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José Maria ESCOFET.
La présente invention est relative à la fabrication d'agglomérés de @iment, chaux ou mortier, et dérive des méthodes actuelles connues. Elle permet toutefois la suppression totale du travail manuel, remplacé par des opérations mécaniques d'un caractère original, et assure l'obtention d'unproduit de meil- leure qualité, et plus homogène, de fabrication plus rapide.
Les deux problèmes que dut résoudre l'in- . venteur étidiant cette industrie sont les suivants : enpremier lieu le transport automatique des formes aux
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divers points où s'effectuent les phases de la fabrica- tion, ensuite l'automabicité des divers actes de cette fabrication.
Dans les dispositifs automatiques connus de transport utilisés avec les machines pour la fabri- cation d'agglomérés etc.., la règle générale est la réalisation d'un transport simultané de toutes les formes, d'où il s'ensuit que l'arrêt doit être, pour toutes les formes, de même durée, si bien que la vites- se de propulsion dans toute la machine dépend de cet acte de la fabrication qui exige le temps le plus long pour son accomplissement. En fait ce sera toujours le pressage.
Il est impossible de presser les agglo- mérés en quelques secondes sans s'exposer à l'obtention d'un produit de basse qualité, alors qu'il est possi- ble, et la preuve en est apportée par le présent bre- vet, d'accomplir les autres opérations en un temps très court.
Pour atteindre ce résultat l'inventeur a adopté une solution toute différente des dispositifs connus de tables tournantes, ou d'acheminement circu- laire ou ovale, provoqué par des chaînes ou des rou- leaux. Le mécanisme adopté est constitué de deux chemins de roulement parallèles, sur lesquels circulent des wa- gonnets de transport. L'acheminement de l'un vers l'au- tre des chemins de roulement a lieu par l'action d'un
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dispositif permettant le transport simultané de plu- sieurs wagonnets, si bien que la continuité de l'ache- minement est interrompue au point où l'acte de la fa- brication l'exige,sans que pour cela les autres dépla- cements subissent une interruption dans leur accomplis- sement normal et automatique.
La fig. I montre une vue schématique d'en- semble de la machine, en plan, et de ses différents éléments. Le premier des deux,-chemins de roulement parallèles est indiqué en AI, A2, A3, B, C, D, E.
L'autre est représenté en G, H, I, J, K, LI, L2; L3.
Entre ces deux chemins de roulement, a l'une des extré- mités de la machine, est disposé a presse hydraulique M M M. A 1-* autre bout est placé l'appareil répartiteur de couleur F.
Les wagonnets ( voir fig. 5 et 6 )sont constitués d'une plate-forme I, avec quatre pieds 2, à l'extrémité desquels se logent les billes métalliques 3, faisant office de roues, et permettant leur dépla- cement dans toutes les directions. Les billes reposent sur les chemins de roulement 4, et la plate-forme du wagonnet est maintenue latéralement par les guides 5.
Les wagonnets roulent de AI jusqu'à E, arrivent par F sur le second chemin de roulement, et passent ensuite de G à L3. L'avancement des wagons,. sur chacun des che- mins de roulement à l'autre est indépendant de ce pre- mier mouvement.
'La fig. 2 représente l'ensemble de la machine en élévation. On peut y voir le premier chemin de roulement, sur toute sa longueur, et dont la coupe est donnée à la fig. 5. Sur les chemins de roulement?
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montés sur les pieds 6 leur donnant la hauteur d'une table ordinaire, les wagonnets se déplacent suus l'ac- tion d'une bielle 7, placée sous les wagonnets et de même longueur que le chemin de roulement.
Cette bielle possède à des intervalles déterminés des poussoirs 8 ( voir fig. 5 et 9 ) auxquels correspondent sous les wagonnets des butées 9. La bielle 7, au cours de son mouvement d'avancement, propulse toute la rangée des wagonnets. Lorsqu'elle recule les pous- soirs 8 s'articulents autour de l'axe les fixant à la bielle, et ne font pas obstacle aux butées 9; Sous l'action des contrepoids 10 ils se redressent ensuite pour reprendre leur position originale.
