dalles, dans le procédé de fusion, on peut utiliser des rondelles, taillées en sifflet, qui au point de vue coloration répondent aux
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mêmes conditions que les dites dalles. Dans ce cas, les rondelles sont surfacées optiquement en premier lieu, puis apposées en opposition l'une sur l'autre, c'est-à-dire de manière à ce qu'elles forment une plaque d'épasiseur uniforme, et portées dans le four, pour la soudure. Les deux faces du verre obtenu sont surfacées après refroidisse- ment, suivant des plans parallèles (fîg.31.
La soudure peut s*effedtuer dans le four par tous moyens connus, toutefois, on applique, de préférence le procédé décrit dans le brevet N 584.639 du 14 Août
1924 délivré à la demanderesse.
Les verres préparés, comme on vient de le décri- re, sont ensuite découpés et meules pour être montés en lunettes.
Jusqu'à présent, on n'a considéré que des verres neutres, c'est-à-dire des verres sans foyer optique.
Toutefois, les verres peuvent être travaillés, à la manière habituelle, pour donner soit des verres concaves tels que 8 (fig.4) soit des verres convexes tels que 9 (fig.5) .
Dans ce cas il suffit de donner à la partie 1, en verre blanc, une épaisseur suffisante pour permettre le surfa- çage du verre à la forme désirée.
Les mêmes procédés de fabrication peuvent être appliqués pour obtenir des verres courbés, sphériques, ou coquilles, ou demi-coquilles. Il suffit pour cela de courber à chaud, paroles procédés habituels, avant le travail optique, les verres plats obtenus soit par le procédé de verrerie, soit par le procédé de fusion (voir fig.6).
Sur la fig.7, on a représenté un verre meule prêt à être monté sur une lunette drageoir .
Enfin, si l'on veut accentuer la visibilité
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à la partie inférieure, c*est-à-dire dans la zone 5, il suffit d'accoler le prisme de verre teinté 10 (fig.8) sur un prisme de verre blanc 11 prolongé vers le bas par une partie en verre blanc, dépassant la partie en verre teinté.
Il va de soi que l'invention n'a été décrite qu'à titre purement explicatif mais nullement limitatif et que diverses modifications de détail pourraient y être apportées sans altérer sont esprit .