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isrf!3(4!'e.Ë;. i 1-' L LIST RIE, DU F"7 '"##"( f ; . r;;;,1., r cocîals n procédé relatif au mélange et à l'étirage uniforme de mèches composées suivant des proportions quelconques de laine peignée et de coton peigné ou non ou autres fibres destinées à la fabri- cation de fils ."
Dans la fabrication des filés, la production de fils compo- sés de matières diverses est d'une exceptionnelle importance.
La fabrication de fils à plusieurs bouts en matières diffé- rentes est aujourd'hui très connue et exempte de difficultés.
Far exemple, l'on fabrique des fils constitués d'un bout de laine peignée et d'un autre de coton, ou d'un bout de laine peignée et d'un autre de soie artificielle.
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Il en est de même de la fabrication de fils formés d'un mé- lange de deux ou plusieurs matières textiles différentes: par exem ple laine et coton, dont les fils sont fabriqués à l'aide de deux ou trois cardes en passant directement de la dernière carde
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appelée finisseuse au métier à filer mommê self-aoting et cela de /façon que l'on file la laine cardée et les déchets de coton .
Grâce au procédé de fabrication de ces file, c1est à dire sans peignage et sans la série de doublages et d'étirages que su- bissent les mèches dans d'autres procédés de filature, dans la section dénommée la préparation du 1 degré", leurs fibres,loin d'avoir été amenées au parallélisme, se trouvent disposées d'une façon quelconque, qui est la caractéristique des fils fabriqués à la carde. Du reste, ces fils sont toujours assez gros ou plutôt ne peuvent être filés en un numéro ou métrage supérieur à 25 m/m (25 mille mètres au Kg. à peu près). Ils présentent aussi beau- coup de duvet.
Une autre catégorie de fils est formée par ceux qui ont été fabriqués avec une matière textile peignée et sur la base d'une série de doublages et d'étirages entre la carde et les métiers à filer self-actin ou continu), dont l'ensemble de machines et d'opérations constitue "les préparations du premier degré", qui a pour but d'obtenir le parallélisme des fibres et la possibilité de fabriquer des fils beaucoup plus fins et réguliers que ceux obtenus par le procédé décrit précédemment. Au moyen du dit pro- cédé, on fabrique, avec une facilité relative, des fils mixtes, c'est à dire composés de diverses matières textiles si toutefois, la longueur de toutes leurs fibres est la même ou à peu près.
Mais lorsqu'il s'agit de filer, par la méthode d'étirages successifs, un mélange de deux matières ou fibres de longueurs très diverses, par exemple. de la laine peignée et du coton, les difficultés qui se présentent sont énormes, quelquefois même in surmontables. En effet, au moment de l'étirage, les fibres lon-
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gués de vitesse égale à celle/des cylindres d'alimentation, re- tiennent les fibres courtes tandis que les fibres longues, de vi- tesse égale à celle des cylindres étireurs, entraînent les fibres courtes qui, par conséquent, restent mal réparties et forment de véritables agglomérations sur certains points.
Ce défaut est d autant plus visible si la fibre longue est teinte d'une nuance et la fibre courte d'une autre . pour remédier à ce grave inconvénient qui empêche pratique- ment la fabrication de fils à un bout, composés de laine peignée et de coton, on a imaginé ce pouveau procédé d'étirage, complè- tement nouveau qui forme le but de ce brevet, et qui permet d'ob- tenir des fils d'aspect très réguliers, formés d'un mélange par- fait de laine peignée et de coton, suivant des proportions quel- conques.
Ce procédé consiste à obtenir d'abord un ruban composé de plusieurs couches de fibres, disposées de telle sorte que les fibres courtes se trouvent toujours emprisonné entre deux couches de fibres longues. Le ruban ainsi obtenu est soumis à une série d'étirages au moyen d'une machine connue sous le nom de "gill- inter-secting" dont la particularité tient seulement à cette cir- constance que ses dimensions doivent correspondre à la longueur des deux espèces de fibres traitées.
Dans l'ancien procédé, ces fibres s'employaient en écru c' est -à-dire sans être blanchies, ni teintes. Mais dans celui-ci faisant l'objet du présent brevet, on peut teindre les fibres en une ou plusieurs nuances ainsi que les blanchir en entier ou an partie. Il en résulte un mélange de fibres de tonalités diverses et variées qui rendent encore le fil obtenu plus original et plus caractéristique.
Le ruban spécial est obtenu au moyen d'une machine semblable à celle que l'on dénomme doubleuse-étireuse et qui est composée d'un nombre impair de sorties. Les sorties,ou mécanismes éti- reurs impairs,(et par conséquent le premier et le dernier) sont
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formée de véritables gills-intersctings propres au traitement ou à l'étirage des mèches de laine peignée. Les sorties paires sont de véritables têtes de ban d'etirage pour l'étirage des mè- ches de coton. Quand la machine fonctionne, les couches de laine et celles de coton se superposent alternativement à leur sortie.
La première et la dernière sont de la laine, comme/vient de le dire.
Enfin, quand on étire ce ruban par des passages successifs au gill-intersecting, les fibres se conservent réparties unifor- mément, non seulement parce que le coton se trouve emprisonné entre deux couches de longues fibres de laine, mais encore à cause de la rétention efficace et uniforme des peignes du gill lors-que les mèches ont été suffisamment amincies, elles peuvent passer indistinctement au self-acting ou au métier pour être filées.
Le dessin ci-joint est un schéma de la marche du procédé faisant l'objet du brevet et qui permet d'obtenir les résultats déjà cités, c'est-à-dire l'obtention de fils à un seul bout, aussi fins et aussi résistants que l'on désire, composés de lai- ne peignée et de coton, en proportions quelconques.
A désigne les mécanismes étireurs impairs, constitués par de véritables gills-intersectings, propres à l'étirage de mèches de laine peignée.
B sorties paires, véritables têtes de banc d'étirage. pour étirer des mèches de coton.
0 planche hélicoïdale qui sert à conduire les voiles ou couches de laine et de coton à leur sortie sur la table D, où celles-ci se superposent alternativement.
B sortie du ruban.
F poulie motrice .
Les fils ainsi obtenus ont un aspect très régulier. On peut les fabriquer d'un numéro très élevé, c'est-à-dire les obtenir
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Plus fins qu'avec de la laine peignée seule soule leur résis- tance relative est aussi très grande.