En vue d'éviter que les wagonnets ne continuent leur mouvement d'avancement, lorsque la biel- le recule, mais au contraire restent à l'emplacement exact adopté pour l'acte de fabrication envisagé, on a prévu un autre dispositif, constitué d'un arbre 12 ( voir fige II ), monté sur toute la longueur du chemin de roulement, et latéralement à celui-ci, d'une façon non représentée au dessin. L'arbre 12 est en rotation con- tinuelle, et porte fil des intervalles égaux correspon- dant exactement à la longueur des wagonnets, des cames,II, ( voir fig. 10 et II ).. Sa vitesse de rotation, est ainsi calculée que les cames II laissent passer les wagonnets pendant leur mouvement d'avancement, mais s'interposent entre eux dès que la bielle 7 recule.
Les wagonnets sont ainsi immobilisés à l'endroit voulu et ne peuvent ni avancer ni reculer.
Un dispositif de transport analogue des ;. wagons est prévu de E vers G par F, et un autre encore
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pour le chemin de roulement G - L3.
Les wagonnets qui circulent de K vers L sur le second chemin de roulement transportent les for- mes pleines-, destinées au pressage. A chaque avancement de la rangée de wagonnets l'un d'eux arrive en L, de sorte qu'après trois avancements les emplacements LI L2 et L3 sont occupés. Un nouveau mécanisme entre alors en action, lequel déplace simultanément les trois wagonnets de L vers M, en même temps qu'il repousse en A, sur le premier chemin de roulement les wagonnets qui se trouvent en M.
De cette manière on obtient pour l'opé- ration de pressage qui s'effectue en M un temps triple par rapport au temps normal d'un acte de fabrication.
La fig. 2 montre la presse en élévation et la fig. 3 en coupe transversale. La fige 3 donne éga- lement la coupe des deux chemins de roulement en L A.
Le dispositif permettant le déplacement des wagonnets du chemin de roulement jusque sous la presse et de celle-ci à l'autre chemin de roulement, est constitué d'un levier 17, monté sur l'arbre 20. Il oscille de L vers M sous l'action d'une came 15, por- tée par un autre arbre tournant. Le levier 17 actionne une bielle 14, articulée sur celui-ci, laquelle repous- se en une seule opération les trois wagonnets disposés en L, pour les amener en M, ceci à l'aide d'une traverse 18, que le dessin montre en coupe.
En même temps ,les trois wagonnets se trouvant en L repoussent en A les trois autres qui se
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trouvaient en M, les amenant ainsi sur le premier che- min de roulement. Ainsi, à la fin de cet acte du fonc- tionnement de la machine.,le second chemin de roulement est libre en L, et la position des wagonnets est celle représentée à la fig. 18.
Le retour de la bielle 14, après que la came 15 a dépassé son point extrême, a lieu rapidement par l'action d'un contre poids 18, en vue de dégager aus- sitôt le second chemin de roulement pour permettre l'arrivée de nouveaux wagonnets. On dispose donc, pour l'avancement des wagonnets sous la presse, du temps d'un acte de fabrication normale. alors que le retour de la bielle, au cours duquel aucun travail n'est fourni, s'effectue dans le temps plus réduit.
Si donc le déplacement transversal des wagonnets n'a lieu que toutes les deux, trois fois ou plus, par rapport aux autres actes normaux de la fabri- cation, on obtient pour le pressage une durée qui est un multiple du temps d'un acte normal, circonstance qui assure la qualité satisfaisante du produit, sans que la vitesse des autres éléments de la machine en soit réduite, puisqu'elle est indépendante de la durée du pressage.
Le fonctionnement de la presse est le suivant:
Sur la bielle 14, déplaçant les lagons, est disposée une bague fixe 21, laquelle, au cours du mouvement d'avancement de la bielle entiraîne une bague libre 22. Cette dernière est reliée à un levier 23 par une articulation à trou ovalisé. Le levier 23 est sus-
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ceptible d'osciller sur l'arbre fixe 24. Un autre le- vier 25, perpendiculaire et solidaire du premier, est également prévu, l'ensemble formant un T renversé.
