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Dispositif pour enlever les soies des peaux.
La présente invention a pour objet un dispositif s'adap- tant aux machines à enlever les soies des peaux dans lesquelles deux cylindres à brosses disposes au-dessus et en-dessous du bord de la. tringle d'extension font une raie sur la peau trans- portée par unetoile sans fin par-dessus la tringle de redres- sement, tandis que les soies découvertes et plusieurs fois pliées ou recourbées en arrière sont redressées de manière à pouvoir être coupées à la racine.
Une telle machine à couper les soies des peaux est connue d'après le brevet allemand n 392,388 Dans cette machine, il y a, devant l'arête vive de la tringle d'extension, une tuyère é- troite s'étendant sur toute la longueur de ladite tringle et raccordée à une conduite d'aspiration. Les soies redressées par l'air d'aspiration sont coupées intégralement au moyen de deux couteaux disposés extérieurement à la tuyère ou à la conduite d'aspiration et fonctionnant à la manière de ciseaux. Bien que cette construction protégée par le brevet allemand n 392388 se
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soit avérée excellente dans la pratique, elle présente encore quelques défauts que la présente invention est destinée à sup- primer.
Dans les machines servant au travail des peaux, tant dans les machines à tondre que dans les machines à couper les soies, on a, ces derniers temps, donné la préférence aux cylindres à couteaux rotatifs pourvus de couteaux dont les tranchants ont une disposition hélicoïdale plutôt qu'aux couteaux agissant à la manière de ciseaux. Or, pour pouvoir employer auss un cy- lindre à couteaux de ce genre dans une machine construite d'a- près le brevet allemand n . 392388 , il est nécessaire de dispo- ser le cylindre à couteaux de telle sorte que l'action de l'air d'aspiration ne soit gênée en aucune façon. D'après la présente invention, on en est arrivé à constituer la conduite d'aspira- tion derrière la fente de tuyère sous la forme d'une chambre et à placer le cylindre à couteaux dans le creux ainsi créé.
Les deux tourillons de ce cylindre sont alors prolongés de façon à dépasser les parois de la chambre d'aspiration, afin de pouvoir recevoir les poulies de commande destinées à faire tourner le cylindre à couteaux.
Une autre nouveauté est la suivante :
Dans le redressement des peaux à travailler amenées entre les cylindres à brosses, il est nécessaire d'arrêter le cylin- dre à couteaux et de créer un écartement suffisant entre celui- ci et la tringle d'extension pour pouvoir observer la position des peaux amenées sur la toile sans fin, afin que le cylindre à brosses inférieur ait la liberté de mouvement nécessaire pour pouvoir d'abord produire la raie. L'arrêt du cylindre à couteaux est facile à réaliser par le débrayage de la courroie dé com- mande, mais il n'en est pas de même 1à où il s'agit de créer un écartanent variable entre le cylindre à couteaux et la tringle d'extension.
Pour rendre la chose possible, on dispose les paliers du
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cylindre à couteaux dans des bras oscillant autour des coussi- nets d'un arbre, lesquels bras amènent périodiquement, par des organes de commande spéciaux, le cylindre à couteaux à la trin- gle d'extension immobile. D'autres dispositions servent encore à mettre hors d'action le cylindre à couteaux sans que sa rota- tion-soit arrêtée.
Tandis que le cylindre à brosses supérieur ne peut se déplacer automatiquement après qu'il a été mis au point et appuie d'en haut contre la peau amenée en-dessous de lui par-dessus la tringle d'extension, le cylindre à brosses inférieur peut se déplacer horizontalement et en tournant indé- pendamment, de manière à suivre les mouvements oscillants péri- odiques du cylindre à couteaux, et est influencé en outre, à son retour, de telle sorte que, s'appuyant fortement contre la peau, il attire celle-ci par-dessus l'arête longitudinale de la tringle d'extension, ce qui produit une raie nettement délimi- tée dans les poils sains au-dessus et en-dessous de l'arête de la tringle d'extension.
