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SOCIETE ANONYME DES USINES JEAN GALLAY, Genève (Suisse).
Pour:
Dispositif pour l'ouverture facile d'une botte fermée de façon jointive.
L'objet de l'invention est un dispositif pour 1' ouverture facile d'une boîte comportant un corps et un couvercle qui ferment de façon jointive et contenant par exemple un pro- duit tel que du cirage, de la crème, de la poudre.
Le grand défaut des boîtes de ce genre, utilisées jusqu'Ici, est que l'ajustement du couvercle sur le corps est ou trop libre ou trop serré. Dans le premier cas l'ouverture de la boîte a bien lieu avec facilité, sans outil, mais son
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@ étanchéité n'est pas suffisante, ce qui constitue un grand défaut, surtout si le produit est une pâte ou une crème, -le cirage pour chaussure par exemple - contenant un corps volatil et devenant alors inutilisable de façon rapide. Dans le second cas l'étanchéité est bien obtenue, mais l'ouverture a lieu avec difficulté,à moins qu'on ne se serve d'un outil.
Ces inconvénients sont évités selon l'invention grâce au fait que le dispositif présente un organe pivotant librement sur l'une des parties de la boite et établi de façon qu'en le faisant basculer on l'oblige à prendre appui sur l'une des parties pour forcer l'autre à s'écarter de celle-ci en vue de l'ouverture de la boîte.
Le dessin annexé représente, à titre de simples ex- emples, deux formes d'exécution du dispositif.
Les figs. 1, 2,3 sont une vue de face, une coupe verticale axiale, un plan partiel d'une boîte à laquelle une première forme d'exécution est appliquée.
La fig.45 est une élévation d'une boîte à laquelle la seconde forme d'exécution est appliquée.
Les figs. 5 et 6 sont un plan et une vue en bout de l'organe pivotant de cette seconde forme d'exécution.
La boîte représentée sur les figs. 1 à 3 est cylin- drique, se compose du corps a, ainsi que du couvercle b et est faite en tôle mince. Le corps a, présente près du haut de sa paroi cylindrique un pli annulaire .± obtenu par les moyens usuels de fabrication, fortement serré lui-même à la presse et constituant un rebord annulaire sur lequel le couvercle b re- pose à la position de fermeture à fond. De son côté ce couver- cle est muni d'un rebord annulaire d, formé d'un pli plus ou moins serré du métal.
Dans le rebord c. est ménagée une ouverture rectan- gulaire allongée e obtenue par découpage et rabattement vers
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le bas en! des deux épaisseurs de ce rebord. L'ouverture e reçoit un levier métallique &, de faible épaisseur, ayant la forme d'un L dont la branche verticale ¯1 porte à son extrémité libre une tête transversale h logée entre les rebords c., d. et ayant une largeur telle qu'elle ne puisse passer au travers de l'ouverture.!, mais qu'elle puisse venir an prise avec c et d. à la position de fermeture à fond, quand on fait basculer le levier, ainsi qu'une hauteur plus faible que la distance sépa- rant c, d à cette position de fermeture à fond ;
la branche horizontale est incurvée en plan de façon à se conformer au pourtour du corps a et présente à son extrémité libre un crochet k l'empêchant de sortir par l'ouverture e. Ce levier pivote donc sur le corps a sans l'aide d'aucun axe matériel rivé, soudé ou fixé autrement, ce qui simplifie beaucoup la fabrication.
Lorsqu'on désire fermer la boite, on enfonce le couvercle sur le corps a jusqu'à ce qu'il vienne reposer sur le rebord c; la tête h ne s'oppose nullement à cette mise en place à fond du couvercle, puisqu'elle est portée par c, que sa hauteur est moindre que la distance séparant c, d et que le bord du couvercle passe entre elle et a. Pour l'ouvrir on n'a qu'à agir du doigt sur le crochet dans le sens du mouvement qu'effectuent les aiguilles d'une montre (fig.l); la partie droite de la tête h. prend alors appui sur le rebord c et, pous- sant le couvercle b de bas en haut, produit l'ouverture désirée.
On se rend compte par ce qui précède que, même si l'ajustement entre le couvercle et le corps est serré et si le joint obtenu est étanche, on procède à l'ouverture de la botte avec facilité, sans l'aide d'outil.
Grâce aux formes données à l'ouverture je et au levier g, le second ne peut sortir accidentellement de la première.
On peut obtenir l'ouverture allongée 0 en découpant le métal et en l'enlevant complètement au lieu de le rabattre
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vers le bas comme cela a été indiqué.
Dans la boîte que montre la fig. 4, le levier métal- lique m de faible épaisseur est logé dans une ouverture rectan- gulaire n du rebord annulaire 0, du couvercle b. Il a la forme d'un L dont la branche verticale o porte à son extrémité libre une tête transversale 2 logée entre les rebords c, d; la tête p a une largeur telle qu'elle ne puisse passer au travers de 1' ouverture n, ainsi qu'une hauteur plus faible que la distance séparant les rebords c, d à la position de fermeture à fond, et présente du côté opposé à la branche transversale du levier m une surface ± en forme de came allongée.
Quant à cette branche transversale q, elle possède une saillie s, destinée à prendre appui sur le rebord d au cours de la manoeuvre du levier & et a une certaine torsion sur elle-même,analogue d'une manière générale à une torsion hélicoïdale, ce qui lui donne la forme d'un corps gauche (voir aussi les figs. 5,6). Cette torsion permet d'introduire le levier m, complètement terminé, dans 1' ouverture n par un mouvement combiné de translation et de rota- tion, tout en lui interdisant d'en ressortir avec trop de faci- lité. On simplifie aussi la fabrication de la boîte en suppri- mant toute opération après la mise en place de ce levier, ce qui a de l'importante à cause du grand nombre de boites qu'il faut généralement établir.
Pour ouvrir la boîte fermée (fig.4) on fait tourner le levier m de la gauche vers la droite: La partie gauche de la tête vient en prise avec le rebord d du couvercle b et la partie droite allongée, avec le retord ± du corps. Comme la came est assez allongée, on soulève ainsi le couvercle tout d'abord len- tement, pendant que la résistance qui s'oppose à son ouverture est grande, et plus rapidement, dès que cette résistance devient plus faible. Vers la fin du mouvement du levier m, la saillie s vient en prise avec le bord de l'ouverture n et limite ainsi la
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course de ce levier,
Les formes d'exécution ci-dessus ont été expressément données à titre de simples exemples.
En conséquence les par- ticularités, les détails de construction peuvent différer de ceux qui ont été indiqués sans que le dispositif les présen- tant sorte pour cela du cadre de l'invention. C'est ainsi que :
L'extrémité repliée du levier ± peut être fermée sur elle-même, dans le cas des figs. 1 à 3.
La boîte, le corps, le couvercle, le levier peuvent avoir des formes différentes de celles qui ont été décrites et sont représentées au dessin; ils peuvent être faits en d' autres matières. Le corps et le couvercle peuvent s'emboîter fortement l'un dans l'autre, même avec un cran fonctionnant à la façon de boutons à pression.
REVENDICATIONS:
1). Dispositif pour l'ouverture facile d'une boîte comportant un corps, ainsi qu'un couvercle et fermant de façon jointive, caractérisé par le fait qu'il présente un organe pi- votant librement sur l'une des parties de la boite et établi de façon qu'en le faisant basculer on l'oblige à prendre appui sur l'une des parties pour forcer l'autre à s'écarter de celle- ci en vue de l'ouverture de la boîte.