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Procédé et dispositif pour la prise ou enregistrement et la @ production d'images et de sons reproduction d'images et de sons..
L'invention consiste en un procédé et un dispositif pour la reproduction de sons et de vues ou images, dans les- quels les différences dans l'intensité du son et - dans le cas de la reproduction de vues - dans les degrés de clarté, sont amplifiées de telle façon que les tons bas apparaissent encore plus bas et les tons hauts, encore plus hauts et aussi que les points d'images clairs sont reproduits encore plus clairs et les points obscurs, par contre, encore plus obscurs.
Comme, dans ces conditions, grâce au nouveau procédé, il se trouve que les contrastes ressortent davantage, on se sert aussi par la suite pour les désigner du terme "amplification des contrastes?
Le procédé et les appareils utilisés pour sa mise
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en pratique peuvent également, à la condition d'être établis d'une manière appropriée, servir pour la transmission des sons et des images à des distances quelconques, attendu que l'idée fondamentale de l'invention, comme cela va être expliqué d'une façon encore plus précise ci-après, renferme en soi un nouveau principe d'amplification pour la transmission des messages.
Les connaissances acquises jusqu'à présent dans le domaine de-la transmission sans fil des messages faisaient apparaitre comme impossible le fait de déterminer d'avance l'amplitude d'une oscillation à un lieu distant. Il en est de même de la possibilité de concentrer les bandes d'ondes, ce qui a exclu jusqu'à ce jour une transmission d'images nettes et riches en contrastes et a empêché une solution complète du problème de la télévision et de la cinématographie à distance.
La solution de cet ensemble de problèmes est, con- formément à l'invention, obtenue par ce fait que deux oscilla- tions électromagnétiques de fréquence égale, ou de fréquence à peu près égale, sont amenées à agir en commun de telle manié- re que de légères variations d'accord ou de syntonie provo- quent, dans la phase réciproque des deux oscillations, des différences qui, dans les limites de celle des parties de l'espace de phase qui est située entre 100 et 0 , donnent l'amplification de contraste voulue.
L'invention va être décrite d'une façon plus détail- lée en regard de dessins annexés dans lesquels : Fig.l montre en vue schématique une disposition d'essai pour expliquer le principe de l'invention.
Fig.2 montre schématiquement la modification de la phase réciproqde en fonction de la fréquence des oscillations.
Fig.3 montre les courants et les tensions aux points limites du décalage de phases selon la fig.2.
Fig.4 montre en une vue la décroissance et la crois- sance de l'intensité des sons dans les limites de la portée
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critique.
Fig.5 montre en vue schématique un dispositif pour transmettre des nouvelles à une distance quelconque, suivant l'invention.
Fig.6 montre un téléphone dont la membrane est établie sous la forme d'une armature de condensateur.
Fig.7 montre un dispositif pour tenir secrète la transmission des nouvelles.
A la fig.l des dessins, GI et GII désignent deux générateurs électromagnétiques établis avec le montage connu à trois points. Le transmetteur GI renferme dans son circuit oscillant un microphone à condensateur KM et le générateur GII, un condensateur à réglage de précision FK susceptible d'être ajusté à la main sur plusieurs milliers de traits ou gradua- tions, avec une possibilité de réglage correspondant à une capacité de 0,01 cm par graduation. Tout d'abord, on n'utilise que les radiations directes des bobines oscillantes a et b.
Aux bobines a et b des deux générateurs est con- necté le circuit d'ondemètre W avec le wattmètre W1'.
En déplaçant le condensateur à réglage de précision FK, on peut régler, dans le diaphragme à condensateur KM, le son du battement depuis la position la plus basse jusqu'à la position la plus haute, et l'uniformité de fréquence des deux transmetteurs est supposée être dans les limites de la portée de réglage dans laquelle le son du battement se tait ou de- vient muet.
