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Dispositif pour le sauvetage et le renflouement des sous-marins.
L'invention -concerne un dispositif pour le sauvetage et le renflouement des sous-marins; il se caractérise: Il) par la dis- position, sur la coque du sous-marin, d'un nombre quelconque de cellules spéciales (quatre par exemple); -2 ) par chaque cellu- le spéciale, formée d'une alvéole ménagée dans la coque et con- tenant : un couvercle mobile, avec ressort de chasse, et gache et queue de fermeture ; flotteur fixé, par un long nable en- roulé, à l'extrémité supérieure d'un champignon à rotule; ce champignon, fixé à rotule à la coque ; un cylindre avec piston et ressort, le piston portant un pène de fermeture du couvercle par sa gache;
-3 ) par un levier (ou une vanne), placé à l'in- térieur du sous-marin (cabine du commandant par exemple), et destiné à envoyer l'air comprimé d'un réservoir dans les cylin- dres des cellules, lorsqu'on veut libérer les flotteurs de sau- vetage; -4 ) par des cloches contenant des galets et se des- cendant,du bateau sauveteur, le long des cables déployés par les flotteurs émergeant, une cloche venant se fixer automati- quement sur le champignon de chaque cellule ; unechaine très
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solide relie chaque cloche à un treuil du bateau sauveteur; -5 ) par un système de poulies et contre-poids, destiné à évi- ter la cassure du cable guidant la cloche, tout en lui conser- vant sa tension.
Les dessins annexés montrent schématiquement à titre d' exemple non limitatif une forme de réalisation. Fig.I montre en coupe axiale une cellule fermée ; la même cellule est en train de s'ouvrir en Fig.2; Fig.3 représente la même cellule ouverte, et la cloche fixée au champignon; Fig.4 montre une par- tie de la coque du bateau sauveteur, sur lequel se voit l'ex- trémité du cable et son système tendeur, l'extrémité de la chai- ne de la cloche, et un morceau de cable retenant le flotteur émergeant.
Sur la coque A du sous-marin sont disposées des cellules spéciales, au nombre de quatre de préférence ; leurdisposition est telle que le sous-marin puisse être aisément soulevé lors- que les chaines des cloches, fixées aux champignons des cellu- les, seront tirées des bateaux sauveteurs.
Chaque cellule est formée de la façon suivante: la coque A est percée d'une ouverture B, à l'endroit où doit être for- mée la cellule. Dans cette ouverture, on fixe très solidement une cuvette très résistante I, devant former une alvéole, entre elle et un couvercle 2. Celui-ci couvre la cellule de façon très étanche, et par moyen quelconque; il est aussi très ré- sistant ; da préférence, il ne doit former aucun relief sur la coque, lorsqu'il est fermé. Pour sa fermeture et son ouverture rapides, faciles, et adaptées aux bewblns, il se fixe à la co- que A par une queue 3, s'engageant dans un logement 4 ménagé dans la coque. Lorsque le couvercle 2 a sa queue 3 engagée dans 4 (genre fermeture à baïonnette), une gache 5, diamétral lement opposée à 3, s'enclenche sur un pène 6 placé à l'extré- mité supérieure de la tige 7 du piston 8 d'un cylindre 9.
Ce- lui-ci, placé dans la cuvette I ou hors d'elle, contient le
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piston 8 et un ressort 10; il est relié par tube II à un ré- servoir d'air comprimé(ou à tout autre moyen pouvant soulever la tige 7) placé dans le sous-marin, par exemple dans la cabine du Commandant. Un levier (ou une vanne) commande de cet endroit l'envoi de l'air comprimé dans ce cylindre 9.
La cellule contient, entre la cuvette I et le couvercle fermé 2, un flotteur très résistant 12, garnissant le plus exactement possible tout l'espace libre de l'alvéole ; a, par exemple, un creux 13 pour ménager l'emplacement du champignon
14. En plus du flotteur 12, l'alvéole contient le champignon
14, et son socle 15 à rotule 16, ainsi qu'un rouleau 17 d'un câble 18. Le cable 18 a l'extrémité 19(qui est enroulée la ders nière) fixée solidement au flotteur 12; l'extrémité 20 (qui est enroulée la première) est fixée solidement à la pointe du champignon 14. Le socle 15 est solidement fixé à la cuvette I; il a un creux dans lequel est logée la rotule 16 du champignon .
