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PERFECTIONNEMENTS AUX MACHINES A SECHER LES TISSUS ET LES PAPIERS
EN CONTINU.
L'invention est relative à des améliorations qui con- cernent principalement les machines à sécher dites "accrocheuses" à bâtons libres, l'une d'entre elles pouvant toutefois être appli- quée aux machines dont les bâtons sont fixés ou reliés à demeure aux chaines.
Ces améliorations comprennent particulièrement :
1 ) Un dispositif d'alimentation et un dispositif de sortie qui évitent tout frottement entre le tissu (ou papier) et les bâtons,
2 ) Un dispositif de retour des bâtons qui évite toute détérioration de ces derniers, ce dispositif les saisissant et les transportant entre deux sangles ou courroies, à l'encontre d'autres dispositifs qui ramènent les bâtons au moyen de chaines pourvues de crochets ou de doigts.
3 ) Un dispositif qui permet, d'après la nature des tissus (ou papiers) traités, de varier l'écartement des bâtons
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sur les chaines transporteuses, celles-ci recevant un bâton tous les deux, quatre, six ou huit maillons ou plus,
4 ) Un dispositif de chauffage et de ventilation qui permet d'augmenter la production en réalisant un séchage logique et une circulation d'air très vive qu'il y ait de risque d'agiter dangereusement les plis du tissu ou papier.
5 ) Un dispositif qui, au commencement du travail, facilite l'enlèvement du premier pli.
6 ) Une sonnerie électrique qui avertit l'ouvrier lorsque le rouleau de sortie tourne trop lentement.
Le premier dispositif consis te . faire tourner le(ou les) rouleau d'alimentation au moyen d'un câble, courroies, chaine ou crémaillère, tiré par un organe qui se déplace d'une façon absolument homologue avec le bâton pendant le transfert du pli du tissu (ou papier) du dispositif d'entrée à la course de séchage ; entre le moment où le bâton est arrivé dans la course de séchage et celui où le bâton suivant vient en contact avec le tissu, le (ou les) rouleau d'alimentation reçoit son mouvement de rotation d'un dispositif quelconque. Pour éviter que le frottement entre le tissu (ou pa.pier) et le bâton se produise à la sortie, celle-ci est disposée de telle sorte qu'en cas de besoin la tension du tissu (ou papier) fasse passer le dernier bâton de la course de séchage dans le dispositif de re- tour.
La suppression du frottement entre le tissu (ou papier) et les bâtons au moment de la formation des plis, évite qu'une irrégularité du tissu(ou papier) ou des bâtons ne provoque la formation de plissements qui se traduisent par des cassures et qui peuvent être une source d'ennuis ou de déchets dans les opérations que le tissu (ou papier) doit subir par la suite.
Pour les tissus, l'irrégularité la plus fréquente est la déforma- tion en cours de teinture, déformation qui allonge les bords plus que le milieu ou inversement, de sorte que le tissu fes- tonne ou gode quand il est suspendu et qu'il fronce quand on le laisse descendre en frottant contre un bâton ; une autre irré- gularité des tissus tient éventuellement à la différence qu'il
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y a entre les lisières et le fond, différence qui fait, suivant le cas, tendre ou festonner les liaières; l'effet est .,. peu près le même que ci-dessus.