Le dessin ci-joint représente schématiquement, à titre d' exemple, une forme d'exécution du dispositif pour l'enlèvement des soies sur les peaux, et les organes de la machine à couper les soies qui ont un rapport avec l'invention ont seuls été dessinés.
La fig. 1 montre une coupe du dispositif.
La fig. 2 est une vue de côté de ce dispositif.
La fig. 3 est une vue de face.
Les figures 4 et 5 montrent des détails.
La commande de toutes les parties exécutant un mouvement de rotation ou tout autre mouvement est réalisée par l'arbre de commande principal (non représenté ici) qui fait tourner un ar- bre 4 par l'intermédiaire d'une courroie 3 actionnant une pou- lie fixe et une poulie folle 1 et 2, l'arbre 4 ayant ses pa- liers dans le bâtit? de la machine.
Sur cet arbre 4 sont disposées des poulies à courroie,qui
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seront mentionnées plus loin, ainsi qu'un excentrique 7, et ce dernier donne un mouvement de rotation partiel à un arbre 10, également monté dans le bâti 6 de la machine, au moyen d'une bielle 8 et d'un levier à un bras 9, duquel mouvement sont a - lors dérivés les mouvements de va-et-vient de certains organes.
Les coussinets de l'arbre 4 portent deux bras 11 qui en- serrent les coussinets par l'une de leurs extrémités constituée en forme d'oeil, tandis que les deux autres extrémités supéri- eures forment les paliers 12 d'un cylindre à couteaux 14. Ce cylindre à couteaux 14 est exécuté de la manière connue et con- siste donc en des couteaux 15 groupés autour d'un cylindre 13 et dont les tranchants ont une disposition hélicoïdale. La lon- gueur des bras 11 est calculée de telle façon que l'axe du cy- lindre à couteaux 14 se trouve dans un même plan horizontal que la tringle d'extension 16. Tandis que les bras 11 du cylindre à couteaux 14 peuvent osciller autour de l'arbre 4 et de ses coussinets, la tringle d'extension est fixée rigidement au bâti 6 de la machine.
Le cylindre à couteaux est entouré d'une cage 17 partagée dans le sens de sa longueur, laquelle constitue l' extrémité convenablement évasée d'une conduite d'aspiration d' air 18 et possède, du côté tourné vers la tringle d'extension, la fente faisant office de tuyère connue par le brevet allemand n 392388.
La moitié supérieure 19 de la cage 17, constituée en forme de couvercle, peut se relever à charnière. Le tuyau d'aspira- tion 18 est traversé par l'arbre 4, de sorte qu'il peut suivre les mouvements d'oscillation des couteaux 14. A cet effet, le tuyau d'aspiration est articulé autour de l'arbre 4, afin de pouvoir suivre les mouvements du cylindre à couteaux. Ce der- nier reçoit son mouvement de rotation de poulies 20 calées sur ses tourillons et communiquant par des courroies 21 avec des poulies de commande 22 montées sur l'arbre. Lorsque celui-ci tourne, le cylindre à couteaux 14 participe toujours à son
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mouvement de rotation, mais il peut être désaccouplé des autres organes de la manière qui sera décrite plus loin. Au-dessus et en-dessous de la tringle d'extension 16 sont prévus des cylin- dres à brosses 23 et 24.
Le premier peut être, par des tiges 26, déplacé horizontalement dans le sens de la marche d'une toile sans fin amenant les peaux à travailler, et en hauteur, par des tiges 27, pour régler la pression, mais reste fixe lorsque la machine fonctionne. Sa rotation est commandée par une courroie croisée venant d'une poulie à courroie 47 disposée sur l'arbre 4, et a lieu dans le sens opposé à celui d.e la rotation du cylindre inférieur 24. Par contre, le cylindre à brosses infé- rieur 24 change de position périodiquement pendant le fonction- nement, tant horizontalement qu'en hauteur, et reçoit son mou- vement de rotation d'une poulie à courroie 56 calée sur l'arbre 4 (même sens de rotation que le cylindre à couteaux 14 ).
