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UNITED SHOE MACHINERY Company - Société Anonyme Belge
Cette invention, relative aux machines de cordonnerie concerne en particulier les machines employées pour monter les tiges de chaussures ou pour exécuter des travaux analogues sur d'autres parties d'une chaussure.
En montant la tige d'une chaussure, tel qu'on entend ce terme dans l'industrie, la tige est tendue en hauteur de la forme, la partie marginale de la tige réservée au montage est repliée ou autrement travaillée pour la mettre en position montée sur le fond de la chaussure, après quoi la partie marginale ainsi repliée est fixée en position montée, par exemple, par de la colle ou des attaches métalliques, à un élément du fond de la chaussure, tel, par exemple, qu'une semelle première.
Récemment on a introduit au marché une chaus-
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sure dénommée "chaussure à plate-forme" c'est-à-dire une chaus- sure à semelle épaisse avec entre-deux, dans la fabrication de laquelle on emploie, au lieu du montage coutumier, tel qu'expli. qué ci-dessus, un procédé analogue à celui-ci, ce procédé con- sistant à tendre une couverture de la semelle dite "à plate- forme" en hauteur de la chaussure, à replier la partie en bordure de la couverture par-dessus cette semelle qui consti- tue un élément du fond de la chaussure, et à fixer, par exem- ple avec de la colle, la partie en bordure de ladite couvertu- re ainsi repliée à la semelle à plate-forme.
La présente invention a pour objet de doter le métier d'une nouvelle machine adaptée à l'exécution soit du montage usuel, soit d'un travail analogue, tel que celui qui vient d'être mentionné. Par conséquent, tant dans la description comme dans le résumé, le terme "montage" est employé dans un sens étendu et comprend non seulement le montage conventionnel, mais aussi d'autres travaux analogues, tandis que les phrases "partie marginale réservée au montage" et "partie marginale repliée au montage" s'appliquent également à la partie d'une couverture de semelle à plate-forme qui correspond à la partie identique de la tige d'une chaussure ordinaire.
La présente invention vise en particulier à la création d'une machine à monter perfectionnée, de travail rapide et efficace et spécialement adaptée à monter la partie marginale de la tige d'une chaussure ordinaire ou de la pièce correspondante d'une chaussure dite "à plate-forme", et à fixer ladite partie marginale, au moyen d'un adhésif, au fond de la chaussure, ladite opération se poursuivant pas à pas et sans interruption le long du bord du fond de la chaussure.
Il est entendu toutefois que, sous certains aspects, l'inven- tion est susceptible d'une application plus large et que certaines de ses caractéristiques sont utilisables dans l'exécution d'autres formes de montage.
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L'invention a en outre pour objet une machine à monter perfectionnée, dans laquelle le montage continue auto- matiquement le long du bord du fond de la chaussure par des accroissements petits mais finis, et qui assure contre le déplacement de la pièce montée ou la déformation de l'élément du fond de la chaussure pendant le montage.
Pour la réalisation des objets susmentionnés ainsi que d'autres, la machine suivant l'invention est pourvue d'une pince qui effectue un mouvement alternatif rapide pour saisir la partie marginale de la pièce à monter en divers points successivement le long du bord du fond de la chaussure, et la tendre en hauteur de la chaussure en la tirant en dedans dudit bord dans une direction à peu près parallèle au fond de la chaussure et par-dessus une partie protectrice d'un appui du fond de la chaussure. La machine est également pourvue d'un organe presse-ouvrage et avance-ouvrage qui agit en temps utile par rapport à la pince pour presser et battre la partie margi- nale de la pièce repliée afin de la faire adhérer à l'élément du fond de la chaussure, ledit presse-ouvrage et avance-ouvrage étant par la suite mobile dans le sens de l'avance pour avancer la chaussure.
La machine comporte, enfin, un organe de retenue qui empêche le mouvement rétrograde de la chaussure et qui retient la partie marginale de la pièce qui vient d'être repliée de façon à en empêcher le déplacement par l'action suivante de la pince.
Pour empêcher que la partie marginale encollée de la pièce à monter ne se colle à la mâchoire de la pince qui la saisit, la machine, d'après une autre oaractéristique de l'invention, est pourvue d'un mécanisme de commande de la pince qui actionne les mâchoires de la pince de façon qu'elles s'écartent l'une de l'autre en se déplaçant en des sens opposés à partir de ladite partie marginale.