Cette "uniformité de fréquence" ne se limite pas à un point, mais embrasse au contraire une certaine portée de déplacement du condensateur de réglage de précision, à laquelle correspond, en réalité, toute une série de fréquence, Si on observe dans les limites de cette portée qui doit être désignée sous le nom d' "espace de phase", les oscillations ou aplitudes du wattmètre W' et si on les reporte sur un graphique en fonction des variations de fréquence, on obtient la courbe selon la fig.Z. Dans cette courbe, CD désigne ce
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qu'on appelle l'espace de phase, dans les limites duquel aucun son de battement ne se fait entendre et dans les limites duquel on suppose une uniformité de fréquence, bien qu'une uniformité de fréquence absolue, prise au sens strict du mot,
n'existe qu'au milieu du parcours CD. Toutefois, les variations de fré- quence sont si minimes qu'il n'est pas possible de les repré- senter sur le dessin. Elles sont déterminées par la fréquence et la longueur d'onde et fluctuent dans l'ordre de grandeur de 1/1000 à 1/10000 % environ. L'étendue qui est limitée par les points de puissance oscillante minimum (C) et maximum (D), est d'une importance fondamentale pour l'objet de la présente invention.
On peut conclure de façon sûre d'après la courbe suivant la fig.2, que les tensions induites par les générateurs GI et GII dans le circuit d'ondemètre ont une phase contraire au point C et une phaseégale au point D. Il en va de même pour les courants.
Dans les figures 3a et 3b, on a représenté, en sup- posant une égalité de fréquence absolue, les courants ou ten- sions résultant ,des deux oscillations, dans leur phase réci- proque. La fig. 3a correspond au point C, auquel la puissance est égale à -zéro, ce qui résulte de ce que les deux oscilla- tions I et II ont, l'une par rapport à l'autre, un décalage de phase de 180 , c'est-à-dire s'annihilent réciproquement au point de vue de leur puissance. Fig.3b montre les courants ou tensions d'une manière correspondant au point D où ceux-ci se doublent. Il se produit donc entre les points C et D, à savoir par suite de la variation de la capacité dans le générateur GII, une "modulation de phase" dans le sens indiqué ci-dessus.
Par "modulation de phase", il convient d'entendre aussi bien le déplacement de la courbe de tension II par rap- port à la courbe de tension I que celui de la courbe de cou-
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rant correspondante II par rapport à la courbe de courant I (ou inversement). Il s'agit donc simultanément pour les deux (courant et tension) d'un décalage dans la phase de temps de 180 à 0 .
On voit d'après la fig.2 ou les figs.3a et 3b, qu'il doit se produire forcément dans la moitié supérieure de la courbe CD, une amplification ou renforcement, et dans la moitié inférieure, par contre, un affaiblissement des puissan- ces oscillantes réciproques; c'est donc entre 90 et 1800 de différence de phase que se situe la diminution et entre 90 et 0 , l'augmentation de la puissance oscillante de modulation, c'est-à-dire une augmentation ou une diminution de l'intensité.
Une reproduction de la décroissance ou de l'accrois- sement de l'intensité de son, en fonction de la modulation de phase, est fournie à la figure 4. Dans cette figure, l'écar- tement vertical entre la ligne de délimitation supérieure et inférieure constitue une mesure pour l'intensité du son. Si le microphone à condensateur KM est influencé par un son pas par trop fort, constant sous le rapport de l'intensité et de la fréquence, le son diminue d'intensité plus la phase des deux oscillations se rapproche de l'état représenté à la fig.3a - ce qui correspond au point C de la figure 2 - pour finalement se taire ou disparaître totalement en C, mais pour s'accroitre, au contraire, plus le décalage de phase se rapproche du point D ( voir aussi la figure 3b).
La maximum se trouve en D, ce qui correspond à une différence de phase de 0 .
Si on renouvelle l'expérience avec la parole ou la musique, que l'on fait agir sur le microphone à condensateur KM, il se produit une distorsion ou déformation à gauche de C, par contre, une absence de distorsion croissante, qui monte Jusqu'à la clarté absolue, à droite de C. L'intensité de son augmente simultanément de plus en plus entre C et D pour dimi- nuer au-delà de D, lorsqu'une distorsion se produit de nouveau.
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L'amplification de contrastes se laisse provoquer non pas seulement à l'aide de la variation de capacité, mais aussi grce à un certain déplacement ou réglage d'autres moyens d'accord, comme la selfinduction, par variation du courant de chauffage, et par d'autres moyens.