Lorsque la bielle 14 se déplace vers la presse, la ague fixe 21 repousse la bague de guida- ge 22,et le levier triple 23 - 25 agit en 26 sur la tige de réglage du clapet de commande 27 de la presse hydraulique. L'eau, continuellement pompée, est ainsi en mesure d'arriver au piston de la presse, et le met en action. La bielle 14 remplit donc deux offices : déplacement des wagonnets jusque sous la presse, et la commande du clapet de manoeuvre de celle-ci.
On a vu plus haut que la bielle retour- ne rapidement en arrière après avoir fonctionné, en vue de libérer le second chemin de roulement. Du fait que la bague 22 est libre sur la bielle, elle né l'accompagne pas dans ce mouvement de retour; au contraire la bielle 14 coulisse dans cette bague, sans modifier sa position, ni celle du clapet de manoeuvre. La presse reste donc en activité pendant le temps nécessaire à la fabrication , jusqu'à ce. que la came 28 ( voir fig. 17 ), tournant avec l'arbre 29, agisse sur l'extrémité 30 du levier libre 25, provoquant ainsi une oscillation du levier triple autour de l'axe 24. La tige de réglage 26 du clapet de manoeuvre interrompt à ce moment la circulation d'eau, la bague libre 22 s'approche de la bague fixe 21, et la presse est déghargée, pour permettre alors aux wagon- nets un nouveau déplacement.
Ces wagonnets sont ainsi établis que leurs roues ne supportent pas l'éffort de la presse.
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Comme le montre la fig. 3, la largeur du plateau de presse inférieur 31 est moindre que l'écar- tement des roues 2, de sorte que lorsque le piston de la presse monte, le wagonnet repose par sa base 32 sur le plateau inférieur de presse, et que les roues sont com- plètement déchargées de toute pression hydraulique, celle-ci ne se manifestant que sur la partie rigide du wagonnet et la forme qu'il supporte.
On a vu jusqu'à maintenant comment s'effec- tue le transport automatique des wagonnets sur les chemins de roulement, et sous la'presse. On décrira ci-après les divers actes de la fabrication.
Le point de départ sera le moment où trois wagonnets quittent la presse, et arrivent sur le premier chemin de roulement, en A, A2, A3. Les formes qu'ils transportent sont pleines, et fermées. Elles se composent des parties ci-après énumérées: ( voir fig. 5 ). le plateau 33, fixé au wagonnet au moyen d'un goujon, le cadre 35, et la tête 36.
La fig. 7 est une vue en plan du wagon- net et de la forme. On y reconnaît la disposition, spé- ciale de ces éléments, et le levier de fermeture 37, réu- nissant les deux parties du câdre , et permettant leur ouverture par une légère rotation autour de la char- nière 38.
La fig. 8 donne une forme de réalisation de ces leviers de fermeture. Ceux-ci dépassent des wagon- nets, latéralement aux chemins de roulement, et heurtent, au cours de l'avancement de ces wagonnets.contre une butée fixe, qui provoque leur basculement automatique , et ouvre les câdres. Cette opération s'effectue au point
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39, sur l'emplacement A3.(fig.I).
Le cadre ouvert peut alors être enlevé, opération, réalisée par un mécanisme composé de deux chaînes sans fin 40 dont le trajet est déterminé par les guidages 41. Les déplacements périodiques de ces chaînes transporteuses ont lieu au moyen d'engrenages tels que 42, et ces deux chaînes parall&les sont, à des intervalles déterminés, réunies par des barreaux 43, auxquels des crochets 44 sont suspends. Ceux-ci, au cours des déplacements des chaînes, saisiss:ent automa- tiquement les câdres par des saillies spéciales qui y sont ménagées, les soulèvent et les transportent au des- sus des emplacements 0 et B jusqu'à D, où ils sont à nouveau déposés sur des wagonnets arrivés entre temps à cet endroit. Les saillies sont Indiquées en 45 à la fig. 5.
Pendant leur transport les cadres sont nettoyés par des brosses qui, au point d'arrêt 46 (fig>2) grattent ces cadres à l'intérieur par un mouvement ra- pide de bas en haut. Au point. d'arrêt suivant 47 les cadres sont graissés parvun moyen analogue.
