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"Jaugeur pneumatique à distante particulièrement applicable aux automobiles et' avions".
La présente-invention a plus particulièrementpour but le. jaugeage permanent à distance des réservoirs d'automobiles et,d'avions. Elle peut néanmoins s'appliquer d'autres cas.
La plupart dee appareils pneumatiques connus, ou bien . nécessitent une manoeuvre préalable à chaque lecture et,ne satisfont pas, par conséquent, à la condition d'automatisme, ou bien sont'très difficilement rendue étanches et insensi- 'blés aux 'variations de température et de pression extérieures.
Dans l'appareil décrit ci-dessous, ces défauts sont évités par, l'emploi d'un, courant d'àir continu entretenu par le moteur de la voiture ou de l'avion, et dont la pression, pratiquement constante tout le-long de la conduite principale empruntée par l'air qui s'écoule, est'fonction uniquement de la hauteur du liquide à mesurer. Un ou plusieurs manomètres sont branchés sur cette conduite en,des pointe quelconques, et, convenablement graduée, constituent les appareils indica-
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teurs.
Les variations de la pression extérieure.sont sans effet sur la précision des lectures, car elles agissent simultanément sur les manomètres et sur la.- surface libre du liquide, grâce au trou d'air des réservoirs, ce qui établit une compensation,
Les variations de la température sont également sans effet puisque l'air dont on mesure la pression n'est pas énfermé dans un espace clos,
La conduite d'air principale qui relie le jaugeur au moteur, a un diamètre suffisant.pour qu'en tous cas la perte de charge créée par l'écoulement du fluide, au moins entre le jaugeur et le ou les manomètres, soit constamment négligeable vis-à-vis de.la ression propre de l'air, si petite que soit cette dernière..
Un¯premier type d'appareil possédant les qualités précéden- tes est constitué comme suit. Un vase,à niveau constant réalisé par exemple au moyen d'un flotteur et d'un pointeau'reliés entre eux par contact direct ou par l'intermédiaire de petite leviers munis de contrepoids, est placé au dessus du réservoir à jauger.
Il communique par un tube. descendant avec -la partie inférieure du réservoir. Le liquide d'élève par ce tube jusqu'à hauteur du niveau constant sous l'effet de l'aspiration du moteur. La con- duite principale d'air relie la partie supérieure du vase à ni- veau constant à la tubulure d'admission du moteur, L'air pénètre dans le vase et la conduite par l'entrebâillement sur son siêge, du pointeau, soutenu par le flotteur que soulève le liquide. La pression de.l'air est@égale à la pression extérieure diminuée de la hauteur du liquide aspiré, ou hauteur comprise entre le niveàu constant et la surface libre du liquide, Le ou les manomètres indiquent cette pression, c'est à dire en définitive la hauteur du liquide, avec une précision quasi mathématique.
Dans les tubu- lures de connexion des manomètres on peut intercaler des disposi- tifs amortisseurs tels que des buses de petit calibré, pour sta- biliser les aiguilles malgré les variations rapides de niveau du
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liquide provoquées par les secousses et les'cahots.
L'ensemble de l'appareil n'a pas besoin d'être rigou- reusement étanche, car l'aspiration du moteur absorbe instan- tanément les fuites. On peut par conséquent utiliser des con- duites souples ou demi Souples,, d'une pose facile.
La dépression du moteur, même au ralenti, atteint faci- lement 100 grammes et davantage}elle permet dejauger un ré- servoir d'essence pouvant atteindre jusqu'à lm,50 de hauteur au moins,,'
La figure 1,. représente, en,coupe longitudinale, un appa- reil du type précédent. V est le vase à niveau constant, ab ce niveau, F le flotteur, p le pointeau, S son siège, 1 de petits leviers articulée en o et terminés par les masselottes m qui prennent appui sur le flotteur quand celui-ci se soulève, C est la conduite principale qui se rend au moteur; sur C est bran- ché le manomètre M; T est le tube d'aspiration du liquide qui plonge jusqu'au fond du réservoir R; t, le tube d'entrée d'air que le pointeau obstrue partiellement pendant le fonctionnement.
Pratiquement, sur un réservoir arrière d'automobile au moins, on pourra, pour empêcher la poussière et la boue de pénétrer dans le 'jaugeur, prolonger extérieurement le tube t par une conduite C' qui débouchera dans un endroit abrité à l'intérieur du véhicule. L'arrivée de l'air se fera par cette conduite.
