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.Il Machine à numéroter, à compter et à marquer par impression les peaux apprêtées et par perforation les peaux brutes",
On connaît des machines destinées 'ci marquer les peaux; ces machines impriment généralement sur la peau et en couleurs quelconques, des vignettes ou des inscriptions portées sur un timbre humide qui vient S'appliquer sur la peau à marquer; ces machines comportent un bâti fixe sur lequel est placée la peau et des @organes mobiles, portant le timbre et animés d'un mouvement alternatif, sous l'ac- tion soit d'un moteur, soit de l'ouvrier, soit encore de toute transmission convenable de force motrice;
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Les peaux sont d'ailleurs aussi, très souvent, marquées par impression à la main avec une simple griffe de cuivre, donnant de très mauvaises épreuves obtenues avec une grande lenteur,
Pour marquer les peaux,à l'état brut, on n'uti- lise que des marteaux à l'extrémité desquels sont fi- xées quelques pointes ; la manipulation et la marque se font à la main, mais, de ce fait, le coup de marteau donné est de puissance variable et, généralement, ne tombe pas normalement sur la peau; il en résulte ffé- quemment que la peau est abîmée et que des poils de la. fourrure sont enlevés; cette détérioration enlève de la valeur à la fourrure; de plus, l'opération est forcé- ment très lente.
La présente invention a pour objet une machine qui peut être indifféremment appliquée à marquer, par impression, les peaux apprêtées et, par perforation, les peaux brutes ou apprêtées , le passage d'un systè@e de marquage à l'autre étant réalisé par le simple rem- ' placement d'un timbre à marquer humide par un timbre portant des pointes disposées suivant le dessin voulu; de plus, dans un cas comme dans l'autre, la machine objet de l'invention numérote les peaux marquées, don- nant à chacune d'elles un numéro matricule, indélébile lorsqu'il est appliqué par perforation; enfin et simul- tanément, la machine compte le nombre de coups de tim- bre qui ont été donnés, ce qui permet un contrôle effi- cace du nombre des peaux et du numérotage de celles-ci;
Sur le dessin annexé:
La figure 1 est une vue en élévation et de face @ d'une machine construite conformément à l'invention;
La figure 2 est une vue de profil et à la marne échelle, de cette machine; .La figure 3 est une vue à plus grande échelle
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et en coupe verticale par l'axe de la pièce porte-timbre et par l'axe de rotation du volant d'entraînement, d'une machine construite conformément à l'invention; 'La figure 4 montre schématiquement le mécanisme de commande des mouvements de l'encrier;
La figure 5 est une vue partielle et de profil d'une machine construite conformément l'invention, mu- nie d'un carter de guidage et de protection pour le mar- quage dés peaux par perforation;
La'figure 6 est une vue en plan au même carter.
Ainsi qu'on peut le voir sur le dessin, le méca- nisme de la machine objet de l'invention estsapporté par une table 1, faite de toute matière convenable, destinée à recevoir les peaux à marquer ou en cours de marquage et aous laquelle sont disposés les organes de commande, de mise en route et d'arrêt du mécanisme.
Le mécanisme est porté par un bâti 2, de dimen- sions et de formes convenables; il est constitué par un arbre 3, entraîne en rotation par un moteur électrique 4 et par l'intermédiaire d'un dispositif rédueteur cons- titué par une vis sans fin clavetée sur l'arbre du mo- teur et en prise avec une roue hélicoïdale fixée sur l'aTbre l'arbre 3.
Sur l'extrémité avant de l'arbre 3 est claveté un'plateau circulaire 5, formant volant et chargé sur 1800 pourfaciliter le relevage du timbre; ce volant porte un arbre manivelle 6 excentré, sur le tourillon duquel est monté, sur roulement à bille 7 ( figure 3), la tête 8 d'une bielle 9 dont le pied 10 est articulé sur l'axe 11 de la tige 12.
La tige 12 porte, à son extrémité inférieure, un piston 13, susceptible de se déplacer dans la cavité cylindrique borgne 14 de la pièce cylindrique 15 sur laquelle est monté le timbre,
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Entre le fond/de la cavité 14 et le piston 13 est disposé un ressort 16 qui tend constannent à re- pousser le piston 13 contre la. garniture 17 du bouchon 18 qui obture la cavité 14 et pans lequel peut coulis% ser, à frottement doux, la tige 12; d'autre part une broche netallique 19, de longueur convenable peut être placée dans la cavité 14 et à l'intérieur du ressort 16 dans le but de forcer butée pour le piston 13.
La pièce 15 porte-timbre coulisse lopgitudinale- ment dans le manchon 20 solidaire du bâti; elle pré- sente, à sa partie inférieure, un évidement '-Il dans lequel peut se monter et être fixée, de toute manière- . convenable, la queue du timbre marqueur, numéroteur ou dateur 22, encrant ou perforant, qui doit agir sur les peaux à merquer.