Le cy- lindre à brosses 24 est monté, dans des bras en forme d'étriers 28 , qui sont, de leur côté, reliés à articulation aux petits bras 29 des leviers doubles 30. Sur les tourillons débordant des paliers des bras 29 sont prévues les poulies à courroie 57,par- dessus lesquelles passe la courroie 58 venant des poulies de commande 56. Les leviers doubles 30 oscillent, de part et d.'au- tre, sur un arbre 31 qui est monté dans de petits supports 32 prévus sur le bâti. Ces petits supports 32 servent en même temps de guide aux tiges prévues pour la mise au point du cylin- dre à brosses supérieure 23; aux longs bras 33 des leviers doubles 30 est reliée une tige de réglage 34 au moyen d'une articulation dans laquelle l'extrémité supérieure filetée de la tige de réglage 34 est guidée et peut être mise au point au moyen d'écrous.
L'extrémité filetée dirigée vers le bas porte un écrou de serrage 35 avec contre-écrou, dont la mise au point permet de régler la pression exercée d' en-dessous par le cylin- dre à. brosses 24 contre la, tringle d'extension 16.
Le mouvement d'oscillation du cylindre à couteaux 14 , ainsi
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que du cylindre à brosses inférieur, et le réglage en hauteur de ce dernier pendant le fonctionnement, ont lieu comme suit :
Sur l'arbre 10 sont disposés en double outre le bras 9 établissant la liaison avec l'excentrique 7, des leviers à un bras 36,37 et 38. (La disposition en double des leviers 36 et 37est justifiée par la disposition symétrique des organes de commande des deux côtés de la machine). Chacun des leviers 36 (qui reçoivent encore une construction spéciale qui sera décri- te plus loin), est relié, par une tringle 40, à un des bras 11 qui portent le cylindre à couteaux 14. De la même manière, les bras 37 sont reliés, par des tringles 41, avec les étriers 28 qui portent le cylindre à brosses inférieur 24.
Comme les le- viers 36 et 37 ont la même direction, les tringles 40 et 41 sont, puisqu'elles se Meuvent parallèlement, également déplacées d'un même côté lorsque l'arbre 10 exécute une rotation par- tielle. Le cylindre à brosses inférieur 24 suit donc les chan- gements de position du cylindre à couteaux 14 et inversement.
L'écart de ce dernier et celui du cylindre à brosses 24 sont tels que, lors de son avance, ce dernier est un peu soulevé et se place devant la tringle d'extension 16. Bans son recul, par contre, il tire fortement la peau par-dessus l'arête antérieu- re de la tringle d'extension. La pression exercée sur la peau, qui est utilement plus forte pendant le recul du cylindre à brosses que pendant son avance, est réglée par le vissage ou le dévissage de l'écrou 35 sur la tige de mise au point 34 et par des butées 42 qui se trouvent sur les bras 38 agissant sur l'é- crou 35.
L'écart du cylindre à couteaux 14 est, pour éviter une dé- térioration des tranchants des couteaux, limité, par des butées spéciales 43 et 44. Ces butées peuvent être déplacées et calées indépendamment l'une de l'autre dans la fente d'une tringle 46 fixée au bâti 6 de la machine. Entre ces deux butées, qui sont utilement pourvues d'appuis élastiques, se meuvent les bras 11.