Pour les papiers, des effets ana- logues sont attribuables au fait que les papiers bobinés sèchent ou prennent de l'humidité par leurs bords, de sorte qu'ils subis- sent une déformation qui ne s'efface pas toujours lors du traite- ment qui doit précéder le séchage à, l'accrocheuse ; un effet semblable à celui des lisières des tissus se manifeste pour les papiers quand on les imprime, qu'on les enduit ou qu'on les couche en réservant de chaque côté un certain bord, Les irré- gularités les plus fréquentes pour les bâtons sont le cintrage et la torsion des bâtons en bois, A la sortie, la suppression du frottement entre le tissu (ou papier) et les bâtons, évite que les irrégularités ci-dessus ne provoquent des plis quand on doit immédiatement bobiner le tissu (ou papier) ;
elle évite ainsi quelles bâtons légers, adhérant accidentellement au tissu (ou papier) ne se trouvent soulevés par celui-ci et ne manquent le dispositif de retour,
Le dispositif de retour au moyen de sangles ou cour- roies (qu'on pourrait remplacer par des cordes si celles-ci ne présentaient pas d'inconvénients) est caractérisé par le fait que dans les courses, descendante et ascendante, les deux san- gles sont déviées par des galets qui leur font décrire des ara- besques, de sorte qu'elles serrent toujours assez fortement le bâton entre elles pour l'empêcher de glisser vers le bas ;
ce dispositif de retour présente l'avantage de permettre l'em- ploi de bâtons émaillés ou laqués et même de bâtons en verre, sans qu'on ait à craindre leur détérioration, comme c'est la cas lorsque le retour se fait par chaines,
Le dispositif variant à volonté, l'écartement des bâtons sur les chaines transporteuses consiste en une commande de ces chaines par pignons à changer ou par un cliquet à course variable, L'avantage de ce système est de permettre d'atteindre toujours le rendement maximum et la plus grande régularité de séchage, ainsi que d'éviter pour certains tissus (ou papiers)
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le#= cassures et les marques qui peuvent résulter d'un écartement trop faible;
quand ce n'est pas le cas et que le tissu (ou papier) est très régulier, la production maximum est généralement obtenueavec le plus faible écartement, qui permet à la machine de contenir beaucoup de tissu (ou papier) ; quand le tissu (ou papier) festonne dès qu'il est suspendu, le plus faible écarte- .::en'(. ne correspond plus à la production maximum parce que les festons enferment entre les plis des couches d'air peu près stagnantes ; avec un écartèrent très faible on constate alors, non seulement que la. production est médiocre, nais aussi que le séchage est irrégulier, plus rapide sur les bords et à certains endroits du milieu ; cette irrégularité peut être une cause de deformation.
Suivant l'invention, le dispositif de chauffage et de ventilation souffle d'abord violemment de haut en basde l'air à haute température circulant en circuit à peu près fermé, puis il souffle modérément de bas en haut de l'air plus faible température. La Machine fonctionnant en continu ces deux actions se passent d'une façon continue dans deux sections successives de la course de séchage.
Dans la première période, la violence du :1.'air est très utile, car il régularise les plis et les ouvre du côté de l'endroit, c'est-à-dire du côté où il importe souvent d'éviter que les plisne se touchent ; ceet d'air, fif et chaud, porte rapidement le tissu (ou papier) ? la température de séchage, sans laisser l'eau le temps'de descendre et de s'accumuler -au bas des plis, ce qui ralentirait le séchage et le rendrait irrégulier ; pour les tissus (ou papiers) enduits ou imprimés, ce courant estd'autant plus efficace qu'il agit sur le côté enduit ou imprimé.
Dans la seconde période, le courant d'air ne peut plus être aussi fort puisqu'il pourrait soulever ou agiter les plis ; en agissant de bas en haut, on tient compte de la tendance que l'eau a pour descendre. On obtient ainsi un séchage plus rapide que si on soufflait uniquement de bas en haut ou que si on soufflait en traversa et plus régulier que si on soufalait uniquement de haut en bas ou que si on soufflait en
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travers.
Le dispositif qui facilite l'enlèvement du premier pli consiste en deux chaines sans fin, pourvues chacune d'un oeillet et pouvant être mues à la main par une manivelle ; on retire de la course de séchage le bâton supportant le premier pli, on en introduit les extrémités dans les oeillets, puis on agit sur la manivelle pour faire passer le bâton autour du rouleau de sortiesur lequel il abandonne le premier pli.
La sonnerie électrique est actionnée par un contact qui est mu par le tissu (ou papier) lorsque celui-ci est entraîné par les bâtons au-delà de l'endroit où doit se faire la sortie.
Les dessins annexés à la présente montrent, à titre d'exemple, deux réalisations de cette invention.
Dans ces dessins :
Les fig, 1 à 5 montrent les différentes améliorations apportées à une accrocheuse -CI chaine à simple course,
La fig. 1 est une vue de l'accrocheuse en coupe verti- cale longitudinale.