De A3 le wagonnet arrive à B, où par autre transporteur à chaînes analogue à celui qui vient d'être décrit.la tête est soulevée et amenée au ppint K. La fig. 4 montre une coupe de la machine sui- vant B K. On voit à cette figure comment les crochets saisissent la tête et l'amènent de B en K, et comment des brosses cylindriques 50 en nettoient la partie in- férieure.
Au cas où l'on voudrait, fabriquer quatre petits agglomérés en une -seule opération; il est possible
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d'utiliser le même cèdre. On le divisera alors par une c croix (voir fig. 19) qui après 1 'ouverture du cadre pourra être enlevée en même temps que lui.. Il ne restera dans ce cas sur le plateau que les quatre petits agglomérés et les quatre têtes, et pour éviter que ces agglomérés soient enlevés au moment où on soulevé le gâdreune plaque est amenée au début du soulèvement au dessus des têtes, les maintenant. La dite plaque est rapidement éloignée ensuite, en vue de ne, pas gêner le transport du cadre'.
Cette plaque n'est pas représentée aux dessins. La dis- position des crochets de transport destinés à enlever en une seule fois les quatre têtes est donnée à la fig.20.
Le wagonnet sur lequel ne reposent plus que le plateau et la ou les pierres artificielles obte- nues passe de B en 0, où le produit terminé est détaché du plateau et enlevé.
L'appareil accomplissant cette opération est représenté S.la fig. 16. Deux leviers 51 agissent comme une pince sur l'aggloméré 52, et sont actionnés par la tige 53, qui, suivant qu'elle monte ou descend', provoque 1-ouverture ou la fermeture de la pince. Cette tige 53 est commandée par un jeu de leviers, et guidée par un cylindre où est logé un ressort spirale qui tend constamment à maintenir la tige 53 à sa position la plus élevée, c'est à dire à la position qui provoque la fer- meture de la pince. Lorsque le wagonnet passe de B en C, l'extrémité inférieure du levier coudé 56 heutte une butée 55 ménagée à;cet effet sur le corps du wagonnet.
(voir fig. 7 et 16.) Cette butée agit de telle sorte sur le bras supérieur du levier 56 que celui-ci abaisse la tige 53 et ouvre la pince, afin de permettre à l'agglo- méré de s'y engager, le wagonnet continuant à avancer.
Lorsque celui-ci a atteint son emplacement exact la butée 55 a entièrement dépassée le bras inférieur du levier
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56, celui-ci. retourne à sa position originale, et libère la pince de l'effort qui la tenait ouverte. Sous l'action du ressort spiralé la tige 53 remonte et ferme la pince qui saisit solidement l'aggloméré.
Les deux bras de la pince ne sont pas de même longuepr, afin de permettre que le plus long de ces deux bras 51 agisse un instant seul sur l'aggloméré collé au plateau, en y exerçant une poussée latérale,ce qui a pour effet de le déplacer sur le coté et de le libérer du plateau.
L'enlèvement de l'aggloméré s'effectue de la façon suivante :
Tout le mécanisme de la pince, de la tige 53, du ressort spirale et du cylindre est logé dans une botte 121 à l'intérieur de laquelle le cylindre 54 peut se déplacer verticalement sous l'influence du levier 122 dont un des bras est articulé sur ce cylindre, et dont l'autre reçoit l'action d'une came montée sur l'ar- bre 123. l'arbre 123 possède un mouvement de rotation discontinu dans les daux sens dont l'impulsion lui est fournie par un autre arbre 125, par l'intermédiaire d'une transmission à chaîne ou à courroie.
Pendant la première phase de l'action de l'arbre 125 sur l'arbre 123. la came montée sur ce der- nier agit sur le levier 122, qui soulève le cylindre 54 et avec lui la pince 51 et l'aggloméré 52. Cette opé- ration de soulèvement s'effectue suivant une direction tout à fait verticale, condition de beaucoup d'impor- tance en vue d'éviter le bris de l'aggloméré fraîchement comprimé.