Dans la machine illustrée,
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le mécanisme de la pince comprend une mâchoire postérieure actionnée par la force motrice pour effectuer un mouvement alternatif, une mâchoire antétieure mobile par rapport à ladite mâchoire postérieure, des moyens à ressort pour fermer les mâchoires, et des moyens qui règlent la position de la mâchoire antérieure de façon que les deux mâchoires se ferment sur la pièce, avancent ensemble par-dessus le fond de la chaus- sure, et se séparent enfin pour relâcher ladite pièce, ces derniers moyens étant étudiés de façon à continuer l'avance de la. mâchoire antérieure pendant le recul de la mâchoire pos- térieure, pour effectuer la séparation des mâchoires, de la manière indiquée ci-dessus.
On a déjà expliqué que la pièce à monter est tendue par-dessus la partie protectrice d'un appui du fond de la chaussure. Or, pour faciliter l'introduction de la pièce dans la machine, cet appui est, d'après une caractéristique de l'invention, mû par un ressort vers une position inactive, et la ma,chine comporte des moyens commandés par l'ouvrier pour ramener ledit appui à la position active, en vainquant la résistance dudit ressort. Dans cette dernière position la partie protectrice de l'appui se met en contact avec le fond d'une chaussure maintenue contre elle par l'ouvrier tout près du bord du fond de la chaussure.
Leressort précité est éga- lement adapté à maintenir la mâchoire antérieure dans sa position avant et écartée de la mâchoire postérieure, facili- tant encore plus l'insertion de la partie marginale de la pièce à monter entre les deux mâchoires,
Le presse-ouvrage et avance-ouvrage de la machine illustrée, comme il a été déjà dit, agit à la fois comme organe presseur ou marteau pour presser ou battre la partie marginale repliée de la pièce pour la faire adhérer au fond de la chaussure, et aussi comme avance-ouvrage pour déplacer
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la chaussure dans le sens de l'avance.
Pour faciliter l'avance de l'ouvrage, ledit presse-ouvrage et avance-ouvrage, d'après une autre caractéristique de l'invention, fait descendre la chaussure pour l'écarter de l'appui du fond de la chaussure, empêchant ainsi le fond encollé de la chaussure de se coller audit appui du fond de la chaussure ou de trainer dessus.
Ledit presse-ouvrage et avance-ouvrage descend à peu près verticalement sur la partie marginale repliée tout près du point de travail de la pince, et son accroissement d'avance est si petit que tout excédant de matière entre les points successifs du travail du presse-ouvrage et avance-ouvrage sera plié en de petits plis non disgrâcieux, ce qui constitue un avantage tout particulier lorsque le montage se poursuit autour de parties vivement courbes d'une chaussure comme, par exemple, au bout et à la partie arrière, et aussi dans le voisinage de la ligne des doigts.
L'efficacité du presse-ouvrage et avance- ouvrage pour faire adhérer la pièce et pour faire avancer la chaussure, comme aussi celle de l'organe de retenue qui empê- che le mouvement rétrograde de la chaussure, sont augmentées par le fait de limiter leurs travaux à des zones très restrein tes et par le fait de les pourvoir de dents aiguës.
Oes caractéristiques, ainsi que d'autres, de l'in vention ressortiront clairement de la description qui va suivre en regard du dessin cijoint, dont :
La figure 1 est une vue de profil d'une machine caractérisant l'invention, avec certaines parties arrachées pour faire voir la structure intérieure.
La figure 2 est une vue en plan de la machine représentée figure 1, avec la partie supérieure de la tête de la machine'enlevée pour faire voir le mécanisme contenu dedans,
La figure 3 est une vue de face d'une partie de la
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machine représentée figure 1, montrant les outils travailleurs.
La figure 4 est une vue de profil des outils repré- sentés figure 3.
Les figures 5 et 6 sont respectivement des vues de face et de profil des outils travailleurs représentés figure 4, mais avec ces derniers en différentes positions actives.
La figure 7 est une vue de profil de la partie avant de la machine, avec les outils travailleurs en position de recevoir une chaussure et certaines pièces omises.
La figure 8 est un diagramme qui montre le fonction. nement des divers mécanismes pendant un cycle de travail,
En se référant au dessin, les outils travailleurs de la machine illustrée comprennent une pince qui comporte une mâchoire postérieure 10 et une mâchoire antérieure 12 pour saisir et tendre la partie marginale de la pièce à monter; un appui 14 destiné à se mettre en contact avec le fond de la ' chaussure et à le placer dans le sens de la hauteur et par- dessus lequel la partie marginale réservée au montage est tirée par les pinces ;
un presse-ouvrage et avance-ouvrage 16 qui presse la partie marginale tendue contre le fond de la chaussure et fait avancer celle-ci, un organe de retenue 18 qui maintient la chaussure de façon à l'empêcher de reculer pendant le recul du presse-ouvrage et avance-ouvrage, enfin, un rouleau guide...bord 20 pour placer la chaussure dans le sens latéral, tous ces différents mécanismes sont montés sur une tête creuse 22 et actionnés par des mécanismes contenus dedans, ladite tête comportant une partie inférieure 24 et une partie supérieure amovible 26 fixée à celle-ci par des vis 28, 28.
