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K¯a r l S H C E R N E R .
"Piège p o u r b e s t l a u x e t p o r c s ."
Brevet allemand n 449.161 du 14 février 1920.
Afin de tenir immobilisés des bestiaux et notamment les porcs afin de pouvoir les assomer, on leurs enlève générale- ment l'appui des pieds à l'aide de dispositifs appropriées.
.On le réalise d'une part en soulevant la bête, ce qui cause @ une perte de temps, et d'autre part en 8 faisant entrer la bête dans un piège réversible avec fond à bascule qu'on li- bère à un moment propice à la main. Afin de retirer la bête étourdie du piège, on le bascule. Or, ce travail exige d'au- tant plus de force que la bête, qui doit être abattue, est pe- sante. Ces pièges occupent en outre, lorsqu'on les a fait basculer, plus d'espace que dans la position de repos prête au fonctionnement.
L'objet de la présente invention -est un piège à bascule pour bestiaux et pour porcs, dont le bac conique est adapté
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excentriquement par rapport aux deux parois frontales cir- culaires reposant sur des galets, et que l'on peut basculer dâutant plus facilement que la charge est plus lourde et dont le fond mobile se dégage automatiquement aussitôt qu'on y ait amené une bête. Par suite du mouvement circulaire, le nouveau piège occupe tant au repos que lors du mouvement de bascule le même espace.
Il est vrai qu'on connait déjà des appareils à bascule dans lesquels les organes destinés à immobiliser la bête peuvent être mûs rotativement à l'aide de guides en forme de segments roulant sur galets. Or, la nouveauté réside dans le fait qu'en raison de la fixation excentrique du bac usuel conique à des parois frontales circulaires, une légère se- cousse, exercée après le déverrouillage du bac, suffit - et qui peut être d'autant plus faible plus est pesante la char- ge - pour mettre le iège en mouvement sous l'influence du poids de la bête dans la direction du déchargement, et que le piège est renvoyé automatiquement, après son vidage, dans sa position initiale, c'est-à-dire qu'il y retourne en raison de la masse du bac et de ses organes de commande.
Au dessin annexé, donné à titre d'exemple, une forme d'exécution du piège à été représentée, et à ce dessin : Fig. 1 est une vue latérale du piège dans la position prête à recevoir la charge, Fig. 2 est une vue latérale de-cote, Fig. 3 mest une coupe suivant la ligne x - x de la fig. 1, Fig. 4 montre la même coupe dans la position du déchargement.
Le nouveau piège comporte deux montants parallèles a, re- liés par trois tiges b. Le bac c est fixé Excentriquement sur les deux plateaux d. Ceux-ci sont munis de fentes f que tra- verse la tige supérieure b, ce qui limite la course du bac et l'empêche simultanément de tomber hors du bâti.
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Le fond g du bac c est suspendu rotativement par trois bras h à l'arbre i fixé dans les plateaux d et il est main- tenu dans sa position horizontale par trois crochets k fixés sur l'autre côté du bac. Les crochets k reliés par une tringle en fer plat 1 sont placés rotativement sur les te- nons m et s'appuient à l'aide d'un ressort n contre la bu- tée o. Sur le fond g est placé un levier à sonnette n à deux articulations p, repoussé vers le haut par un ressort à lame r et dont le bras plus long s'appuie contre le pla- teau circulaire d.
Dès qu'une bête appuie sur ce levier à sonnette, il s'allonge et fait avancer le fond g articulé au bras plus court, au delà du crochet k, étant donné que le bras plus long ne peut pas s'effacer, de sorte que le fond s'abat vers le bas; le fond est ensuite ramené dans sa po- sition initiale par un ressort à boudin t placé sur l'arbre i et s'appuyant d'une part contre l'un des bras h et d'autre part contre un support s fixé au bac. Dans la position de dé- chargement (Fig. 4), le fond g se referme par son poids propre et les trois bras h s'engagent automatiquement dans les crochets k.
Le verrouillage du bao o dans la position de chargement s'effectue à l'aide de chrochets v placés sur l'arbre u. Le bac peut, après déverrouillage, être mis en mouvement dans la direction du déchargement, tandis que le verrouillage s'effectue à nouveau automatiquement lors de la course- arrière du bac sous l'influence de la traction du ressort à boudin w.
La bête devant être abbatue est amenée dans le piège dans la direction de la flêche à niveau du sol ou en pas- sant par le plan incliné. L'animal appuie alors sous son poids sur le levier coudé q qui s'allonge et déclanche le fond g qui s'efface. La bête s'est donc retirée d'elle-mê-
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me l'appui (le fond g) et reste suspendue entre les deux parois latérales du bac de sorte qu'elle peut facilement être assomée. On déolanche le verrouillage v et le bac chargé de la bête assommée bascule et prend la position de déchargement dans laquelle la bête tombe. Sur ces entrefaites le fond g s'est refermé et le bac vide revient automatique- ment dans sa position initiale.
Ceci dit, je déclare considérer comme étant de mon in- vention et revendiquer :
1) Piège pour bestiaux et porcs, dans lequel le bac desti- né à emprisonner la bête peut basculer à l'aide de plateaux roulant sur galets, caractérisé par le fait que le bac (c) est fixé excentriquement aux parois circulaires (d) de ma- nière que le bac bascule automatiquement en avant et en ar- rière, soit primo sous le poids de l'animal placé excentri- quement par rapport au centre de gravité, soit seconde en raison de la masse du bac déplacée excentriquement après le déchargement.
2) Piège pour bestiaux et porcs selon 1), caractérisé par le fait qua'il est muni d'un dispositif de capture avec dé- verrouillage automatique du fond et pouvant être action- né par la bête à assommer.