La fig, 2 est une vue schématique en plan,
La fig, 3 est une vue partielle en élévation de côté,
Les fig. 4 et 5 sont deux coupes transversales suivant les lignes AA et BB de la fig. 1.
Les fig. 6, 7 et 8 montrent le dispositif d'alimenta- tion et le dispositif de retour des bâtons appliqués à une accrocheuse sans chaines.
Les fig. 9 et 10 montrent respectivement et 1: plus grande échelle le dispositif d'enlèvement du premier pli et la sonnerie électrique.
Dans les fig. 1 à 5 on voit que les; bâtons sont amenés successivement, par le dispositif de retour, sur des supports a-a', qui peuvent être garnis d'une matière élastique pour amortir le choc des bâtons en matière ragile ; de ces supports a-a', les bâtons sont emportés successivement par les chaînes b-b', grâce aux taquets c-c' qui sont montés rigides ou articulés sur un maillon de chacune des chaînes b-b' ,ce montage étant connu;
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les chaînes -ë' reçoivent leur rmt-,7ement par de:: roues clavetée:. sur l'arbre principal d coisnandé dans la direction de la flèche par un moteur quelconque et les intermédiaires appropriés ;
à l'autre extrémité, ces chaires b-b' passent sur les roues e-e',
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e étgnt montée folle sur son axe, tandis que e' est clavetée sur un arbre qui fait tourner la roue f dont l'emploi sera indi- qué plus loin ; sur le même axe que e-e' se trouvent, montées folles, les roues à empreinte g-g' des chaines transporteuses h-h' qui sont, comme d'habitude, des chaines calibrées en fer rond ; on comprend que chaque bâton amené par les taquets c-c' est déposé par eux sur les chaines transporteuses h-h' et qu'en donnant à celles-ci une vitesse convenable, elles reçoivent un bâton tous les deux, quatre, six, huit... maillons ;
cette vites- se leur est communiquée par les roues à étreinte i-i' qui sont
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solidaires des roues -1' cowrandées par leurs pignons clavetés sur l'arbre k, qui est consandé de l'arbre 1 par les roues dentées amovibles et n susceptibles d'être changées suivant l'écartement des bâtons; ces roues amovibles pourraient être remplacées par un cliquet commandé par une manivelle clavetée sur l'arbre 1 ; la variation de l'écartement des bâtons s'obtiendrait alors en
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cilan[eent le rayon de la manivelle ou celui du levier.
L'arbre l est ooNBE-ndé par une chaine o de l'arbre principal d; i'arbr.e 1 porte aussi une poulie extensible d'un système quelcon- que p qui fait tourner le rouleau de sortie q ; la poulie exten- sible pourrait tout aussi bien se trouver sur le rouleau q ; l'arbre 1 peut aussi actionner une plieuse ou un enrouloir de
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types quelconques ; ces ap-areils peuvent aussi être "'o-jsandés par le rouleau q.
Les chaînes transporteuses déposent les bâtons un à un
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sur lesc-nles sans fin r-r', qui marchent à une vitesse beaucoup plus grande, de sorte que l'écartemsnt des bâtons se trouve augmen- té pour permettre l'extraction du tissu (ou papier), sans qu'on
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ait . craindre qu'il se frotte lui-même ; la vitesse du rouleau a doit être réglée pour que le bâton arrive sur les sanglas r r' juste au ne lent où le dernier pli est très près de disparaître ;
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le tissu (ou papier) monte alors régulièrement vers le rouleau de détour s pour arriver au rouleau q ; si ce dernier avance un peu sur les chaines h-h', le tissu (ou papier) se tend entre le rouleau q et le dernier bâton ;
quand les bâtons ont un diamètre assez gros relativement à la, grosseur des chaînes h-h', cette tension n'a pas besoin d'être bien forte pour -faire rouler le bâton par-dessus les maillons de chaines et l'amener sur les san- gles r-r', Arrivé sur les sangles r-r', le bâton est serrésur celles-ci par les sangles sans fin t-t'; on voit que les sangles r-r' passent sur lespoulies -u, ua, ub, uc, ud, ue, sur les poulies tendeuses v et sur les poulies w qui sont montées folles sur le même axe que l'arbre principal d; les sangles t-t' pas- sent sur les poulies x, xa, xb, xc, xd, xe, xf,sur les poulies tendeuses y et ya et sur les poulies z et z' , qui sont commandées de l'arbre d par les engrenages za et za'; ce sont ces poulies z et z' qui font mouvoir les deux paires de sangles; dans leur parcours horizontal commun les sangles sont supportées par des guides zb et zb';
dans leur parcours inférieur horizontal isolé, les sangles t-t' sont supportées par des galets zc et zc'. En suivant le dessin, on voit comment le bâton déposé sur le sangles r-r' en quittant les chaînes 11-11', ,se trouve entrainé entre les sangles r-r' et les sangles t-t' et amené sur les supports a-a'.