Après que l'aggloméré a été soulevé de quelques millimètres au dessus du plateau, commence la
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deuxième phase de cet acte de la fabrication, au cours duquel le bras qui porte la boite 121 tourne de 90 au- tour de l'axe 123. De cette façon, l'aggloméré est pré- senté verticalement à l'ouvrier, qui le saisit dès que le levier 56 vient heurter la butée 124 par l'action de laquelle un effort est imprimé à la tige 53 qui ouvre la pince.
Le plateau est ensuite nettoyé au moyen d'un mécanisme représenté à la fig. 14. Cette figure montre une coupe en C du premier chemin de roulement.
Sur le wagonnet ne se trouve plus que le plateau, dont les deux côtés sont nettoyés entre 0 et D de la manière suivante: sur un axe 57 est monté un levier 58, à l'autre extrémité duquel est articulée une bielle, agissant elle- même sur un arbre 61, qui porte des brosses rotatives.
Le trajet horizontal de l'arbre porte-brosses est déter- miné par le chariot 62, guidé par un chemin de roulement.
Deux barreaux 'horizontaux sont rigidement fixés à ce chariot et l'arbre porte-brosses est assujetti à leur extrémité. La fig. 2 montre cet arbre vu de face, et montre également en 63 le point d'attaque de la bielle.
L'axe 57 tourne sous l'action du secteur denté 64 ( voir fig.' 14 ), et le levier 58 transmet ce mouvement à la bielle et à l'arbre porte-brosses, lequel, sur le dessin, se déplacera de gauche à droite. En même temps les brosses reçoivent un mouvement de rotation qui leur est transmis par courroie et les poulies de commande mon- tées sur les arbres 57 et 59. Dès que le secteur denté 64 n'engrène plus sur le contre-segment de l'arbre 57, le chariot revient rapidement en arrière sous l'action du contre poids 65, et reprend sa position primitive. On
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réalise ainsi un mouvement de rotation intermittent des brosses en vue du nettoyage des faces du plateau.
Lorsque le wagonnet passe de G en D, la face supérieure du plateaa est nettoyée par un tissus sans fin, tournant sur deux rouleaux en rotation cons tante. Le plateau est ainsi bien frotté, et deux bros- ses rotatives, montées sur l'arbre inférieur 69, nettoient les deux autres faces du plateau, en 70 et 71 ( voir aussi la fige 2 en D ).
Après ce nettoyage complet du plateau/le wagonnet arrive en D où, ainsi qu'il a été vu précédem- ment le cadre arrive de A3 par le mécanisme transpor- teur 40, 41, 42, 43 et 44 fig. 2 ).
Avant que le cadre se pose sur le wagon- net la face supérieure du plateau est graissée par une plaque portant un tissus, et,qui, au moyen d'un mécanis- me analogue à celui représenté à la fig. 14, se déplace rapidement, dans un mouvement alternatif, au dessus du plateau. Après un certain nombre de voyages/la plaque deg graissage est regarnie par un pulvérisateur d'huile automatique* Lorsque le xagonnet passe de D en E le levier de fermeture du cadre est automatiquement manoeu- vré par le mécanisme 72, (voir figures 1 et 2), et le cadre est refermé.
En E, un pochoir est automatiquement dis- posé dans le cadre, aprés avoir été amené de µ par un mécanisme qui sera en détaille plus loin,.
Les diverses couleurs sont apposées en F, suivant la décoration à donner aux produits fabriqués, toutes les coulers étant distribuées en une fois, et
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durant le temps normal d'un acte de fabrication, par un appareil spécial qui mélange, dose, et répartit auto- matiquement. -Cet appareil a été intentionnellement monté à une extrémité de la machine, afin de pouvoir disposer de l'emplacement nécessaire, existant entre les deux chemins de roulement. L'appareil répartiteur de couleurs fait l'objet d'une demande de brevet spéciale, où il est décrit avec toute la.précision désirable.
Du point F, le wagonnet arrive en G, où l'on procède d'abord à une répartition régulière des couleurs sur le plateau, entre les divers comparti- ments et subdivisions du pochoir. Dans ce but on uti- lise un dispositif à secousses 73, dont les particu- larités sont données à la fig. 15.
