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Serrure de sûreté. / Monsieur Jean-Pierre-Joseph BIROT
La présente invention a pour objet une serrure de sûreté perfectionnée, remarquable notamment par les caracté- ristiques suivantes envisagées séparément ou en combinaison :
1 ) La boîtier de le serrure est divisé en compartiments identiques ou de largeurs diffélentes au moyen de plaques de même ou de diverses épaisseurs, disposées parallèlement aux faces du boîtier, ces compartiments servant de logement, les uns à des pênes d'épaisseurs et coupes semblables ou dif é- rentes, les autres à des ressorts ou pièces d'arrêt sembla- bles ou différents, destinés respectivement à immobiliser le pêne du logement adjacent au moyen d'un ergot traversant la plaque correspondante.
2 ) La clef comporte autant de pannetons principaux qu'il y a de pênes dans la serrure et de pannetons supplémentaires qu'il y a de ressorts ou pièces d'arrêt, les différents panne- tons principaux et supplémentaires étant séparés par des inter- valles déterminés par l'épaisseur des plaques correspondantes.
3 ) Chaque groupe formé d'un pêne et de sa ou de ses pièces d'arrêt est indépendant des groupes voisins, ce qui permet de manoeuvrer la serrure, soit au moyen d'une clef générale com- mandant simultanément tous les groupes, soit au moyen de plu- sieurs clefs correspondant chacune là jj un groupe déterminé, ces
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différentes clefs devant être employées successivement.
4 ) En faisant varier l'épaisseur des plaques la coupe des pênes et la forme des ressorts, on peut réaliser des jeux de pièces fabriquées en série et permettant par de mul- tiples combinaisons de ces éléments constitutifs principaux, la construction d'un nombre considérable de serrures diffé- rentes.
D'autres caractéristiques de l'invention ressortiront d'ailleurs au cours de la description qui va suivre, celle-ci se référant au dessin annexé qui montre, uniquement à titre d'exemple d'exécution, une serrure à un seul pêne suivant l'invention.
Dans ce dessin : la fig. 1 est une vue en élévation, l'une des parois du boîtier étant enlevée.
La fig. 2 est une vue analogue, la première plaque étant enlevée pour montrer le pêne.
La fig. 3 est une vue analogue, le pêne étant enlevé pour montrer la deuxième plaque.
La fig. 4 est une vue transversale suivant 4-4 des fig.
1 à 3, le pêne étant bloqué par les pièces d'arrêt.
La fig. 5 est une coupe transversale suivant 5-5 des fig.
1 à 3, le pêne se trouvant libéré par la manoeuvre de la clef.
La fig. 6 montre la clef permettant la manoeuvre de la serrure représentée.
Suivant l'exemple d'exécution représenté, le boîtier 1 de la serrure est divisé par deux plaques 3 et 3 en trois compartiments dont la largeur est déterminée par des rondelles d'entretoise 4,5 et 6 enfilées sur le vis d'assemblage de la serrure.
Le pêne 7 est logé dans le compartiment intermédiaire. Ce pêne est normalement immobilisé par peux pièces d'arrêt dis-
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posées de part et d'autres et constituées par deux lames de ressorts 8 et 9 rivées ou vissées par l'une de leurs extré- mités en 10 et 11 respectivement sur les plaques 2 et 3 de manière à se trouver logées dans les compartiments extrêmes.
Les lames 8 et 9 portent à,leur extrémité libre des ergots
12 et 13 maintenus normalement engagés dans un des trous 14 ménagés dans le pêne 7. Pour permettre aux ergots de faire saillie dans le compartiment médian les plaques 3 et 3 sont convenablement percées de trous.
En face du passage 15 pratiqué dans les plaques 2 et 3 pour le passage de la clef, les lames d'ressort 8 et 9 pré- sentent respectivement une partie de forme circulaire 16,
17 dont le bord est amainci de manière que la -face en regard .de la plaque correspondante forme rampe allant en se rappro- chant progressivement de la plaque.
La clef (fig.6) comprend un panneton principal 18 servant à manoeuvrer le pêne 7 de le manière habituelle et deu p'nne- tons supplémentaires 19 et 20. Ces deux pannetons supplémen- taires sont séparés du pannston principal par des intervalles
21 et 22 correspondant respectivement à l'épaisseur des plaques 2 et 3. Les pannetons 19 et 20 ont des profils tels . qu'ils peuvent s'engager chacun entre la partie 16 ou 17 de la lame- de ressort 8 ou 9 correspondante et que, par une rotation convenable de la clef, ils soulèvent les dites lames en dégageant les ergots 12 et 13 du pêne 7.
La serrure peut être complétée facultativement par une pièce "gorge" à ressort 23 destinée à régulariser la course du pêne et notamment à éviter sa retombependant la manoeuvre lorsque la serrure est utilisée verticalement (cas des tiroirs par exemple). Cette gorge, qui immobilise normalement le pê- ne grâce à la pression du ressort, libère celui-ci sous l'ac- tion du panneton principal 18 qui agit sur un bloc 24. Mais il est bien entendu que cette pièce ou gorge n'est pas indis- pensable.