Un ressort 21, fixé à la coque A, est constamment comprimé entre son point 22 de fixation sur A, et une saillie 23 placée sur le couvercle 2. Une chaine 24 assez longue relie .ledit couvercle 2 à la coque A, de façon que ce couvercle soit retenu sur les flancs du sous-marin lorsqu'il s'ouvre, à moins que le ressort 21 ne remplisse cet office.
Le dispositif fonctionne de la façon suivante, concur- remment avec la cloche, sa chaine et le bateau de sauvetage décrits ci-aprés: Lorsque le sous-marin a coulé, il suffit de manoeuvrer le levier (ou la vanne) envoyant l'air comprimé dans le tube II et les cylindres 9 des cellules ; manoeu- vre peut être faite par un homme même à l'agonie. L'air compri- mé ainsi envoyé dans chaque cylindre 9 fait soulever le piston
8, en combattant le ressort 10. Le pène 6 se dégage de la gache
5, puis soulève le couvercle 2, la queue 3 de celui-ci se com- portant comme une charnière ; lepène 6 est aidé par l'égalisa- tion de pression de l'extérieur et de l'intérieur de la cellu- le, car l'eau entre dans celle-ci dés le moindre soulèvement
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du couvercle2.
Lorsque celui-ci est complètement déboité de son embase d'étanchéité, le ressort comprimé 21 (ou tout autre moye en) le chasse loin de l'ouverture B, pour qu'il démasque celle- ci ; la chaine 24(ou ce ressort 21 retient le couvercle 2 sur les flancs du sous-marin. Lorsque la cellule est ouverte, le flotteur 12 monte à la surface de l'eau, entrainant le cable 1g18 par son extrémité / qui se déroule facilement. Ce cable
18 peut servir de ligne téléphonique, pour permettre aux sau- veteurs de parler aux occupants du sous-marin coulé, gxâce à un appareil porté par le flotteur ou fixé par les sauveteurs à l'extrémité de 19.
Lorsque le ou les bateaux sauveteurs arrivent sur les lieux du naufrage, tous les flotteurs 12 émergeant signalent l'emplacement exact ; les occupants de ces bateaux n'ont qu'à saisir l'extrémité 19 de chaque cable 18, et tirer sur elle jusqu'à tension complète dudit cable. Pour conserver sa tension et éviter sa cassure, on peut employer le système suivant (Fig.
4): l'extrémité 19 est placée sur des poulies 25 portées par le bateau sauveteur C; un contre-poids 26 est fixé à son bout; de cette façon, malgré-les mouvements du bateau C, causés par les vagues, le cable 18 reste tendu et ne peut se casser.
Les sauveteurs, ayant ainsi saisi l'extrémité 19, lais- sent couler, le long du cable 18 servant de guide, une cloche '27, suivie d'une chaine très résistante 28. La cloche 27 a son intérieur percé axialement de part en part, pour le passa- ge du cable 18; cet intérieur forme à sa partie inférieure une ouverture 29 d'un diamètre au moins égal au plus, grand di- amètre de la tête du champignon 14, de façon que ladite tête puisse pénétrer dans la cloche par cette ouverture 29. L'in- térieur de la cloche s'évase au-dessus de l'ouverture 29 et forme un logement 20 pour des galets 31, placés dans la cloche.
Lorsque celle-ci est descendue le long du cable 18, les galets.
31 sont dans le logement 30 ou sur le rebord interne, de l'ouver- ture 29. Ces galets 31 peuvent être libres ou munis d'axes et supports-glissières, ou bien être constitués par des billes sur collier dilatable.
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Lorsque le champignon s'enfile dans cette ouverture29, les galets s'écartent et se placent entre cette ouverture et la plus grande section de la tête du champignon 14; lorsqu'on ti- re avec un treuil sur la chaine 28, la cloche ne peut plus se dégager du champignon 14, grace aux galets 31 (position Fig.3).
Les cloches 27 soulèvent donc le sous-marin par les champignons
14. Lorsque le sous-marin est renfloué, on 'replace le cable
18 enroulé et le flotteur 12 dans leur cuvette I; on replace le couvercle 2 en introduisant d'abord 3 dans 4, puis en enclen- chant 5 et 6 ; on décomprime l'air dans le cylindre, pour que le piston 8 puisse descendre, grace au ressort 10. On bande le ressort 21 entre 22 et 23.