Le plateau est assujetti à la plateforme du wagonnet par un goujon 34 ( fig. 5 ), et comme ce goujon n'est queeul point fixe, le plateau pourrait tourner autour de celui-@i comme axe, s'il n'était assujetti en d'autres endroits. En vue de fixer exac- tement la position du plateau, on utilise quatre res- sorts à boudin 74, ( voir figures 5 et 15), assujettis à quatre tenons 75,76, 77 et 78, disposés aux angles du wagonnet ( voir fig. 7).
Le tenon 75 est percé ,et est traversée comme le ressort Åa boudin qu'il supporte par une tige 79, sur laquelle une autre tige 80 agit comme marteau. mise
Cette tige est périodiquement\en mouvement par la came
81, tournant de façon discontinue, ainsi que la fig. 15 le fait comprendre aisément. Le cadre reçoit donc une série de coups rapides, qui se transmettent au pochoir, et qui ont pour résultai? de répartir également les couleurs utilisées, qui s'étendent sur le plateau, en passant par les orifices du pochoir.
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Après chaque coup de la tige formant marteau, le cadre retourne à sa position de départ, sous l'action des quatre ressorts.
Après cette opération, le pochoir est enlevé,complètement nettoyé dans un bain, et replacé en E sur un nouveau wagonnet. Cette opération s'effectue au moyen d'un mécanisme comportant comme parties prin- cipales un balancier et un chariot suspendu ( fig. 2 repères 82 et 83 ).
Le balancier oscille autour de l'axe fixe 84, et ses mouvements sont provoqués par un axe tournant, sur lequel est montée une came 86, dont le profil a fait l'objet d'une étude approfondie. Sur cette came .l'arbre 87 repose par son propre poids.
Il porte un galet à son extrémité en contact avec la came. En vue d'accroître le poids de l'arbre 87, un poids additionnel 89 peut être disposera l'endroit dé- sirable.
L'arbre 87 est relié au levier 90 par une articulation 91, et est.d'autre part.rigidement fixé au balancier 82. Ainsi,lorsque le balancier 85, sous l'influence des déplacements verticaux de l'arbre 87, décrit des oscillation le chariot 83/monté sur le balan- cier au moyen de galets, se déplace vers l'une au l'autre des extrémités du balancier.suivant le sens de l'incli- naison de celui-ci.
Au chariot 83 est suspendu, -pair l'arti- culation 93, un fer en T inversé, dont les deux extré- mités libres 94 et 95 sont articulées aux deux bras - 6 et 97 d'une pince. L'écartement de ces deux bras est
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déterminé par le ressort à boudin 98. Lorsque le cha- riot 83 se déplace le long du balandier jusqu'au dessus de l'emplacement E, l'extrémité 99 du bras 97 entre en contact avec le doigt 100, et, par l'intermédiaire de la barre d'accouplement 101, les deux bras de la pin- ce s'ouvrent de telle façon que les deux machoires 102 saisissent le pochoir par son bord 103.
Lorsque le chariot arrive à son point bas extrême au dessus de E, c'est à dire lorsque l'ex- trémité coudée 99 du bras 97 a dépassé le doigt 100, la pince se referme à nouveau, sous l'action du ressort, et le pochoir est solidement âaisi. La figure 2 montre le dispositif à cet instant.
Lorsque le balancier se soulève à nou- veau, le pochoir est enlevé, et le doigt 100 ne cons- titue aucun obstacle, qar alors il oscille autour de son articulation 105, et ne reprend sa position primi- tive qu'après le passage du chariot.
Les mouvements du balancier s'effectuent en trois phases par l'action de la came 86. Celle-ci comporte trois paliers-. Le premier indiqué en 106 corres- pondant à la position la plus basse du balancier au dessus de E, ( position représentée à la fig. 2), le second 107 correspondant à une légère inclinaison du balancier vers le bac à eau N, et le troisième 108 à l'inclinaison extrême du balancier au dessus de N.