Le rouleau A qui amène le tissu (ou papier) est commandé alternativement, dans le sens de la flèche, par deux bambours
B et C qui sont reliés avec le. rouleau A par des roues a griffes ou à rochet qui ne permettent la rotation du rouleau A que dans le sens de la flèche, mais qui permettent aux tambours B et de tourner en arrière sans entrainer le rouleau A.
Les tambours B et C sont commandés chacun par un câble dont une extrémités'atta- che à un maillon d'une chaine D qui a exactement la même longueur que les chaines C et C'; cette chaine D reçoit le mouvement de la roue f, qui est commandé par la, chat ne C' comme il est dit plus haut; cette chaine D passe sur une roue E qui se trouve à peu près en ligne avec le support a et sur une roue F dont le rôle est de tendre cette chaine D dont la longueur doit être la même
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que celle de C et C', quoique ses roues extrêmes soient moins distancées ; le point d'attache des câbles à la chaine D est choisi de façon à correspondre exactement au bâton quand ce dernier est emporté par les taquets c-c';
un câble passepar dessus le tambour B, fait un tour, passe sous la poulie mobile
G à laquelle est suspendu un poids convenable pour assurer l'adhé- rence du câble sur le tambour B, puis va s'attacher à un point fixe, l'autre câble passe par-dessus le tambour C, fait un tour puis ras:e sous la poulie mobile H, à laquelle est suspendu un poids suffisant pour provoquer la rotation du rouleau A quand on lâche le câble ; finalement, celui-ci va s'attacher à un point fixe.
Le tambour B étant exactement du même diamètre que le rouleau A, il résulte de la disposition qui vient d'être décrite que lorsque la chaine D, tire sur les câbles, celui de ceux-ci qui passe sur le tambour B, reste en ligne avec le tissu (ou papier) se trouvant entre le rouleau A, et le bâton emporté par les taquets c-c'; ce câble avance avec la même vitesse que ce tissu (ou papier) et il communique cette même vitesse à la péri- phérie du rouleau A ; n'y a. donc pas de frottement du tissu (ou papier) sur le rouleau A, ni sur le bâton.
Pendant ce mouvement le câble qui passe cous la tambour C, fait tourner celui-ci en sens inverse, ce qui se fait sans inconvénient en raison de la présence d'une roue :. griffes ou à rochet. quand le bâton est arrivé dans la course de séchage, le point d'attache des câbles tourne autour de la roue ; quand il se rapproche des tambours B et C ceux-ci sont actionnés par les poids suspendus aux poulies oiles G et H ; le tambour B tourne librement en arrière, grâce à se roue =. griffes ou à rochet, tandis que C, tourne en avant et entraine le rouleau A qui débite alors le tissu (ou papier) qui doit forcer un nouveau pli ; le diamètre du tambour C est choisi en conséquence.
On pourrait remplacer les câbles par des chaînes ou des crémaillères et les tambours B et '0 par des roues dentées.
