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Verre protecteur pour lampes électriques.
Les verres protecteurs utilisés jusqu'ici avec les lampes électriques présentent le défaut que, en cas de casse, leurs débris se séparent et que la lampe, qui devient ainsi acces- sible, est très souvent détruite. Si le bris de ce verre se produit dans des endroits présentant une possibilité d'explo- sion, par exemple des mines, fabriques de poudre, minoteries, dépôts d'essence, usines à gaz, etc.. , il y a ainsi un danger dans la formation d'étincelle à la lampe et dans l'incandes- cence du filament métallique, et par là, possibilité d' inflam- mation de mélanges explosifs. De plus, avec ces lampes, de même qu'avec les lampes employées pour phares des automobiles et des locomotives, l'éclairage - qui serait à ce moment par- ticulièrement désirable - cesse par suite de la destruction de la lampe.
L'invention a pour but de remédier à ces défauts, et ce, en munissant le verre protecteur d'une armature métallique en treillis enrobée dans le verre même. Un tel verre ne tombe pas en morceaux, et, quand il est brisé, les morceaux se maintiennent
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encore solidement assembles et ne peuvent être séparés que très difficilement ; si le verre protecteur reçoit un coup ou un choc, l'ampoule n'est presque jamais endommagée. Le verre ainsi renforcé présente une telle solidité que, pour les lam- pes de mine transportables, les tiges de support ordinairement utilisées pour le crochet de suspension, peuvent être supprimées et que ce crochet peut être fixé directement à la cloche de protection.
Il est déjà connu d'entourer d'une enveloppe de treillis métallique les verres protecteurs pour lampes électriques,mais dans ce cas, le verre n'est pas rendu plus résistant et les morceaux du verre brisé ne sont pas empêchés de se détacher et de se séparer, et enfin les autres inconvénients cités pré- cédemment ne sont pas surmontés.
Au dessin annexé sont représentées quelques formes de ré- alisation de l'objet de l'invention. A ce dessin :
Fig. 1 est une coupe longitudinale de la cloche protec- trice d'une lampe à incandescence.
Fig. 2 est une vue de profil d'une lampe électrique transportable de mine, partie en coupe longitudinale.
Fige 3 est une vue du dessus de la cloche protectrice suivant fige 2.
Fige 4. est une vue de profil d'un phare, partie en coupe et Fig. est une vue de face du verre protecteur de cette lampe.
A la fig.l, a désigne la cloche protectrice d'une lampe à incandescence b. Dans le verre même de cette cloche, est enro- bé un treillis métallique a, qui s'étend jusque dans le bord al de la cloche, et dont les mailles sont hexagonales. Quand la cloche a est endommagée, les morceaux ne se séparent pas, et la lampe b restera presque toujours intacte et continuera à être allumée malgré l'accident. Le verre de la cloche n'éclate pas, et il est même très difficile d'enlever, de séparer les
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morceaux du verre brisé.
Il en résulte que le nouveau verre protecteur est employ- able avantageusement pour les lampes électriques exposées à accidents, telles que lampes de rues, de bâtiments publics,de voitures de chemins de fer, etc. Pour les cloches protectrices, on emploie avantageusement un treillis métallique dont les mailles sont hexagonales (sont en nids d'abeilles), parce qu' il se laisse bien enrober dans le verre par suite de sa sou- plesse.
La lampe électrique transportable de mine, suivant la fig.2, se compose principalement d'un socle d renfermant l'ac- cumulateur, et d'une partie supérieure ±.. Dans la partie de dessus est logée la douille 1.. avec la lampe à incandescence et la cloche protectrice h, ces pièces étant montées par en bas dans la partie supérieure e.
Cette cloche h (fig.3) comporte également un treillis mé- tallique c enrobé dans le verre, et s'étendant jusque dans le bord inférieur hl de la cloche ; est pourvue à son extré- mité supérieure d'un trou h2 pour le passage d'un boulon i, dont la tête est en forme d'anneau et reçoit le crochet de suspension 1. Sur la cloche h repose un chapiteau protecteur o en forme de disque, maintenu également sur la cloche par le boulon i; ce chapiteau a un diamètre plus grand que celui de la cloche h et sert à préserver celle-ci de la chute des pier- res et accidents analogues. Le boulon.! est fixé à la cloche h au moyen d'un écrou ni fixé par contre-écrou n. La surface latérale .ni. de ce contre-écrou est conique et elle sert en même temps de réflecteur.
Jusqu'ici, les lampes électriques de mine sont construi- tes, en vue du danger d'explosion, de telle sorte que la lampe à incandescence g et le verre protecteur h ne peuvent être montés en place qu'après avoir enlevé la partie supérieure e du pied d, et que celle-ci est bloquée par un verrouillage
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magnétique. Par cette disposition on voulait rendre les parties conductrices du courant inaccessibles au mineur; ce but n'est cependant pas complètement atteint, parce que, quand le verre protecteur h a été brisé, ces parties conductrices sont par- fait errent accessibles.
Ce défaut est évité par la cloche pro- tectrice de l'invention, par le fait que les morceaux.d'une cloche cassée ne se séparent pas; comme de plus ces morceaux ne peuvent être séparés que difficilement et sous effort, la cloche de l'invention permet un contrôle de tout essai d'em- ploi abusif de la lampe, de sorte que l'inflammation de gaz explosifs à la lampe n'est pratiquement plus à craindre. La luminosité d'une telle lampe est meilleure que celle des lam- pes connues, par suite de la suppression des tiges de support pour le crochet de suspension, qui projetaient des ombres, ce crochet @ pouvant être directement fixé à la cloche h par suite de la plus grande solidité du verre. Une autre amélio- ration de l'éclairage provient également du réflecteur nl.
Le verre protecteur armé peut être employé de la même manière dans d'autres endroits où peuvent exister des dangers d'ex- plosion.
Si la surface du verre de la cloche h est par exemple matée par les acides, non seulement la lumière de la lampe est régulière mais l'armature en fil de fer c ne projette pas d' ombre.
A la fig.4 est représentée une lampe à miroir paraboli- que, employée comme phare ou réflecteur pour automobiles et autres véhicules, et également comme lampe de mine. Le verre protecteur p de cette lampe, qui peut être convexe, possède également une armature..9. en treillis métallique, enrobée dans le verre, et qui empêche la séparation des parties du verre p lorsqu'il est brisé. L'effet de ce verre est le même, pour une lampe de mine, que celui de la cloche des figs.2 et 3 , lorsque les parties conductrices du courant sont également
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rendues inaccessibles, par exemple par une fermeture magnéti- que.
REVENDICATIONS.
1. Verre protecteur pour lampes électriques, caractérisé par-une armature en treillis métallique enrobée dans le verre.