La mâchoire postérieure 10 de la pince est fixée par un boulon de serrage 30 à l'extrémité antérieure d'un support 32 soutenu par deux bras oscillants 34, 36 montés respectivement sur des arbres transversaux fixes 38, 40 qui
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se prolongent à travers la partie inférieure 24 de la tête 22.
Ledit support 32 est articulé par des axes 42, 44 auxdits bras oscillants, et est mû vers l'avant et vers l'arrière de la machine par un troisième bras oscillant 46 qui remonte d'un moyeu 48 commun audit bras et au bras 36. Les bras 34 et 36 et le support 32 constituent une articulation à mouvement parallèle, de sorte que le support demeure toujours horizontal pendant ses mouvements de va-et-vient.
Pour faire osciller le bras 46 de façon à imprimer au support 32 les mouvements susmentionnés, il est prévu un excentrique 50 faisant corps avec un arbre moteur 52 qui se prolonge à travers la partie inférieure 24 de la tête 22 et qui est tourillonné dans des coussinets 54,56 montés dans ladite partie inférieure de la tête. Une extrémité dudit arbre se prolonge au delà d'un côté de la tête (figure 2) et sur cette extrémité est calée une poulie motrice 58 qui est reliée par une courroie (non représentée) à une source quelconque d'énergie, par exemple, un moteur électrique. L'excentrique 50 est entouré par un collier d'excentrique 60, duquel se projette un bras 62 relié par une rotule 64 à une bielle 66 et par une rotule 68 à une bielle 70, une bride à ressort 72 servant à maintenir assemblés les bielles 66 et 70 et le bras 62.
La bielle 70 est reliée par un joint sphérique, qui com- prend une rotule 71 et une bride à ressort 73, à l'extrémité supérieure d'une branche 74 d'un levier coudé dont l'autre branche 76, située au dehors de la partie 24 de la tête, est pourvue d'une manette 80 dans laquelle se loge un piston de blocage à ressort 82. Ce piston est adapté à être placé, au choix, dans l'un quelconque de plusieurs évidements 84, pratiqués dans une partie arciforme élevée 86 de la tête (figure 2), afin de régler le levier brisé formé par la bielle 70 et la branche 74 du levier coudé susmentionné, pour un motif qui sera expliqué ci-dessous. La bielle 66 est
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reliée au bras osoillant 46 par un joint sphérique qui comporte une rotule 88 et une bride à ressort 90.
Lorsque l'arbre prin- cipal 52 aveo son excentrique 50 tourne, la bielle 70 oscillera autour de la rotule 71 et ce mouvement oscillant de la bielle sera imprimé au bras 46 par la bielle 66, provoquent de cette façon le mouvement de va-et-vient du support 32 et de la mâchoi re postérieure 10 y attachée. En réglant de la manière expliquée plus haut le levier brisé formé par la bielle 70 et le bras 74, on peut varier l'amplitude du mouvement du support et de ladite mâchoire postérieure vers l'avant.
La mâchoire antérieure 12 est fixée par un écrou de blocage 100 et une rondelle 101 à l'extrémité supérieure d'une tige 102 montée à glissement dans des alésages 104, 106 prati- qués dans des bossages 108, 110 du support 32. L'extrémité arrière de ladite tige bute contre une seconde tige 103 reliée, au moyen d'un joint sphérique qui comprend une rotule 112 et une bride à ressort 114, à l'extrémité supérieure d'un levier à came 116 qui est articulé en un point intermédiaire de sa longueur sur un axe 118 porté par un bossage 120 faisant corps avec le côté supérieur d'un flasque central et longitudinal 122 de la partie inférieure 24 de la tête 22. La tige 103 est tenue en ligne droite avec la tige 102 par un alésage de gui- dage 105 pratiqué dans un rebord vertical 107 fixé au sommet du flasque 122 par des vis 109.
L'extrémité inférieure du le- vier à came 116 est pourvue d'une surface à came 123 qui com- prend une partie concentrique 124 et une partie excentrique 126. Ledit levier 116 est constamment sollicité par un ressort 128 à osciller dans le sens des aiguilles d'une montre pour déplacer la tige 103 vers l'arrière, ou vers la droite de la figure 1. Le ressort 128 s'étend entre un oeil 130 du levier et un montant 132 porté par la partie 24 de la tête.