Lorsque le chariot arrive au dessus du bac N, la pince est de nouveau ouverte par un doigt 109, et laisse tomber le pochoir sur le dispositif de lavage .( figures 12 et 13 ). Le pochoir 104 est maintenu sur
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la piaterorme 110 ae ce mécanisme par le même système de pince qui a été décrit en détail avec le chariot.
La plateforme IIO est disposée à l'extré- mité d'un balancier oscillant autour d'un axe III, dont les extrémités reposent sur des glissières 118 ( voir fig. 13 ). Ces glissières sont disposées sur les parois latérales 114 du bac à eau 113. L'autre extrémité du balancier est constituée par un contre-poids d'équili- brage 115. L'axe III traverse les parois du bac, le- quel ,à cet effet, comporte deux fentes longitudinales 116, dans lesquelles l'axe III peut se déplacer horizon- talement. Aux deux extrémités de cet axe sont montées les roues dentées 117, engrenant avec la crémaillère 118, en sorte que, lors d'un déplacement horizontal de l'axe III, sous l'action d'une bielle, l'axe est entraîné dans un mouvement de rotation.
Cette rotation de l'axe III a comme conséquence que la plateforme IIO avec le pochoir 104 est également mise en rotation autour de l'axe III sur lequel elle est rigidement fixée. A chaque rotation la plateforme plonge dans l'eau du bac, et le pochoir est très complètement nettoyé. Il est prévu que la pla- teforme accomplira trois rotations complètes, après quoi l'axe III arrivera en IIIa ( voir fig. 12). A cet ins- tant le pochoir, qui au début de cet arce de la fabri- cation se trouvait en vis à vis de l'emplacement & de la machine, se trouve maintenant en vis à vis de E .
Par un mécanisme constitué d'un balancier et; d'un chariot suspendu, absolument identique à celui
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qui vient d'être décrit pour l'enlèvement du pochoir hors du câdre, à l'emplacement G ,ce pochoir est sou- levé de la plateforme 110, et déposé dans la forme à l'emplacement E.
En vue d'égoutter le pochoir sorti de l'eau, la'glissière sur laquelle le chariot suspendu se déplace est munie.de place en place de saillies destinées a secouer le chariot. r
Le mouvement de rotation de la plate- forme et du pochoir dans l'eau est naturellement d'une vi- tesse en pratique limitée. Lors du retour de l'axe avec la plateforme sans le pochoir, il n'est naturelle- ment pas nécessaire que celle-ci accomplisses dans l'eau son mouvement de rotation. Par conséquent la crémaillère 118 est mise hors de contact avec les roues dentées 117 dès que la plateforme est arrivée de III à IIIa.
Dans ce but les appuis 120 de la crémaillère sont des- cendus sous l'action desne cames 119 montées sur l'arbre 85. Cet arbre est celui qui règle les mouve- ments du balancier commandant le pochoir ( voir fig. 2).
Au point IIIa,deux verrous saisissent les roues dentées qui ne sont plus en contact avec la crémaillère', de sorte que la plateforme et son contre- poids sont maintenues dans une position strictement ho- rizontale; le retour en arrière à lieu par l'action d'un autre contre-poids .de la même manière que dans le mé- canisme des brosses représenté à la fig. 14. L'axe III, dont la rotation est empêchée par les verrous, retour- ne rapidement en arrière le long des glissières 112
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jusqu'à soin-point de départ G, où l'opération peut se répéter.
Tenant compte de ce fait que la plate- forme,au cours de sa première rotation, pourrait heurter le chariot suspendu 83, le début du mouvement horizon - tal de l'axe III s'effectue sans contact avec la cré- maillère, jusqu'à ce que la plateforme soit suffisam- mant éloignée du chariot suspendu au dessus d'elle.
Le wagonnet avec la'forme et les cou- leurs qui y ont étées disposées, passe de G vers H et I, où il reçoit les différentes couches de la matière constituant l'aggloméré, au moyen de dispositif de dis- tribution automatique.de système connu.
En Ka, la tête est automatiquement mise en place, provenant de l'emplacement B d'où elle viènt d'être amenée de la manière décrite plus haut, et de K les wagonnets arrivent en L, pour ensuite passer sous la presse.