Lorsqu'on opère dans la direction de C à D, c'est-à- dire depuis la phase des deux oscillations qui est reproduite à la fig.3a jusqu'à celle qui est indiquée à la fig.3b, on réalise une amplication en ce sens que, par suite de légères variations acoustiques d'intensité, on obtient également de légers décalages de phase et par suite aussi de légères aug- mentations de puissance, alors que des intensités (intensité de son) plus fortes provoquent de plus grandes variations de capacité et par suite aussi de plus grands décalages sur la courbe en direction de D, ce qui détermine une nouvelle ampli- fication.
En choisissant une partie appropriée de l'étendue C-D, on a la faculté d'affaiblir les amplitudes plus faibles et d'amplifier les plus grandes, ce qui se traduit par une amplification de constrastes, en ce sens que les sons bas réson- nent encore plus bas et les sons hauts, encore plus hauts. Dans la reproduction des images, qui doit être expliquée d'une façon encore plus précise ci-après, l'amplification de contras- tes se manifeste par ce fait que les points d'image clairs apparaissent comme étant encore plus clairs et les points som- bres, comme étant encore plus sombres, en sorte que les images apparaissent beaucoup plus plastiques.
Lorsque la zone de travail désirée entre C et D a été réglée une fois pour toutes, l'amplification ou accroissement de contrastes s'accomplit d'une façon entièrement automatique sous l'effet des oscilla- tions acoustiques agissant sur le microphone à condensateur KM.
Si on opère en sens contraire, cas auquel les points C (voir la fig.3a), et D (voir la fig.3b) sont intervertis, ce qui peut également être provoqué par de légères modifica-
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tions ou variations de syntonie entre I et II, il s'ensuit un affaiblissement, voire même une suppression du contraste, c'est-à-dire que les intensités de son ou les degrés ou va- leurs de clarté se rapprochent les uns des autres ou s'annihi- lent.
Arithmétiquement, la tension résultante V ressort de la formule : V2=V12+V112+2VIVIIcos (#I-#II) dans laquelle VI et VII désignent les tensions momentanées des deux oscillations I et II et #I et #II, les valeurs de phase correspondantes.
On voit aisément d'après la formule que, lorsque #I -#II se trouve entre 90 et 0 , le dernier membre de la formule est positif et détermine par suite une augmentation de v2. Par contre, pour les valeurs de #I- #II entre 180 et 90 , le dernier membre de la formule est négatif et déter- mine une diminution de V2. de sorte par exemple que, pour VI = VII et #I =II= = 180 , v t 0. Le calcul des intensités de courant se faitd'une manière absolument analogue.
Dans la formule, le premier membre indique en princi- pe la fluctuation de tension arrivant au lieu de réception, tandis que le troisième membre représente l'expression pour l'amplification déterminée par l'oscillation auxiliaire. Le membre du milieu est sans importance au point de vue de la modulation d'amplitude pure. Par contre, il devient également efficace au moment où; grâce à la modulation d'amplitude, il se produit simultanément dans son rhytme de légères variations de syntonie et, par suite, des différences de phases corres- pondantes.
La limite inférieure à laquelle les courants ou les tensions diminuent sera naturellement évitée dans la pratique, car on n'a aucun intérêt à un affaiblissement ou à une suppres- sion complète des amplitudes. De préférence, on situera le
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point de travail à une différence de phase variant entre 120 et 100 . Le réglage s'opère d'une façon simple par la lecture du wattmètre. L'espace de phase utilisé pour l'amplification des contrastes se situe à une différence de phase variant entre 1000 et 0 par exemple.
Afin de pouvoir utiliser le procédé selon l'inven- tion pour l'amplification des contrastes d'images obtenues par exemple par la télégraphie des images, il est nécessaire de convertir en variations d'accord, les différences exis- tant entre les degrés de clarté des différents points d'images.
A l'aide des cellules photoélectriques connues, les variations de clarté sont transformées en variations électriques pour être ensuite amplifiées davantage dans les contrastes de la manière décrite ci-dessus. Pour transformer en variations de capacité les variations de courant obtenues au moyen de la cel- lule photoélectrique, on peut se servir par exemple d'un télé- phone, comme cela est représenté schématiquement en coupe à la figure 5. Les courantschangeant avec lesdegrés de clar- té parcourent la bobines de l'électro-aimant c qui agit sur la membrane m. Cette membrane forme en même temps la plaque d'un condensateur, laquelle se trouve visâ-vis d'une seconde plaque m' isolée vers l'extérieur.