La tige 103 est déplacée vers l'arrière vers une position déterminée par le contact d'une partie de la surface à came 123 avec un
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galet 134 porté par l'extrémité extérieure d'un levier 136 .pourvu d'un moyeu 137 qui est monté à rotation sur un arbre 138 soutenu dans des oreilles 140, 142 de la partie 24 de la tête, Le levier 136 est¯ oscillé par l'excentrique 50 afin de présenter le galet 134 aux diverses parties 124 et 126 de la surface à came 123 du levier 116.
L'excentrique 50 porte un second collier d'excentrique 144, muni d'un bras 146 qui est relié au levier 136 par un joint sphérique qui comprend une rotule 147 et une bride à ressort 148,
La tige 102 est mue vers l'arrière de la machine par un ressort 150 qui s'étend entre l'extrémité supérieure de la mâchoire antérieure 12 et un bras 152 solidaire d'un arbre 154 qui est tourillonné dans la partie supérieure 26 de la tête.
Un bras 156, fixé au même arbre 154, du côté extérieur de la partie supérieure 26 de la tête, est muni d'un piston de blo- cage à ressort 158 qui est adapté à être placé dans l'un quel- conque de plusieurs évidements 160 pratiqués dans un bossage arciforme 162, pour varier la tension du ressort 150. Lorsque les pièces accusent les positions indiquées figure 1, la mâ- choire postérieure 10 de la pince se trouve dans sa position la plus reculée, cependant que la mâchoire antérieure 12 est maintenue dans sa position la plus avancée, à l'encontre du ressort 150, par le contact du galet 134 avec la partie concen- trique 124 de la surface à came 123.
Or, lorsque l'arbre moteur
52 tourne dans le sens de la flèche de la figure 1, le support
32 et la mâchoire postérieure 10 seront déplacés vers l'avant de la machine, ou vers la gauche de la figure 1, par l'excen- trique 50 qui agit par l'intermédiaire du bras 62, de la bielle
66, et du bras oscillant 46, En même temps, le levier 136 sera oscillé dans le sens des aiguilles d'une montre par l'excentri- que 50 et le bras 146, ce qui fera rouler le galet 134 sur la partie excentrique 126 de la surface à came 123 et permettra au ressort 128 de faire osciller le levier 116 dans le sens
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des aiguilles d'une montre et de déplacer la tige 103 vers la droite, et permettra aussi au ressort 150 de mouvoir la tige 102, ensemble avec la mâchoire antérieure 12, vers l'arrière de la machine, ou vers la droite de la figure 1.
Ces mouvements des deux mâchoires de la pince conti- nuent pendant un quart de tour de l'arbre 52 et jusqu'à ce que les mâchoires se rencontrent, sur quoi la mâchoire antérieure 12 sera mue vers l'avant, ou vers la gauche de la figure 1, en vainquant la résistance du ressort 150, par le mouvement vers l'avant continu du support 32 et de la mâchoire postérieu- re 10 pendant le quart de tour suivant de l'arbre 52.
Ce demi..3, tour de l'arbre 52 et de l'excentrique 50 aura ramené le levier 136 et son galet 134 à la position indiquée figure 1, où le galet rentrera de nouveau en contact avec la partie concentri- que 124 de la surface à came 123 et placera la tige 103 dans la position où elle empêchera le mouvement rétrograde de la mâchoire antérieure lors du retour du support 32 et de la mâchoire postérieure vers leurs positions indiquées figure 1 pendant le demi'-tour suivant de l'arbre 52 pour compléter le cycle. Pendant ce dernier demi-tour, le galet 134 roule sur la partie concentrique 124 de la surface à came 123, dont le centre est situé autour de l'axe de l'arbre 138.
La partie excentrique 126 de la surface à came 123 est ainsi galbée que les mâchoires de la pince se joindront, pour mordre la partie marginale réservée au montage, à une courte distance en dedans du bord de la chaussure lorsque celle-ci est tenue contre le rouleau guide-bord 20, Pendant que la mâchoire postérieure pousse la mâchoire antérieure vers l'avant de la machine, ladite partie marginale ainsi prise fermement entre les mâchoi- res sous l'action du ressort 150 sera tirée vers l'intérieur par-dessus le fond de la chaussure.
En outre, pendant que la mâchoire antérieure est déplacée par la mâchoire postérieure, les tiges 102 et 103 s'écarteront légèrement l'une de l'autre,
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ce $qui $évite toute possibilité que la tige 103 pousse la tige
102 vers la gauche et relâche la prise des mâchoires 10 et 12 sur la pièce. De préférence, la partie concentrique 124 de la came est ainsi établie qu'il est imprimé au levier 116 un léger mouvement angulaire supplémentaire en sens inverse des aiguilles d'une montre au moment où la mâchoire postérieure commence son mouvement rétrograde et d'une amplitude suffisan- te pour écarter la mâchoire antérieure de la pièce qui vient d'être tirée. Ce mouvement supplémentaire de la mâchoire 12 vers l'avant assure que la pièce encollée ne se collera pas à la mâchoire.