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Comme, ainsi qu'on l'a déjà indiqué dans l'introduction, il est nécessaire qu'il y ait entre le cylindre à couteaux 14 et la tringle d'extension 16 un écartement permettant de mettre les peaux en bonne place, on a prévu un :dispositif de débrayage spécial qui interrompt les mouvements d'oscillation du cylin- dre à couteaux 14 sans qu'il soit nécessaire d'en arrêter la rotation. Le levier d'entraînement 36 n'est pas relié à articu- lation avec la tringle 40 comme c'est le cas pour les leviers 37 et les tringles 41, mais l'extrémité libre du levier 36 for- me une fourche dont les deux bras sont reliés entre eux par un boulon 48. Dans la fente résultant de cette disposition en for- me de fourche du levier 36 est guidée la tringle 40, qui se place autour du boulon 48 par une échancrure prévue sur son bord inférieur.
Le levier 36 entraîne ainsi solidairement,dans son mouvement de va-et-vient, la tringle 40, ce qui a pour ré- sultat un pivotement dans les deux sens des bras 11 et du cy- lindre à couteaux 14 supporté par ceux-ci.
Pour pouvoir interrompre à volonté les mouvements d'oscil- lation du cylindre à couteaux, la tringle 40 doit'être sous- traite à, l'action du levier 36, c'est-à-dire que la tringle 40 doit être soulevée du boulon 48. Cela a lieu au moyen d'un le- vier de déclenchement 49 ayant la forme d'un levier coudé, dis- posé sur le bâti de manière à pouvoir pivoter autour d'un bou- lon 50 ou d'un arbre. Tandis que le bras de ce levier coudé qui est dirigé versle haut sert de poignée, l'autre bras 51 est recourbé de telle façon que son extrémité tombe sous la tringle 40 et dans la trajectoire de cette dernière. Si l'on tire le levier de déclenchement 49 dans le sens de la flèche de la fig.
1, son bras horizontal 51 bute contre la tringle 40 et la sou- lève du boulon 48 . (indiqué en pointillé droit à la f ig. 2 ). La liaison entre le levier 36 et la tringle 40 est ainsi supprimée.
Le cylindre à couteaux 14 continue bien à tourner, mais n'exé- cute plus de mouvement d'oscillation ; afin d'avoir ici une su - reté parfaite, on a prévu un ressort de traction 60 accroché
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d'une part au bâti 6 , d'autre part à la tringle 40. Ce ressort tend à maintenir le cylindre à couteaux 14 écarté de la tringle d'extension. Afin d'empêcher un déplacement non voulu du levier de déclenchement 49, on a encore prévu un ressort d'arrêt 52.
Celui-ci porte deux goupilles 53 et 54. La première est sensi- blement plus courte que la seconde et constitue la goupille d' arrêt proprement dite. Elle est constamment appuyée contre le levier de déclenchement 49 par le ressort 52 ; sile levier de déclenchement est déplacé latéralement (sens de la flèche de la fig.2 ), la goupille la plus courte 53 rencontre un trou 55 pré- vu dans le levier de déclenchement 49, y pénètre par suite de la pression du ressort (fig.4),et le levier de déclenchement 49 ne peut plus se déplacer de lui-même.
Si, pour une cause quel- conque, la goupille 53 ne s'engageait pas dans le trou 55, de manière que le levier de déclenchement fût poussé plus loin, cela ne pourrait avoir lieu que jusqu'au point où le levier de déclenchement 49 buterait contre la plus longue goupille 54 qui se trouve également sur le ressort d'arrêt 52. S'il s'agit d' embrayer de nouveau le cylindre à couteaux 14, on pousse en ar- rière le ressort d'arrêt 52, la goupille 53 sort du trou 55 du levier de déclenchement 14, celui-ci est dégagé et est appuyé vers le bas par la tringle 40 subissant l'action du ressort 60.
Les bras 11 sont poussés en arrière jusqu'à ce que le boulon 48 s'engage dans l'échancrure prévue sur le bord inférieur de la tringle 40. Du fait que le cylindre à couteaux 14 avec le couteau droit fixé en même temps à la cage 17, écarté et amené périodiquement à chaque tour de l'arbre 4, la peau a l'occasion d'avancer (ce qui se fait de la manière connue au noyen de la toile sans fin 25 ).
REVENDICATIONS.
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