Les oscillations ou vibra- tions de la membrane provoquent des variations de capacité qui déterminent, de la manière décrite, des variations de fréquen- ce et avec elles la modulation de phase désirée. On peut aussi faire agir les variations de clarté directement sur le diélec- trique du condensateur ou sur la résistance du circuit de chauffage, pour obtenir l'effet désiré.
Avec le montage de l'appareil de prise et de repro- duction dans une pièce, on peut résoudre à l'aide du diaphrag- me à condensateur, le problème du couplage acoustique par réaction en rendant variable l'écartement des plaques de con- densateur et en positionnant ou en réglant sur l'effet le
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plus favorable et en modifiant en même temps la raideur ou pente de la courbe CD.
Les constructions décrites jusqu'à présent ont trait à la disposition des deux générateurs Gi et GII à pro- ximité immédiate l'un de l'autre, en sorte, par conséquent, que le coté transmission et le côté reproduction sont à close proximité l'un de l'autre, par exemple dans le but d'amélio- rer la reproduction d'un disque de phonographe ou une prise obtenue par la télégraphie des images, en ce qui concerne ses contrastes. La description qui suit est par contre rela- tive à une disposition dans laquelle les deux générateurs peuvent être éloignés l'un de l'autre d'une distance quelcon- que. Dans cette disposition, l'onde engendrée au poste émet- teur I peut être considérée pratiquement comme n'étant pas modulée lorsqu'on parle au microphone à condensateur.
Un ré- cepteur qui n'oscille pas de lui-même et qui est à grande amplification reproduira aussi par conséquent cette oscilla- tion comme étant non modulée. Ce n'est que par la différence de phase des deux oscillations, engendrée par l'oscillation II au poste récepteur à une distance quelconque de GI que se produit la fluctuation d'amplitude désignée plus haut sous le nom de "modulation de phase", mais qu'il convient mieux de désigner sous le nom de "modulation de réception", et qui, sans le second générateur, n'existerait en aucun cas. En modifiant l'accord grossier en GII, le microphone à condensa- teur, qui fonctionne dans ce cas comme appareil de reproduc- tion, reproduira le son de superposition qui a été réglé aussi bas que possible pour limiter autant que possible la largeur de la bande d'ondes.
En déplaçant le condensateur à réglage de précision, le générateur GII est amené sur "égalité de fréquence" telle qu'elle a été définie précédemment, puis sur "l'espace de phase" entre 90 et 0 de différence de phase,
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car, dans l'autre moitié de l'espace de phase, on n'obtiendrait qu'une diminution de l'intensité de l'oscillation acoustique du microphone à condensateur de GI,
Dans le cas de télégraphie simultanée ou de telégra- phie réciproque, il suffit d'un désaccord périodique depuis l'espace de phase jusqu'au son de superposition désiré qui, comme il est expliqué ci-dessus, peut être obtenu par modifi- cation de l'accord des deux côtés de l'espace de phase.
Si lax largeur de fréquence de l'espace de phase comporte par exemple 30 Hertz et si on veut par exemple utiliser le son 300 comme son de superposition, une variation de fréquence d'environ 315 Hertz suffit en conséquence. Une telle variation de fré- quence peut, par exemple, lorsqu'il est fait usage de la capa- cité de la main du télégraphiant, être assurée par un court contact d'une plaque métallique qui n'est qu'en couplage lâche par capacité avec le générateur, du fait qu'elle est posée, par exemple, à côté sur une table. Il suffit même dans certains cas d'un mouvement de la main dans l'espace.
De cette manière fort simple, il peut s'effectuer un trafic simultané, c'est-- dire dans les deux sens, entre les lieux où se trouvent les deux générateurs, un seul et même appareil servant dans ce cas alternativement de transmetteur et de récepteur.
Ce mode de trafic simultané a encore une plus grande Importance pour les applications en téléphonie et pour la transmission sans fil des images ainsi que pour la télévision.