A mesure que la pièce est ainsi tirée vers l'inté- rieur par-dessus le fond de la chaussure et dans une direction à peu près parallèle à celle-ci, elle est tirée par-dessus l'extrémité interne de l'appui 14 du fond de la chaussure et aussi par-dessus la partie 170 dudit appui, laquelle se trouve directement en-dessous et en ligne droit, avec la ligne d'opé- ration de la mâchoire de façon à constituer une garde protec- triée ou butée pour le montage.
Ainsi, la tension exercée par la pince dans le sens horizontal est transformée en un trac- tion verticale pour tendre l'empeigne dans une direction per- pendiculaire au fond de la chaussure et empêche en même temps la déformation de l'élément du dessous dé la chaussure, L'appui 14 est monté de fagon à se déplacer vers l'extérieur en s'écartant du rouleau guide-bord 20, pour faciliter le commencement du montage.
A cet effet, ledit appui 14 est fixé par des boulons 172 à un bras 174 qui descend d'un moyeu 176 monte à rotation sur un arbre 178 supporté par une partie en saillie antérieure de la partie supérieure 26 de la tête Du même moyeu se projette aussi un bras 180 dont une extrémité bifurquée 182 embrasse un bloc glissant 184 dans lequel est tourillonné une partie excentrique 186 d'un arbre 188 tour il- lonné aussi dans la partie 26 de la tête (figures 1, 3, 7)
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L'arbre 188 se prolonge au delà d'un côté de ladite partie 26 de la tête (figure 3) et sur cette extrémité saillante de l'arbre est calé un pignon 190 qui engrène avec un secteur denté 192 muni d'un moyeu 194 monté à rotation sur l'arbre 154.
Du même moyeu 194 se projettent aussi deux autres bras, 198 et 200. Le bras 198 est relié par une tringle 202 à une pédale, non représentée, et entre le bras 200 et une cheville 204 calée dans la partie 26 de la tête s'étend un ressort 206 qui, lorsque la pédale se trouve en haut, tend à maintenir le bras 200 contre une cheville d'arrêt 208 et l'appui 14 du fond de la chaussure déplacé vers le dehors et vers la gauche, c'est-à-dire de la position indiquée figure 1 jusqu'à la posi tion indiquée figure 7. Or, l'abaissement de la pédale fait tourner le bras 200 dans le sens des aiguilles d'une montre vers la position indiquée figure 1 contre une cheville d'arrêt 210, ce qui a pour effet de mouvoir l'appui 14 du fond de la chaussure vers la position active indiquée sur la même figure.
Du même moyeu 176 se dirige aussi un bras 212 qui est relié par une bielle 214 à un bras 216 descendant d'un moyeu 218 qui, comme le moyeu 194, est monté pour tourner sur l'arbre 154, Le bras 212 est muni, à son extrémité inférieure, d'un pesage déporté 220 qui, lorsque la pédale est en haut, porte contre un collier 222 sur la tige 102 pour retenir la mâchoire antérieure 12 dans sa position avant. Par conséquent, avant que la pédale ne soit abaissée et l'appui 14 du fond de la chaussure mû vers sa position active, la mâchoire posté- rieure 10 effectue un mouvement alternatif à vide sans rencon trer la mâchoire antérieure ni exercer aucune traction sur la pièce.
Comme on verra par la figure 7, lorsque la mâchoire antérieure est maintenue ainsi dans sa position extrême avant par le bossage 220, les tiges 102 et 103 sont légèrement écartées l'une de l'autre.
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Aussitôt qu'elle est lâchée par la pince, la pièce qui vient d'être tendue et tirée vers l'intérieur par-dessus le fond de la chaussure, de la manière expliquée ci-dessus, est fermement pressée contre ledit fond de la chaussure jusqu'à ce qu'elle soit fixée en position montée, par le pied presse- ouvrage et avance-ouvrage 16 qui, par la suite et pendant qu'il se trouve en contact avec la pièce, est mû dans le sens latéral de la machine pour avancer la chaussure. Ce pied presse-ouvrage et avance-ouvrage est assujetti de façon réglable au moyen d'une vis 240 à l'extrémité extérieure d'un levier 242 qui pivote autour d'un axe 241 porté par un bras ascendant 244 solidaire d'un arbre 246 qui est tourillonné dans un manchon 248 monté dans un alésage 250 pratiqué dans le flasque 122.
