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"PROCEDE DE STABILISATION DES ETAGES DE HAUTE FREQUENCE DANS LES POSTES RECEPTEURS EN RADIOTELEGRAPHIE"
Dans le procédé de stabilisation par neutrodynation c'est-à-dire par compensation des résistances internes des lampes des différents étages (suivant les procédés de Hasel- tine ou de Rice ou autres), on règle la compensation de chaque lampe séparément de façon qu'elle ne donne pas de réaction et l'on perd ainsi l'avantage de pouvoir pousser à un certain moment la réaction jusqu'au voisinage de l'accrochage où de la réduire au contraire encore davantage si la réception est trop forte.
L'objet du présent dispositif est d'obtenir une neutrodyna- tion non pas fixe, mais réglable avec un réglage simultané ef- fectué pour tous les étages obtenue par une manoeuvre unique et simultanée des condensateurs,de neutrodynation.
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Les Fig. 1 à 4 des dessins schématiques annexés donnent des exemples non limitatifs de réalisation.
Les Fig. 1 et 2 représentent, en plan schématique et en élé- vation, le cas d'un amplificateur à trois étages de lampes de haute (ou moyenne) fréquence reliées entre elles par des trans- formateurs de haute fréquence et suivies d'une détectrice ; X
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X X représentent les supports des broches des quatres lampes;
3 4 dans chacun d'eux les contacts 1, 2,3, 4 sont reliés respecti- vement aux pôles positif et négatif de la batterie de chauffage, non représentée à la grille de la lampe et à la plaque. C C C 1 2 3 sont les condensateurs de neutrodynation fixés sur une embase isolante E (tracé en pointillé); chacun est formé de deux arma- tures 5 et 6 reliées respectivement en des points convenables des enroulements secondaires.
, Chaque condensateur est formé, par exemple, suivant Fig. 2, d'un petit cylindre métallique fixe 5 dans lequel se déplace lon- gitudinalement un tube métallique ou tige mobile de plus petit diamètre 6. Les pièces 6 sont toutes portées par une tige commu- ne t en verre, ébonite ou autre matière isolante guidée de dis- tance en distance dans des petits paliers 7 fixés à l'embase E ou, de préférence, à des disques 8 fermant l'une des extrémités des cylindres 5. On règle le degré d'accrochage de l'ensemble en produisant une translation de la tige t soit directement, sen tirant ou poussant un bouton B , fixé à cette tige, soit au moyen d'une crémaillère K fixée sur cette tige et attaquée par un pi- gnon p calé sur un arbre A solidaire d'un bouton de manoeuvre B .
2 Dans le schéma 1, on a ; plus de clarté, désigné par + 4 et ¯ 4 les pôles positif et négatif de la batterie de chauf- fage et par - 80 et + 80 les pôles négatif et positif de la bat-
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terie de plaque. On peut, bien entendu, donner à ces batteries des forces électro-motrices quelconques, et même réaliser le chauffage par un courant alternatif, et ajouter une batterie de polarisation négative des grilles entre un point convenable du circuit de chauffage et le pôle négatif de la batterie de plaque.
Les Fig. 3 et 4 représentent une variante du dispositif re- présenté en Fig. 1 et 2, dans laquelle les condensateurs neu- trodyne C sont constitués (Fig. 2) par des secteurs métalliques 9, simples ou multiples, fixés à un arbre commun t isolant (ou coupé par des parties isolantes), et tournant dans des paliers 7. On peut amener les secteurs 9, plus ou moins complètement, en face des armatures fixes 10, simples ou multiples, portées par une embase commune E, les dites armatures, fixes et mobiles, recevant suivant l'usage, les profils les plus favorables pour la varia- tion progressive de la capacité.
On peut aussi, si on le préfère, utiliser des condensateurs cylindriques comme ceux des Fig. 1 et 2 en remplaçant les cylin- dres complets 5 et 6 par des demi-cylindres ou par des portions cylindriques plus petites, auxquels l'arbre commun imprimera des déplacements angulaires relatifs produisant la variation de la capacité entre les armatures.
La. Fig. 3 montre comment la rotation de l'arbre commun A pourra être produite et réglée au moyen de boutons de commande uniques B B ou B' respectivement suivant qu'on emploiera une
1 2 3 action directe ou une transmission de mouvement par vis sans fin V 'et roue dentée R ou par un train d'engrenages côniques W, les armatures mobiles étant reliées à des points convenables des circuits primaires des transformateurs suivant un montage quelcon., que usuel deneutrodynation.
Si les 'lampes employées pour les divers étages amplificateurs
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considérés sont du même type ayant même capacité intérieure, les condensateurs neutrodynes seront tous identiques. Mais on peut aussi employer des lampes de caractéristiques différentes si l'on prend soin que les capacités maxime des-condensateurs neutrodynes correspondants soient proportionnées respectivement aux capacités intérieures des dites lampes et varient suivant une même loi de proportionalité quand on manoeuvre simultanément les parties mobiles des dits condensateurs par le dispositif de com- mande commu.
La stabilisation réalisée par neutrodynation simultanée réglable permet d'obtenir, sans accrochage, de fortes amplifi- cations et d'appliquer sur l'un ou l'autre, ou plusieurs, des étages de haute (ou moyenne) fréquence tout montage dit "reflexe" utilisant les mêmes lampes pour amplification de basse fréquence suivant les procédés connus et mieux encore le procédé de 're- flexe"push-pull qui a été indiqué dans un précédent brevet belge ? 273.477, du 29 octobre 1927, pour : "Perfectionnements aux postes récepteurs radiophoniques" et qui s'appliquera avan- tageusement aux récepteurs superhéthrodynes.