Lorsque la machine est destinée à appeser sur les peaux un timbre humide, la machine est montée telle qu'allé vient d'être décrite, mais la broche 19 n'est pas placée dans la cavité 14 ; il en résulte que l'ef- fort du timbre narqueur 22 sur la peau reste élastique puisque le ressort 16 est toujours interposé entre la commande rigide de la bielle 9 et la pièce 15 porte- timbre; on ne risque pas ainsi de détériorer les peaux.
Lorsqu'on veut marquer les peaux par perforation, il faut, au contraire, que, les pointes du timbre étant venues au contact de la peau, un effort rapide et brusque soit donné sur 1;dit timbre pour que les perforations se fassent franchement et nettement ; dansce cas, la broche 19 est placée dans la cavité 14; lors de l'abaiseement du timbre et tant que celui-ci n'est pas venu en contact avec la peau marquer, le piston 13 reste contre le bouchon 18, dans la position représentée sur la figure 3; au moment du contact et; par suite de la résistance de la peau à la perfora..
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tion, le piston s'abaisse en comprimant' 'Le ressort 16 et les .pointes du timbre pressent élastiquement sur la peau jusqu'à ce que le piston ait rencontre la tête ae la broche 18;
la liaison du piston et de la pièce 15 devient alors rigide et la perforation se fait brusque- ment; grâce au même dispositif, la sortie des pointes est brusque et ne se produit qu'au'moment où, le piston
13 étant revenu au contact du bouchon 18, la liaison est redevenue rigide entre la. pièce 15 et les organes de transmission du mouvement.
Le timbre marqueur 32 est interchangeable; il peut, ainsi que cela a été dit, être constitué et agir comme un timbre humide ordinaire, prenant l'encre sur l'encrier dont il sera question plus loin et imprimant sur la peau des marques de couleur et de dessin quelcon- ques, reproduisant, par exemple, les initiales ou la marque de la maison qui utilise la machine; il peut également comporter un aispositif numérateur automatique imprimant, sur les peaux, des nombres successifs.
Le timbre peut également être perforateur-poin- tilleur et il porte alors, sur sa face inférieure, un certain nombre de pointes, disposées suivant le dessin.
.voulu, è des distances convenables les unes des autres et de longueur suffisante pour traverser, clans tous les cas, les peaux traitées; la marque est alors indélébile puisqu'elle est constituée par les perforations que les pointes produisent à travers la peau; dans ce cas égale- ment, le timbre peut comporter un dispositif numéroteur.
Lorsque la machine est appliquée à la marque des peaux .'par impression humide, le timbre 22 vient en con- tact, au haut de sa course, avec un encrier 23 constitué par un réservoir recouvert de feutre et sur lequel vient S'appliquer une plaque d'acier perforée présentant une certaine élasticité; ladite plaque est elle-même recou- verte d'un drap molleton sur lequel letimbre vient
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prendre l'encre!
Cet encrier fonctionne par capillarité et par succion; au moment où le timbre vient appuyer sur le mol- leton supérieur, la pression qu'il exerce fait monter l'encre r travers la plaque perforée, et cette encre vient inhiber le molleton;
au contraire, lorsque le tim-
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bi.,, abandonne le tampop. , la plaque r étallique, reprenant grâce à son élasticité, sa forme primitive, produit une succion brusque qui aspire, dans lemolleton, l'encre qui pourrait s'y trouver en excès.
L'encrier 23, constitué conne il est décrit
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ci-3us, vient se placer sur un cre 34 articulé; quel- ques seconQGs suffisent, grâce à, ce dispositif, pour chano ger l'encrier et passer, par exer:.ple, d'un encrage noir utilisé pour marquer les peaux blanches, à un encrage
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blanc nêce3saire la marque, par impression, des peaux noires telles que 1'astrakan; toutes autres couleurs peu- vent d'ailleurs être choisies pour marquer des peaux de teintes diverses.
Ainsi qu'on peut le voir sur les figures 1, 2
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et 4, le cao.J:e 24 est art:icu11, .':J.r Sb., ...Jartie ,postérieure, sur un axe 25 solioaire de pattes 26 fixées, de toute r.ia- nière convenable, sur le hâti 2; des ressorts 27 fixés par une extrémité, au bti et par l'autre extrémité, au
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cadre, tendent oonstatonient à relever ledit cadre et va l'appliquer, par conséquent, contre le timbre.