Le levier 242 est oscillé en temps utile par rapport au fonction- nement de la pince pour rapprocher de l'ouvrage le pied presse- ouvrage et avance-ouvrage 16, par un excentrique 252 porté par l'arbre 52, et l'arbre 246 est oscillé à son tour pour déplacer ledit pied d'un mouvement de va-et-vient dans le sens longitu- dinal de la chaussure, par une manivelle 254 solidaire du même arbre 52. Pour augmenter sa pression et pour garantir contre tout déplacement de la pièce, le pied presse-ouvrage et avance- ouvrage 16 est établi en forme d'une lame étroite pourvue d'un nombre de dents aiguës 255 (figure 1, 4, 6, 7).
L'excentrique 252 est entouré par un étrier 256 duquel se prolonge un bras 258 relié par un joint sphérique qui com- prend une rotule 260 et une bride à ressort 262, à, un bras 264 qui descend d'un moyeu 266 monté à rotation sur un arbre 268 monté dans une paroi latérale de la partie supérieure 26 de la tête 22 (figure 2). Du même moyeu 266 se prolonge un autre bras 270, et à l'extrémité dehors de ce bras est reliée, par un joint sphérique qui comprend une rotule 272 et une bride à ressort 274, une bielle 276 qui est également reliée par son extrémité opposée, au moyen d'une rotule 278 et d'une bride
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à ressort 280, à une extrémité du levier 242.
Dans la position des pièces représentées figure 1, le pied presse-ouvrage et avance-ouvrage 16 se trouve dans sa position la plus basse et vient d'achever une course avan- ce-ouvrage. Pendant le demi-tour suivant de l'arbre 52, qui complète le oycle, le bras 270 oscillera en sens inverse des aiguilles d'une montre, bien au delà du point mort indiqué, et fera osciller 'le levier 242 dans le sens des aiguilles d'une montre'(figure 1) pour soulever le pied 16 de l'ouvrage.
L'action de la manivelle 254 est synchronisée avec celle de l'excentrique 252 de façon que l'arbre 246 tourne dans le sens qu'il faut pour déplacer le pied presse-ouvrage et avance ouvrage en long de la chaussure vers la gauche de la figure 3, pour 1 écarter de l'appui 14, pendant que le pied presse-ou- vrage et avance;--,ouvrage se trouve en contact avec la chaussure et pour ramener ledit pied, vers la droite de la figure 3, pendant qu'il se trouve soulevé de la chaussure.
Le pied presse-ouvrage et avance-ouvrage 16 est, de préférence, ainsi disposé que lorsqu'il descend vers la chaussure, il pousse celle-ci légèrement pour l'écarter de l'appui 14, afin d'atté- nuer la pression du fond de la chaussure contre cet appui et de diminuer par conséquent la tendance de celui-ci à se coller au fond de la chaussure (figures 3,4,5,6). La manivelle 254 travaille dans un étrier 282 fixé par une vis de blocage 284 à l'arbre 246 (figure 2). Le moyeu 266 est maintenu sur l'arbre 268 par une pièce verticale plate 286 montée sur une extrémité réduite de l'arbre 40 et maintenue par un écrou 290 contre un bossage 288 sur le flasque 122.
L'organe de retenue 18 maintient la chaussure de façon à en empêcher le mouvement rétrograde pendant le mouve- ment de retour du pied presse-ouvrage et avance-ouvrage 16 et de façon aussi à empêcher le déplacement de la pièce par la traction suivante exercée par la pince. Ledit organe 18 est assujetti par un boulon 292 à l'extrémité extérieure d'un
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bras 294 solidaire d'un moyeu 296 monté à rotation sur un arbre 298 monté dans la partie inférieure 24 de la tête. Du même moyeu 296 se prolongent deux autres bras, 300 et 302, dont le premier se projette vers le haut et reçoit un ressort de ten- sion 304 qui s'étend entre lui et une cheville 306 portée par la partie supérieure 26 de la tête (figure 1).
Le bras 302 se dirige vers le bas et vers l'arrière et est pourvu d'une piste de came 308 qui présente une partie concentrique 307 et une partie excentrique 309, sur lesquelles roule un galet 310. Ce galet 310 tourne autour d'un axe 312 porté par un bras 314 qui se dirige dans le sens radial à partir du moyeu 266, La piste de came 308 est ainsi galbée que lors de l'oscillation dudit moyeu sous l'action de l'excentrique 252, de la bielle 285 et du bras 264, l'organe de retenue 18 sera d'abord poussé par le ressort 304 vers le fond de la chaussure, puis maintenu dans cette position pendant un demi-tour de l'arbre principal et pendant que le galet 310 roule sur la partie concentrique 307 de la piste de came,
et finalement élevé de celle-ci par le contact du galet 310 avec la partie concentrique 309 de ladite piste de came 308. Ces mouvements de l'organe de retenue sont ainsi synchronisés que ledit organe descend sur la pièce repliét au moment même où le pied presse-ouvrage et avance-ouvrage 16 achève un mouvement d'avance, puis demeure en contact avec la pièce gour empêcher le mouvement rétrograde de la chaussure et le soulèvement de la pièce repliée par la pince pendant le mouvement de retour du pied presse-ouvrage et avance-ouvra- ge et pendant la fermeture et la traction suivantes de la pince, et est finalement élevé du fond de la chaussure au moment où le pied presse-ouvrage et avance-ouvrage commence la course suivante pour avancer l'ouvrage,
Pour augmenter l'efficacité de la pression de l'organe de retenue sur l'ou- vrage, cet organe est établi en forme d'une lame étroite
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pourvue d'un nombre de dents aiguës 315.