' Le fonctionnement s'établit en décatis de la manière sui- vante. Au repos, le pointeau sollicité par le poids des masse- lottes, appuie sur son siège et ferme complètement le tube t.
Dès que le moteur aspire, le jaugeur étant clos, le liquide. s'élève par le tube T. pénétre dans V et soulève F. F à son tour soulève les masselottes et les leviers 1 abaissent le pointeau qui ouvre le tube t. De l'air pénétre dans lejaugeur :et le liquide tend à descendre'; Mais alors p se soulève et ferme l'air. L'opération recommence. Pratiquement un' état d'é- quilibre s'établit rapidement: le tube t reste entr'ouvert et le liquide se maintient en ab,
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Si l'on désire faire fonctionner l'appareil loraque le moteur est arrêté, on peut intercaler dans la conduite 0, entre le ou les manomètres et le moteur, une petite pompe à vide à main qui sera mue avant chaque lecture.
Cette pompe ser- vira généralement au garage, En coure de route elle sera inutile.
La figure 2 représente une coupe de cette petite pompe. P est 'le piston, c le cylindre, r un ressort de rappel, v une valve qui ferme la communication avec le moteur pendant que la pompe aspire, B le bouton de commande mis à portée de l'observateur.
Arès avoir tiré sur le bouton et bandé le ressort, on lâché le dispositif, et le ressort, en ramenant lentement le piston freiné par l'air emprisonné dans le fond du cylindre qui est percé d'un petit trou t, maintient pendant quelques instants dans la partie antérieure du cylindre,, dans les manomètres et dans le jaugeur, la dépression qui indique la hauteur du li- quide. Cette dépression subsiste encore quelques instants, ' tant que les fuites ne l'ont pas fait disparaître. On a ample-' ment le temps de faire la lecture.
Lorsque le.moteur est capable de fournit de 1$air com-- primé, par exemple lorsque l'alimentation se- fait au moyen d'un. compresseur, le jaugeur peut se réduire à la seule con- duite principale C sur laquelle sont branchés les manomètres M, à l'exclusion du vase à niveau constant et de ses acces- soirée. Dans ce cas une extrémité de C est branchée sur la conduite de refoulément du compresseur, et l'autre plonge au fond du réservoir. L'air comprimé refoule constamment le li- quide contenu dans 0 et s'échappe par l'extrémité inférieure sous forme de bulles. La pression marquée par-le manomètre est égale à la hauteur du liquide refoulé.
On pourrait éga- lement brancher la conduite C -sur l'éohappement dont il suffit de dériver une portion infime qui.se refroidit très rapidement, surtout en donnant au tube de dérivation la forme d'un ser-
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pentin S qu'on peut en outre ventiler. On obtient ainsi un deuxième'type d'appareil représenté sur la figure 3. On pour- rait obtenir son fonctionnement, pendant les arrêta du moteur, en utilisant une petite pompe de compression ' main, tout à fait semblable à la pompe à vide décrite plus haut.
La figure 4 montre, en coupe longitudinale, un type de manomètre à liquide qui peut être employé comme indicateur 'quelle que soit la hauteur des réservoirs. Deux compartimenta ,communicante A et B contiennent un liquide lourd, par exemple du mercure. Le compartiment B reçoit la pression'ou la dépres- sion; au dessus du mercure, dans A, est un liquide éger, in- oongelablé, non volatil, de la glycérine par exemple, qui peut s'élever dans un tube à niveau en verre v communiquant avec A par le bas et avec l'atmosphère par le haut.
On peut donner au tube,en verre une section telle que la variation maximum de hauteur de la glycérine y soit toujours la même, quelle que soit la pression ou la dépression maximum de l'air, c'est à dire quelle que soitla hauteur des réservoirs, la-différence étant équilibrée automatiquement par la dénivellation du mer- cure, Le type représenté sur la figure 4 est prévu pour être monté sur un tablier ou planche de bord d'automobile ou d'avion.
Le tube de niveau en verre est.seul visible de l'observateur.
On peut aussi employer tout autre type de manomètre.
Les systèmes précédents montrent clairement comment on peut réaliser l'invention, mais les détails, matières et dis- cassions peuvent évidemment être modifiée sans rien changer à l'esprit de l'invention.
Ces appareils peuvent servir au jaugeage automatique à distance de tous réservoirs lorsqu'on dispose à proximité d'une source continue d'air comprimé ou de vide, comme sur une auto- mobile ou un avion.