'Le porte-timbre 15 est solidaire d'une pièce
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28 conttenablement conformée,sur laquelle sont montés à tourillons, les galets 29 et 30 montés dans les plans verticaux des bords supérieurs du cadre; lorsque, après
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T¯^¯:c, LOi pièce 15 est :}(1ufj:-J'e ir<.rs le bas par les r.I5cô.nismes précédemment décrits, le galet 29, entraîné (bi,s le mené mouvement, vient i*u contact du cadre, le fait osciller vers le bas et l'écarte progressivement
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du timbre; lorsque; arrive a l'extrémitédu bord du cadre 24, le galet 29 n'est plus en contact avec lui, le galet 30 maintient le cadre dans une position sen- siblement verticale;
inversement, lors.que le timbre remonte, le cadre de l'encrier, appelé par les res- sorts et guidé par les galets 29 et 30, effectue l'os- cillation inverse, jusqu'au moment où, libère de l'ac- tion du galet 29, il vient s'appliquer contre le timbre 22.
Lorsqu'on veuf procéder au marquage par perforation, il convient d'immobiliser l'encrier dans une position qui permette le libre passade au timbre; dans ce but, le cadre24 est percé d'un trou 31, le- quel peut être amené en regard d'une vis 32 engagée dans la patte 26; le cadre étant amené dans la posi- tion verticale, on agit sur la vis qui s'engage dans le trou 31 et le cadre est immobilisé dans cette position,
Lorsque la machine est appliquée au marquage par perforation des peaux brutes ou apprêtées, le . mécanisme inférieur est enfermé dans une boîte- ou bâti 33, ( figures 5 et 6), métallique, qu'on fixe sur la machine au moyen de bras 34, solidaires du bâ- ti 2, s'engageant dans les glissières 35 que porte la boîte 33;
un écrou 36 permet lu fixation dela boîte sur les bras. la boîte porte, sur sa face supérieure et sur sa face inférieure, une ouverture 37 permettant le passage du timbre et une ouverture 38 permettant le passage du galet 29; le fond de la boîte setrouve . à une distance convenable de la table 1 pour permettr le passage des peaux, mais pour s'opposer au passage des mains de l'ouvrier; grâce ce disp osi tif , la peau marquer est immobilisée pendant l'opération et ne peut suivre le timbre dans son mouvement de
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-va. et vient vertical; en rnrre terl1j,1s, tout eancer d'ac- ciaent est évité, la main de% l'ouvrier ne pouvant par- venir sous les pointes du timbre;
la face avant de la boîte 33 peut comporter une partie transparente, glace
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ou iëica, de manière -. faciliter 1G mise en place, Boaa 1 timbre, de l'endroit de 1. peau s r.rcuer.
La machine est conpiétée par un compteur 39, ( figure ex) , monte sur l'arbre 3, compteur qui enregi8 : tre chaque tout fait par ledit arbre et par conséquent, chaque frappe de la machine; enfin, un dispositif de freinage, agissant sur le volant 5, permet de vaincre instantanément l'inertie de eu volant lorsqu'on arrête le moteur électriqueaprès une marque.
Il est facile d3 concevoir qu'une telle machine permet de marquer, de numéroter et de compter, soitpar impression en toute couleur choisie, soit par perfora- tion, les peaux brutes ou apprêtées et que le passage
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d'un mode de Eiarquage 'fui l'autre peut .se faire avec In ¯plus grande rapidité, puisque, par exemple, pour passer du marquage par impression au marquage par perforation, il suffitd'introduire la broche dans la pièce 15, d'im- mobiliser,le cadre de l'encrier, de changer le timbre et da-fixer la boîte de guidage et de protèction, tou- tes opérations qui peuvent être effectuées en une minute.
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T.' é1;>i>1ichtion des dispositifs décrite ;perM8t donc, avec une seule machine,de marquer les peaux t,soit par impression, soit par perforation, avec une. très. grande rapidité; d'autre part, les marques apposées,
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faites ùans des conditions toujours.identiques et êc;a ,
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niquement, sont parfaitement nettes, les Impressions ,Q
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étant E-ussi distinctes que colles que donneraient lelow ,ri:erie et la perforation des peaux brutes ne détexmiw nant Eucune d1térioration de la fourrure, 1
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Il est bien entendu que'la. machine qui vient d'être décrite et qui est montrée sur le dessin annexé pourra, suivant les applications que l'on aura en vue, subir des modifications;
en particulier, les dispositifs de commande de la marche et de l'arrêt du moteur pourront être soit à pédales, soit à manettes, soit de tout autre genre connu ou nouveau, le manchon de guidage du porte- timbre pourra être simple ou double et ses dim@nsions peur. ront varier; le dispositif de montage de la broche do bu- tée, le choix et le réglage de sa longueur pourront être quelconques ainsi que la position et le mode d'attaque de l'arbre par le moteur électrique, ainsi également que la position et le dispositif de commande au compteur, dans que ces modifications portent atteinte aux caractéristi- ques de l'invention.