Les divers éléments actifs logés dans la tête 22 sont lubrifiés par le moyen d'une paire de lames 400 qui sont assujetties au moyeu 137 du levier 136 et qui, pendant que ledit moyeu est oscillé rapidement par l'excentrique 50, plongeant dans une masse d'huile contenue dans la partie infé- rieure 24 de la tête et lancent de l'huile vers le haut et vers l'avant à l'intérieur de la tête. Pour empêcher le passa- ge de l'huile par une ouverture 410 pratiquée dans un couver- cle antérieur 412, ouverture à travers laquelle se projettent les divers éléments actifs, on a disposé une chicane 414 (figure 1) fixée à la partie supérieure 26 de la tête. Le rouleau guide-bord 20 est monté sur une broche 416 portée par un support 418 assujetti au couvercle 412.
On a déjà expliqué le fonctionnement de chacun des outils travailleurs. On expliquera maintenant la manière dont ces diverses actions se succèdent les unes les autres et se combinent pour tendre la partie en bordure de la tige d'une chaussure, ou d'une pièce équivalente par exemple, la partie en bordure d'une couverture C d'une chaussure comportant une tige U et une semelle blanche S montée sur une forme L, et pourvue d'une semelle dite "à plate-forme" P, pour tirer cette partie en bordure vers l'intérieur et la rabattre sur le fond de la chaussure, et, finalement, pour effectuer l'avance auto- matique de la chaussure.
On présente la chaussure à la machine pendant que la pédale se trouve en haut et l'appui du fond de la chaussure 14 en position inactive représentée figure 7, la face de champ du fond de la chaussure étant placée contre le rouleau guide-bord 20, puis on place le fond de la chaussure contre la face inférieure de l'appui 14 et on introduit la partie en bordure de la couverture C entre les mâchoires 10 et 12 de la pince, cette action étant facilitée par le fait que la mâchoire antérieure 12 est retenue dans sa position
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avant par le contact du bossage 220 avec le collier 222 sur la tige 102 qui porte cette mâchoire, et que l'appui 14 se trouve écarté.
Or, quand on abaisse la pédale, l'appui 14 du fond de la chaussure est mû vers la position active (figu- res 1,3,6) et le bras 216 oscille en sens inverse des aiguil- les d'une montre pour éloigner le bossage 220 du collier 222, ce qui permet à la mâchoire 12 d'être mue vers l'arrière par le ressort 150, sous la commande de la tige 103 et des parties concentrique et excentrique 124, 126 du levier 116, et rend la pince active pour saisir la pièce.
En consultant le diagramme de la figure 8, on verra qu'au début d'un cycle d'opérations (0 -360 ), le pied presse- ouvrage et avance-ouvrage 16, indiqué par la lettre a, dont le mouvement avance-ouvrage est indiqué par la lettre al et le mouvement en hauteur par la lettre a2, se trouve dans sa position la plus basse et en contact avec le fond de la chaus- sure et vient de terminer sa course avance-ouvrage, la mâchoi- re antérieure, indiquée par la lettre d, est dans sa position avant : la mâchoire postérieure 10, indiquée par la lettre c, est dans sa position extrême arrière, et l'organe de retenue 18, indiqué par la lettre ±, est dans sa position la plus basse (figures 1,2,3,4). Voici comment s'effectue un cycle complet d'opérations.
Pendant le premier quart de tour de l'arbre principal 52 (de 0 à 900), la mâchoire postérieure 10 avance et la mâchoire antérieure 12 recule, les deux mâchoi- res se fermant plus tard sur la couverture 0 en un point voisin et à une courte distance en dedans du bord de la semel- le à plate-forme P.