Pour ces applications, on procède également dans les limites de l'espace de phase entre 90 et 0 et on modifie, dans les limites d'un quart de fréquence, la syntonie de l'un des générateurs par rapport à un second. En choisissant la puissance de l'un des générateurs par rapport à la puissance d'un second générateur, en resserrant plus ou moins l'accou- plement d'antenne, en modifiant d'une manière appropriée la tension de chauffage -et ,aux anodes, et en recourant à d'autres
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moyens, on a la faculté de déterminer la largeur de fréquence de l'espace de phase et par suite le caractère abrupt ou la pente de la ligne CD, d'où résultent à nouveau le degré d'am- plification et la sensibilité de la disposition.
On a constaté que la simple variation, sous l'effet de la parole, de la densité de l'air entre les plaques d'un condensateur à disque, fraisé, ordinaire, employé comme micro- phone à condensateur, permettait d'obtenir une transmission parfaitement claire de la parole, de sorte que la disposition d'un microphone à condensateur spécial à coté du condensateur de réglage comme moyen d'accord devenait superflu.
Un progrès technique essentiel de l'invention consis- te, entre autres, en ce que pour la partie fonctionnant au moment considéré comme transmetteur, toute amplification préa- lable de l'oscillation de modulation est supprimée. Le même avantage s'obtient du côté récepteur, en ce sens qu'ici l'os- cillation II remplit en même temps le rôle d'amplificateur. Un autre avantage du procédé d'émission et de réception combiné conformément à l'invention consiste en ce que, par suite de la suppression de la modulation d'amplitude au transmetteur, c'est toujours la totalité de la puissance correspondant au trait supérieur qui entre en jeu, de sorte que le reniement en éner- gie est le plus favorable qu'on puisse imaginer.
Toutefois, l'avantage capital réside dans le fait que, par suite de ce que la modulation d'amplitude est engen- - drée seulement au poste de réception, la largeur des bandes d'ondes comme facteur de transmission des messages ne joue- aucun rôle. Ceci est d'une importance fondamentale pour la solution du problème de la télévision qui se trouve ainsi être abordable.
La preuve de l'insignifiance de la largeur de la bande d'ondes dans le nouveau procédé a été fournie par une
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expérience dans laquelle le transmetteur GIétait pourvu de chatnes de filtrage qui ne laissaient libre qu'une étroite bande d'environ 150 Hertz pour le rayonnement. Malgré cela, la réception en GII fut parfaitement nette. Un autre essai a été effectué dans lequel les deux générateurs ont été modulés différemment à un écartement de 400 Hertz seulement. Ils ont pu être reçus individuellement dans un récepteur oscillant sans se gêner mutuellement dans les limites de l'espace de phase.
Ce phénomène surprenant se comprend d'emblée du fait que la légère modification dans l'accord ou syntonie dans le circuit d'oscillation de GI, lorsque le générateur GI est seul en service, ne détermine pas dans le circuit d'ondemètre W la moindre oscillation du wattmètre, quelle que soit l'intensité de son par laquelle le microphone à condensateur est influencé.
Ce n'est que par la différence de phase par rapport à l'oscil- lation du générateur GII que se produit la modulation d'ampli- tude nécessaire. En l'absence de cette seconde oscillation, il n'y a pas de modulation et par suite aussi pas de bande latérale.
La désignation "modulation de phase" ne répond pas complètement au principe même de l'invention, car on pourrait en conolure que seule l'oscillation du transmetteur doit être modulée dans la phase. C'est alors que se pose la question, par rapport à quel élément de comparaison la phase doit être modulée et cet élément est constitué par l'ondulation constante du générateur fonctionnant, au moment envisagé, comme récep- teur. C'est de la puissance et de la portée de rayonnement de ce générateur que dépend l'effet de la modulation du générateur transmetteur.
Si la puissance de rayonnement du générateur ré- cepteur est limitée à l'aide d'écrans à un domaine déterminé, la modulation n'est perceptible que pour ce domaine et ne pour- rait être reçue en un lieu voisin qu'au moyen d'un générateur
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auxiliaire spécial.
Quand on veut limiter la réception à un périmètre déterminé, par exemple une ville, il suffit pour cela d'un générateur auxiliaire à portée de rayonnement correspondante.