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Le fonctionnement de la serrure se comprend bien :
Le pêne 7 est normalement bloqué par les ergots 12 et 13 qui demeurent engagés dans l'un des trous 14 sous la ression des lames de ressort 8 et 9. Lorsqu'on introduit la clef et qu'on lui imprime une rotation à la manière ha- bituelle, les pannetons 19 et 20 dégagent les ergots 12 et 13 comme il est dit ci-dessus et le panneton principal agis- sant à ce moment sur le pêne (cas de la fig.5) provoque son déplacement.
La clef prenant ensuite une position identique à sa position initiale, les lames 8 et 9 se trouvent libérées et le pêne est bloqué par les ergots 12 et 13 qui viennent s'en- gager dans un autre trou 14 convenablement placé.
On comprend que ce mode de fonctionnement s'applique tant à l'ouverture qu'à la fermeture de la serrure.
On voit de plus que la serrure ne peut être manoeuvrée qu'au moyen d'une clef spéciale et que, en particulier, les clefs dites "passe-partout" ordinairement employées ne peu- vent avoir aucun effet sur les pièces d'arrêt; de même, cette serrure est incrochetable; elle présente encore l'avantage de résister au forcement fier des instruments divers tels que ceux dénommés "rossignols", grâce à sa construction à la fois simple et robuste, l'ensemble formant un bloc complet. Tout effort anormal sur le pêne exercé au moyen d'un des instruments ci-dessus se transmet aux ergots, lames de ressorts, plaques, axes, etc...
Naturellement an pourra apporter à la serrure représen- tée et ci-dessus décrite à titre d'exemple diverses variantes d'exécution.
En particulier on pourra diviser le bottier de la serru- re en deux compartiments seulement au moyen d'une seule pla- que et des entretoises convenables 14 le pêne de trouvant dans ce cas mmbilsé par une seule lame de ressort et la clef ne
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comportant qu'un seul panneton supplémentaire .
En outre, on pourra fixer sur les plaques, autour des ouvertures 15, des "gardes" dont la taille correspond à celle des pannetons supplémentaires, de manière à empêcher de tourner la clef qui n'aurait pas les pannetons supplémen- taires convenables.
L'invention vise également des serrures à plusieurs pênes différents, exécutés au moyen des mêmes éléments cons- titutifs principaux de la serrure représentée au dessin.
Il suffit pour cela de diviser le boîtier en un nombre de compartiments quelconque par des plaques convenablement en- tretoisées, chaque pêne comportant une ou deux pièces d'ar- rêt du type indiqué, logées dans les compartiments adjacents.
Une telle serrure à plusieurs pênes peut être manoeuvrée au moyen d'une clef générale comportant plusieurs pannetons principaux actionnant simultanément les différents pênes et des pannetons supplémentaires de profils convenables agis- sant sur les pièces d'arrêt. Les intervalles entre les panne- tons principaux et supplémentaires sont déterminés naturelle- ment par les épaisseurs des plaques successives correspondan- tes.
La serrure à plusieurs pênes peut également être manoeuvrée au moyen de plusieurs clefs partielles employées successivement, chacune d'elles actionnant un groupe particulier comprenant un pêne et sa ou ses pièces d'arrêt. Les différents groupes sont évidemment indépendants les uns des autres et peuvent par conséquent être actionnés dans un ordre quelconque.
Une serrure de ce genre à plusieurs pênes et plusieurs clefs peub être employée avantageusement sur un coffre-fort notamment. On comprend que l'ouverture du coffre-fort néces- siterait l'emploi des clefs partielles successivement et ainsi la présence simultanée de tous les détenteurs de ces clefs.
On doit remarquer que les serrées indiquées ci-dessus,
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qu'elles comportent un seul ou plusieurs pênes, sont pré- vues pour être manoeuvrées d'un seul coté de la porte. irais il est bien entendu qu'on peut réaliser également des ser- rures pouvant être manoeuvrées des deux côtés et on saisit bien qu'il suffit pour cela que la serrure soit symétrique par rapport à son plan médian principal.
Dans tous les cas, en faisant varier l'épaisseur des plaques, la coupe des pênes et la forme des ressorts on peut réaliser des jeux de pièces fabriquées en série Par de mul- tiples combinaisons de ces éléments constitutifs principaux et l'emploi d'entretoises convenables, on peut ainsi cons- truire un nombre considérable de serrures différentes ayant chacune sa clef particulière ou son jeu de clefs particulier.
La serrure objet de l'invention peut non seulement recevoir les mêmes applications que les serrures ordinaires connues, mais elle peut encore être substituée à toutes les serrures exis- tantes, puisque sa mise en place s'effectue dans les conditions habituelles sans nécessiter un agencement spécial de la porte.
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