Le pied presse-ouvrage et avance-ouvrage 16 se soulève de la chaussure lors du commencement de son mouvement de recul (vers la droite de la. figure 3), cependant que l'organe de retenue 18 demeure en contact avec le fond de la chaussure, En ce moment et pendant le quart de tour suivant de l'arbre principal (de 90 à 1800), les mâchoires 10 et 12 de la pince avancent ensemble pour tirer la partie
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en bordure de la couverture 0 en dedans du bord de la semelle à plate-forme P, par-dessus la portion protectrice 170 de l'appui 14 du fond de la chaussure, de manière à tendre ladite couverture en hauteur et à la replier vers l'intérieur par- dessus le fond de la chaussure, le pied presse-ouvrage et avance-ouvrage 16 achève sa course arrière et descend sur la pièce qui vient d'être tendue et repliée à proximité de la pince(voir figure 5,6).
Les mâchoires 10 et 12 commencent en ce moment à s'écarter l'une de l'autre, la mâchoire posté- rieure 10 étant mue vers l'arrière par l'excentrique 50, tandis que la mâchoire antérieure 12 est mue davantage vers l'avant et maintenue dans cette position avant par la partie concen- trique 124 de la surface à came 123 du levier 116, le pied presse-ouvrage et avance-ouvrage 16 est tenu en bas pour pres- ser la couverture 0 tendue et repliée contre le fond de la chaussure et est mû latéralement de la machine (vers la gauche de la figure 5) pour avancer la chaussure, cette action s'ef- fectuant pendant le quart de tour suivant de l'arbre 52, lequel à ce moment aura effectué 270 d'un cycle, A ce point du cycle d'opérations, les mâchoires de la pince se sont ou- vertes,
le pied presse-ouvrage et avance-ouvrage 16 se trouve appliqué contre la pièce repliée, et l'organe de retenue 18 est toujours en haut et hors de contact avec ladite pièce repliée. Or pendant le quart de tour suivant et final de l'ar- bre 52 (de 270 à 360 ), la mâchoire postérieure 10 achève son mouvement rétrograde et, pendant que la mâchoire antérieure 12 est toujours tenue en avant par la partie concentrique 124 de la came 123, le pied presse-ouvrage et avance-ouvrage 16 achève sa course avance-ouvrage et l'organe de retenue 18 descend vers le fond de la chaussure pour se mettre en contact avec la partie en bordure repliée de la couverture C.
La face inférieure de la semelle à plate-forme P, dans une zone contiguë à son bord, ainsi que la partie en
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bordure de la couverture 0, sont toutes deux rêve tues d'un adhésif approprié pour que ladite partie en bordure tendue et repliée adhère au fond de la chaussure sous l'effet de la pres- sion exercée dessus par le pied presse-ouvrage et avance-ouvrage 160 Comme on verra en examinant le diagramme de la figure 8, cette pression est maintenue pendant un demi-tour de l'arbre principal (de 180 à 360 ) et est augmentée pendant le demi- tour suivant (de 0 à 180 ) pat la pression exercée par l'organe de retenue 18 en un point contigu,
La pression'exercée par ledit organe de retenue empêche aussi que la pièce qui vient d'être repliée et rabattue en position montée par le pied presse-ouvrage et avance-ouvrage 16 ne soit soulevée ou autre- ment lâchée par le mouvement rétrograde de la mâchoire antérieu, re ou par l'action suivante de la pince pour tendre ou replier la partie en bordure de la pièce. Du fait que la machine marche à grande vitesse, le pied presse-ouvrage et avance-ouvrage 16 effectue aussi un martelage, frappant la partie en bordure repliée lors de sa descente. Cette action facilite l'adhésion de ladite portion marginale repliée, en particulier lorsqu'on emploie une colle adhérente par pression.
En faisant que la pince tire la pièce vers l'intérieur et par-dessus la partie protectrice 170 de l'appui 14 du fond de la chaussure, on évite toute déformation du bord de l'élément relativement mou de la semelle à plate-forme P, en même temps qu'on obtient une forte traction en hauteur pour tendre la couverture contre la face de champ de ladite semelle à plate-forme P. Le léger mouvement avant supplémentaire de la mâchoire antérieure 12, effectué par la partie concentrique 124 de la came 123, a pour effet d'écarter ladite mâchoire de la face intérieure visqueuse de la couverture et facilite de cette manière les opérations de montage et d'avance.
On peut aisément varier la force de la traction suivant les différentes étoffes employées et suivant les diverses conditions de travail, en
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modifiant la tension du ressort 150 de la manière expliquée ci- dessus, ét l'on peut également régler la durée de ladite trac- tion en manipulant la manette 80.
La machine travaille préférablement à grande vitesse, l'arbre principal tournant à une vitesse de 1. 200 tours par minute approximativement, ce qui permet environ vingt cycles complets par seconde. On obtient un accroissement linéaire d'avance d'environ 3 mm., et cet accroissement donne un mouve- ment de la chaussure d'environ 6 cm. par seconde. Par conséquent on peut monter une chaussure de pointure moyenne tout autour de sa périphérie en quelques secondes.