On pourrait aussi employer des moufles au lieu de poulies mobiles G et H et de longs ressorts au lieu de poids. Enfin,
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on pourrait supprimer les poulies mobiles et les poids et renvoyer les câbles sur des poulies placées au-delà, de la roue f, pour que les deux extrémités de chaque câble se réunissent au point d'attache sur la chaine D, de façon que le mouvement des tambours soit obtenu complètement par la tra.ction alternative de ce point d'attache sur les câbles .
Le dispositif de la première période de chauffage et de ventilation, consiste en un ventilateur I dont le refoulement J agit verticalement au-dessus de la course de séchage ; les deux ouïes de ce ventilateur sont reliées aux chambres K-K' ; le dessin montre un ventilateur hélico-centrifuee double, mais on peut employer un ventilateur centrifuge à deux ouïes ;les chambres K et K' contiennent des éléments de chauffage L-L' et communiquent avec le bas de la course de séchage par lesou- vertures M-M';
l'air chaud est donc violemment soufflé entre les plis et il s'échappe latéralement pour entrer dans les ouvertures M-M', à l'exception d'une petite quantité qui est attirée par le dispositif de la seconde période et qui est remplacée par une quantité d'air frais entrant par l'ouverture T qui donne passage au tissu (ou papier) ; l'air entrant par les ouvertures M et M' dqns les chambres K-K' se réchauffe au contact des éléments L-L' et revient au ventilateur I, qui le lance à nouveau sur le tissu(ou papier) par son refoulement J.
Le dispositif de la seconde période consiste en deux ventilateurs N et N' qui soufflent dans les chambres 0-0' où se trouvent des éléments de chauffage P-P' et qui communiquent avec le bras de la course de séchage par les ouvertures Q-Q'.
L'aspiration des ventilateurs N et N' se fait par une hotte R qui couvre la course de séchage. Les ventilateurs N et N' sont munis de cheminées d'évacuation S et S' ; l'air évacué par celles- ci est remplacé par de l'air qui provient en partie de la période précédente et en partie de l'ouverture U qui done pas- sage au tissu (ou papier). Quand la machine est assez longue, la seconde période comporte plusieurs paires/de ventilateurs N et N' ; quand elle est très longue, la première période peut égale-
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ment corporter plusieurs ventilateurs ; dans l'un et l'autre cas, il s'agit de dispositifs identiques ou semblables, placés les uns après les autres.
Les fige 6, 7 et 8 représentent l'application du dispo- sitif d'alimentation et du dispositif de retour des bâtons à une accrocheuse sans chaines. La fig, 6 est une vue partielle en coupe longitudinale et verticale. La fig. 7 est une vue par- tielle en plan et la fig. 8 montre en élévation des détails qui ne sont pas visibles sur la fig, 6.
Dans cette machine, le dispositif de retour des tâtons est le mène que dans l'exemple précédent, avec cette différence que, devant amener les bâtons plus haut, sa course ascendante comporte davantage de poulies pour dévier les sangles. Les poulies a et a' qui donnent le mouvement aux sangles, sont cla- vetées directement sur l'arbre principal b ; les sangles amènent les bâtons l'un après l'autre sur les guides et c' qui règnent sur toute la longueur de la course de séchage ; ces guides ± et c' sont surmontés d'autres guides d-d' qui sont un peu plus courts du coté de l'entrée de façon ne pas empêcher les butons d'arriver sur les guides c-c';
les extrémités des bâtons sont donc emboitées respectivement entre les Guides ± et d et entre les guides.±' et d' de façon qu'ils ne puissent sortir ni par en haut, ni par en bas quand le dispositif d'entrée pousse le bâton dernier entré pour faire avancer tous les bâtons dans la course dà séchage ; à l'extrémité des guides, les bâtons tombent sur les sangles de retour qui sont disposées comme dans l'exemple précédent ; cette sortie des bâtons se fait sous la poussée des bâtons précédents ou, en cas de besoin, sous la tension que le rouleau de sortie exerce sur le tissu (ou papier) ce dispositif de sortie est exactement le même que dans l'exemple précédent;
comme dans ce dernier il est commandé, d'un arbre intermédiaire, par une poulie extensible, et cet arbre intermédiaire est com- mandé de l'arbre rrincipal b par une chaîne e. Les bâtons sont munis, vers leurs extrémités, de bagues 1. qui les maintiennent à l'écartement voulu dans la course de séchage.