L'oscillation produite de cette manière ou de la manière habi- tuelle et dont l'amplitude est modulée peut encore être ampli- fiée davantage à volonté par un générateur auxiliaire rayon- nant qui est réglé de la manière décrite à l'égalité de phase (0 de différence de phase correspondant au point D à la fig,2)
Grâce au procédé selon l'invention, on peut résoudre d'autres problèmes de la technique de la transmission sans fil que l'on considérait jusqu'à présent comme impossibles à résou- dre. C'est ainsi que des oscillations qui se trouvent au- dessous du niveau des perturbations peuvent être élevées au- dessus de ce niveau.
Dans ces conditions, on peut aussi déter- miner à volonté la hauteur du niveau de perturbation, par exemple par des transmetteurs à étincelle détonante, d'une puissance aussi grande que possible, sans que la transmission en soit gênée.
La suppression de l'effet de fading a présenté jus- qu'à présent de grandes difficultés dans la technique de la transmission sans fil. Ce phénomène s'explique comme étant une fluctuation de puissance par suite d'un décalage de phase dû à de légères fluctuations de fréquence des générateurs.
Cette constatation du principe des phénomènes de dépérissement ou d'effacement constitue la base du procédé selon l'invention qui présente cet avantage qu'un effet de fading particulier ne peut plus se produire. L'invention présente ainsi, entre autres, un procédé de suppression de l'effet de fading en raison de ce que les causes de ce phénomène lui-même sont utilisées comme un nouveau procédé d'émission.
Une autre application de l'idée de l'invention con- siste en ce que la puissance de la transmission en un lieu
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peut être déterminée d'avance par détermination de la valeur de phase et que les récepteurs accordés sur cette puissance peuvent être utilisés pour la manoeuvre de contacts.
Une forme d'exécution de cette application de l'in- vention est représentée à titre d'exemple dans la figure 7 du dessin. La disposition décrite représente une solution de l'important problème du maintien secret des messages communi- qués par sans fil. Dans la forme d'exécution donnée à titre d'exemple, on utilise quatre éléments différents, suscepti- bles d'être accordés chacun individuellement, pour garantir la sûreté du maintien secret et l'absence de toutes perturba- tions. A cote d'une fréquence déterminée, la phase, l'ampli- tude et la mesure de temps doivent être connues au poste de réception. La disposition et le mode de fonctionnement du dispositif vont être décrits ci-après :
Le transmetteur S et le récepteur E communiquent par suite d'accord par la même fréquence.
Les trains d'ondes arrivants mettent en action dans le circuit d'antenne du ré- cepteur l'indicateur I, lequel est relié mécaniquement à l'in- terrupteur s1 de telle façon qu'il assure sa mise en circuit.
Par ce moyen, le générateur de haute fréquence entre en action, Le circuit de générateur K est réglé d'après la fréquence de réception et excite, de son coté, le circuit auxiliaire H.
Le circuit d'antenne fournit également des oscillations à H, éventuellement après amplification. Il se produit ici une superposition des deux oscillations. L'oscillation résultante qui se produit en H a la même fréquence, mais son amplitude de courant dépend, d'après le calcul vectoriel, des amplitu- des des deux oscillations individuelles et de leur différence de phase réciproque. L'amplitude et la phase de l'onde rayon- née par le transmetteur varie avec des moyens connus (très faible variation d'accord et ballast). Ces deux valeurs sont alors réglées dé telle façon que l'oscillation résultante H
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devienne par exemple égale à 0 (ou une valeur prédéterminée).
Dans ce cas, et seulement dans ce cas, l'indicateur 12 ferme l'interrupteur s2. L'interrupteur s3 Est mis en circuit lors- que G fonctionne. Le circuit est alors fermé en passant par l'appareil A. L désigne ici un vibrateur qui, par suite des mouvement de son interrupteur à trembleur, fait, au moyen d'un ressort F, tourner la roue dentée R. Le cylindre de con- tact P est entrainé par l'accouplement magnétique X et le ressort à boudin Z est bandé. La lamelle vient au bout d'un certain temps sous le contact frottant d et le consommateur ou absorbeur Y est mis en circuit. Pendant ce temps, l'ampli- tude de l'oscillation résultante en H doit demeurer égale à 0 (ou à la valeur déterminée d'avance). Ainsi se trouvent exclues toutes les éventualités d'un déclenchement accidentel de l'appareil par des tiers non qualifiés.