Le dispositif
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d'entrée se compose essentiellement de deux linguets g et g' qui reçoivent un mouvement de va-et-vient des leviers h et h' qui sont commandés par les cames i et i' lesquelles reçoivent leur mouvement de l'arbre principal b par l'intermédiaire dela chaine ; à l'extrémitéarrière de leur course, les linguets g-g'saisissent le bâton que les sangles de retour ont déposé sur les guides 2 et c' et le poussent contre les bâtons pré- cédents.
Le levier H' porte également, articulée sur le même axe une bielle K dont l'extrémité correspond exactement à la position du bâton quand il est poussé par les linguets g-g'; cette extré- mité de K est guidée horizontalement par le guide 1: elle porte un câble qui passe sur le tambour m, monté sur l'arbre du rouleau d'alimentation n par l'intermédiaire d'une roue à griffes ou à rochet comme dans l'exemple précédent ; le tambour m est exacte- ment du même diamètre que le rouleau n ; le câble fait un tour autour du tambour.!!! puis va s'attacher à un poids o qui est suf- fisant pour assurer l'adhérence du câble sur le tambour m. Ce dispositif agit exactement comme dans l'exemple précédent, pour faire tourner le rouleau n pendant l'introduction du bâton dans la cours'e de séchage.
Pour assurer la rotation de ce rouleau n en dehors de ce moment, il est relié à l'arbre principal b par un engrenage p et q' et un embrayage r qui est embrayé et débrayé en temps opportun par les leviers s et t sur lesquels agit un bossage u disposé sur le dos de la came i ; les roues p et q doivent avoir un rapport convenable pour que la rotation du rouleau n donne des plis de la longupur voulue.
On conçoit que le dispositif qui vient d'être décrit pour cette machine sans chaine puisse également s'appliquer à une nachine à chaines, les guides c-c' et d-d' s'arrêtant aux chaînes transporteuses ; on conçoit de même que la rotation du rouleau d'alimentation par engrenage et embrayage pourrait aussi s'appliquer à la machine du premier exemple. On conçoit aussi qu'on pourrait construire des machines sans chaines trans- porteuses dans la course de séchage, mais avec des chaines pour 1'alimentation, ces chaînes étant disposées comme dans le
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premier exemple et comportant le mène dispositif d'alimentation.
L'application du dispositif d'alimentation aux machines à double ou quadruple course se fait d'après le premier exemple ; i: suffit que le dispositif de retour employé actuellement dans ces machines amène les bâtons sur les supports a-a,' (fig. 1-2).
Quant à l'application à ces machines, des dispositifs nouveaux d'écartement variable et de chauffage, elle n'a pas besoin d'antres explications aue celles qui ont été données pour le premier exemple.
Lafig. 9 représente, en coupe verticale et longitudi- nale, le dispositif qui est ap licable à toutes les accrocheuses pour faciliter la sortie du premier pli ; q et s sont respecti- vement le rouleau de sortie et le rouleau de détour dont il a été question plus haut. 2 est l'une des deux chaines sans fin, qui passe sur les roues 3, 4, 5, 6 ; les deux roues 6 sont cla- vetées sur un arbre transversal 7 pourvu d'une manivelle ¯8 ; lec autres roues sont folles ; 9 est l'un des oeillets ; 10 est le bâton portant le premier pli.
La fig. 10 représente en élévation schématique le dis- positif de sonnerie tel qu'il peut être appliqué à toutes les accrocheuses, spécialement à celles dont la vitesse du rouleau de sortie peut être réglée. On voit en q et en s respectivement le rouleau de sortie et le rouleau de détour dont il a été ques- tion haut ; en 11 on voit une pièce en cuivre suspendue à une charnière isolée et en 12 un contact également isolé ; lors- que les bâtons entrainent le tissu (ou papier) trop loin, ce der- nier pousse la pièce 11 contre le contact 12 ce qui fer@e un circuit dans lequel se trouve la source d'électricité 13 et la sonnerie 14.