Ce dispositif permet donc de provoquer des phénomènes déterminés depuis un transmetteur déterminé et, d'autre part, de n'appeler depuis plusieurs transmetteurs qu'un seul parmi plusieurs transmetteurs-récepteurs d'autant que tous les quatre éléments sont connus. Le nombre des combinaisons possi- bles de ces quatre éléments est pratiquement infini.
L'invention démontre que l'élargissement de la ban- de d'ondes n'est pas l'unique moyen d'augmenter la qualité de la transmission. Grâce à l'invention, la technique s'enri- chit d'un nouveau moyen, d'une efficacité essentiellement supérieure. Avec le nouveau procédé, la transmission est d'autant meilleure que la largeur de fréquence (écartementC-D) de l'espace de phase est plus faible, en raison de ce que, à mesure que diminue la largeur de fréquence, la pente ou rai- deur de la droite CD croit et par suite la sensibilité de l'instrument augmente.
Avec l'invention, il ne s'agit pas d'augmenter la largeur du train d'ondes pour augmenter le nombre des signes à transmettre (oscillations supérieures ou
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harmoniques); au contraire la qualité de la transmission aug- mente du fait que la largeur de train devient toujours plus faible. De là découlent le grand progrès technique et l'im- portance surprenante de l'invention. Elle ouvre des horizons tout à fait nouveaux dans le domaine de la télegraphie et de la téléphonie multiples et cela aussi bien avec que sans fil, par conséquent aussi le long des lignes existantes et particu- lièrement aussi dans leservice dans les deux sens ou service simultané.
A l'occasion d'expériences qui furent faites au "Heinrich Hertz Institut" à Berlin, et qui ont abouti à des résultats surprenants, leprocédé a étédésigné sousle nom de "modulation de réception". Il consiste en principe d'après les explications ci-dessus en ce que grâce au générateur de réception avec une oscillation de "même" fréquence que celle du transmetteur, on produit, par de très faibles variations de syntonie ou d'accord (microphone à condensateur) produites en un rhytme déterminé, un décalage de phase se poursuivant suivant le même rhytme (entre l'oscillation engendrée au poste récepteur et l'oscillation arrivante).
L'effet ne se produit donc que par la coopération du générateur transmetteur et du générateur récepteur. La largeur de fréquence de la bande d'ondes se trouve dans ce cas déter- minée, entre autres, par le rapport des puissances des généra- teurs avec un couplage approprié. La largeur de la bande d'ondes du message individuel dépend uniquement de la grandeur et de la position de la variation d'accord ou de syntonie dans les limites de l'ansemble de la largeur de bande, laquel- le est déjà extrêmement minime. Cette dernière dépend à son tour de la pente ou raideur de la courbe CD. Donc, plusla variation du moyen d'accord et avec elle la largeur de la ban- de de phase (nous appellerons ainsi cette nouvelle bande d'on-
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des) est faible, plus la transmission sera meilleure.
L'invention a également une influence extraordinaire sur le procédé de transmission de signes au moyen de rubans d'acier aimantés d'après le procédé Poulsen-Stille. Comme pour le changement de position de la molécule d'acier, seule une grandeur d'angle entre en jeu, l'amplification de contras-- te selon l'invention offre un moyen d'amplifier les signes de sons et d'images dans leurs contrastes, aussi bien à la prise qu' à la reproduction. Une solution est ainsi donnée au problème du remplacement des films en celluloid comme supports des sons et des images, offrant un danger au point de vue de l'incendie, par une matière ininflammable.
Ce qui faisait que l'on considérait jusqu'à présent comme chose irréalisable la cinématographie à domicile et à distance, tant au point de vue technique que physique, est maintenant surmonté par la présente invention. La coopération de l'oscillation de transmission et de réception supprime l'amplification préalable et ultérieure. Il est possible aussi de disposer une multitude de transmetteurs d'images sur un espace restreint, sans que ceux-ci se gênent mutuellement.
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